International
Guerre en Ukraine: une "répétition" de la Syrie, alerte Amnesty
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L'invasion russe en Ukraine est une "répétition" de la guerre en Syrie, a alerté mardi Amnesty international qui dénonce une "multiplication des crimes de guerre". L'ONG appelle à abandonner toute position de neutralité vis-à-vis de Moscou.
"Ce qui se passe en Ukraine est la répétition de ce qu'on a pu voir en Syrie", a déclaré à l'AFP la secrétaire générale de l'ONG, Agnès Callamard, lors de la présentation à Johannesburg du rapport 2021-2022 sur la situation des droits humains dans le monde.
"Nous sommes dans des attaques intentionnelles d'infrastructures civiles, d'habitations" et des bombardements d'écoles, a-t-elle fustigé, accusant la Russie de permettre des couloirs humanitaires pour les transformer en "piège mortel".
Comparant la ville-martyre de Marioupol (est) à la ville syrienne d'Alep, dévastée par les atrocités du régime de Damas appuyé par Moscou dans une guerre qui dure depuis onze ans, l'organisation dénonce "une multiplication des crimes de guerre" en Ukraine.
"Il ne peut y avoir de neutralité"
"Nos chercheurs sur place pendant dix jours ont documenté l'emploi des mêmes tactiques qu'en Syrie et Tchétchénie", dont l'attaque de civils et l'emploi de munitions interdites par le droit international, a décrit lors d'une conférence de presse à Paris, Marie Struthers, directrice d'Amnesty Europe de l'Est et Asie centrale.
L'"insolence" de la Russie pour lancer cette attaque a été permise par "un système international à genoux" et l'échec des institutions, dont le conseil de sécurité des Nations unies à gérer de précédentes guerres, estime Mme Callamard, qui a rappelé qu'en temps de pandémie, les conflits ont continué notamment en Ethiopie, Birmanie ou en Afghanistan.
"Face à la Russie, il ne peut pas y avoir de neutralité", a-t-elle martelé en référence aux chefs d'Etat africains. Lors du vote d'une résolution de l'ONU demandant début mars le retrait des forces russes, une vingtaine de pays d'Afrique se sont abstenus.
Une des voix du continent en matière de diplomatie, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, prêche pour la médiation, adoptant un positionnement "faible, peu historique et peu visionnaire", regrette Mme Callamard.
"Prétexte"
Après plus de deux ans de pandémie de coronavirus, Amnesty international dénonce par ailleurs dans son rapport les attaques contre les droits de l'homme au prétexte de lutter contre la propagation du virus.
Des Etats se sont servi de la pandémie "comme prétexte pour réduire encore l'espace civique", affirme l'organisation qui demande la levée urgente de restrictions qui ne sont plus justifiées d'un point de vue sanitaire.
"Aux quatre coins du monde, des États ont empêché et dispersé abusivement des manifestations, parfois sous couvert de la réglementation visant à prévenir la propagation du coronavirus", notamment au Cameroun, en Côte d'Ivoire et au Tchad, rapporte Amnesty.
Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles. En Eswatini ou au Soudan du Sud, l'accès à Internet a été coupé pour faire avorter des contestations. Au total, des lois restreignant les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique ont été introduites dans au moins 67 des 154 pays observés. Parmi eux, le Cambodge, l'Égypte, les États-Unis, le Pakistan et la Turquie.
"Hypocrisie"
Le virus a tué plus de six millions de personnes depuis son apparition en Chine fin 2019, selon l'OMS. Avec la vaccination, de nombreux pays abaissent progressivement les mesures sanitaires.
"Sur le plan des droits humains, 2021 aura principalement été une vaste histoire de trahison et d'hypocrisie dans les allées du pouvoir", conclut Amnesty, en référence à l'inégalité vaccinale.
Lorsque le taux de vaccination anti-Covid en Europe dépassait 70%, de nombreux pays du Sud n'avaient pas encore reçu de quoi administrer une première dose à leur population, rappelle l'ONG.
Critiquant vertement "la vieille et cruelle logique des vies qui comptent et de celles qui ne comptent pas", Mme Callamard décrit une année qui "a servi d'incubateur à davantage d'inégalités et d'instabilité".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Trump balaie les critiques après l'accord avec l'Iran
Donald Trump a balayé jeudi les critiques après la signature d'un accord avec l'Iran qui apparaît comme favorable à la République islamique et repousse le sujet central du nucléaire à de nouveaux pourparlers, dont le coup d'envoi est prévu vendredi en Suisse.
