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La Grèce frappée par "le plus grand incendie jamais enregistré dans l'UE"

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"Si nous prenons en compte les zones forestières brûlées par l'incendie dans le sud de l'Evros, nous parlons d'un énorme désastre écologique. L'image est tragique", a affirmé la garde-forestière Dora Skartsis, qui dirige la Société de la protection de la biodiversité de Thrace. (© KEYSTONE/EPA/DIMITRIS ALEXOUDIS)

La Grèce lutte depuis onze jours contre un feu dévastateur dans le département frontalier d'Evros (nord-est) et la forêt protégée de Dadia, le "plus grand incendie jamais enregistré dans l'UE". Il a tué 20 personnes et provoqué "un désastre écologique" et économique.

Déclaré le 19 août et ayant déjà brûlé 81'000 hectares, dont une grande partie du parc national de Dadia à Evros, selon l'observatoire européen Copernicus (EMS), selon l'observatoire européen Copernicus (EMS), ce feu est "le plus grand jamais enregistré dans l'UE", a indiqué mardi à Bruxelles Balazs Ujvari, un porte-parole de la Commission européenne.

Il s'agit du plus gros incendie de forêt d'un seul tenant depuis 2008, selon l'EMS. Mais dans le passé, des épisodes marqués par de multiples foyers concomitants dans une même zone ont été encore plus dévastateurs, comme au Portugal où 286'000 hectares étaient partis en fumée du 13 au 17 octobre 2017.

Mardi, l'incendie continuait de brûler la forêt de Dadia, située dans le centre de l'Evros, dans la région de Thrace, protégée par le réseau européen de Natura 2000 qui est mondialement connu comme un lieu d'habitat ou d'hibernation pour les rapaces.

Trois foyers problématiques

Selon les pompiers, trois foyers restent problématiques et la Protection civile a recommandé mardi soir l'évacuation du village de Kotronia proche de Dadia. La semaine dernière, de nombreux villages de l'Evros menacés par les flammes avaient été évacués.

Au total, 475 pompiers avec 100 véhicules, 6 avions et 4 hélicoptères sont mobilisés mardi à Evros et le département proche de Rhodope touché également par les flammes.

Renforts européens

L'UE a envoyé ces derniers jours 11 avions et un hélicoptère de la flotte européenne pour aider la Grèce avec 407 pompiers, soit la moitié des moyens aériens européens communs, selon Balazs Ujvari.

La végétation est si dense dans cette région que les flammes ne sont souvent pas visibles, et l'eau jetée par les pompiers n'atteint souvent pas les foyers qui brûlent au sol, estiment les garde-forestiers de la région.

La semaine dernière, 20 personnes ont été retrouvées calcinées, en majorité des migrants dont deux enfants, près d'Alexandroupoli, chef-lieu de l'Evros, ainsi qu'un berger décédé en essayant de sauver son troupeau dans une région du centre de la Grèce.

Trois espèces de vautours

Composée principalement de pins noirs (Pinus nigra) et de pins sylvestres (Pinus brutia) mélangés à des chênes, le parc de Dadia est surtout connu pour ses rapaces.

Trois des quatre espèces européennes de vautours sont présentes: le vautour moine (Aegypius monachus), le vautour fauve (Neophron percnopterus) et le vautour percnoptère (Gyps fulvus), selon l'association grecque des ornithologues.

"Enorme désastre écologique"

Rappelant un grand incendie qui avait touché Dadia en 2011, la garde-forestière Dora Skartsis estime que "tout ce qui a été régénéré depuis a été perdu" ces derniers jours.

"Si nous prenons en compte les zones forestières brûlées par l'incendie dans le sud de l'Evros, nous parlons d'un énorme désastre écologique. L'image est tragique", a affirmé cette experte qui dirige la Société de la protection de la biodiversité de Thrace.

La forêt de Dadia est vitale pour l'économie locale, car elle soutient l'exploitation forestière, l'apiculture et les activités touristiques dans le département de l'Evros, l'un des plus pauvres du pays.

