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Suisse Romande

Ci-gît Le Matin

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Sa Une sobre et livide en forme d'avis mortuaire ne laisse place à aucun doute, Le Matin ne se lèvera plus. Le quotidien orange publie samedi son dernier numéro papier avec émotion.

Sur soixante-quatre pages, les membres de la rédaction du Matin offrent à leurs lecteurs leurs derniers scoops, leurs ultimes révélations, leurs papiers finaux. Ils parlent de leurs aventures quotidiennes ou extraordinaires, expliquent l'ADN orange, leurs rencontres inoubliables. Chacun y a mis son grain de sel, affirme Simon Koch, rédacteur en chef adjoint, dans son édito.

En feuilletant cette édition qui s'annonce déjà collector, on rencontre tous les corps de métiers liés au canard: de la production au service photo en passant par les graphistes sans oublier les livreurs et poseurs de manchettes, les kiosques, et bien sûr les journalistes. Eux pour l'occasion ont ajouté à leur signature, leur date d'arrivée au sein du Matin papier. Ce dernier numéro se charge de rappeler d'une croix noire, celle de leur départ.

"C'était vous"

Le rédacteur en chef démissionnaire Grégoire Nappey adresse ses derniers mots à ses collaborateurs. "Vous savez quoi? ce fut un honneur de travailler avec vous. D'aller défendre notre couleur orange lorsqu'elle était attaquée souvent à tort parfois (un peu) à raison".

Le quotidien n'oublie pas non plus de rendre hommage à tous ses lecteurs en publiant huit pages de trombinoscope de quidams. Il imprime aussi une dernière fois les bobines des people et politiques qui ont fait un jour ses gros titres.

L'"Adieu"de Nelson

Le Matin ne sera donc plus que .ch mais son équipe veut en conserver "tout l'esprit", écrit samedi le nouveau rédacteur en chef de la formule numérique Laurent Siebenmann. Ce passage du papier au digital est une volonté de l'éditeur zurichois Tamedia qui affirme que le journal a perdu 34 millions de francs au cours des dix dernières années. Il veut désormais le développer comme "une marque numérique solide avec une rédaction dédiée".

Le quotidien cite également quelques perles sélectionnées suite à son appel pour le texte de l'ultime affichette. Dont "chagrin", la proposition retenue et distribuée samedi sous les caissettes et dans les kiosques. La dernière page se tourne. Et l'endiablé Nelson à la bouille dépitée lâche lui aussi un dernier "Adieu".

Cet ultime numéro a été édité à plus de 80'000 exemplaires, soit le double de son tirage ordinaire, a précisé Grégoire Nappey à Keystone-ATS. Il sera disponible au prix habituel dans les kiosques jusqu'à mardi.

Tourner la page

La presse romande pleure son camarade. "Un dernier soir avec ceux qui fabriquaient "Le Matin", titre 24 heures; "Le Matin tourne la page", écrit La Tribune de Genève; "Le Matin avant le clap de fin", disent La Liberté et ses partenaires. Car plusieurs titres se sont invités dans les dernières séances de rédactions du Matin. Et en cette fin de semaine, ils racontent ce que Le Temps qualifie de "lente agonie".

Le Nouvelliste revient quant à lui sur "l'âge d'or d'un quotidien désormais disparu". Il rappelle que le quotidien orange n'est pas mort seul. Il a emporté avec lui "des millions de mètres carrés de papier, de polémiques, d’enquêtes, de faits divers, de peopoleries, de scandales, d’histoires animalières et de petites annonces bestiales".

"En lieu et place de fleurs"

A l'initiative de ses "petits frères et petites soeurs, les collaborateurs du Matin Dimanche et de Femina, de ses cousins et cousines de 24 heures et de la Tribune de Genève", une annonce mortuaire a été publiée samedi dans six titres romands.

