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International

Nouvelles condamnations à mort en Iran liée aux "émeutes"

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Au moins 342 manifestants ont été tués dans la répression du mouvement, selon un nouveau bilan diffusé mercredi par Iran Human Rights (IHR), une ONG basée à Oslo. Selon IHR, au moins 15'000 personnes ont été arrêtées, un chiffre démenti par Téhéran. (© KEYSTONE/dpa/Marius Becker)

La justice a annoncé mercredi trois nouvelles condamnations à mort à l'encontre de manifestants en Iran. Sept personnes ont été tuées en deux jours lors du mouvement de protestation contre la mort de Mahsa Amini, entré dans son troisième mois.

La nuit de mardi à mercredi a connu des scènes de violence dans plusieurs villes alors que les manifestants marquaient le troisième anniversaire de la répression meurtrière d'un autre mouvement, déclenché en 2019 par la hausse des prix du carburant.

Cinq personnes ont par ailleurs été tuées par balles par des assaillants à moto qui ont ouvert le feu mercredi sur des manifestants et des forces de l'ordre sur un marché de la ville d'Izeh, dans le sud-ouest de l'Iran, ont annoncé des responsables. Cette attaque, attribuée par les autorités à des "éléments terroristes", n'a pas été revendiquée.

Depuis le 16 septembre, la République islamique est secouée par une vague de manifestations après la mort de Mahsa Amini, une Kurde de 22 ans arrêtée pour infraction au code vestimentaire strict qui oblige les femmes à porter le voile islamique en public.

Cinq condamnations depuis dimanche

Les autorités qualifient la plupart des manifestants d'"émeutiers", instrumentalisés par des puissances étrangères. La justice a infligé mercredi la peine capitale à trois personnes inculpées pour leur implication dans les manifestations, a affirmé l'agence de l'Autorité judiciaire Mizan Online, portant à cinq le nombre de condamnations à mort depuis dimanche.

L'une de ces personnes a foncé sur des policiers avec sa voiture, tuant l'un d'eux, la deuxième a blessé un garde avec une arme blanche et la troisième a tenté de bloquer la circulation et "semer la terreur", selon les actes d'accusation.

"On se battra"

Malgré la répression, la mobilisation ne faiblit pas dans les rues. "On se battra! On mourra! On récupèrera l'Iran!", criaient des dizaines de manifestants autour d'un feu dans la nuit à Téhéran, selon une vidéo diffusée mercredi par le média en ligne 1500tasvir.

Dans une vidéo vérifiée par l'AFP, des membres des forces de l'ordre semblent tirer depuis un quai de métro sur des personnes sur le quai d'en face, provoquant des cris et des chutes.

Au Kurdistan iranien (nord-ouest), d'où est originaire Mahsa Amini, "les forces du gouvernement ont ouvert le feu" sur des manifestants dans plusieurs villes et trois d'entre eux ont été tués, deux à Sanandaj et un à Kamyarana, a déclaré mardi soir à l'AFP l'ONG de défense des droits humains Hengaw, basée à Oslo.

Mercredi, un manifestant, Burhan Karmi, a été tué devant la maison de l'homme tué la veille à Kamyarana, Fuad Mohammadi, un commerçant, dont les proches s'étaient rassemblés pour ses funérailles, selon Hengaw. "Notre frère Fuad est un héros, le martyr du Kurdistan", criait la foule, selon des vidéos mises en ligne.

Trois jours de mobilisation

Un appel à trois jours de mobilisation entre mardi et jeudi avait été lancé pour commémorer le "Novembre sanglant" de 2019, lorsque des manifestations avaient entraîné des violences meurtrières dans de nombreuses villes.

L'agence de presse officielle Irna a indiqué que deux Gardiens de la Révolution et un paramilitaire avaient été tués mardi lors de manifestations dans les villes kurdes de Boukan et Kamyaran (nord-ouest) ainsi qu'à Chiraz (sud).

