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International

La Russie signe des accords militaires avec 40 pays africains

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Vladimir Poutine pose ses pions en Afrique. (© KEYSTONE/AP/Mikhail Tereschenko)

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé vendredi, au dernier jour du sommet Russie-Afrique à Saint-Pétersbourg, que Moscou et les pays du continent s'étaient engagés à promouvoir un "ordre mondial multipolaire". Ils veulent lutter contre le "néo-colonialisme".

"L'engagement de tous nos Etats à la formation d'un ordre mondial multipolaire juste et démocratique (...) a été réaffirmé", a déclaré M. Poutine lors d'un discours de clôture, évoquant une "détermination commune à lutter contre le néocolonialisme" et les sanctions "illégitimes".

Isolé sur la scène internationale depuis le lancement de son offensive militaire en Ukraine en 2022, Moscou a organisé jeudi et vendredi son deuxième sommet Russie-Afrique, réunissant cette année les délégations de 49 pays africains, dont 17 chefs d'Etat.

Une déclaration commune a été adoptée à l'issue de cette rencontre, prévoyant une coopération accrue dans les domaines de l'approvisionnement alimentaire, l'énergie et l'aide au développement.

Elle appelle à "créer un ordre mondial multipolaire plus juste, équilibré et durable, s'opposant fermement à toute forme de confrontation internationale sur le continent africain", selon le texte publié sur le site du Kremlin.

Le texte prévoit aussi que Moscou aidera les pays africains à "obtenir réparation pour les dégâts économiques et humanitaires causés par les politiques coloniales" occidentales, y compris "la restitution des biens culturels" pillés.

Indépendance

M. Poutine a précisé qu'il devait encore discuter dans la soirée de la situation en Ukraine avec "les pays africains intéressés".

"Les représentants des Etats africains ont fait preuve de volonté politique, ont démontré leur indépendance et leur réel intérêt à développer la coopération avec notre pays", s'est-il félicité.

Selon lui, un sommet Russie-Afrique se tiendra désormais tous les trois ans et un "mécanisme de partenariat et de dialogue" sera créé pour les "questions de sécurité", y compris pour la lutte contre le terrorisme, la sécurité alimentaire et le changement climatique.

"Il est également question de passer systématiquement aux monnaies nationales, y compris le rouble, dans les règlements financiers des transactions commerciales" entre la Russie et l'Afrique, a-t-il ajouté.

M. Poutine avait déjà promis jeudi à six pays africains la livraison gratuite dans les prochains mois de céréales, sur fond d'inquiétudes après l'abandon par Moscou de l'accord sur les exportations de produits agricoles ukrainiens.

La Russie a entamé depuis plusieurs années un rapprochement avec l'Afrique, y compris via les services du groupe paramilitaire Wagner, se présentant comme un rempart contre l'"impérialisme" et le "néocolonialisme" occidental.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Trump prêt à rencontrer la présidente par intérim du Venezuela

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Donald Trump que les échanges avec les autorités vénézuéliennes se passent bien. (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Le président américain Donald Trump s'est dit ouvert dimanche à une entrevue avec la dirigeante par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez. Il a estimé que son gouvernement travaillait "vraiment bien" avec Caracas.

A la question de savoir s'il prévoyait de rencontrer Mme Rodriguez, Donald Trump a répondu aux journalistes: "A un moment donné, je le ferai", à bord de son avion Air Force One.

La vice-présidente du Venezuela, investie comme cheffe de l'Etat par intérim, après la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse le 3 janvier, négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes.

Son gouvernement a décidé d'entamer "un processus exploratoire" en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les Etats-Unis, rompues depuis 2019, tout en répétant qu'il n'est pas "soumis" à Washington.

Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, l'exécutif américain "reste en contact étroit avec les autorités intérimaires", a indiqué samedi un responsable du département d'Etat. M. Trump a affirmé avoir "annulé" une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la "coopération" de Caracas.

Cuba dans le viseur

Le président américain, qui veut en finir avec la collaboration entre Caracas et la Havane, a néanmoins durci le ton contre Cuba et exhorté le pays caribéen à accepter "avant qu'il ne soit trop tard" un "accord" dont il n'a pas précisé la nature, suscitant la colère de son homologue à La Havane.