"Le Matin" né "Tribune de Lausanne" en 1893 a été euthanasié à l’aube du 21 juillet 2018, à l’âge de 125 ans, sans mesures palliatives", lit-on à la rubrique nécrologique du Temps, de 24 heures, de la Tribune de Genève, dans La Liberté, Arcinfo et le Nouvelliste. "En lieu et place de fleurs, la famille vous encourage à payer pour l’information".

La Suisse alémanique se montre moins diserte. Quelques lignes dans la NZZ évoquent "la fin turbulente" du quotidien. Elle est également mentionnée en quelques paragraphes dans le Tages Anzeiger et les autres titres de l'éditeur Tamedia.

(ATS / KEYSTONE - SALVATORE DI NOLFI)

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Sport

Fribourg Olympic fait le break en demi-finale de SB League

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Chimezie Offurum a été le grand artisan de la victoire d'Olympic mardi. (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Fribourg Olympic mène 2-0 en demi-finale des play-off de SB League. Devant leur public, les Fribourgeois ont remporté le deuxième match mardi face à Pully Lausanne (91-69).

Larges vainqueurs de l'acte I (99-58), les hommes de Thibaut Petit ont davantage peiné pour faire le break. Menés de deux points (59-57) à l'entame du quatrième quart-temps, ils ont appuyé sur l'accélérateur dans le "money time", sous l'impulsion de l'Américain Chimezie Offurum (37 points au total).

Les Foxes, qui ont fait jeu égal pendant 30 minutes, ont vraiment craqué dans ce quatrième "quarter". Leur tâche s'apparente désormais à l'impossible: battre trois fois de suite une équipe qui n'a perdu qu'un seul match de toute la saison.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

La Ville absorbe les équipes de la Fondation ABS

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La Fondation ABS gère notamment l'espace de consommation sécurisé du Vallon (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne va reprendre le personnel et les prestations fournies par la Fondation ABS (Accueil à bas seuil) au 1er janvier 2027. La Municipalité entend ainsi pérenniser l'action de cette institution spécialisée dans la réduction des risques et l'aide à la survie des personnes toxicomanes.

"Ces dernières années, la problématique de la consommation de drogues dans l'espace public s'est fortement péjorée, en lien notamment avec l'arrivée du crack, l'augmentation des besoins d'accompagnement et la complexification des profils des bénéficiaires", écrit la Ville mardi dans un communiqué. "A cela se sont ajoutées des difficultés de gouvernance (...) notamment dans la gestion financière et du personnel".

Le Conseil de fondation avait demandé à l'été 2025 le soutien de la Ville et du Canton, ses deux principaux fournisseurs de subventions, à hauteur respectivement de 2,4 et 1,75 millions de francs. Malgré la mise sur pied d'une task force pour assurer les prestations et la conduite des équipes en s'appuyant sur une direction transitoire, l'intégration au sein de la Ville est apparue comme la meilleure solution, poursuit le document.

Une nouvelle direction transitoire accompagnera les équipes jusqu'à l'intégration au sein de la Ville de Lausanne. Celle-ci "assurera également la continuité des prestations, tout en tenant compte du contexte financier difficile".

La Fondation ABS a été créée en 1999. Elle gère actuellement Le Passage, l'espace de consommation sécurisé du Vallon et son antenne à La Riponne. Elle compte une quarantaine de collaboratrices et collaborateurs qui représentent 23,4 équivalents plein temps.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Zone d'attente carcérale à Orbe: les députés favorables

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La ZAC doit être construite au sein du site des Etablissements de la plaine de l'Orbe (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois a donné son feu vert, mardi en premier débat, à la construction d'une zone d'attente carcérale (ZAC) à Orbe. Devisé à 39,9 millions de francs, ce nouveau bâtiment de 60 places vise à désengorger les locaux de police, où la détention dépasse régulièrement les 48 heures légales.

