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International

Boom des huiles, qui manquent dans les rouages mondiaux

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En France, premier producteur d'oléagineux de l'Union européenne, les agriculteurs s'apprêtent à semer plus de colza cette année: les surfaces devraient augmenter de 18,4% par rapport à 2021. (archives) (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Panne sèche ukrainienne, quotas russes et ruée des consommateurs ont propulsé les huiles, du tournesol au colza, à des niveaux de prix faramineux, dans un marché mondial très volatil où les céréales se maintiennent très haut.

L'Ukraine, qui assurait 50% du commerce mondial d'huile de tournesol, n'arrive plus à exporter en raison de la guerre: les ports sont bloqués et selon Kiev, la route et le rail permettent d'écouler vers l'Ouest moins d'un demi-million de tonnes de marchandises par mois, essentiellement des céréales, dix fois moins qu'avant le conflit.

La Russie, qui exporte 28% de l'huile de tournesol mondiale, vient d'introduire un quota pour les ventes à l'étranger de cet or jaune, après avoir augmenté début avril de 20% les taxes à l'exportation.

La menace d'une pénurie et les cours élevés du pétrole ont dopé tous les oléagineux (colza, tournesol, soja, palme), qui servent à produire des huiles, de l'aliment pour bétail et sont aussi utilisés comme agrocarburants.

Résultat: l'huile de soja a pris 16,5% depuis début avril sur le marché américain, le canola (colza OGM canadien) a frôlé mardi son record absolu et le colza caracole depuis vendredi au-dessus des 1000 euros (environ 1030 francs) la tonne pour une livraison en mai sur le marché européen, un record.

Dans les rayons des supermarchés, de Paris à Barcelone, l'huile de tournesol manque vite, les consommateurs se ruant sur les précieuses bouteilles, dont le prix avoisine désormais celui de l'huile d'olive. Certaines enseignes ont imposé des quotas - cinq litres par clients et par jour chez Mercadona ou Corte Inglés à Madrid.

En mars, les prix alimentaires ont atteint leurs "plus hauts niveaux jamais enregistrés", tirés par les huiles végétales dont l'indice FAO "a bondi de 23,2%", selon le rapport d'avril de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Du jamais vu

"La demande est là et la crise dure", un cocktail de nature à "maintenir un moment les prix à des niveaux élevés", commente Damien Vercambre, courtier au cabinet Inter-Courtage.

D'autant que la guerre est intervenue dans un contexte déjà très tendu pour les huiles, après une année 2021 difficile et alors qu'une mauvaise récolte de soja est attendue en Amérique du Sud.

Tous les regards se tournent désormais vers la prochaine campagne, avec le début des semis de tournesol en Europe.

En France, premier producteur d'oléagineux de l'Union européenne, les agriculteurs s'apprêtent à semer plus de colza cette année: les surfaces devraient augmenter de 18,4% par rapport à 2021, à 1,2 million d'hectares, tandis que celles en blé tendre vont refluer de 3,9%, selon le ministère de l'Agriculture.

Aux États-Unis où les semis débutent en mai-juin, John Sandbakken, directeur exécutif de l'association nationale des producteurs de tournesol, témoigne de nombreux appels de producteurs qui cherchent à augmenter leur superficie, aux États-Unis comme au Canada.

Le ministère américain de l'Agriculture table sur une hausse de 10% des surfaces de tournesol mais lui parie "plutôt sur une augmentation de 20 voire 25%": "Je suis dans le métier depuis 26 ans et je n'ai jamais rien vu de tel."

"Choc d'approvisionnement"

Les grandes céréales, blé et maïs, restaient elles aussi à des niveaux de prix très élevés sur les marchés, proches de leurs sommets de mars.

"Au cours des deux dernières décennies, nous nous sommes habitués à ce que l'approvisionnement mondial se fasse en flux tendu", explique Arlan Suderman économiste sur la plateforme StoneX. "La demande augmentait plus vite que l'offre" et l'approvisionnement s'effectuait "juste à temps".

La situation a été aggravée par le "choc d'approvisionnement" créé par la guerre en Ukraine, auquel s'ajoute la sécheresse en Amérique latine et dans les plaines à blé américaines: "Tout cela se conjugue pour rendre ces marchés très nerveux."

Sur Euronext, vers 12H30 GMT, le blé tendre se vendait à 400 euros la tonne pour livraison en mai et le maïs à 331 euros pour juin. Le colza flambait à 1.040 euros la tonne pour mai.

A la Bourse de Chicago, peu avant l'ouverture, le prix du blé de variété SRW atteignait 11,10 dollars le boisseau et le maïs 8,01 dollars pour des livraisons en juin. Le soja s'affichait à 16,99 dollars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

LdC: Le PSG accueille le Bayern

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Kompany et le Bayern défient le PSG en demi-finale de C1 (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

La Ligue des champions entre cette semaine dans sa phase décisive, avec les demi-finales aller.

Mardi dès 21h, le Paris St-Germain accueille le Bayern Munich pour un "remake" de la finale de l'édition 2020 remportée par les Bavarois.

Les deux équipes se sont affrontées cinq fois en C1 depuis cette finale, avec quatre succès pour le "Rekordmeister" contre un seul pour le PSG. Mais le tenant du trophée peut s'appuyer sur le quart de finale de la Coupe du monde des clubs gagné 2-0 en juillet dernier.

