Rejoignez-nous

International

Les avocats de Ghislaine Maxwell demandent un nouveau procès

Publié

,

le

Après 40 heures de délibérations étalées sur cinq jours, le jury avait déclaré le 29 décembre dernier Ghislaine Maxwell coupable de cinq des six chefs d'accusation qui pesaient sur elle, dont le plus grave, celui de trafic sexuel (archives). (© KEYSTONE/AP/Elizabeth Williams)

Les avocats de Ghislaine Maxwell, jugée coupable de trafic sexuel fin décembre, ont demandé mercredi un nouveau procès au motif qu'un des jurés aurait influencé le reste du jury en révélant avoir été lui-même victime d'abus sexuels pendant les délibérations.

Dans un document judiciaire daté de mercredi, que l'AFP a pu consulter, les avocats s'appuient notamment sur un article du Daily Mail, dans lequel l'un des jurés confie avoir convoqué ses souvenirs de victime durant les délibérations pour éclairer le reste du jury. La défense y voit "des motifs irréfutables pour un nouveau procès".

Après 40 heures de délibérations étalées sur cinq jours, le jury avait déclaré le 29 décembre dernier Ghislaine Maxwell, 60 ans, coupable de cinq des six chefs d'accusation qui pesaient sur elle, dont le plus grave, celui de trafic sexuel avec son ancien compagnon, le financier Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019.

Aucune date n'a encore été fixée pour le prononcé de la peine, qui risque maintenant d'être retardé.

Incident prix au sérieux

L'incident a été pris au sérieux par le bureau du procureur fédéral de Manhattan, qui a suggéré au tribunal de "conduire une enquête", notamment pour savoir si le juré a bien révélé durant le processus de constitution du jury, c'est-à-dire avant le début des audiences, avoir été victime de violences sexuelles dans le passé.

Une information qui aurait pu conduire à un examen plus poussé dans sa sélection, la défense pouvant alors arguer de sa partialité pour une telle affaire.

La juge Alison Nathan a répondu un peu plus tard mercredi, dans un autre document écrit, que la demande de la défense serait bien examinée, sans se prononcer sur une enquête. Elle a fixé la date du 19 janvier pour que la défense expose ses arguments, avec un délai au 2 février pour que l'accusation réponde.

"Survolé"

Dans l'article du Daily Mail, le juré, un homme de 35 ans, présenté sous ses deux prénoms Scotty David, explique que son expérience lui a permis d'éclairer les autres jurés sur le fait que des victimes d'abus sexuels n'ont pas toujours un souvenir linéaire et exact de leur traumatisme. La défense avait attaqué durant le procès certains témoignages, en relevant des incohérences dans le récit des victimes.

"Selon le juré, cette révélation a influencé les délibérations et a convaincu les autres membres du jury de condamner Mme Maxwell", écrivent ses défenseurs.

Le juré dit ne pas se souvenir si on lui a demandé s'il avait été victime d'abus sexuels, disant avoir "survolé" le questionnaire qu'on lui avait soumis, mais il assure qu'il aurait répondu honnêtement si la question lui avait été posée.

En parallèle de ce procès, la justice américaine examine les poursuites civiles intentées par l'une des victimes du couple, Virginia Giuffre, à l'encontre du prince britannique Andrew, qu'elle accuse de l'avoir violée en 2001, quand elle avait 17 ans. Le prince Andrew, qui fréquentait le couple Epstein-Maxwell, a toujours vigoureusement démenti ces accusations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Michelin supprimera jusqu'à 1500 postes en France

Publié

le

Michelin opère 13 sites en France (archives). (© KEYSTONE/ALEXANDRA WEY)

Le groupe français Michelin, leader mondial des pneus, a annoncé jeudi un dispositif de départs volontaires en France portant sur "jusqu'à 1500 postes sur trois ans".

"Jusqu'à 1500 postes pourraient être supprimés" en France, dont "les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie", a précisé à l'AFP le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris

Olivier Faure-Vauris.

Aucun site industriel spécifique ne sera visé. Les emplois tertiaires du groupe se trouvent à Paris, Clermont-Ferrand et Lille.

Le plan sera "basé sur le volontariat et aucun départ ne sera contraint", a ajouté M. Faure-Vauris.

Le groupe avait déjà supprimé 1246 emplois en France en 2024 dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), en fermant deux sites industriels dans l'ouest du pays, à Cholet (Maine-et-Loire) et Vannes (Morbihan).

Michelin emploie actuellement 17'000 personnes en France, où il compte encore 13 sites industriels.

Il y a un an, devant une commission de l'Assemblée nationale, le patron du groupe, Florent Ménégaux, avait déclaré que les activités industrielles en France étaient "déficitaires".

Près de 3,5 milliards d'euros (3,2 milliards de francs) ont été investis en France au cours des dix dernières années, a rappelé Michelin.

Le contexte français est marqué par "les niveaux élevés des coûts de production, liés notamment au coût du travail et de l'énergie, ainsi qu'à une pression fiscale parmi les plus fortes des pays industrialisés", fait valoir le groupe dans un communiqué, qui précise vouloir réduire ses coûts.