Au moins 342 manifestants tués

Au moins 342 manifestants ont été tués dans la répression du mouvement, selon un nouveau bilan diffusé mercredi par Iran Human Rights (IHR), une ONG basée à Oslo. Selon IHR, au moins 15'000 personnes ont été arrêtées, un chiffre démenti par Téhéran.

Dans la province de Fars (sud), 110 personnes, dont 18 femmes, ont été arrêtées mardi pour avoir bloqué des routes, endommagé des biens publics et lancé des pierres contre les forces de sécurité, selon Irna.

Aveux extorqués

"Les manifestants n'ont pas accès à des avocats lors des interrogatoires, ils sont soumis à de la torture physique et psychologique pour qu'ils fassent de faux aveux et sont condamnés sur la base de ces aveux par des tribunaux révolutionnaires", a déclaré à l'AFP le directeur de IHR Mahmood Amiry-Moghaddam.

Il a dénoncé les condamnations à mort de manifestants, caractéristiques d'un "régime oppressif", et dit craindre "des exécutions de masse".

A Londres, le patron des services de renseignement britanniques, Ken McCallum, a mis en garde mercredi contre les "menaces directes" posées par l'Iran, qu'il accuse de chercher à "kidnapper ou tuer" des Britanniques "perçus comme des ennemis du régime".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

L'acteur Kiefer Sutherland arrêté pour avoir agressé un chauffeur

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L'acteur Kiefer Sutherland a été arrêté après l'agression d'un chauffeur. (© KEYSTONE/AP/Jordan Strauss)

Kiefer Sutherland, star de la série "24 heures chrono", a été arrêté lundi à Los Angeles. Il est accusé d'avoir agressé un chauffeur VTC, a annoncé la police de la ville mardi.

L'acteur canado-britannique a été interpellé dans la nuit de dimanche à lundi, peu après minuit, selon un communiqué.

Les agents "ont répondu à un appel radio concernant une agression impliquant un chauffeur VTC" sur l'un des grands boulevards de la mégapole californienne, a expliqué la police.

Ils ont ensuite établi que l'acteur de 59 ans "avait agressé physiquement le chauffeur (...) et avait proféré des menaces criminelles à son encontre", ce qui a conduit à son arrestation.

M. Sutherland a été libéré quelques heures plus tard, après avoir versé une caution de 50'000 dollars, selon les registres du shérif du comté de Los Angeles, qui gère les prisons de la région.

Toujours selon ces données publiques, l'acteur doit comparaître devant un tribunal le 2 février pour cette affaire.

Contactés par l'AFP, les différents représentants de l'artiste n'ont pas immédiatement répondu.

Le chauffeur VTC "n'a subi aucune blessure nécessitant des soins médicaux sur place", a précisé la police.

Kiefer Sutherland est essentiellement connu pour avoir incarné Jack Bauer, l'agent antiterroriste de la série "24 heures chrono", qui a connu la gloire dans les années 2000.

Il a également joué le président des Etats-Unis dans la série "Designated Survivor". Parmi ses films les plus connues, on compte "Génération Perdue" (1987), "Stand By Me" (1986) et "Les Trois Mousquetaires" (1993).

Son père, l'acteur canadien Donald Sutherland, est décédé en juin 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'année 2025 au 3e rang des plus chaudes jamais enregistrées

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Image d'illustration: des personnes profitent d'un brumisateur géant installé par la ville de Geneve afin de se rafraichir durant la canicule, à Genève, en juillet dernier. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'année 2025 s'est classée au 3e rang des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde. Ces résultats ont été annoncés séparément mercredi l'observatoire européen Copernicus et l'institut américain Berkeley Earth.

Pour la première fois, la moyenne des températures à la surface du globe sur les trois dernières années a dépassé de plus de 1,5°C le niveau préindustriel (1850-1990), qui est la limite la plus ambitieuse de l'accord de Paris adopté il y a une décennie. Les climatologues estiment désormais inéluctable que cette limite soit durablement atteinte et dépassée, au prix de canicules et de tempêtes plus intenses.