"Personne ne dicte quoi faire" à Cuba, a répondu sur le réseau social X le président cubain Miguel Diaz-Canel. Cuba est "une nation libre, indépendante et souveraine", a-t-il ajouté.

Aux Etats-Unis, dans le centre de détention de Brooklyn, à New York, où il est incarcéré, le président vénézuélien Nicolás Maduro s'est montré confiant. "Nous allons bien. Nous sommes des combattants", a-t-il déclaré selon son fils, dans une vidéo publiée samedi par le PSUVA, le parti au pouvoir au Venezuela.

Accusés notamment de trafic de drogue, l'ancien dirigeant socialiste et son épouse Cilia Flores ont plaidé non coupables lors de leur présentation lundi dernier devant la justice américaine, avant une prochaine audience prévue le 17 mars.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

"Hamnet" remporte le Golden Globe du meilleur film dramatique

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Les Golden Globes sont considérés comme un tremplin vers les Oscars. (© KEYSTONE/AP/Chris Pizzello)

La tragédie "Hamnet", qui explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils, a remporté dimanche le Golden Globe du meilleur film dramatique. Dans la catégorie comédie, le trophée est revenu à "Une bataille après l'autre".

Inspirée par le roman de Thomas Pynchon, "Vineland", la tragicomédie "Une bataille après l'autre" s'appuie sur le fossé irrémédiable entre l'héritage politique du Black Power et celui du Ku Klux Klan, pour mettre en scène une intrigue familiale dans une société ultra-polarisée, où tout se résout par les armes. Cette victoire cimente son statut de favori pour l'Oscar du meilleur film.

Quant à "Hamnet", réalisé par la cinéaste chinoise Chloé Zhao, ce long-métrage a également valu le prix de la meilleure actrice à Jessie Buckley, remarquable en mère dévastée qui trouve une catharsis inattendue dans l'oeuvre théâtrale de son mari. Le film devance notamment "Sinners" de Ryan Coogler.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Trump affirme que l'Iran veut "négocier"

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La répression des manifestations en Iran par les autorités a déjà fait près de 200 morts, selon une ONG (archives). (© KEYSTONE/AP)

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que l'Iran, aux prises avec une vaste contestation, "veut négocier". Selon lui, une réunion est en préparation avec les dirigeants de la République islamique. Il n'a toutefois pas écarté des options militaires.

A bord de l'avion Air Force One, le président américain a estimé que Téhéran commençait à dépasser la ligne rouge qu'il avait fixée concernant les morts de protestataires lors de ce mouvement d'une ampleur inédite depuis trois ans, précisant que l'armée étudiait des "options très fortes".

L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré dimanche avoir confirmé la mort d'au moins 192 manifestants, mais averti que le nombre réel de victimes pourrait être beaucoup plus lourd, dénonçant un "massacre" et un "crime [...] majeur contre le peuple iranien". L'IHR a aussi estimé à plus de 2600 les manifestants arrêtés.

Donald Trump a ajouté que Téhéran avait appelé samedi pour "négocier" et qu'une rencontre était "en cours de préparation". Il a cependant laissé planer la menace d'une action avant toute entrevue.

Appel du fils du shah

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait auparavant affirmé que l'Iran riposterait à toute frappe américaine en ciblant des sites militaires et le transport maritime des Etats-Unis.

Le fils de l'ancien shah d'Iran et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi, a exhorté sur les réseaux sociaux les forces armées et de sécurité à "se tenir au côté du peuple".

Déclenchée à Téhéran le 28 décembre par des commerçants furieux contre la cherté de la vie, la contestation s'est largement étendue et représente pour la République islamique l'un de ses plus grands défis depuis sa proclamation en 1979.

Les autorités ont imposé une coupure d'Internet, en vigueur depuis plus de 72 heures, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.

"Deuil national"

Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national pour les "martyrs de la résistance", en référence notamment aux membres des forces de sécurité tués. Si les autorités disent comprendre les revendications économiques des manifestants, elles fustigent de plus en plus des "émeutiers" instrumentalisés, selon elles, par l'étranger, les Etats-Unis et Israël en tête.

