International
Sursis en justice pour cinq sites porno français menacés de blocage
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Sursis pour l'industrie du porno: un tribunal parisien a reporté vendredi sa décision concernant le blocage en France de cinq des principaux sites internet du secteur, jusqu'à l'examen de recours concernant les modalités des restrictions de l'accès aux mineurs.
Initiée par le régulateur français de l'audiovisuel et du numérique, l'Arcom, cette procédure a déjà connu plusieurs retards. Elle est notamment encouragée par plusieurs associations de protection de l'enfance et soutenue par le gouvernement.
Désormais, les regards se tournent vers le Conseil d'Etat. Des recours ont été déposés fin 2021/début 2022 auprès de cette instance par deux des éditeurs concernés (Webgroup Czech Republic qui édite Xvideos.com et NKL Associates qui édite Xnxx).
"Sécurité juridique"
Un décret publié quelques mois plus tôt stipule qu'ils ne peuvent s'exonérer de leurs responsabilités vis-à-vis des plus jeunes avec une simple déclaration de majorité. Selon ces entreprises, ce texte méconnait le "principe de sécurité juridique", car il ne précise pas les mesures à mettre en place pour contrôler l'âge des visiteurs tout en assurant le respect de leur vie privée.
Ils pointent également un "défaut de notification préalable de la législation" à la Commission européenne, censée examiner les textes susceptibles d'imposer des mesures restrictives à des sociétés situées dans l'UE.
"Victoire du droit"
L'instruction de ces recours est toujours en cours par le juge administratif mais aucune date d'audience n'est prévue, a indiqué l'avocat des deux éditeurs, Karim Haeri. Selon lui, le report de la décision du tribunal judiciaire est "une victoire du droit".
"Nous n'avons cessé de dire depuis 18 mois que le gouvernement et l'Arcom ont manqué à leurs obligations légales les plus élémentaires, que (la loi sur les violences conjugales de juillet 2020) était mal faite, imprécise et lacunaire", a-t-il ajouté.
S'ils étaient obligés de vérifier l'âge de leurs visiteurs, les cinq sites visés estiment leur perte d'audience à "90-95%", selon un message posté vendredi sur le site XVideos.
Dans un communiqué, l'Arcom a pris acte de la décision et assuré qu'il "continuera d'oeuvrer au respect par les éditeurs de sites pour adultes de leurs obligations légales". "Des solutions existent pour limiter l'exposition des mineurs à la pornographie. Il revient aux sites éditeurs ou hébergeurs de les mettre en oeuvre", a appuyé vendredi la secrétaire d'Etat à l'enfance, Charlotte Caubel.
Associations fâchées
Thomas Rohmer, directeur de l'association Open spécialisée dans la "parentalité numérique", s'est dit pour sa part "en colère" et il a dénoncé "une décision incompréhensible d'un point de vue juridique (qui) ressemble à un déni de justice".
"La justice a l'air de protéger ces sites porno et ne protège pas les mineurs", a renchéri Justine Atlan, de l'association e-Enfance.
La situation devrait encore évoluer avec l'examen à la rentrée du projet de loi sur la régulation du numérique, porté par le ministre du secteur, Jean-Noël Barrot, et adopté par le Sénat. Il permet à l'Arcom de se passer du juge.
Deux millions de mineurs par moisLe régulateur a également mis en demeure trois nouveaux sites, dont YouPorn, et lancé une procédure judiciaire à l'encontre de deux autres plateformes.
Selon une étude de l'Arcom, plus de deux millions de mineurs sont exposés chaque mois à des contenus pornographiques en France. Même en cas de blocage par les opérateurs télécoms, il serait possible de le contourner grâce à des solutions techniques déjà existantes, comme un VPN.
Le sujet dépasse les frontières hexagonales: le Royaume-Uni veut lui aussi mieux filtrer l'accès aux sites porno, avec son projet de loi sur la sécurité en ligne, en discussion au Parlement. Aux Etats-Unis, plusieurs Etats ont intégré dans la loi une vérification de l'âge des internautes.
En France, une solution technique reposant sur un tiers de confiance a été présentée mais reste en phase de test. La Cnil, gardienne des données personnelles, s'est déclarée favorable à des solutions transitoires comme la validation de l'âge par la carte de paiement ou l'analyse des traits du visage.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Les premiers participants arrivent au village olympique de Milan
Le village olympique de Milan a ouvert officiellement ses portes vendredi à une semaine du coup d'envoi des JO 2026 de Milan Cortina (6-22 février). Les premiers participants ont pris leurs quartiers.