Moutons et chèvres brûlés vifs

Rien que dans la municipalité d'Alexandroupoli, plus de 4000 moutons et chèvres ont été brûlés, ainsi que 50 bergeries, selon les premières estimations, tandis que des entrepôts contenant des aliments pour animaux ont également été détruits, selon Kostas Dounakis, président de l'Association locale des éleveurs.

"Tout le pâturage a été brûlé, toute la zone a été détruite et les bêtes n'ont nulle part où paître... Tout cela crée un coût très élevé pour les éleveurs', a-t-il déploré sur la chaîne de télévision publique Ert.

Reboiser et empêcher les glissements

A l'issue d'une réunion ministérielle mardi sous l'égide du Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, des mesures de reboisement nécessaire ont été annoncées dans la région de l'Evros et sur le mont Parnès, près d'Athènes, ravagé également ces derniers jours par un autre feu.

Le ministre de l'Environnement, Theodoros Skylakakis, a annoncé des travaux anti-inondations et des dédommagements pour éleveurs, agriculteurs et habitants ayant perdu leur logement.

"L'été le plus difficile"

Comme les pays du pourtour méditerranéen, la Grèce est en proie cet été à de nombreux feux que le gouvernement impute au changement climatique.

"Il s'agit de l'été le plus difficile en termes de conditions climatiques, ce qui rend le travail des autorités (...) beaucoup plus difficiles", a souligné lundi Pavlos Marinakis.

Plus de 120'000 hectares ont été brûlés jusqu'ici à travers le pays, selon des estimations de l'Observatoire national grec - soit trois fois la moyenne annuelle depuis 2006, a de son côté relevé l'EMS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La capitale du Groenland privée d'électricité en raison d'une panne

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L'électricité a été partiellement rétablie à Nuuk (archives). (© KEYSTONE/AP/Evgeniy Maloletka)

Nuuk, la capitale du Groenland, a été privée d'électricité dans la nuit de samedi à dimanche pendant plusieurs heures. Le fournisseur local a évoqué une panne de transmission due à des vents violents.

Essentiellement alimentée par une centrale hydroélectrique située à près de 50 km au sud-est, la ville de 20'000 habitants a été soudainement plongée dans le noir aux alentours de 22h30 (01h30 en Suisse), ont constaté des journalistes de l'AFP sur place. Trois heures plus tard, le courant n'était que partiellement rétabli dans certains endroits de la ville.

Sur le réseau social Facebook, la compagnie Nukissiorfiit a expliqué que des vents violents avaient provoqué une panne de transmission et qu'elle était en train de démarrer un générateur de secours.

Cet incident survient quelques jours après la publication par le gouvernement groenlandais d'une brochure fournissant des conseils à la population en cas de crise sur ce territoire autonome danois convoité par le président américain Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Argentine: le climat extrême complique la lutte contre les feux

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Le Chubut est l'une des provinces argentines touchées par les incendies de forêt. (© KEYSTONE/EPA/MATIAS GARAY)

Des incendies de forêt en Patagonie argentine ont déjà ravagé au moins 36'000 hectares de forêts. Des centaines de pompiers tentent de contenir les flammes dans un contexte climatique extrême prévu pour les prochains jours.

L'incendie mobilisant le plus de ressources samedi se situe dans le parc national Los Alerces, dans la province de Chubut (sud) où, selon le dernier communiqué officiel, 10'000 hectares ont déjà brûlé.

Le gouverneur de la province, Ignacio Torres, a déclaré samedi sur le réseau social X que, en raison de "conditions climatiques défavorables", il a fallu "intensifier les opérations". "Aujourd'hui, 400 brigadistes, pompiers volontaires, équipes de soutien, personnel de santé et forces de sécurité travaillent dans la zone", a-t-il précisé.

Quinze moyens aériens sont aussi mobilisés, dont des avions bombardiers d'eau et des hélicoptères, mais la fumée entrave leur travail et ils attendent "une amélioration des conditions de visibilité".

