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La fronde de Varsovie et Budapest empoisonne le sommet européen

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"Vingt-cinq pays sont mobilisés pour soutenir le processus, deux pays ont marqué leur désapprobation", a résumé le président du Conseil européen Charles Michel à l'issue de la réunion à Bruxelles. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

Le sommet des 27 a été jeudi et vendredi le théâtre d'un "combat" des dirigeants polonais et hongrois contre un système imposant une solidarité entre Etats dans l'accueil des requérants d'asile. Cette hostilité n'a toutefois pas fait dérailler la réforme en cours.

L'opposition des dirigeants nationalistes polonais Mateusz Morawiecki et hongrois Viktor Orban a empêché l'adoption de conclusions communes sur le sujet de la migration à l'issue du sommet.

De longues heures de négociations et les tentatives de conciliation de la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni n'ont pas convaincu les deux récalcitrants. Faute d'accord des Vingt-Sept, la déclaration finale sur la migration a été rédigée au nom de Charles Michel seulement, et mentionne les griefs des deux dirigeants.

Solidarité obligatoire mais "flexible"

Pologne et Hongrie s'opposent à un accord conclu à la majorité qualifiée le 8 juin entre les ministres de l'Intérieur de l'UE, qui prévoit notamment un système de solidarité obligatoire mais "flexible" entre pays de l'UE dans la prise en charge des demandeurs d'asile, une percée sur un dossier bloqué depuis des années.

L'accord trouvé le 8 juin à Luxembourg, encore préliminaire car il doit désormais être négocié avec le Parlement européen, prévoit que les Etats membres seraient tenus d'accueillir un certain nombre de demandeurs arrivés dans un pays de l'UE soumis à une pression migratoire, ou à défaut d'apporter une contribution financière, équivalente à 20'000 euros pour chaque réfugié non relocalisé.

Orban: "un combat pour la liberté"

"Inacceptable", pour Viktor Orban: "nous étions convenus auparavant à plusieurs reprises que, comme la question de la migration nous divise profondément, nous ne pouvions accepter de règle que si nous sommes tous d'accord, c'est-à-dire s'il y a une décision unanime", a-t-il expliqué vendredi, affirmant mener "un combat pour la liberté".

Même son de cloche du côté du Polonais Mateusz Morawiecki, qui a expliqué avoir refusé d'endosser les conclusions finales sur la migration face au refus des autres pays d'y inscrire le caractère non obligatoire des relocalisations.

Il a invoqué les violences urbaines en France pour justifier la politique anti-immigration menée par son gouvernement : "rassemblons ces deux images (...): d'un côté celle de la banlieue parisienne d'aujourd'hui, des grandes émeutes, des pillages dans les magasins, des vitres brisées, des voitures en feu et (de l'autre côté celle) des villes, des villages polonais tranquilles. L'image que nous défendons est évidente. La Pologne a opté pour la sécurité, la paix et l'ordre public".

Meloni "satisfaite"

La cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, dont le pays est en première ligne avec la Grèce, s'est toutefois dite "très satisfaite" à l'issue du sommet.

"La Hongrie et la Pologne ne sont pas d'accord avec le pacte migratoire. Nous n'arriverons jamais au consensus sur la dimension interne", c'est-à-dire la solidarité entre Etats membres dans l'accueil des demandeurs d'asile, a-t-elle indiqué.

"La seule chose sur laquelle nous pouvons avoir un consensus est un travail commun sur la dimension extérieure", c'est-à-dire la coopération avec les pays d'origine et de transit des migrants, a-t-elle ajouté.

"Et je pense que nous faisons de gros progrès" sur ce point, a-t-elle dit, évoquant des négociations entre l'UE et la Tunisie.

Centres aux frontières extérieures

La question de la répartition des demandeurs d'asile arrivés dans l'UE reste un sujet de crispation pour la Pologne et la Hongrie, qui avaient déjà refusé les quotas de réfugiés décidés après la crise de 2015-2016.

L'accord trouvé le 8 juin à Luxembourg oblige aussi les pays membres à créer des centres aux frontières extérieures de l'UE (frontières terrestres ou aéroports notamment) pour les migrants ayant peu de chances statistiquement d'obtenir l'asile, afin de faciliter leur renvoi vers leur pays d'origine.

Vote à la majorité qualifiée

La Pologne et la Hongrie avaient voté contre la proposition, tandis que quatre pays s'étaient abstenus. La présidence suédoise du Conseil de l'UE avait décidé d'opter pour un vote à la majorité qualifiée (requérant un vote favorable de 15 pays sur 27, représentant au moins 65% de la population totale de l'UE), comme prévu par les traités en matière de migration.

