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International

Des dizaines de milliers de personnes marchent à Glasgow

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Ils étaient des dizaines de milliers à manifester à Glasgow samedi. (© KEYSTONE/AP/Alberto Pezzali)

Des dizaines de milliers de manifestants pour le climat ont bravé samedi pluie diluvienne et rafales de vent à Glasgow. La ville a été l'épicentre d'une mobilisation mondiale pour exiger des dirigeants des actions face au dérèglement climatique qui menace l'humanité.

En marge de la COP26, ces manifestants ont réclamé la "justice climatique" et des mesures immédiates pour les populations, surtout dans les pays les plus pauvres du Sud, déjà affectées par le réchauffement.

Les organisateurs ont revendiqué dans un communiqué une participation de plus de 100'000 personnes. La police n'a pas donné de chiffre, mais avait dit avant le début de la manifestation en attendre au moins 50'000.

"C'est notre avenir et c'est mon avenir et celui de mes enfants", dit à l'AFP Jenny, apprentie de 22 ans dans l'administration en Norvège, venue à Glasgow car elle juge "important" que les militants des pays riches "se battent pour" ceux des pays pauvres.

Au son de cornemuses et de tambours, le cortège haut en couleur s'est ébranlé en début d'après-midi non loin du centre de congrès, placé sous haute sécurité, où se tient depuis une semaine la grande conférence COP26 de l'ONU sur le climat, considérée comme capitale pour l'avenir de l'humanité.

"Il faut que les plus gros émetteurs (de gaz à effet de serre) soient tenus responsables", a déclaré Kathy Jetnil-Kijiner, militante écologiste des Iles Marshall, Etat insulaire menacé par la montée des eaux. "Nous n'avons rien fait pour contribuer à cette crise, et nous ne devrions pas payer les conséquences", a-t-elle ajouté à la tribune, en fin de parcours, dans un parc proche du centre-ville.

"Mars, ça craint "

La militante pour la justice climatique ougandaise Vanessa Nakate a résumé l'injustice climatique en rappelant que l'Afrique était responsable de 3% des émissions de gaz à effet de serre mais qu'en Ouganda et dans les pays voisins, le réchauffement provoquait déjà sécheresses, inondations catastrophiques et glissements de terrain meurtriers.

Présent au centre de conférence, l'acteur britannique Idris Elba, a exprimé sa "solidarité" avec les manifestants à l'extérieur. "Le changement climatique est bien là et bien réel et nous finirons par en payer le prix", a-t-il asséné.

Des rassemblements se sont tenus ailleurs aussi dans le monde. Au moins un millier de personnes se sont rassemblées à Londres devant la Banque d'Angleterre avec des pancartes aux brèves formules choc: "Sois un bon ancêtre", "Changement systémique, pas climatique", "Ne choisissez pas l'extinction", "Mars ça craint, sauvons la Terre".

En Suisse, environ 500 personnes ont manifesté à Lausanne, et 150 à Zurich. A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé, accrochant devant la mairie de la capitale française une banderole "Inactifs à la COP26, mourant.e.s en 2050".

A Melbourne et Sydney, des manifestants déguisés en tas de charbon ou en Scott Morrison, le Premier ministre australien grand défenseur de l'industrie minière, ont dénoncé la COP26 comme étant "une comédie" et leur chef de gouvernement comme "une honte absolue".

"Célébration du blabla"

Des milliers de jeunes étaient déjà venus crier l'urgence climatique vendredi à Glasgow, et l'égérie de la lutte pour le climat, Greta Thunberg, avait estimé à cette occasion que la COP26 était "un échec".

Elle avait qualifié la COP26 de "célébration (...) du blabla" et de "festival de greenwashing" après des engagements, aux contours parfois flous, pris par des groupes de pays pour lutter contre la déforestation, réduire les émissions de méthane ou mettre le holà sur les énergies fossiles. Samedi, elle s'est exprimée sur Twitter, soulignant que les manifestants avaient envoyé "un signal clair aux gens au pouvoir".

Michael Mann, professeur à la Penn State University qui en dirige le System Science Center, a appelé à plus de circonspection sur le processus de discussions climatiques mené par l'ONU. "La COP26 a à peine commencé. Les militants qui la déclarent déjà morte font sauter de joie les managers des compagnies d'énergies fossiles", a-t-il estimé sur Twitter.

Nouveaux engagements

Les enjeux de la COP26 sont nombreux dans un contexte de pandémie mondiale qui a fragilisé les pays pauvres déjà vulnérables aux impacts du dérèglement climatique. Quelque 200 délégations se penchent notamment sur la manière de limiter, comme le prévoit l'accord de Paris de 2015, le réchauffement de la planète bien en deçà de +2°C, et si possible à +1,5°C.

Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement compte et entraîne son lot de conséquences, canicules, incendies ou inondations. Or, d'après les dernières estimations de l'ONU, qui doivent être actualisées avec les dernières promesses, le monde se dirige actuellement vers un réchauffement "catastrophique" de +2,7°C.

Ces derniers jours, de nouveaux engagements ont été annoncés par l'Inde, le Brésil ou encore l'Argentine, ce qui pourrait faire évoluer ces prévisions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Nvidia lance ses propres processeurs pour portables Windows

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Le champion des puces pour l'intelligence artificielle s'attaque désormais au marché des processeurs pour ordinateurs portables. (archive) (© KEYSTONE/AP/Chiang Ying-ying)

Nvidia a dévoilé lundi un nouveau processeur pour ordinateurs portables fonctionnant sous Windows, conçu pour briser l'hégémonie de la technologie d'Intel dans ce domaine et moderniser les appareils à l'ère de l'intelligence artificielle (IA).

"Microsoft et Nvidia vont réinventer le PC, ce sera le nouveau PC", a déclaré Jensen Huang, directeur général de Nvidia, à l'annonce du lancement à l'automne du "RTX Spark", lors du salon Computex à Taipei.

Les deux géants américains de la tech "ont méticuleusement tout optimisé pour que cet ordinateur puisse littéralement faire tourner tout ce que le monde a jamais créé, et en plus, il exécute désormais des agents (d'IA, NDLR)", a précisé Jensen Huang.

"Si vous voulez faire de la biologie numérique, du traitement sismique ou de l'astrophysique, pas de problème", a-t-il également affirmé.

Nvidia est principalement connu pour ses GPU, puces graphiques dédiées au calcul d'images, notamment pour les jeux vidéo, et qui sont devenues plus récemment le moteur des outils d'IA, depuis les chatbots jusqu'aux générateurs d'images en passant par les agents capables d'exécuter des tâches pour les utilisateurs.

Alors que les gouvernements et les entreprises injectent des centaines de milliards de dollars dans les infrastructures d'IA, la valorisation de l'entreprise a dépassé les 5000 milliards de dollars, soit plus que le produit intérieur brut (PIB) du Japon ou de l'Inde.

Cependant, l'annonce de lundi se concentre plutôt sur un nouveau CPU, ou processeur central, qui fait office de "cerveau" pour l'ordinateur.

"Monopole matériel"

"Nvidia contourne la chaîne d'approvisionnement traditionnelle des PC pour bâtir un monopole matériel de bout en bout", a souligné auprès de l'AFP Stephen Wu, ancien ingénieur en IA et fondateur du fonds d'investissement Carthage Capital, qualifiant cette annonce d'évolution attendue de longue date dans l'industrie technologique.

"Intel et AMD sont les victimes immédiates", a-t-il ajouté, en précisant que "pour les utilisateurs d'IA, ce matériel fournira enfin la bande passante mémoire nécessaire pour faire tourner localement des modèles robustes, sans latence".

Nvidia avait déjà équipé plusieurs tablettes fonctionnant sous Windows au début des années 2010.

"Mais ce nouvel appareil se positionne comme un outil capable d'exécuter facilement des services d'IA, tels que des agents, qui ont la capacité d'effectuer des tâches pour le compte des utilisateurs.

"Il s'agit de la première gamme de PC entièrement repensée et réinventée depuis 40 ans" et "il ne fait aucun doute que cette réinvention de l'ordinateur est aussi importante que la transformation du téléphone en ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de smartphone", a déclaré Jensen Huang.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

65'000 euros d'amende pour Vallejo après insultes à l'arbitre

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Adolfo Daniel Vallejo écope de 65'000 euros d'amende pour ses propos sexistes (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Les organisateurs de Roland-Garros ont sanctionné Adolfo Daniel Vallejo d'une amende de 65'000 euros, a indiqué lundi la directrice du tournoi Amélie Mauresmo.

Le Paraguayen de 22 ans est puni pour des propos sexistes visant l'arbitre Ana Carvalho.

"Il y a eu une amende qui a été décidée à hauteur de 65'000 euros, environ la moitié de son prize money", a déclaré Mauresmo lors d'un point avec la presse. "C'est clairement quelque chose qui n'est pas acceptable pour nous, pour le tournoi, pour la Fédération même au-delà du tournoi. Ce genre de propos n'a pas sa place ici", a-t-elle insisté.

Vallejo, 71e joueur mondial, a tenu des propos sexistes visant l'arbitre de chaise brésilienne Ana Carvalho après sa défaite face au Français Moïse Kouame au 2e tour de Roland-Garros, jeudi dernier, au terme d'un marathon de près de cinq heures. Il s'est excusé depuis.