La ZAC accueillera des personnes en détention avant jugement, et pour une durée qui ne devrait pas excéder trois mois. Selon le projet du Conseil d'Etat, présenté en août dernier, cette infrastructure sera pérenne et devrait ouvrir début 2028 au sein des Etablissements de la plaine de l'Orbe.

Mardi après-midi, de nombreux députés ont rappelé les conditions "illégales et inhumaines" dans les zones carcérales de police (ZC), comme à l'Hôtel de police de Lausanne ou au Centre de la gendarmerie à la Blécherette.

Jusqu'à 62 jours

La détention ne devrait pas excéder 48 heures, mais elle a pu aller jusqu'à 62 jours. Et ce dans des locaux "totalement inadaptés", sans lumière du jour, eau courante ou contact avec l'extérieur.

Les députés ont ainsi souligné "l'urgence" à agir pour se conformer au Code pénal et améliorer la situation de ces détenus tout comme celle de leurs gardiens.

Quelques critiques ont émergé au sujet du "flou juridique" entourant cette ZAC, "projet hybride" entre zone carcérale de police et détention avant jugement. D'autres élus ont rechigné sur "le prix exorbitant" du projet, à environ 700'000 francs par cellule.

Un "sparadrap"

Surtout, et comme souvent quand il s'agit des prisons vaudoises, les députés ont dénoncé la surpopulation carcérale qui sévit dans le canton depuis une quinzaine d'années. Une problématique qui ne sera pas réglée par cette ZAC, qualifiée de "sparadrap sur une hémorragie" par la socialiste Thanh-My Tran-Nhu.

Le conseiller d'Etat Vassilis Venizelos a répondu que cette ZAC ne constituait qu'un "maillon" pour lutter contre la surpopulation carcérale, d'autres mesures étant prévues, dont la construction de la future prison des Grands-Marais (410 places à l'horizon 2032).

L'objectif ne consiste toutefois pas à "construire des prisons à l'infini", a relevé le ministre en charge de la sécurité. Et de rappeler que des assises de la chaîne pénale doivent être organisées "d'ici la fin de l'année", afin justement de trouver des réponses globales à cette surpopulation carcérale.

Le crédit pour construire la ZAC a été voté avec une large majorité. Un deuxième débat sera néanmoins encore nécessaire, plusieurs députés ne souhaitant pas enchaîner mardi après-midi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Energie: 13 millions pour les bâtiments communaux vaudois

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Le crédit voté mardi au Grand Conseil vise notamment à permettre aux écoles de s'adapter aux changements climatiques (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/SEBASTIAN WILLNOW)

Le Grand Conseil vaudois a plébiscité mardi une nouvelle enveloppe pour réduire la consommation énergétique de bâtiments communaux et adapter les écoles aux changements climatiques. Ce crédit de 13 millions de francs prévoit différents types de subventions.

Un premier volet de ce crédit vise à stimuler la rénovation énergétique des bâtiments appartenant aux communes, quelles que soient leurs affectations (administrative, habitation ou scolaire).

Un second volet s'adresse uniquement aux bâtiments scolaires afin qu'ils s'adaptent aux changements climatiques, et plus particulièrement aux îlots de chaleur. Les subventions du Canton permettront des mesures pour la végétalisation des cours d'école, la protection solaire des préaux ou encore la récupération des eaux de pluie.

Les députés ont réservé mardi un très bon accueil à ce crédit, qui offrira un soutien "concret et incitatif" aux communes et permettra de mobiliser des financements fédéraux. Il profitera particulièrement aux petites communes qui n'ont pas les ressources pour mener à bien ces rénovations.

En vote final, le Grand Conseil a soutenu ce crédit par 118 voix, contre une abstention et aucun refus.

A noter que sur l'ensemble du parc immobilier vaudois, environ 700 à 800 bâtiments communaux doivent être prioritairement assainis selon les nouvelles normes, a relevé le Conseil d'Etat. De plus, environ 1500 bâtiments communaux, actuellement chauffés aux énergies fossiles, devront se tourner vers les énergies renouvelables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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