Le texte avait été adopté après des concessions faites notamment à l'Italie, et aucun autre pays n'a exprimé l'intention de revenir dessus.

Varsovie, comme Budapest, s'appuie sur de précédentes conclusions de sommets européens, en 2016, 2018 et 2019, pour réclamer que les décisions sur un dossier sensible comme la migration soient prises à l'unanimité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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World Tour: pas de classiques printanières pour Tim Wellens

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Pause forcée pour le champion de Belgique Tim Wellens (© KEYSTONE/AP POOL/MOSA'AB ELSHAMY)

Tim Wellens souffre d'une fracture de la clavicule suite à une chute dimanche lors de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Il sera absent plusieurs semaines et manquera les classiques flamandes et ardennaises.

"Mon printemps se termine déjà, avant même d'avoir vraiment commencé", a indiqué le champion de Belgique sur son compte Instagram au lendemain d'une opération qui s'est déroulée "avec succès". Wellens est l'un des lieutenants de Tadej Pogacar qu'il accompagne sur la plupart des courses, sur les classiques de printemps et au Tour de France notamment.

Vainqueur mi-janvier de la Clasica Jaen en Espagne, Wellens avait pris l'an passé la 3e place des Strade Bianche, la classique italienne programmée ce samedi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'appel à l'ONU à Genève de la mère d'une victime gazaouie de 5 ans

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La jeune Hind Rajab est décédée sans avoir pu être rejointe par les secouristes du Croissant-Rouge palestinien (PCRS) (archives). (© KEYSTONE/AP)

"Je veux que son nom soit associé à la justice". Lundi soir, la mère de la fillette de 5 ans Hind Rajab, tuée en 2024 dans la bande de Gaza et au centre d'un film en course aux Oscars, est venu lancer un appel à établir les responsabilités aux Etats à l'ONU à Genève.

"Son nom est Hind", a affirmé Wessam Hamada devant plusieurs ambassadeurs, dont le président du Conseil des droits de l'homme Sidharto Reza Suryodipuro. "Elle n'était pas une cause, elle n'était pas une combattante. Elle était une petite fille", a-t-elle ajouté après la projection de "La Voix de Hind Rajab" en marge de la session de l'organe onusien.

Devant des diplomates qui n'ont parfois pas pu retenir leurs larmes, la mère de famille, qui ne veut pas être considérée comme une militante politique, a souhaité que ces personnes aillent au-delà de la simple empathie. "Si vous ne ressortez de cette salle qu'avec des émotions, j'aurai échoué", a-t-elle insisté, appelant à des décisions et à une investigation indépendante.

"Combien de mères" devront encore parler pour que la communauté internationale s'active ?, a-t-elle demandé. Et d'ajouter que le film ne relaie pas seulement la voix de sa fille mais celle des quelque 20'000 enfants tués dans la bande de Gaza.

Fin janvier 2024, la jeune fille était blessée par des tirs israéliens sur le véhicule dans lequel elle quittait avec une partie de sa famille une zone à évacuer dans le nord de la bande de Gaza. Elle s'est alors retrouvée pendant plusieurs heures au téléphone avec les responsables du centre d'appel d'urgence du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) en Cisjordanie, les implorant de venir la chercher.

Plusieurs centaines d'impacts de tirs

Entourée des cadavres de son oncle, sa tante et quatre de ses cousins, elle a attendu l'arrivée d'une ambulance sous les tirs de tanks. Au bout de plusieurs heures pour obtenir le feu vert de l'armée israélienne, les sauveteurs du PCRS étaient sur le point de la récupérer. Mais ils ont été à leur tour ciblés et ont été tués.

La jeune fille est ensuite décédée et il faudra 12 jours pour que sa situation et celle de ses proches soit clarifiée. "La Voix de Hind Rajab" rassemble des acteurs qui interprètent les responsables du PCRS en Cisjordanie en dialogue avec l'enregistrement authentique de la jeune Gazaouie. Il sera en lice dans une dizaine de jours aux Oscars pour le meilleur film étranger.

