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International

Un procureur spécial pour enquêter sur Trump

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Donald Trump a déjà fait l'objet d'une enquête supervisée par un procureur spécial: Robert Mueller avait été chargé en 2017 d'établir s'il y avait eu une collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de la présidentielle de 2016 (archives). (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

Le ministre américain de la justice a nommé vendredi "dans l'intérêt du public" un procureur expert en crimes de guerre pour enquêter sur Donald Trump. L'ancien président, qui a annoncé sa candidature pour 2024, a dénoncé une décision "politique" et "injuste".

"C'est honteux! Ils font cela juste parce que je suis en tête des sondages", a dit le républicain à des journalistes de la chaîne de télévision Fox, en précisant qu'il ne coopérerait pas avec les enquêteurs.

Lors d'une allocution télévisée, Merrick Garland a confié cette mission extrêmement "sensible" à Jack Smith, procureur basé à La Haye du Tribunal spécial pour le Kosovo. M. Garland a jugé "dans l'intérêt du public" de nommer un procureur spécial pour reprendre deux enquêtes menées depuis des mois par la justice américaine.

La première porte sur les efforts du milliardaire républicain pour changer les résultats de la présidentielle de 2020, la seconde sur sa gestion des archives de la Maison-Blanche.

Une recommandation

Après avoir réuni tous les éléments, le procureur spécial "exercera son jugement professionnel de manière indépendante pour décider, s'il doit y avoir une inculpation", dans l'un ou l'autre de ces dossiers, a précisé M. Garland.

Le procureur spécial ne sera toutefois chargé que d'émettre une recommandation et il reviendra au ministre de trancher. S'il devait finalement inculper Donald Trump sur cette base, sa décision sera plus difficile à attaquer.

L'ouverture de poursuites n'empêcherait pas le magnat de l'immobilier de concourir à la présidentielle de 2024, mais jetterait une ombre sur sa candidature.

Démentant toute instrumentalisation de l'appareil judiciaire, la porte-parole de la Maison-Blanche Karine Jean-Pierre a assuré que le président Joe Biden n'avait pas été informé au préalable de la décision de son ministre.

Dans un communiqué, le procureur Smith a promis d'agir "vite", "en toute indépendance" et "de manière approfondie".

900 personnes inculpées

La première enquête qui lui a été confiée porte sur les efforts de Donald Trump pour contester sa défaite à la présidentielle de 2020, jusqu'à l'assaut mené par ses partisans contre le Capitole le 6 janvier 2021. Cette enquête tentaculaire a déjà entraîné l'inculpation de près de 900 personnes ayant directement participé aux violences.

Mais les procureurs n'ont jamais exclu de s'intéresser à d'autres acteurs. "Chaque personne qui est pénalement responsable des efforts pour annuler l'élection devra répondre de ses actes", a déclaré à plusieurs reprises Merrick Garland.

La seconde enquête porte sur les archives de la Maison-Blanche. En quittant la présidence, Donald Trump a emporté des boîtes entières de documents. Or, une loi de 1978 oblige tout président américain à transmettre l'ensemble de ses emails, lettres et autres documents de travail aux archives nationales.

En janvier, il a rendu 15 cartons. Après examen, la police fédérale a estimé qu'il en conservait probablement d'autres dans sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, en Floride. Des agents du FBI y ont mené le 8 août une perquisition spectaculaire sur la base d'un mandat pour "rétention de documents classifiés" et "entrave à une enquête fédérale" et ont saisi une trentaine d'autres boîtes.

Enquête russe

Dans le passé, Donald Trump a déjà fait l'objet d'une enquête supervisée par un procureur spécial: Robert Mueller avait été chargé en 2017 d'établir s'il y avait eu une collusion entre son équipe de campagne et la Russie lors de la présidentielle de 2016.

Après deux ans d'enquête, il avait jugé ne pas avoir assez de preuves d'un complot entre Moscou et l'équipe Trump, mais avait relevé une série de pressions troublantes exercées par le locataire de la Maison-Blanche sur son enquête. Le ministre de la justice de l'époque, le républicain Bill Barr, n'avait toutefois pas jugé nécessaire de le poursuivre.

Pendant son mandat, Donald Trump a également été visé par deux procès en destitution: l'un portait sur des pressions exercées sur l'Ukraine afin qu'elle lui donne des éléments embarrassants pour Joe Biden; l'autre sur son rôle dans l'attaque du Capitole. Il a été acquitté dans les deux dossiers grâce à la majorité républicaine au Sénat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Mort d'un militant à Lyon: enquête pour "homicide volontaire"

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Un jeune homme brandit un drapeau en hommage au jeune homme décédé à Lyon lors d'un rassemblement dimanche à Paris (archives). (© KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA)

L'enquête en cours après la mort d'un militant nationaliste à Lyon a été élargie au chef d'"homicide volontaire", a annoncé lundi à Lyon le procureur Thierry Dran.

Frappé par "au moins six individus" dans le cadre d'affrontements entre militants d'ultragauche et d'ultradroite, Quentin Deranque, 23 ans, a eu "un traumatisme crânio-encéphalique majeur", mortel "à brève échéance", a-t-il ajouté.

La police a entendu "plus d'une quinzaine de témoins" et analyse des vidéos de l'agression, et "au moment où je vous parle, il n'y a pas eu d'interpellation", a encore précisé le magistrat.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Hockey

Glauser de retour à l'entraînement

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Andrea Glauser s'est entraîné en équipe lundi (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Andrea Glauser devrait être disponible pour le 8e de finale de la Suisse contre l'Italie, mardi aux JO 2026 (12h10). Le défenseur de Gottéron a participé à l'entraînement commun lundi à midi.

