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International

Moderna se lance à l'assaut de virus négligés

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La biotech américaine Moderna veut développer des vaccins contre 15 virus et bactéries émergents ou négligés. (archives) (© KEYSTONE/EPA/CAROLINE BLUMBERG)

Dengue, virus Ebola ou encore tuberculose: Moderna, la biotech à l'origine de l'un des premiers sérums contre le Covid-19, veut s'atteler à développer des vaccins contre 15 virus et bactéries émergents ou négligés, pour limiter les risques d'une nouvelle pandémie.

La biotech américaine, fondée et dirigée par le Français Stéphane Bancel et spécialiste de la technologie innovante de l'ARN messager, travaille déjà sur des vaccins à ARN contre certains virus, comme le VIH et Zika. Désormais, elle veut cibler les 15 agents pathogènes identifiés comme les plus grands risques de santé publique par l'Organisation mondiale de la santé et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), a-t-elle annoncé mardi. CEPI avait de son côté annoncé l'an dernier un projet de 3,5 milliards de dollars pour accélérer le développement de nouveaux vaccins.

Dans le détail, Moderna souhaite faire progresser d'ici à 2025 le développement de vaccins ciblant notamment le virus du chikungunya, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, la dengue, Ebola, le paludisme, ou encore la tuberculose.

Il ne s'agit pas de mener pour chacun les recherches jusqu'à la commercialisation du vaccin, a précisé le directeur général Stéphane Bancel lors d'un entretien à l'AFP. En réalité, la société veut pousser le développement de ces vaccins potentiels jusqu'aux premiers essais cliniques sur l'homme.

L'objectif est d'établir une sorte de bibliothèque de vaccins, qui, en cas d'émergence d'une pandémie de l'un ou l'autre de ces agents pathogènes, seront prêts à être dégainés et à entrer en phase 3 d'essais cliniques, la toute dernière étape avant leur mise sur le marché. A la clef, plusieurs mois de temps gagné: "Cela permet d'aller plus vite", précise M. Bancel, alors que lors des premières phases de développement, les chercheurs déterminent la dose nécessaire pour chaque sérum.

Et pour cela, Moderna table sur la coopération entre laboratoires publics et privés, via "mRNA Access", un programme permettant aux chercheurs du monde entier d'utiliser sa plateforme technologique d'ARN messager, pour poursuivre leurs recherches dans leurs propres laboratoires sur les maladies infectieuses émergentes.

"Responsabilité"

"On aimerait le faire avec les meilleurs experts du monde", indique le dirigeant. "Il s'agit d'un outil internet qui permet à n'importe quel scientifique partenaire avec Moderna de +designer+ n'importe quel vaccin depuis son laboratoire".

Si ces partenariats sont surtout tournés vers la recherche publique, Moderna se dit ouvert à des collaborations avec des laboratoires privés. Il s'engage par ailleurs à mener ces recherches avec ou sans partenaire, si nécessaire. "Si sur certains virus, personne ne veut de partenariat, nous le ferons seuls. Ces virus sont connus depuis longtemps", explique Stéphane Bancel, qui plaide pour une "responsabilité" du secteur pharmaceutique. Faute de débouché commercial estimé suffisant, l'industrie hésite en effet à se lancer dans des recherches longues et coûteuses sur des maladies infectieuses, privilégiant d'autres aires thérapeutiques comme l'oncologie.

Moderna, jusqu'à l'émergence du Covid et la mise au point d'un vaccin contre le nouveau coronavirus, n'avait jamais commercialisé le moindre médicament. Les temps ont changé et la biotech a engrangé plus de 18 milliards de dollars l'an dernier. Face à ces énormes revenus, elle a été critiquée par des ONG qui plaident pour une plus juste répartition des doses du vaccin en faveur des pays pauvres, ainsi que pour la levée des brevets.

"25% des doses produites par Moderna sont parties l'an dernier vers des pays à faibles revenus", se défend M. Bancel, qui rappelle que la biotech était interdite d'exportation par les États-Unis jusqu'à l'été 2021.

Désormais, "on a une plateforme, on a des ressources financières, ce n'est pas pour les garder à la banque mais pour les investir" dans de nouveaux médicaments, plaide le dirigeant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Nouvelle rencontre Xi-Trump au dernier jour de leur sommet à Pékin

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Pour la deuxième journée d'entretien, Xi Jinping a accueilli Donald Trump dans les jardins de Zhongnanhai, le complexe abritant les hauts dirigeants chinois et situé à côté de la Cité interdite. (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Le président américain Donald Trump a de nouveau rencontré vendredi à Pékin son homologue chinois Xi Jinping, au dernier jour d'une visite d'Etat en Chine du milliardaire républicain. M. Xi a accueilli M. Trump par une poignée de main dans les jardins de Zhongnanhai.

Donald Trump doit repartir en début d'après-midi après un déjeuner de travail avec Xi Jinping.

Dans un accordé à la chaîne Fox News, le président américain a revendiqué ses premiers gains. Il affirme que M. Xi lui a déclaré "avec force" qu'il ne fournirait pas de matériel militaire à l'Iran. Quant au détroit d'Ormuz, "il a dit: 'Si je peux être d'une quelconque aide, je serai ravi d'aider", a ajouté M. Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump se sentirait mieux s'il récupérait l'uranium enrichi iranien

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Donald Trump, avec son ministre de la défense sur le cliché, fait régulièrement des déclarations diverses et parfois contradictoires concernant le stock d'uranium enrichi de l'Iran (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHEMETOV / POOL)

Le président américain Donald Trump se "sentirait mieux" si les Etats-Unis récupéraient l'uranium enrichi de l'Iran, a-t-il dit jeudi sur la chaîne télévisée Fox News. Cela se justifie "plus pour des raisons de communication qu'autre chose", a-t-il ajouté.