Et les Parisiens montent en puissance depuis quelques semaines. Les hommes de Luis Enrique, qui sont quasiment assurés de décrocher le titre en Ligue 1, ont retrouvé leur jeu habituel (intense pressing, mouvements permanents, passes fluides et insaisissables, accélérations et transitions rapides).

Déjà sacré en Bundesliga, le Bayern Munich de Vincent Kompany n'est toutefois pas en reste. Harry Kane et ses équipiers restent même sur neuf victoires consécutives toutes compétitions confondues, avec pas moins de 32 buts marqués au passage. Cette double confrontation, véritable finale avant la lettre, s'annonce vraiment prometteuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Indonésie: sept morts dans une collision ferroviaire

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L'accident à la gare de Bekasi Timur a causé d'importants dégâts à plusieurs voitures. (© KEYSTONE/EPA/MAST IRHAM)

Une collision de deux trains a fait au moins sept morts et des dizaines de blessés lundi près de Jakarta. Une vaste opération de secours se poursuivait mardi matin.

D'après une porte-parole de la compagnie publique des chemins de fer KAI, deux personnes, en vie, sont encore piégées au milieu des tôles tordues. L'accident s'est produit en fin de journée près de la gare de Bekasi Timur, à 25 km à l'est de la capitale indonésienne.

Le chef de la police de Jakarta a expliqué qu'un train de grandes lignes avait percuté la dernière voiture, réservée aux femmes, d'un train de banlieue à l'arrêt. Au total, la collision a fait sept morts et 81 blessés.

"J'ai cru que j'allais mourir"

Une passagère survivante du train de banlieue a raconté à l'AFP les instants d'horreur qui ont suivi la collision. "J'ai cru que j'allais mourir", a confié Sausan Sarifah, 29 ans, de son lit à hôpital RSUD Bekasi, où elle a été admise avec un bras cassé et une profonde coupure à la cuisse.

"Tout s'est passé si vite, en une fraction de seconde", a poursuivi la jeune femme, qui rentrait du travail lorsque la rame s'est arrêtée à la gare de Bekasi Timur. "Il y a eu deux annonces dans notre train. Tout le monde était prêt à descendre et, soudain, on a entendu [...] un bruit assourdissant", a-t-elle encore dit.

"On n'a pas eu le temps de sortir et nous nous sommes toutes retrouvées entassées dans le train, écrasées les unes sur les autres. Je ne sais pas comment va la personne qui était en dessous de moi".

Toutes les victimes se trouvaient dans la dernière voiture du train de banlieue et les sauveteurs découpaient la carrosserie pour libérer les personnes piégées à l'intérieur. L'accident a causé d'"importants dégâts à plusieurs voitures", a souligné l'agence de recherche et de sauvetage de Jakarta dans un communiqué.

Selon un autre porte-parole de KAI, un taxi a apparemment heurté le train de banlieue à un passage à niveau, l'immobilisant sur la voie où il a été percuté. Les 240 personnes à bord du train de longue distance ont toutes été évacuées saines et sauves, a assuré la compagnie KAI.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Etats-Unis: une femme accouche en plein vol

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Selon des médias américains, le nouveau-né est une fille. (© KEYSTONE/AP/Tina Frtiz)

Une passagère d'un vol de Delta Air Lines a accouché alors que l'avion se trouvait encore à une trentaine de minutes de sa destination finale, a indiqué lundi la compagnie aérienne américaine. L'appareil a fait un atterrissage d'urgence.

La femme enceinte avait embarqué vendredi à Atlanta, en Géorgie, (sud-est) pour un vol d'un peu plus de cinq heures vers Portland, dans l'Oregon (nord-ouest), avec une arrivée prévue vers 22h00 locales.

Selon la compagnie aérienne, le nouveau-né, une fille d'après des médias américains, est né alors que l'avion avait encore environ une demi-heure de vol à effectuer.

Un médecin parmi les passagers

"Nous remercions l'équipage et les bénévoles médicaux qui se trouvaient à bord d'être intervenus pour prodiguer des soins à une cliente à bord avant l'atterrissage à Portland", a précisé Delta dans une déclaration transmise à l'AFP, souhaitant "tout le meilleur à la nouvelle famille".

Des membres d'équipage ont porté assistance à la passagère, ainsi qu'un médecin et deux infirmiers qui faisaient tous trois partie des 153 passagers du vol DL478.

L'avion transportait également deux pilotes et quatre hôtesses/stewards, qui suivent des formations pour faire face à ce genre de situation.

Les services d'urgence au sol attendaient après l'atterrissage, qui s'est passé sans problème et a été traité en priorité par la tour de contrôle.

Des compagnies aériennes imposent parfois des restrictions sur les grossesses, refusant d'embarquer des passagères au-delà d'une certaine période avant la date prévue d'accouchement et/ou exigeant un certificat médical. Selon son site en ligne, Delta n'applique aucune de ces deux limitations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Golfe Persique: Téhéran veut des "garanties crédibles" de sécurité

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L'ambassadeur iranien à l'ONU Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington (archives). (© KEYSTONE/EPA/SARAH YENESEL)

Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le golfe Persique passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano-israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien à l'ONU. La session avait été convoquée par le Bahreïn.

Lors de la réunion à New York du Conseil de sécurité, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du golfe Persique vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, l'ambassadeur iranien Amir Saeid Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré.

"Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes", a-t-il ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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