Glauser avait manqué le dernier match du tour préliminaire contre la République tchèque. Vendredi contre le Canada, il avait dû quitter la glace après avoir subi une blessure à la tête suite à une charge.

Le retour de Denis Malgin reste en revanche incertain. L'attaquant n'a pas participé à l'entraînement lundi, et il continue à faire soigner son épaule blessée lors du match contre le Canada.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

A Budapest, Rubio souhaite le "succès" de l'ami Orban

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Viktor Orban (à droite) a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin. (© KEYSTONE/AP/Alex Brandon)

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a achevé lundi sa tournée européenne en souhaitant lundi à Budapest - au nom de Donald Trump - le "succès" de son allié hongrois, le Premier ministre Viktor Orban. Cela en vue des élections législatives du 12 avril.

"Je peux vous dire en toute certitude que le président Trump est profondément attaché à votre réussite, car votre réussite est notre réussite, en raison de la relation que nous avons", a-t-il déclaré en conférence de presse aux côtés de M. Orban, en difficulté dans les sondages.

De son côté, M. Orban a affirmé qu'il n'y avait "aucune raison d'avoir peur de ce qui se passera en Hongrie" après le scrutin. "Le gouvernement sera formé sur la base de la volonté des Hongrois", a-t-il ajouté. "Parfois je perds, parfois je gagne", a rappelé le dirigeant, revenu au pouvoir en 2010.

"Alors n'ayez pas peur de ce qui se passera si nous ne gagnons pas, car cela arrive régulièrement", a-t-il dit.

Donald Trump affiche souvent sa sympathie pour son allié nationaliste hongrois, qu'il qualifie d'"homme fort et puissant, avec la capacité éprouvée à produire des résultats phénoménaux".

Rude défi

Viktor Orban, 62 ans, fait face au défi le plus difficile depuis son retour au pouvoir en 2010, son parti Fidesz étant devancé par la formation d'opposition TISZA dans les sondages.

Dans un discours samedi, il s'est engagé à poursuivre son offensive contre les "pseudo-organisations civiles, les journalistes, les juges et les politiciens achetés", pas loin de ce qu'entreprend le président américain aux Etats-Unis.

Le Premier ministre, devenu la bête noire de la majorité des pays de l'Union européenne, est accusé d'avoir réduit au silence les voix critiques de la magistrature, du monde académique, des médias et de la société civile, et d'avoir restreint les droits des minorités.

Il cultive aussi sa proximité avec le président russe Vladimir Poutine, tout comme Donald Trump qui l'avait accueilli en grande pompe en Alaska l'été dernier.

Pas d'Europe "vassale"

Arrivé dimanche soir à Budapest, M. Rubio, catholique pratiquant, a aussitôt assisté, à l'écart de la presse, à une messe en la célèbre basilique de Saint Etienne, selon un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat.

Il a eu dans la matinée lundi des entretiens avec M. Orban, avant de partir pour Washington. Marco Rubio arrivait de Bratislava où il a vu dimanche le Premier ministre slovaque Robert Fico, autre dirigeant nationaliste proche de Donald Trump.

Le choix de ces deux pays d'Europe centrale ne doit bien sûr rien au hasard, d'autant qu'il vient compléter le message envoyé par le secrétaire d'Etat à la Conférence sur la sécurité de Munich.

Dans un discours prononcé samedi, M. Rubio avait appelé les Européens à défendre la civilisation occidentale menacée, selon l'administration Trump, par l'immigration de masse notamment.

S'il s'est aussi efforcé de rassurer, avec plus ou moins de succès, des Européens inquiets des intentions américaines vis-à-vis de l'Otan comme du Groenland, il a surtout incité les Européens à se ranger derrière la vision du président américain.

A Bratislava, il a cependant assuré que les Etats-Unis ne voulaient pas d'une Europe "dépendante" ou qui soit un "vassal".

Le Premier ministre hongrois a également fait part de son intention de se rendre à Washington pour assister cette semaine à la réunion inaugurale du "Conseil de paix" du président américain.

Immigration et énergie

Viktor Orban est particulièrement proche de l'administration Trump, notamment en raison de sa politique antimigrants depuis la crise des réfugiés il y a dix ans. Il s'est rendu à plusieurs reprises dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.

Tout comme en Slovaquie, la question énergétique a fait partie des discussions en Hongrie, qui a obtenu, lors d'une visite de M. Orban à la Maison Blanche l'année dernière, une exemption de sanctions américaines sur les importations de pétrole et de gaz russes, qui financent l'effort de guerre de Moscou en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bob: Vogt/Ndiaye loin du podium

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Michael Vogt pointe au 7e rang en bob à 2 (© KEYSTONE/AP/Aijaz Rahi)

Les équipages suisses sont loin du podium après la première journée de l'épreuve olympique de bob à deux. Seul le bob de Michael Vogt figure dans le top 10 après deux des quatre manches.

Septième après la première descente, le duo Michael Vogt/Amadou Ndiaye pointe au même rang à mi-parcours. Le pilote argovien a concédé 1''59 sur Johannes Lochner, leader provisoire, et 0''35 sur Adam Ammour, 3e. Un troisième pilote allemand, Francesco Friedrich, occupe la 2e place à 0''80 du leader.

Les deux autres bobs helvétiques en lice dans cette épreuve pointent hors du top 10. Timo Rohner et son pousseur Tim Annen sont 14es, à 2''19 de la tête et à 0''95 du podium, alors que le duo Cedric Follador/Luca Rolli occupe la 16e place.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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