International
L'ancien chef de la sécurité kazakh arrêté pour trahison
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Le Kazakhstan a annoncé samedi l'arrestation de l'ex-chef des services de renseignement soupçonné de "trahison" pendant les émeutes qui ont secoué le pays. La Russie rejette elle les critiques américaines sur son déploiement militaire pour soutenir le pouvoir.
Le Comité national de sécurité (KNB) a annoncé que son ancien directeur, Karim Massimov, 56 ans, avait été placé en détention jeudi après le lancement d'une enquête pour "haute trahison".
Première personnalité politique arrêtée, M. Massimov avait été limogé cette semaine après le déclenchement des manifestations qui ont ébranlé le Kazakhstan et fait des dizaines de morts, notamment à Almaty, capitale économique du pays.
Allié de longue date de l'ancien président du Kazakhstan Noursoultan Nazarbaïev, dont il fut Premier ministre à deux reprises, Karim Massimov dirigeait le KNB depuis 2016. Le KNB a annoncé dans un communiqué avoir ouvert jeudi une enquête pour haute trahison, ajoutant que M. Massimov avait été arrêté le même jour, "soupçonné d'avoir commis ce crime".
Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine et son homologue kazakh Kassym-Jomart Tokaïev ont eu une "longue" conversation téléphonique et sont convenus de rester en contact "permanent", a annoncé samedi le Kremlin.
Tirs samedi à Almaty
Un contingent de troupes russes et d'autres pays alliés de Moscou est présent au Kazakhstan, ex-république soviétique d'Asie centrale, pour appuyer le pouvoir en place en protégeant les bâtiments stratégiques et en épaulant les forces de l'ordre.
Samedi, Moscou a dénoncé les propos, qualifiés de "grossiers", du secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, qui avait estimé vendredi qu'"une fois que les Russes sont chez vous, il est parfois très difficile de les faire partir". "Une fois que les Américains sont chez vous, il peut être difficile de rester en vie, de ne pas être pillé ou violé", a rétorqué le ministère russe des Affaires étrangères.
Après plusieurs jours de violences, notamment à Almaty où les forces de sécurité ont tiré à balles réelles sur des émeutiers qui ont incendié plusieurs bâtiments, la situation semblait plus calme samedi, même si la tension restait visible. A Almaty, les forces de l'ordre tiraient ainsi des coups de feu en l'air pour empêcher les gens d'approcher d'une place centrale, a constaté un journaliste de l'AFP.
Leonid Kiselïev, un retraité de 68 ans, raconte, choqué, que sa voiture a été touchée par un tir dans la matinée, alors qu'il roulait près de bâtiments officiels. "La situation était calme, donc j'ai sorti ma voiture", bredouille ce retraité rencontré dans la file d'attente devant une station-service, en montrant le projectile qui a percé le coffre de son véhicule.
"Bandits"
Fait notable, le porte-parole de Noursoultan Nazarbaïev, qui n'est pas apparu en public depuis le début des émeutes et ne s'était pas exprimé jusque-là, a affirmé samedi que l'ancien président appelait la population à soutenir le gouvernement pour "surmonter cette crise". Le porte-parole, Aïdos Oukibaï, a en outre qualifié de "fausses informations" les articles de presse affirmant que l'ex-dirigeant âgé de 81 ans avait fui à l'étranger avec sa famille.
La figure de M. Nazarbaïev, qui a dirigé le Kazakhstan de 1989 à 2019, a été au coeur des émeutes de ces derniers jours. Car au-delà de la hausse des prix du gaz, étincelle qui a mis le feu aux poudres, la colère des manifestants était notamment dirigée contre l'ancien président, qu'ils accusent avec son clan de corruption à grande échelle.
Même après avoir cédé le pouvoir à M. Tokaïev, M. Nazarbaïev a conservé une grande influence et est considéré comme le mentor de son successeur. Ce dernier a autorisé vendredi les forces de sécurité à "tirer pour tuer" afin d'étouffer toute rébellion et, fort de l'appui de la Russie, a exclu de négocier avec les manifestants, les qualifiant de "bandits".
4000 arrestations
Les troubles qui secouent ce pays de 19 millions d'habitants, le plus grand d'Asie centrale, préoccupent les Occidentaux. L'Allemagne a ainsi annoncé samedi qu'elle arrêtait ses exportations d'armes vers le Kazakhstan. L'UE avait appelé vendredi à la "retenue", Pékin saluant au contraire les "mesures fortes" prises par le président kazakh.