Plus de 350 impacts avaient été retrouvés sur le véhicule dans lequel Hind Rajab se trouvait. Israël avait lui affirmé examiner les circonstances de cette situation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Bolivie: perquisitions pour retrouver les billets volés

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L'avion transportait 7,2 millions de dollars en monnaie locale. (© KEYSTONE/EPA/GABRIEL MARQUEZ)

La police bolivienne a annoncé lundi avoir perquisitionné plus d'une vingtaine de logements à la recherche des billets de banque volés après l'accident d'un avion militaire près de La Paz. L'appareil transportait l'équivalent de 7,2 millions de dollars en boliviano.

Le C-130 Hercules est sorti de piste vendredi à l'atterrissage à l'aéroport d'El Alto, percutant des véhicules sur une autoroute. Au moins 24 personnes sont mortes. En provenance de Santa Cruz (est), il approvisionnait la capitale en argent, selon le ministère de l'économie.

Après l'accident, des centaines de personnes se sont précipitées pour ramasser les billets éparpillés au sol. Certaines sont entrées dans l'appareil éventré pour accéder à la riche cargaison. La police, dépêchée sur place, a dû faire usage de gaz lacrymogène pour les écarter tandis que les pompiers menaient les opérations de secours sur les victimes.

Billets annulés

"Quand quelqu'un réussissait à attraper une liasse ou une caisse de billets, il se mettait à courir. Et des gens commençaient à lui arracher l'argent [...] Cela a duré toute la nuit", avait expliqué à l'AFP Abigail Perez, une étudiante habitant El Alto.

"Vingt-deux perquisitions" ont été effectuées là "où des billets ont été trouvés", a déclaré lundi le colonel Henry Pinto, chargé de l'enquête.

La banque centrale a précisé que les billets que transportait l'appareil accidenté seraient tous annulés et ne pourraient être réintroduits dans le système financier.

Après l'accident, les autorités ont ordonné la destruction des billets dans un immense bûcher improvisé à l'aéroport.

Dans un entretien à la chaîne de télévision Unitel, le ministre de l'économie, José Gabriel Espinoza, a indiqué qu'"environ 30%" des billets avaient été "volés".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Explosions à Kaboul, poursuite des combats avec le Pakistan

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Les combats durent depuis plusieurs jours au poste-frontière de Torkham, en Afghanistan. (© KEYSTONE/EPA/SAMIULLAH POPAL)

Plusieurs explosions et tirs ont été entendus mardi à Kaboul par des journalistes de l'AFP. Les combats se poursuivent à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, selon le ministère afghan de la défense.

Les explosions ont résonné en même temps que des tirs d'armes antiaériennes et des coups de feu à travers la capitale.

Dans la ville de Jalalabad, située entre Kaboul et la frontière avec le Pakistan, un journaliste de l'AFP a entendu des explosions et des tirs provenant d'armes diverses.

Au poste-frontière le plus proche, celui de Torkham, à environ 50 kilomètres de Jalalabad, des résidents ont dit à l'AFP que les combats qui duraient depuis plusieurs jours se poursuivaient.

Après la détérioration de leurs relations ces derniers mois, les deux pays voisins s'affrontent le long de la frontière depuis jeudi, jour où l'Afghanistan a lancé une offensive frontalière en réponse aux frappes aériennes pakistanaises survenues plus tôt.

Le Pakistan a alors déclaré la "guerre ouverte" aux talibans afghans qui contrôlent l'Afghanistan, les accusant de longue date d'abriter des militants armés qui lancent des attaques sur son territoire, ce que les autorités afghanes démentent.

Des dizaines de morts

Au moins 39 civils ont été tués depuis jeudi, selon le gouvernement afghan, un bilan que le Pakistan n'a pas commenté. Parmi les dernières victimes figurent trois enfants tués lundi dans un "crime commis par le régime militaire pakistanais" dans la province afghane frontalière de Kunar, a déclaré le porte-parole adjoint du gouvernement afghan, Hamdullah Fitrat.

L'UNICEF s'est "alarmée par les informations faisant état d'enfants tués et blessés" dans les affrontements entre Afghanistan et Pakistan et a appelé toutes les parties à "faire preuve d'une retenue maximale et à protéger la vie des civils", dans une déclaration publiée mardi.

Islamabad a indiqué que ses frappes aériennes de février, qui ont déclenché l'escalade, visaient des combattants armés.

Les affrontements à la frontière ont touché plusieurs provinces afghanes. Les derniers combats ont eu lieu dans des provinces du sud-est, à Kandahar, selon le ministère afghan de la défense, ainsi que dans sa voisine Zabul, selon les autorités locales.

Cet épisode est le plus violent depuis octobre, quand des affrontements avaient causé plus de 70 décès de part et d'autre de la frontière, depuis en grande partie fermée.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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