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Élections cantonales vaudoises

Le PLR lausannois lance une campagne reposant sur quatre piliers

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Avec ses deux candidats la députée Florence Bettschart-Narbel et le sortant Pierre-Antoine Hildbrand, le PLR veut rééquilibrer les forces politiques à la Municipalité de Lausanne. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le PLR lausannois (PLRL) a lancé sa campagne en vue des élections communales du 7 mars. Le parti met l'accent sur quatre piliers: la prospérité, le développement, la qualité de vie et la sécurité. Des objectifs qu'il compte atteindre avec ses deux candidats à la Municipalité, le sortant Pierre-Antoine Hildbrand et la députée Florence Bettschart-Narbel.

Depuis 2006, le PLR ne détient qu'un seul siège contre six à l'alliance rouge-rose-verte. Un deuxième siège permettra un rééquilibrage, l'ensemble de la droite représentant 40% des forces du Conseil communal, a déclaré Mathieu Carrel, chef du groupe PLR au législatif et responsable de campagne, mercredi lors d'une visioconférence de presse.

A cette occasion, le parti a présenté un programme pour la prochaine législature "qui prévoit des mesures concrètes et rapidement réalisables par une Municipalité. Un accent fort y est mis sur l'allègement de la fiscalité", a souligné M.Carrel. Les barrières administratives ainsi que la fiscalité doivent demeurer basses afin que la Ville garde son attractivité.

Ville du quart d'heure

Pour le reste, le vaste programme propose de rendre la ville plus résiliente face aux crises. La ville doit se préparer et s’adapter au changement climatique. La révision du plan d'affectation devra permettre de réaliser des améliorations, par exemple en matière d'évacuation des eaux, afin d'éviter des inondations telles que celle de juin 2018, a déclaré Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la sécurité, de l’économie et de l’eau.

Le PLRL veut aussi réaliser la "ville du quart d’heure". L’objectif est que l’entier des services nécessaires (crèches, parcs, écoles obligatoires, bibliothèques publiques, etc.) soit accessible en quinze minutes de marche ou de transport public de son domicile, a poursuivi l'élu.

Victimes au centre

Au niveau du collectif, les outils d'intégration doivent être améliorés pour les étrangers, tout comme la lutte contre les stéréotypes de genre. En matière de sécurité, le municipal a rappelé une baisse de près de 30% des infractions sur les 5 dernières années. Il a souligné que les victimes d’infractions doivent être au centre de l’action de la police.

L'élu veut entre autres mettre l'accent sur le renforcement de la lutte contre la violence domestique. Mais aussi féminiser le corps de police et le rapprocher de la population.

Une capitale accueillante

Sa colistière Florence Bettschart-Narbel a elle évoqué la liberté de choix de sa mobilité. Il faut une cohabitation des différents modes de transport, en préparant un plan global. Celui-ci doit également prévoir la suppression d'obstacles pour les cyclistes.

La capitale doit être accueillante et accessible pour tous les Vaudois. Il faut prévoir des accès faciles à la capitale, a-t-elle ajouté. Le PLRL soutient par ailleurs des espaces de vie apaisés avec des zones 20 km/h. Il veut également pérenniser l'agrandissement des terrasses.

Mme Bettschart-Narbel a encore cité d'autres objectifs: une gouvernance plus transparente, la rénovation et l'agrandissement d'écoles et de centre sportifs, le maintien des sorties scolaires, une meilleure relation Etat-citoyen, des espaces verts en nombre. S'il veut l'augmentation de logements et leur diversité, le PLR veut aussi garantir la possibilité d'accéder à la propriété.

Thématiques urbaines

Le PLRL s'est défendu d'avoir un programme de gauche: "Nous avons une vision PLR des thématiques urbaines", a noté M. Carrel. "Dans un programme de 1974, Jean-Pascal Delamuraz consacrait déjà deux pages aux arbres", a observé M. Hildbrand.

Le PLRL partira seul pour le premier tour du 7 mars. Ses deux candidats affronteront une gauche divisée. Les Verts ont en effet rompu leur alliance avec les roses-rouges en lançant dans la course trois candidats: la sortante Natacha Litzistorf (environnement) et deux conseillers communaux, Xavier Company et Daniel Dubas.