Les autorités ont affirmé que 26 "criminels armés" avaient été tués et plus d'un millier de manifestants blessés, les forces de l'ordre faisant état par ailleurs de 18 tués et 748 blessés dans leurs rangs. Plus de 4000 personnes ont été arrêtées. Ces chiffres n'ont pas pu être vérifiés de manière indépendante.
Première victime étrangère connue, un ressortissant israélien âgé de 22 ans, vivant au Kazakhstan, a été tué par balle vendredi, a annoncé samedi le ministère israélien des Affaires étrangères. Signe que la situation n'était pas totalement revenue à la normale, l'aéroport d'Almaty, qui avait annoncé samedi qu'il rouvrirait lundi, restera finalement fermé "pour une durée indéterminée", ont rapporté des médias locaux.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Cuba: situation sanitaire "profondément préoccupante", selon l'OMS
Le directeur général de l'OMS a déclaré mercredi que la situation sanitaire à Cuba était "profondément préoccupante", alors que le blocus américain sur les carburants aggrave la crise énergétique de l'île.
"La santé doit être protégée à tout prix et ne jamais être à la merci de la géopolitique, des blocus énergétiques et des coupures de courant", a souligné sur X le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
"La situation à Cuba est profondément préoccupante, car le pays peine à maintenir la prestation des services de santé à un moment de turbulences immenses, entraînant des pénuries d'énergie qui affectent la santé", a-t-il ajouté.
La vétusté du système cubain de production d'électricité provoque des coupures de courant quotidiennes pouvant durer jusqu'à 20 heures. L'île manque du carburant nécessaire pour produire son électricité.
Depuis l'éviction par les États-Unis du principal allié de Cuba, le président vénézuélien Nicolás Maduro, le 3 janvier, l'économie de l'île a été encore plus durement touchée, alors que le président américain Donald Trump maintient un blocus pétrolier de facto.
Aucune cargaison de pétrole n'a été importée sur l'île depuis le 9 janvier, ce qui frappe le secteur de l'électricité et oblige également les compagnies aériennes à réduire leurs vols vers l'île, un coup dur pour le secteur vital du tourisme.
M. Tedros a évoqué des informations de presse selon lesquelles des hôpitaux cubains ont eu du mal à maintenir leurs services d'urgence et de soins intensifs.
"Des milliers d'interventions chirurgicales ont été reportées au cours du dernier mois, et des personnes ayant besoin de soins, des patients atteints de cancer aux femmes enceintes se préparant à l'accouchement, ont été mises en danger en raison du manque d'électricité pour faire fonctionner les équipements médicaux et assurer la chaîne du froid pour les vaccins", a précisé M. Tedros.
"Les hôpitaux cubains, les cliniques et les ambulances sont nécessaires, maintenant plus que jamais, et doivent être soutenus", a-t-il encore estimé.
En plus des coupures quotidiennes d'électricité, les prix du carburant ont flambé, les transports publics se font rares et les ordures s'entassent, les camions-poubelles ne circulant plus.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Londres autorise l'interception de navires "russes" dans ses eaux
L'armée britannique pourra désormais arraisonner et saisir des navires sous sanctions appartenant à la "flotte fantôme" russe s'ils pénètrent dans les eaux territoriales du Royaume-Uni, a annoncé Downing Street mercredi dans un communiqué.
"Les forces armées britanniques et les forces de l'ordre pourront désormais intercepter les navires sanctionnés par le Royaume-Uni qui transitent par les eaux britanniques", y compris dans la Manche, selon ce communiqué du bureau du Premier ministre Keir Starmer.
Londres a sanctionné 544 navires soupçonnés d'appartenir à cette "flotte fantôme" russe, composée principalement de pétroliers vieillissants et qui permet à Moscou de contourner les sanctions occidentales depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022.
"Le Royaume-Uni va resserrer l'étau autour de la flotte, en fermant ses eaux, dont la Manche, aux navires sanctionnés. Les opérateurs seront contraints de se détourner vers des routes plus longues et coûteuses, ou courront le risque d'être arrêtés par les forces britanniques", est-il indiqué.
Chaque opération sera soumise à l'approbation du gouvernement.
Keir Starmer doit s'exprimer à ce sujet jeudi à Helsinki lors d'un sommet de la Joint Expeditionary Force - une alliance menée par le Royaume-Uni et réunissant dix pays du nord de l'Europe.