"Ces imbéciles, qui pensent que je n'ai pas été assez dur avec l'Iran, alors que la Bourse vient d'atteindre un RECORD HISTORIQUE et que les prix du pétrole sont en train de 'chuter', sont soit jaloux, soit malhonnêtes, soit stupides", a tonné le milliardaire américain sur son réseau Truth Social.
La veille au soir, il avait signé, sous les ors de Versailles en France, ce protocole d'accord pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël qui a fait des milliers de morts essentiellement en Iran et au Liban, et bousculé l'économie mondiale.
Côté iranien, il a été signé par le président Massoud Pezeshkian qui a salué jeudi un document "historique" émanant d'un "Iran puissant". Il "acte l'échec des Etats-Unis", a commenté de son côté le négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Téhéran peut en effet se féliciter d'avoir obtenu la promesse d'un déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et de la suspension des sanctions américaines sur la vente de pétrole iranien, dès la mise en oeuvre du protocole.
Et la presse américaine est très sévère. Même Fox News, la télévision préférée du locataire de la Maison Blanche, donne la part belle à ceux qui "affirment que le cadre offre à l'Iran d'énormes avantages financiers, sans exiger le démantèlement de son infrastructure nucléaire".
Pour le Wall Street Journal, Donald Trump" cède bien plus qu'il n'obtient". Le sénateur républicain Bill Cassidy y voit lui "la pire bourde de politique étrangère depuis des décennies".
Chute de l'or noir
De "premières négociations" sont désormais attendues vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac des Quatre-Cantons, selon le ministère suisse des Affaires étrangères.
"A l'heure actuelle, il est toujours prévu que les Etats-Unis et l'Iran, ainsi que les médiateurs que sont le Pakistan et le Qatar, se réunissent demain", a-t-il indiqué.
La présence du négociateur en chef iranien Mohammad Bagher Ghalibaf et le vice-président américain JD Vance avait été annoncée en début de semaine mais aucune précision n'a été fournie côté suisse sur le déroulé, les acteurs ou la durée de cette réunion.
Le texte publié par Washington et Téhéran prévoit la réouverture immédiate du détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis le début de la guerre, et la levée simultanée du blocus américain des ports iraniens.
Cette annonce a entraîné un nouveau repli des marchés pétroliers, sachant qu'avant la guerre un cinquième du brut mondial transitait par cette voie maritime. Vers 11h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, perdait 2,06% à 77,91 dollars, se rapprochant de son niveau d'avant- guerre qui était entre 60 et 70 dollars.
Au Liban, où les combats continuent bien qu'ils aient perdu en intensité, le chef du Hezbollah pro-Téhéran, Naïm Kassem, y voit lui aussi une "grande victoire" pour l'Iran, qu'il a remercié d'avoir insisté pour que le front libanais fasse bien partie du protocole.
Dans un message télévisé, il a appelé à "tirer profit" de cet accord pour "expulser Israël" du territoire libanais, exhortant Beyrouth à arrêter les négociations directes avec son voisin israélien, engagées depuis avril sous l'égide de Washington.
Le président libanais Joseph Aoun avait auparavant assuré que ce processus était "indépendant" de l'accord américano-iranien, auquel Israël n'a pas été associé.
Deux mois pour négocier
Après l'annonce des grandes lignes de l'accord, le plus dur reste à faire avec des discussions ces 60 prochains jours autour du programme nucléaire iranien, au coeur de la discorde entre les deux pays ennemis depuis des décennies.
Le protocole évoque un mécanisme permettant de traiter les stocks d'uranium hautement enrichi "en recourant, au minimum, à une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique)" - une "victoire majeure" selon Washington.
Dans la foulée, l'instance onusienne s'est dite prête à commencer à définir des "mesures concrètes".
Les Etats-Unis s'engagent par ailleurs, en cas d'accord définitif, à faciliter "avec leurs partenaires régionaux", notamment du Golfe, le déblocage d'un fonds de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l'Iran, sans que cela implique une quelconque participation financière américaine.
Les pays membres du G7, réunis en France, ont salué "une opportunité historique d'empêcher l'Iran d'acquérir toute arme nucléaire et de s'attaquer aux menaces liées à ses activités régionales et balistiques", même si la question des missiles iraniens n'est pas au menu des pourparlers selon Téhéran.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Bande dessinée: Geluck enterre le projet de musée du Chat
Le dessinateur belge Philippe Geluck, père du Chat, ne mènera pas à son terme le projet d'ouvrir un musée à Bruxelles dédié à son célèbre personnage et au dessin d'humour. Les coûts du chantier sont trop importants, a-t-il indiqué jeudi à l'AFP.
"Les crises, les guerres, Ormuz... Tout cela a fait exploser les prix par rapport aux devis réalisés en 2016. La facture a quasiment doublé. Je me suis retiré" du projet, a-t-il déclaré.
