A Genève, les négociations de paix syriennes sous l’égide de l’ONU avancent à petits pas.

Le deuxième jour des pourparlers de paix en Syrie arrive à son terme. Après 6 ans de violences, l’opposition et le gouvernement enchaînent les rencontres avec l’émissaire de l’ONU Staffan de Mistura.

Ce qu’on peut retenir de ces débuts de discussions c’est la position de l’opposition qui n’est pas unifiée. Il y a d’un côté le Haut Comité des négociations (HCN) et de l’autre les entités dites du Caire et de Moscou considérées comme plus proches du gouvernement. Le retrait ou le maintien du président syrien Bachar al-Assad reste la principale question qui divise les parties. Pour le régime, il doit rester aux commandes. Il est hors de question d’organiser une élection présidentielle avant le terme de son mandat, dans quatre ans, et il doit pouvoir se représenter. Les positions semblent pour l’heure inconciliables.

A 13h, la délégation du gouvernement emmenée par l’ambassadeur à l’ONU à New York Bachar al-Jaafari sortait de sa rencontre avec l’émissaire de l’ONU. Il livre le déroulement de la séance:

Bachar Al Jafaari Ambassadeur de Syrie à l’ONU

 

Les discussions à Genève doivent porter sur la « transition politique » établie par la résolution 2254 du Conseil de sécurité. Le document prévoit un gouvernement inclusif, une nouvelle Constitution et des élections contrôlées par l’ONU.

@GhufranBron