Le PS présente deux sortants Grégoire Junod (syndic) et Florence Germond (finances), ainsi qu'une nouvelle venue Emilie Moeschler. Il fera liste commune avec le POP en place David Payot (enfance et jeunesse). Ensemble à Gauche lance quatre candidats: Franziska Meinherz, Maimouna Mayoraz, Pierre Conscience, issus de solidaritéS, ainsi que l'indépendant Johann Dupuis.

Le deuxième tour verra peut-être d'autres alliances, tous bords confondus, a conclu Philippe Miauton, président du PLR lausannois.

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Élections cantonales vaudoises

En direct 🔴 UDC ou PS, qui va siéger au Conseil d'Etat?

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L'UDC Jean-Francois Thuillard et le solcialiste Roger Nordmann (© Keystone-ATS / Cyril Zingaro)

La bataille pour succéder à Rebecca Ruiz touche à sa fin. Le PS Roger Nordmann ou l'UDC Jean-François Thuillard va devenir Conseiller d'Etat du canton de Vaud. Suivez l'évolution des résultats en direct avec nous tout au long de la journée.

 

 

Avec Keystone-ATS

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Élections cantonales vaudoises

Au lendemain des élections vaudoises, l'avis d'un politologue

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Frédéric Borloz, droite, le nouveau Conseiller d'Etat vaudois pour le parti PLR, embrasse la nouvelle Conseillère d'Etat vaudoise Valérie Dittli, pour le parti Le Centre. L'élection de cette dernière a fait changer la majorité du gouvernement vaudois (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le Conseil d'Etat vaudois est passé à droite hier. Un changement de majorité, décidé par les électeurs suite à la nomination de Valérie Dittli en lieu et place de Cesla Amarelle. Retour sur ces résultats avec René Knüsel, politologue.

On connaît désormais le visage du Conseil d'Etat vaudois pour la législature 2022-2027: il sera composé de trois PLR, deux socialistes, un Vert et une centriste. Un verdict sorti des urnes ce dim anche, à l'issue du second tour de l'élection au Conseil d'Etat vaudois. Ce nouveau gouvernement entrera en fonction dès le mois de juillet.

Quatre nouvelles têtes, un basculement de majorité, un changement attendu de présidence, de nombreux changements sont suspectés au sein du Conseil d'Etat vaudois.

Retrouvez ici notre entretien avec le politologue René Knüsel, réalisé 24heures après les résultats du second tour des élections vaudoises :

René KnüselPolitologue

Le nouveau Gouvernement vaudois avec de gauche a droite, Vassilis Venizelos, Isabelle Moret, Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite, Christelle Luisier, Frédéric Borloz et Valérie Dittli. (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

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Élections cantonales vaudoises

"La terre politique a tremblé" dans le canton de Vaud

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Cesla Amarelle (au centre) est la grande battue des élections cantonales vaudoises. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Entre la sensation Valérie Dittli et la non-réélection de Cesla Amarelle, la presse revient lundi sur les élections vaudoises. Des élections qui ont abouti à un renversement de majorité au Conseil d'Etat, qui repasse à droite après 11 ans de domination de la gauche.

Pour Le Temps, la majorité rose-verte "ne s'est pas remise suffisamment en question" en se contentant, surtout en début de campagne, de simplement défendre son bilan. "Beaucoup d'observateurs lui reprochent un manque d'humilité, pour ne pas parler d'arrogance. Il faut aussi reconnaître qu'onze ans de pouvoir, cela use", écrit le journal.

Les journaux reviennent surtout sur l'éviction de Cesla Amarelle, qui a fait les frais d'un département très exposé, celui de la formation. "La droite, bien aidée par les syndicats, a fait de Cesla Amarelle la cible et le maillon faible de ces cantonales", remarque 24 heures. Le quotidien vaudois estime désormais "logique" que la droite s'essaie à ce dicastère, en main de la gauche depuis 1994.

Pour La Région, les 15'000 voix qui séparent Cesla Amarelle de ses colistières socialistes Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz sont "un gouffre qui ressemble à une sanction." Le journal du Nord vaudois s'interroge sur l'avenir politique de l'Yverdonnoise, qui veut "se donner le temps de la réflexion."

La Liberté affirme que "la terre politique a tremblé" dans le canton de Vaud. Le journal fribourgeois rappelle que peu de monde aurait osé miser, il y a encore quelques semaines, sur cet "incroyable renversement de majorité" au Conseil d'Etat. Le canton "dit adieu à un compromis efficace gauche-droite qui lui a tant réussi et doit se préparer à une vie politique nettement plus rude", prévient La Liberté.