Le prize money accordé à un joueur éliminé au 2e tour s'élève à 130'000 euros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

EasyJet s'envole après l'annonce d'une possible offre de rachat

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Pour non sollicitée qu'elle soit, la proposition de Castlelake donnait des ailes au cours du transporteur orange à la Bourse de Londres. (archive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

EasyJet s'envole de plus de 10% à la Bourse de Londres lundi matin après l'annonce par la société d'investissement américaine Castlelake qu'elle envisage une offre de rachat de la compagnie aérienne britannique, qui dénonce de son côté une approche "opportuniste".

Le fonds américain avait annoncé vendredi en fin de journée qu'il en était "aux premiers stades d'examen d'une éventuelle offre" visant EasyJet, précisant qu'il n'existait "aucune certitude qu'une offre sera déposée" et à quel prix.

Il doit annoncer son intention ferme de faire une offre ou renoncer au plus tard le 26 juin.

Le transporteur pointe dans un communiqué lundi "le caractère très opportuniste du calendrier, alors que le cours de l'action EasyJet est temporairement déprimé en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient et de son impact sur la confiance des clients et sur les prix du kérosène".

La Conseil d'administration de la compagnie, qui a vu son action à la Bourse de Londres fondre de plus de 20% sur un an, précise n'avoir eu à ce stade "aucune discussion avec Castlelake et n'a reçu de sa part aucune approche ni aucune proposition" officielle.

Le cours d'Easyjet à la Bourse de Londres bondissait de 10,58% à 440,10 pence peu après l'ouverture, un niveau qui correspond à une capitalisation boursière de 3,3 milliards de livres (3,8 milliards d'euros).

Castlelake a précisé lundi, dans un nouveau communiqué, détenir déjà 2,14% du capital de la compagnie aérienne.

Easyjet a aussi pointé lundi "les importants défis réglementaires, financiers et autres, liés à la mise en oeuvre d'une éventuelle prise de contrôle".

Le Conseil d'administration "examinera toute proposition qui pourrait être formulée" mais "sera particulièrement attentif à la valorisation et à la capacité de mener l'opération à son terme".

Pour Richard Hunter, analyste chez Interactive investor, l'approche de Castlelake s'explique par la baisse de l'action d'Easyjet ces derniers mois mais "la complexité de l'opération" et le prix qui pourrait s'avérer trop faible pourraient être "des obstacles significatifs".

EasyJet avait publié en mai une perte alourdie sur un an au premier semestre de son exercice décalé, pénalisée par la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné une hausse des prix du carburant.

Si la période est traditionnellement une saison de perte pour les compagnies aériennes, Easyjet avait alors prévenu que le second semestre serait lui aussi affecté par le conflit.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Culture

La série "Euphoria" ne devrait pas être renouvelée

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La troisième saison de la série à succès de HBO "Euphoria" sera très probablement la dernière, selon son créateur Sam Levinson. Elle a fait de Zendaya une star. (© KEYSTONE/AP Invision/EVAN AGOSTINI)

La nouvelle saison de la série HBO "Euphoria" s’est achevée dimanche . Si l’on en croit son créateur, la série touche à sa fin. Elle a fait de Zendaya, Jacob Elordi et Sydney Sweeney des stars.

La troisième saison de la série à succès de HBO "Euphoria" sera très probablement la dernière, selon son créateur Sam Levinson. "En ce qui concerne l’histoire que nous voulions raconter – une histoire sur l’addiction et ses conséquences – cela me semble être la fin", a déclaré le réalisateur de 41 ans au New York Times. La chaîne américaine a également confirmé que la série ne serait pas poursuivie.

L’histoire de "Euphoria" est "au fond une histoire tragique – mais c’est aussi la vérité", a ajouté Levinson. "Si tu expérimentes ou consommes de la drogue aujourd’hui, il est très probable que cela te tue." Zendaya avait déjà laissé entendre auparavant que la série pourrait s’arrêter.

Premiers épisodes en 2019

Le dernier épisode de la troisième saison a été diffusé dimanche. "Euphoria" – adaptation d’une mini-série israélienne du même nom – aborde les problèmes des lycéens aux États-Unis. La série traite de l’amitié, de la sexualité, des drogues, du passage à l’âge adulte, mais aussi des traumatismes ainsi que de la violence psychologique et physique. Les premiers épisodes ont été diffusés en 2019, suivis d’une deuxième saison en 2022.

L’histoire se concentre sur Rue (Zendaya), une adolescente toxicomane qui, après une cure de désintoxication, tente de reprendre une vie normale, mais est sans cesse rattrapée par son addiction, ses rechutes et ses troubles psychologiques. Elle se lie d’amitié avec sa camarade Jules (Hunter Schafer), une personne trans et bisexuelle.

La série raconte aussi l’histoire de personnages comme Nate (Jacob Elordi), un joueur de football populaire mais toxiquement masculin, sujet à des problèmes de colère et de violence. Il entame une relation avec Cassie (Sydney Sweeney), qui cherche l’amour et la validation auprès des hommes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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