"L'Italie a été la première à emménager, suivie par de larges délégations allemande, tchèque et japonaise", a annoncé dans un communiqué le comité d'organisation. "D'autres arrivées sont prévues dans la soirée (de vendredi), avec entre autres des délégations des Pays-Bas et de l'Australie", a ajouté Milano Cortina 2026.
Si la cérémonie d'ouverture des JO 2026 est prévue le 6 février, les compétitions débuteront dès le 4 février avec notamment du curling, à Cortina d'Ampezzo.
Le village olympique de Milan doit héberger 1700 sportifs et encadrants durant les épreuves milanaises des Jeux, la capitale économique de l'Italie accueillant la plupart des disciplines de glace comme le patinage artistique et le hockey sur glace. Construit par un promoteur privé, il sera reconverti à l'issue des Jeux paralympiques (6-15 mars) en résidences étudiantes.
Un autre village olympique, provisoire celui-là sous la forme de 377 mobile-homes, a été construit à Cortina d'Ampezzo, où auront lieu les épreuves de ski alpin féminin et de curling, ainsi que le bobsleigh, la luge et le skeleton.
Les JO 2026, les troisièmes Jeux d'hiver organisés par l'Italie, présentent une carte "éclatée" sur 22'000 km2, car les organisateurs ont privilégié des installations sportives déjà existantes et des sites habitués à accueillir des grands événements comme Anterselva pour le biathlon, Bormio et Cortina pour le ski alpin ou le Val di Fiemme pour le ski nordique.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
L'actrice canadienne Catherine O'Hara est décédée
L'actrice canadienne Catherine O'Hara est décédée à l'âge de 71 ans, ont annoncé vendredi ses agents. Elle était notamment connue pour ses rôles dans "Beetlejuice" et "Maman, j'ai raté l'avion!".
Elle était également apparue ces dernières années dans les séries "Bienvenue à Schitt's Creek" et "The Studio".
Catherine O'Hara est décédée à son domicile de Los Angeles des suites d'une brève maladie, a précisé à Variety l'agence CAA, qui la représentait.
Née à Toronto en 1954, elle a fait ses débuts au cinéma en 1980.
En 1988, elle a incarné la belle-mère de Winona Ryder dans "Beetlejuice", de Tim Burton.
"Maman, j'ai raté l'avion!"
Mais c'est en 1990 qu'elle a accédé à une notoriété mondiale en jouant la mère de Kevin, incarné par Macaulay Culkin, dans "Maman, j'ai raté l'avion!".
"C'est un film parfait, n'est-ce pas?", avait-elle dit lors d'une interview accordée en 2024 au magazine People.
Un rôle qu'elle rejouera dans la suite du film, "Maman, j'ai raté l'avion 2: Perdu à New York", dans lequel Donald Trump fait une brève apparition, plusieurs décennies avant de devenir président des Etats-Unis.
"Des gens qui s'appelaient Kevin venaient me voir et me demandaient d'hurler 'Kevin!'", en référence à une de ses fameuses répliques dans "Maman, j'ai raté l'avion", a confié Catherine O'Hara dans l'interview à People.
Emmy Award et Golden Globe
En 1993, elle collabore de nouveau avec Tim Burton sur "L'Etrange Noël de monsieur Jack".
Mais le public contemporain la connaît davantage grâce à son interprétation du personnage Moira dans "Bienvenue à Schitt's Creek".
"Je n'ai jamais reçu autant d'attention, c'est fou!", disait-elle à People à propos de son rôle dans la série, qui lui a valu un Emmy Award de la meilleure actrice principale en 2020 et pour lequel elle a également reçu un Golden Globe et un SAG Award.
"Maman. Je pensais que nous avions encore du temps", a réagi vendredi l'acteur Macaulay Culkin sur Instagram.
"Je voulais plus. Je voulais m'asseoir à côté de toi. Je t'ai entendue, mais j'avais encore tant à te dire. Je t'aime", a-t-il écrit en légende d'une photo de lui et Catherine O'Hara.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Affaires Epstein: plus de 3 millions de pages en plus vendredi
Le ministère américain de la Justice a annoncé publier vendredi trois millions de documents concernant Jeffrey Epstein, après que les premières pièces publiées ont confirmé une proximité passée entre le criminel sexuel et Donald Trump.