"Ce n'est pas un caprice, c'est simplement injouable, l'équation est impossible à résoudre pour moi", a ajouté le dessinateur, évoquant des coûts d'aménagement à sa charge passés de 4,5 à 7 millions d'euros en dix ans.
Geluck a aussi regretté le retard pris par le chantier de "gros oeuvre" (hors aménagement intérieur) dans le bâtiment réhabilité et mis à disposition par la région Bruxelles-Capitale, partenaire du projet.
Le Chat est une des grandes références de la bande dessinée belge. Ses traits d'humour et réflexions sur le monde ont donné lieu déjà à 25 albums depuis la création du personnage dans les années 1980.
Le Musée du Chat et du dessin d'humour, l'appellation retenue lors de l'annonce officielle du projet en 2015, devait initialement ouvrir ses portes en 2019, dans le coeur touristique de Bruxelles, tout près du palais royal. "Pour un enfant né à Bruxelles, on ne peut rêver d'un endroit plus prestigieux", avait commenté Philippe Geluck à l'été 2015.
Retard des travaux
Mais les travaux ont pris énormément de retard. Au point de faire douter le dessinateur, qui devait être le futur locataire du bâtiment, que son propriétaire, la région, respecte un jour la date de remise des clefs.
"Maintenant ils disent septembre (2026), mais je parie que ce ne sera pas avant décembre, il reste beaucoup de choses à faire", a poursuivi Geluck.
De son côté la région a déploré que le dessinateur "retire la prise lui-même dans le dernier kilomètre du marathon".
Le coût du chantier a également explosé pour la collectivité, "à 15 millions d'euros au lieu de quatre millions" prévus au départ, a précisé à l'AFP Arnaud Carlot, conseiller du chef de l'exécutif régional Boris Dilliès sur ce dossier.
Il a confirmé que Geluck s'efforçait désormais d'aider la région à trouver un repreneur pour le lieu, qui reste dédié à un projet de musée. Mais le dossier est néanmoins entre les mains d'avocats pour l'analyse des modalités de rupture de la convention de partenariat, selon M. Carlot.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Israël annonce couper les contacts avec Kaja Kallas
Le ministre israélien des Affaires étrangères a annoncé jeudi qu'il coupait tous les contacts avec la cheffe de la diplomatie de l'Union européenne Kaja Kallas, lui reprochant d'avoir comparé son pays à l'ancien régime raciste sud-africain.
"Récemment, il a été rapporté que lors de sa visite au Mexique, elle avait comparé Israël au régime d'apartheid qui existait en Afrique du Sud", a écrit Gideon Saar sur son compte X.
"En conséquence, en tant que ministre des Affaires étrangères de l'Etat d'Israël, je n'ai pas d'autre choix que de couper tous les contacts avec Mme Kallas tant qu'elle ne se sera pas rétractée", a-t-il ajouté.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Locarno récompense le maquilleur Rick Baker de "Thriller"
Le Festival du film de Locarno va remettre un prix au maquilleur américain Rick Baker, qui a transformé Michael Jackson en zombie dans "Thriller". Sept fois oscarisé, le pionnier des effets spéciaux sera honoré le 12 août sur la Piazza Grande et présentera deux films.
Au fil de sa carrière, Rick Baker a, en plus de Michael Jackson, métamorphosé Jim Carrey dans "The Grinch". Il a aussi donné vie à des loups-garous et des créatures hyperréalistes qui ont marqué plusieurs générations de spectateurs.
Pendant le festival, l’artiste présentera deux ½uvres marquantes de sa carrière: "An American Werewolf in London" (1981), où un étudiant se transforme en loup-garou, et "The Nutty Professor" (1996), comédie sur un professeur timide qui invente une potion le transformant en alter ego extraverti. Ces projections permettront de revenir sur une filmographie qui a profondément marqué le cinéma de genre, mais aussi celui d'Hollywood.
Un imaginaire pour plusieurs générations
Entre ses débuts dans les années 1970 et ses créations les plus complexes, Rick Baker a "transformé l’art du maquillage et des effets spéciaux". Dans un communiqué du Festival jeudi, le directeur artistique du festival Giona A. Nazzaro souligne que "Rick Baker, visionnaire et avant-gardiste, a ouvert de nouvelles voies à l’imaginaire des générations suivantes".
Le Vision Award, soutenu par Ticinomoda, distingue des personnalités ayant contribué à renouveler l’imaginaire cinématographique. Il a déjà récompensé des artistes issus de nombreux métiers du cinéma, des effets spéciaux à la musique en passant par la photographie.
La 79e édition du Festival du film de Locarno se déroulera du 5 au 15 août prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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