Michelin a enregistré au premier trimestre des ventes en baisse de 5,4%, à 6,2 milliards d'euros. Ce recul a été imputé aux effets de change. L'activité pneus, de très loin la principale de l'entreprise, a baissé de 1,4% en volume sur un an.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

L'Assemblée nationale abroge à l'unanimité le "Code noir"

Publié

le

L'Assemblée nationale française a approuvé jeudi à l'unanimité l'abrogation du "Code noir", le projet de loi a été porté par le député centriste Max Mathiasin (Guadeloupe, Antilles françaises). (© KEYSTONE/EPA FILE/IAN LANGSDON)

L'Assemblée nationale française a approuvé jeudi à l'unanimité l'abrogation du "Code noir" et l'ensemble des textes ayant réglementé l'esclavage dans les colonies françaises. Ils n'avaient jamais formellement été abrogés après 1848.

Après le vote, ému aux larmes et enlacé par des collègues ultramarins dans l'hémicycle, le député centriste Max Mathiasin (Guadeloupe, Antilles françaises), qui a porté la proposition de loi, a salué "un pas supplémentaire, un hommage aux hommes et aux femmes, aux enfants mis en esclavage".

Ce texte avait reçu la semaine dernière le soutien d'Emmanuel Macron, le président estimant que le maintien dans le droit de ces textes, quand bien même sans effets juridiques, constitue "une trahison de ce qu'est la République".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Jeremy Seewer et Ducati mettent fin à leur collaboration

Publié

le

Jeremy Seewer ne pilotera plus sa Ducati. (© KEYSTONE/MANUEL GEISSER)

Jeremy Seewer tire la sonnette d'alarme en plein milieu de la saison de motocross. Le Zurichois et Ducati se séparent avec effet immédiat après des résultats décevants, ont annoncé les deux parties.

Le projet de Seewer avec le constructeur italien en MXGP, la catégorie reine du motocross, s'est donc soldé par un échec retentissant après à peine un an. Si Ducati a connu de grands succès en MotoGP, ses performances en motocross sont jusqu'à présent restées bien en deçà des attentes.

Après avoir tout de même décroché deux podiums lors de la dernière saison, Seewer est resté cette année nettement en dessous de son potentiel lors des six premiers week-ends de course. Une 12e place lors du GP de Frauenfeld a constitué son meilleur résultat.

Au classement du championnat du monde, le pilote de Bülach, n'occupe que la 22e place après six des 17 Grands Prix, ce qui est bien loin des ambitions d'un pilote qui a déjà terminé trois fois deuxième du championnat du monde MXGP chez Yamaha et Kawasaki. L'avenir de Jeremy Seewer, qui aura bientôt 32 ans, reste incertain.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Espagne: le frère de Pedro Sánchez jugé pour trafic d'influence

Publié

le

Le procès de David Sánchez, le frère du premier ministre espagnol Pedro Sánchez, s'est ouvert jeudi à Badajoz. (© KEYSTONE/EPA/BALLESTEROS / POOL)

Le procès de David Sánchez, le frère du premier ministre espagnol Pedro Sánchez, accusé d'avoir bénéficié de favoritisme pour l'obtention d'un emploi public, s'est ouvert jeudi. Une épine de plus dans le pied du chef de gouvernement espagnol.

Les audiences doivent durer jusqu'au 10 juin et ont débuté à Badajoz (ouest) au lendemain même d'une spectaculaire opération de la Garde civile au siège du Parti socialiste à Madrid, où les enquêteurs ont cherché des documents sur les manoeuvres présumées d'une ex-militante et de l'ancien N.3 du parti Santos Cerdán pour gêner des enquêtes visant la formation ou des proches du premier ministre.

Compositeur et chef d'orchestre, formé et ayant exercé à Toulouse, Tokyo et Madrid, David est plus jeune que Pedro Sánchez et son seul frère.

Il comparaît aux côtés de dix autres personnes, et est accusé d'avoir bénéficié d'un traitement de faveur en obtenant un poste taillé sur mesure en tant que coordinateur des conservatoires de Badajoz, qui a ensuite été transformé en celui de chef du Bureau des arts de la scène de cette province.

Les manoeuvres présumées visant à créer ce poste ont débuté en 2016, peu avant que Pedro Sánchez n'accède à la présidence du gouvernement en 2018 à la suite d'une motion de censure, et son frère a occupé cette fonction au moins jusqu'au début de 2025.

L'emploi dépendait de la députation de Badajoz, l'organisme qui administre les provinces en Espagne, et qui était alors aux mains des socialistes.

Lors de la première journée d'audience, l'avocat de David Sánchez, Emilio Cortés, a demandé l'annulation de la procédure pour violation de droits fondamentaux, même si ces objections avaient déjà été rejetées auparavant. Me Cortés a soutenu qu'une partie de l'accusation était fausse, "une pure invention", et a affirmé qu'elle présentait un "caractère politique".

Coup dur pour Pedro Sánchez

Selon la défense, la procédure repose sur une enquête "de nature prospective", une manière de procéder rigoureusement interdite dans le droit espagnol, et l'infraction principale qui lui est imputée - acceptation d'une nomination illégale - serait déjà prescrite.

Les coups durs s'enchaînent depuis plusieurs mois pour Pedro Sánchez: outre son frère, deux hommes clés de son ascension au pouvoir en 2018, Santos Cerdán et son ex-ministre des transports José Luis Ábalos, doivent être jugés ou l'ont déjà été dans des affaires de corruption. Son épouse Begoña Gómez pourrait elle aussi prochainement comparaître pour trafic d'influence.

Et la semaine dernière, c'est son prédécesseur socialiste à la tête du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, premier ministre de 2004 à 2011 et figure très respectée de la gauche, qui a été inculpé, lui aussi pour trafic d'influence.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Vous vous axez sur l'harmonie, les échanges et le juste équilibre dans tous les aspects de votre vie. Et les Astres vous donnent raison !

Les Sujets à la Une