Défaite amère pour l'UDC

Pour 24 heures, l'UDC figure aussi parmi les perdants, même si elle a contribué à faire basculer la majorité du gouvernement à droite. Son candidat Michaël Buffat a terminé dernier dimanche. "Durant des années, les candidats UDC ont fait les porteurs d'eau pour les élus PLR. Cette fois, l'UDC fait encore mieux, elle permet l'accession au Conseil d'Etat d'une candidate (la centriste Valérie Dittli) qui n'a pas de socle électoral dans le canton de Vaud. La pilule est dure à avaler", remarque 24 heures.

La Côte s'interroge sur le futur positionnement de Valérie Dittli. "Sans groupe parlementaire, celle qui assure vouloir conserver ses valeurs risque de devoir néanmoins renvoyer l'ascenseur au camp bourgeois qui l'a propulsée au Conseil d’Etat", écrit le journal. Il ajoute que la jeune centriste devra "avoir les épaules solides" pour assumer ses nouvelles fonctions.

Conseil de campagne

La presse alémanique s'est aussi intéressée à l'élection vaudoise, du fait notamment de l'origine zougoise de Valérie Dittli. La NZZ donne la parole à sa soeur aînée, Laura, qui tentera elle aussi cet automne de devenir conseillère d'Etat à Zoug. Laura Dittli, qui était présente dimanche à Lausanne, dit avoir retenu qu'une campagne se gagne "dans la rue, en discutant avec la population."

De son côté, le Tages-Anzeiger revient également sur la "débâcle électorale" de la gauche. Selon le quotidien zurichois, le PS s'est contenté de "défendre ses acquis" sans apporter de nouveaux arguments aux électeurs. Il reproche aussi aux socialistes de ne pas avoir assez soutenu Cesla Amarelle dans sa gestion de l'école vaudoise, et d'avoir considéré les Verts comme un simple "partenaire junior."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Election au Conseil d'Etat VD: la gauche perd la majorité

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Le nouveau gouvernement vaudois avec de gauche a droite, Vassilis Venizelos, Isabelle Moret, Rebecca Ruiz, Nuria Gorrite, Christelle Luisier, Frederic Borloz et Valerie Dittli. (©KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

La gauche ne sera plus majoritaire au gouvernement vaudois pour la législature 2022-2027. La sortante socialiste Cesla Amarelle n'a pas été réélue, laissant sa place à la centriste Valérie Dittli.

On connaît désormais le visage du Conseil d'Etat vaudois pour la législature 2022-2027: il sera composé de trois PLR, deux socialistes, un Vert et une centriste. Un verdict sorti des urnes ce dimanche, à l'issue du second tour de l'élection au Conseil d'Etat vaudois.

Dans le détail, sont arrivées en tête de ce second tour de l'élection: les socialistes sortantes Nuria Gorrite et Rebecca Ruiz (55% des voix). Un résultat qui n'empêche pas la gauche de perdre la majorité au gouvernement, la sortante Cesla Amarelle n'ayant pas été réélue. La réaction de Nuria Gorrite.

Nuria GorriteCandidate socialiste élue au Conseil d'Etat

Le centre-droit en force

Les deux socialistes sont suivies des PLR Isabelle Moret et Frédéric Borloz (53% des suffrages). Une élection qui permet à l'ancien syndic d'Aigle, actuellement conseiller national de retrouver un exécutif.

Frédéric BorlozCandidat PLR élu au Conseil d'Etat

Le Vert Vassilis Venizelos est, lui, arrivé en cinquième position avec 49% des suffrages. Le parti écologiste n'est d'ailleurs pas passé loin de perdre sa place au gouvernement, à la suite du retrait de Béatrice Métraux.

Vassilis VenizelosCandidat vert élu au Conseil d'Etat

Valérie Dittli, la centriste, remporte le septième et dernier fauteuil avec un peu moins de 49% des voix. Valérie Dittli, candidate sur le ticket bourgeois, prône désormais une alliance forte au gouvernement :

Valérie DittliCandidate centriste élue au Conseil d'Etat

Echec pour l'UDC

L'UDC, de son côté, échoue à nouveau à reconquérir un siège au gouvernement. Michaël Buffat a fermé la marche pour ce second tour avec 44% des voix.

Michaël BuffatCandidat UDC non élu au Conseil d'Etat

Ce nouveau gouvernement, composé donc de trois PLR, deux socialistes, un Vert et une centriste, entrera en fonction début juillet.

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