Cette décision intervient alors que Washington a annoncé la levée temporaire de certaines restrictions sur le pétrole russe, pour atténuer la hausse des prix dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
"Vladimir Poutine se frotte les mains (...) parce qu'il pense que la hausse des prix du pétrole va lui permettre de s'en mettre plein les poches", a déclaré Keir Stamer, cité dans ce communiqué.
"C'est pourquoi nous nous attaquons encore plus durement à sa flotte fantôme", a-t-il ajouté. Selon Londres, "75% du pétrole brut russe est transporté par cette flotte délabrée".
En janvier, Londres a apporté son soutien à Washington lors d'une opération américaine visant à saisir dans l'Atlantique nord un pétrolier lié à la Russie, le Marinera, auparavant connu sous le nom de Bella 1.
La France, la Belgique, la Finlande et d'autres pays européens ont également saisi récemment des navires soupçonnés de contourner les sanctions et appartenant, selon les autorités, à la "flotte fantôme" russe.
"Après l'interception d'un navire, des poursuites pénales pourront être engagées contre les propriétaires, les exploitants et l'équipage pour violation de la législation britannique sur les sanctions", a indiqué Downing Street.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Paris: Tariq Ramadan condamné à 18 ans de réclusion pour viols
L'islamologue suisse Tariq Ramadan a été condamné mercredi à 18 ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris, qui l'a jugé par défaut et à huis clos pour des viols commis sur trois femmes.
Il a été reconnu coupable de viols et de viol sur personne vulnérable. "Consentir à la sexualité n'est pas consentir à tout acte sexuel quelqu'il soit", a souligné la présidente de la cour, Corinne Goetzmann.
Elle a ordonné qu'il fasse l'objet d'une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant notamment d'entrer en relation avec les victimes, mais aussi de diffuser tout ouvrage, oeuvre audiovisuelle ou intervention publique qui porterait sur cette infraction.
Elle l'a aussi condamné à une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée et maintenu les effets du mandat d'arrêt décerné à son encontre le 6 mars.
L'islamologue, déjà condamné par la justice helvète pour le viol d'une femme, était jugé à Paris depuis le 2 mars pour des viols qui auraient été commis sur trois autres femmes entre 2009 et 2016, ce qu'il conteste: un viol aggravé, avec violences et sur personne vulnérable, commis sur "Christelle" (prénom d'emprunt) à Lyon en octobre 2009 ; un viol qui aurait eu lieu en 2012 à Paris sur Henda Ayari, une ex-salafiste devenue militante laïque qui avait déclenché l'affaire en portant plainte en octobre 2017 et un autre sur une troisième femme, remontant à 2016.
Mais à l'ouverture du procès, il ne s'est pas présenté à l'audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu'il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève, en raison selon eux d'une "poussée" de sclérose en plaques.
Une expertise médicale ordonnée avait conclu à la "stabilité de la sclérose en plaques" dont souffre l'islamologue depuis plusieurs années, "sans signe de poussée récente", et estimé qu'il pouvait donc comparaître devant la cour criminelle.
La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et décidé que l'accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, indiqué qu'un mandat d'arrêt, "à exécution et diffusion immédiate", était délivré à son encontre.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Décès à Nice de l'ancienne star de téléréalité Loana
L'ex-star de téléréalité Loana a été retrouvée morte mercredi à son domicile de Nice, a-t-on appris auprès du procureur de Nice, Damien Martinelli, confirmant une information de Paris-Match
Le corps de Loana Petrucciani, 48 ans, ancienne vedette de "Loft Story", a été retrouvé en fin de journée, a précisé à l'AFP le magistrat, indiquant qu'une enquête avait été ouverte "en recherche des causes de la mort".
Première vedette de la télé-réalité en France, Loana a connu la gloire en 2001 grâce à sa participation à "Loft Story", mais aussi de nombreux déboires, entre drogues, dépressions et tentatives de suicide.
Après avoir remporté "Loft Story", elle avait participé en 2006 à une autre émission de télé-réalité dans la jungle brésilienne, "Je suis une célébrité : sortez moi de là !", dont elle avait fini troisième, le cycliste Richard Virenque ayant terminé à la première place.
Tout en multipliant les projets, dont un album, la jeune femme avait alors commencé à faire la Une de la rubrique faits divers: découverte inanimée à son domicile en 2009, elle avait dit avoir été agressée par deux hommes.
Quatre ans plus tard, elle était hospitalisée et plongée dans le coma après une tentative de suicide, son entourage révélant alors qu'elle avait déjà tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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