Le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, a précisé qu'il s'agissait notamment de plus de 2000 vidéos et 180'000 images, en grande partie de la "pornographie".
Les images et vidéos de toutes les femmes ont été masquées à l'exception de celles de la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.
Le gouvernement américain, qui publie ce gigantesque dossier sous la contrainte d'une loi votée par le Congrès, avait déjà diffusé des dizaines de milliers de documents fin décembre.
Il faudra "plusieurs semaines" pour tout écluser, avait alors fait savoir le ministère de la Justice, en annonçant qu'il lui fallait traiter "plus d'un million" de nouveaux documents potentiellement liés à l'affaire, découverts par un procureur de New York et la police fédérale.
Les publications précédentes ont surtout éclairé le réseau spectaculaire du richissime financier new-yorkais, mort en prison en 2019 à New York avant d'être jugé pour avoir monté un système d'exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.
Ils ont pour le reste posé plus de questions qu'ils n'ont apporté de réponses, par exemple sur l'existence d'éventuels complices de Jeffrey Epstein.
Outre l'homme d'affaires, qui selon les autorités s'est suicidé dans sa cellule, la seule autre personne poursuivie a été son ancienne collaboratrice Ghislaine Maxwell, qui purge actuellement une peine de 20 ans de prison aux Etats-Unis.
Des parlementaires républicains et démocrates ont joint leurs forces pour pousser à la publication de cette énorme masse de photos, vidéos et documents écrits (courriers électroniques, auditions de témoins etc), contre la volonté du président américain.
Compte-gouttes
Cette réticence de Donald Trump a indigné certains de ses partisans, qui voient dans l'affaire Epstein, terreau fertile pour toutes sortes de théories du complot, la confirmation de leurs suspicions sur la dépravation des élites.
Le ministère a justifié la lente diffusion par la nécessité de protéger les victimes en biffant des noms voire des passages entiers, ou en recouvrant des visages sur les photos.
Cette publication au compte-gouttes et ces caviardages ont alimenté des accusations de dissimulation contre l'administration Trump.
Parmi les documents non encore publiés figurent des pièces susceptibles d'éclairer la toute première affaire Epstein, vieille de plus de quinze ans et distincte des poursuites engagées plus tard à New York.
Dans cette première affaire, instruite par des procureurs de Floride, Jeffrey Epstein était accusé d'avoir eu recours aux services de prostituées mineures.
Il a écopé d'une peine aménagée de prison de 13 mois et échappé à un procès grâce à un accord secret passé en 2008 avec un procureur, jugé extrêmement indulgent par les experts.
Les parlementaires à l'origine de la loi sur la divulgation du dossier voudraient voir l'acte d'accusation établi à l'époque contre Jeffrey Epstein, ainsi qu'un mémoire résumant l'enquête.
Avion privé
Parmi les documents publiés en décembre, des photos de l'ancien président démocrate Bill Clinton en compagnie de Jeffrey Epstein ou de femmes aux visages dissimulés avaient en particulier retenu l'attention.
D'autres pièces avaient elles confirmé la proximité qui a existé à une époque entre le riche homme d'affaires et Donald Trump, lequel n'a jamais été accusé d'agissements criminels en relation avec Jeffrey Epstein.
Le président américain reconnaît l'avoir fréquenté dans les années 1990, mais affirme avoir coupé les liens avant qu'il ne soit inquiété par la justice.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Arrestation d'un ex-présenteur de CNN à Minneapolis
La ministre américaine de la Justice Pam Bondi a annoncé vendredi avoir ordonné l'arrestation de l'ancien présentateur de CNN Don Lemon, en lien avec les manifestations contre les opérations de la police de l'immigration dans le Minnesota.
"Sur mes instructions, tôt ce matin, des agents fédéraux ont arrêté Don Lemon" et trois autres personnes, dont une journaliste indépendante, a-t-elle écrit sur X.
Elle a précisé que ces arrestations avaient eu lieu en lien avec "l'attaque" contre une église à Saint Paul le 18 janvier, lorsque des manifestants avaient perturbé un office religieux dans la capitale du Minnesota.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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