"Je préférerais l'avoir. Je me sentirais mieux si je l'avais [...] mais je pense que c'est plus pour des raisons de communication qu'autre chose", a indiqué le président américain dans un entretien avec Fox News, enregistré à Pékin où il se trouve en déplacement officiel.

"Ce que nous pourrions faire, c'est bombarder de nouveau", a-t-il ajouté, faisant référence aux frappes lancées en 2025 par les Etats-Unis contre des sites nucléaires iraniens.

Donald Trump a fait des déclarations diverses et parfois contradictoires concernant le stock d'uranium enrichi de l'Iran, affirmant tantôt qu'il était inaccessible, car enfoui sous les décombres, et tantôt qu'il suffisait de surveiller les sites à distance.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Trump impliqué dans de nombreuses transactions boursières

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Les actifs de Donald Trump sont logés dans un trust, administré par son fils, Donald Jr (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAXIM SHEMETOV / POOL)

Le président américain Donald Trump a été impliqué en 2026 dans une série de transactions financières liées à de grandes entreprises américaines, révèlent de nouveaux documents rendus publics jeudi. Le montant total atteint plusieurs centaines de millions de dollars.

Transmis par le bureau d'éthique gouvernementale (OGE), ces documents, en tête desquels est accolé le nom du président américain, font notamment état d'opérations impliquant plusieurs poids lourds de la technologie et de l'économie américaine, dont Amazon, Apple, Microsoft et Uber. Le fabricant de puces Nvidia ou encore le constructeur aéronautique Boeing sont aussi mentionnés.

Pour chacune de ces sociétés, les montants déclarés se situent dans des fourchettes allant de 1 à 5 millions de dollars. Les fichiers ne précisent toutefois pas la nature exacte des actifs concernés, par exemple s'il s'agit d'achats d'actions, d'obligations ou d'autres instruments financiers.

Trust

Les documents mentionnent également plusieurs "ventes" d'envergure, portant notamment sur Microsoft, Amazon et Meta, et comprises pour certaines entre 5 et 25 millions de dollars.

Le bureau d'éthique gouvernementale est destiné à "éviter les conflits d'intérêts financiers et autres violations des règles déontologiques au sein des quelque 140 bureaux et agences de l'exécutif", peut-on lire sur son site en ligne.

D'autres documents financiers concernant le président américain ont déjà été rendus publics par le passé.

Les actifs du président américain sont logés dans un trust, administré par son fils, Donald Jr. Il s'agit d'un trust révocable, ce qui signifie qu'il peut, à tout moment récupérer la gestion directe de ses avoirs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pilule abortive aux Etats-Unis: l'accès par poste maintenu

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La mifépristone est utilisée dans une large majorité des IVG aux Etats-Unis d'Amérique (archives). (© KEYSTONE/AP/CHARLIE NEIBERGALL)

La cour suprême des Etats-Unis a maintenu temporairement jeudi l'accès par envoi postal à une pilule abortive, la mifépristone, utilisée dans une large majorité des IVG du pays. Cette suspension vaut jusqu'à ce qu'elle décide de se saisir ou non du cas sur le fond.

Les neuf juges de la cour suprême s'étaient donné jusqu'à jeudi pour se prononcer sur le recours judiciaire déposé par les laboratoires Danco et GenBioPro, qui fabriquent la mifépristone, médicament utilisé dans les avortements médicamenteux, qui représentaient près de deux IVG sur trois aux Etats-Unis en 2023.

Au moins deux juges conservateurs, Samuel Alito et Clarence Thomas, ont exprimé leur désaccord avec la décision arrêtée.

Danco et GenBioPro s'oppose à la décision rendue le 1er mai par une cour d'appel ultraconservatrice, qui a bloqué provisoirement l'envoi par courrier de cette pilule abortive, empêchant ainsi les Américaines d'y avoir accès dans leur boîte aux lettres.

Dans sa requête formulée auprès de la cour suprême, Danco affirmait que la suspension de l'envoi postal "provoque une confusion immédiate et un bouleversement brutal pour les fabricants, les distributeurs, les fournisseurs, les pharmacies et les patients à travers le pays" et ce pour "des décisions médicales au calendrier hautement sensible".

En main de chaque Etat local

"Que se passe-t-il quand des patientes [...] entrent dans des pharmacies [...] aujourd'hui pour se procurer [la pilule] prescrite par un fournisseur hier? Que doit faire une patiente si elle ne peut pas obtenir un rendez-vous en personne immédiatement?", interrogeait-il.

Aux Etats-Unis, une personne sur quatre ayant avorté avec encadrement médical au début 2025 l'avait fait via une téléprescription, selon le Guttmacher Institute, organisation de référence sur le sujet.

Suspendre l'envoi par courrier de la pilule abortive restreindrait encore davantage l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) dans un pays où, depuis 2022 et l'arrêt historique de la cour suprême, le droit à l'avortement n'est plus garanti au niveau fédéral et est désormais entre les mains de chaque Etat.

C'est une procédure initiée par la Louisiane, Etat qui a adopté une des législations les plus restrictives du pays en matière d'avortement, qui est à l'origine de la décision de la cour d'appel ultraconservatrice.

En 2024, la cour suprême avait déjà rejeté une tentative de restreindre l'accès à la mifépristone, pour des raisons procédurales, estimant que les opposants à l'avortement et les médecins à l'origine du recours n'avaient pas la qualité juridique pour agir.

La mifépristone est généralement utilisée en association avec le misoprostol pour les avortements médicamenteux aux Etats-Unis.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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