Le président Massoud Pezeshkian a exhorté la population à participer lundi à une "marche de résistance" dans tout le pays, pour dénoncer les violences commises, selon lui, par des "criminels terroristes urbains". La télévision d'Etat a diffusé des images de bâtiments en feu, dont une mosquée, ainsi que de cortèges funèbres d'agents des forces de l'ordre.

Dimanche, une vidéo largement partagée montrait de nouveau des manifestants se rassemblant dans le quartier de Pounak, à Téhéran, en scandant des slogans en faveur de la monarchie déchue.

La télévision d'Etat s'est efforcée de montrer une forme de retour au calme, diffusant des images d'une circulation fluide. Le gouverneur de Téhéran, Mohammad-Sadegh Motamedian, a affirmé à la télévision que "le nombre de manifestations [était] en baisse".

Dizaines de corps enveloppés

Des images publiées sur les réseaux sociaux - probablement par des moyens satellitaires - avaient montré de grandes foules défilant dans la nuit de samedi à dimanche dans plusieurs villes iraniennes, notamment la capitale Téhéran et Machhad, dans l'est du pays.

Dans une autre vidéo authentifiée par l'AFP, on voit des dizaines de corps enveloppés dans des sacs noirs devant une morgue de la capitale et ce qui semble être des Iraniens à la recherche de leurs proches disparus.

Le centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York, a affirmé que les hôpitaux étaient "débordés" par l'afflux de manifestants blessés et que les réserves de sang diminuent.

A Téhéran, un journaliste de l'AFP décrit une quasi-paralysie de la vie quotidienne. La mobilisation en Iran survient dans un pays affaibli par une guerre avec Israël en juin et les coups portés à plusieurs de ses alliés régionaux, ainsi que par les sanctions liées à son programme nucléaire rétablies en septembre par l'ONU.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Etats-Unis: le DoJ fait un pas en vue de poursuites contre la Fed

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Le président américain Donald Trump fait pression sur le président de la Fed, Jerome Powell (image), pour pousser la banque centrale à abaisser plus fortement ses taux (archives). (© KEYSTONE/EPA/WILL OLIVER)

Le président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, a annoncé dimanche, dans un communiqué, que la banque centrale américaine avait reçu une convocation de la part du département américain de la justice. Elle pourrait conduire à une mise en accusation.

Cette convocation s'inscrit, selon M. Powell, dans le climat de pression exercé par le président américain Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus fortement ses taux, alors que l'inflation reste toujours au-dessus de sa cible de 2%.

"Cette menace n'est pas au sujet de mon témoignage. C'est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président", a dénoncé M. Powell dans une vidéo publiée sur le site de la banque centrale.

Le président américain a accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu'il pouvait y avoir des cas de fraude et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un montant que Jerome Powell dément.

Selon ce dernier, la vraie question est "de savoir si la Fed sera capable de continuer à déterminer ses taux en se basant sur les conditions économiques ou si la politique monétaire doit être dirigée par les pressions politiques et intimidations".

"Trop tard" et "nigaud"

Avant même sa réélection, Donald Trump a accusé Jerome Powell, qu'il surnomme "trop tard", de ne pas agir suffisamment vite pour abaisser les taux et d'agir pour des motifs politiques et non économiques.

Depuis son retour à la Maison-Blanche, le milliardaire républicain a continué à maintenir la pression, traitant notamment le président de la Fed de "nigaud" et cherchant le moyen de le licencier.

"J'ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. A chaque fois, j'ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique, concentré uniquement sur notre mandat. Je compte poursuivre le travail pour lequel le Sénat m'a confirmé", a insisté M. Powell.

Le mandat du président de la Fed doit arriver à son terme en mai prochain, ce qui permettra à Donald Trump de le remplacer, potentiellement par son principal conseiller économique Kevin Hassett, considéré par les analystes comme le favori.

Outre Jerome Powell, le républicain a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook, une décision repoussée momentanément par la cour suprême des Etats-Unis.

Plus largement, le gouvernement américain a estimé en septembre dernier que le travail de la Fed devait faire l'objet d'une évaluation complète. Le secrétaire au trésor, Scott Bessent, estime qu'elle "doit changer de cap".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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