2025 se situe quasiment au même niveau que les précédents records de 2024 et 2023.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump, un "président le la paix" qui aime la force

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Sous le commandement de Donald Trump, l'armée américaine a réalisé pendant un an presqu'autant d'attaques que lors de l'intégralité du mandat de Joe Biden. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Un autoproclamé "président de la paix" qui a le goût de la force: depuis le retour au pouvoir il y a un an de Donald Trump, l'armée américaine a déjà mené presque autant de frappes aériennes que pendant toute la présidence de Joe Biden, selon un décompte d'ONG.

Les frappes des avions américains sur les défenses aériennes vénézuéliennes pendant la capture de Nicolas Maduro, le 3 janvier, ont porté le total du président républicain à 672 frappes aériennes ou de drone depuis son investiture le 20 janvier 2025, contre 694 pour Joe Biden sur sa présidence complète (2021-2025).

Donald Trump dépasse déjà largement son prédécesseur démocrate sur les frappes unilatérales: 587 hors coalition, contre 494 pour Biden en quatre ans.

L'ONG Acled dénombre les frappes et les victimes en compilant des données de différentes sources sélectionnées qu'elle juge fiables (médias, institutions, partenaires locaux).

Plus de sept frappes sur dix depuis un an ont ciblé le Yémen, la majorité dans le cadre d'actions visant les rebelles Houthis. Près de deux frappes sur dix ont visé des mouvements islamistes en Somalie.

Les Etats-Unis ont aussi déclenché des frappes aériennes au Nigeria, en Syrie, Irak, Iran, et mènent depuis septembre une campagne de frappes contre des embarcations présentées comme appartenant à des trafiquants de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique.

Ces actions ont dans l'ensemble causé la mort de plus de 1000 personnes, dont des civils, selon le décompte d'Acled.

Pour Clionadh Raleigh, directrice générale d'Acled, la multiplication des frappes "remet ouvertement en cause l'idée que le pouvoir (d'un pays, ndlr) devrait être limité par des règles partagées" de droit international.

"Quand le président (Trump) dit que seule sa 'morale personnelle' limite ce qu'il peut faire, cela indique un éloignement du droit, des institutions et des alliances", a-t-elle souligné dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump filmé faisant un doigt d'honneur pendant une visite d'usine

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Donald Trump a réagi de manière vulgaire à une interpellation, lors de sa visite d'une usine, mardi, à Dearborn. (© KEYSTONE/AP/Evan Vucci)

Donald Trump a été filmé mardi faisant un doigt d'honneur en direction d'une personne qui l'interpellait pendant une visite d'usine, une réponse "adéquate" selon la Maison Blanche.

"Un cinglé était en train de hurler sauvagement des insultes dans un accès de rage, et le président a répondu de manière tout à fait adéquate et dénuée d'ambiguïté", a commenté le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung, dans une déclaration transmise à l'AFP.

Dans la vidéo qui a circulé sur TikTok et X, et qui a été publiée en particulier par le site d'informations people TMZ, le président américain marche sur une passerelle pendant sa visite d'une usine du constructeur Ford à Detroit (région des Grands lacs).

Une voix s'élève au début de la vidéo, criant des propos qui ne sont pas audibles, et Donald Trump fait alors un doigt d'honneur dans la direction d'où viennent les cris.

A en croire TMZ, la personne interpellant le milliardaire républicain aurait en particulier proféré les mots "protecteur de pédophile".

Cela pourrait faire référence à l'affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui embarrasse politiquement Donald Trump.

Le président américain a entretenu une relation amicale avec l'homme d'affaires new-yorkais, mort en prison en 2019 avant d'être jugé pour avoir mis en place un système d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.

Le Congrès a voté pour forcer l'administration Trump à publier les documents relatifs à cette affaire et en possession de la justice fédérale, ce qu'elle n'a fait jusqu'ici que partiellement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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