Sécheresse et vents

Les températures élevées, la sécheresse et les vents forts créent un contexte climatique "critique", a expliqué samedi à l'AFP Laura Mirantes, coordinatrice du centre provincial des opérations d'urgence.

"Nous parlons de températures autour de 30 degrés, d'un taux d'humidité de 20%, d'une absence totale de précipitations et de rafales de vent qui vont, bien sûr, perturber et compliquer les opérations", a-t-elle ajouté.

Le service national de gestion du feu a décrété une alerte rouge de danger d'incendie dans la région jusqu'à mardi. Provoqué par la foudre, l'incendie de Los Alerces a débuté le 9 décembre et a progressé lentement avant de devenir incontrôlable ces dernières semaines.

Cette semaine, il a dépassé les limites du parc national et s'est approché par le nord du village de Villa Lago Rivadavia, où une habitation a été détruite par le feu et six familles ont été évacuées.

L'autre incendie de forêt qui frappe la province couvre environ 23'000 hectares à une cinquantaine de kilomètres au nord de Villa Lago Rivadavia. Il était "contenu à 85%" samedi, selon le service provincial de gestion du feu.

D'autres incendies au Chubut et dans la province voisine de Santa Cruz, déjà maîtrisés ou éteints, portent à plus de 36'000 hectares la superficie touchée par les flammes depuis le début de l'été austral.

Le Chili voisin fait également face à une série d'incendies dans le sud du pays, qui ont fait jusqu'à présent 21 victimes, détruit 42'000 hectares et laissé 20'000 sinistrés, selon les autorités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La présidente vénézuélienne veut "des accords" avec l'opposition

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Delcy Rodriguez s'est retrouvée à la tête du Venezuela après la spectaculaire opération américaine qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro au début janvier (archives). (© KEYSTONE/AP/Ariana Cubillos)

La présidente par intérim du Venezuela Delcy Rodriguez a appelé samedi à la télévision nationale à trouver "des accords avec l'opposition" trois semaines après la spectaculaire opération américaine qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro.

"Nous devons nous rencontrer et parvenir à des accords. Pourquoi? Eh bien, pour le peuple du Venezuela", a déclaré Mme Rodriguez, dont l'intérim selon la constitution peut durer six mois avant de nouvelles élections. "Il ne peut y avoir ni divergences politiques ni partisanes lorsqu'il s'agit de la paix du Venezuela, a-t-elle ajouté.

Vendredi, la Mme Rodriguez avait demandé au président de l'Assemblée nationale du Parlement, son frère Jorge Rodríguez, une rencontre avec les différents secteurs politiques du pays disant vouloir un dialogue avec des "résultats concrets et immédiats".

"Qu'il s'agisse d'un dialogue politique vénézuélien où ne s'imposent plus des ordres externes, ni de Washington, ni de Bogotá, ni de Madrid. Un dialogue politique nationalisé [...] qui soit pour le bien commun du Venezuela", avait-elle déclaré vendredi.

Sous pression

Quelque 2400 personnes avaient été arrêtées et 28 tuées lors de la répression des troubles post-électoraux après l'annonce par le conseil national électoral (CNE) de la victoire de M. Maduro à la présidentielle. L'opposition, qui revendique toujours la victoire, a accusé le pouvoir de fraude, publiant des procès-verbaux de bureaux de vote donnant son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia vainqueur.

Le CNE, accusé d'être aux ordres du pouvoir, n'a jamais publié de résultats détaillés disant avoir été victime d'une attaque informatique.

Depuis son investiture le 5 janvier, Mme Rodriguez, sous pression américaine, a notamment promis des libérations de prisonniers politiques, mais a aussi signé des accords pétroliers avec les Etats-Unis ou engagé une réforme législative comprenant notamment la loi sur les hydrocarbures.

Toutefois, ces libérations s'opèrent au compte-gouttes. Depuis l'annonce du 8 janvier, seules quelque 150 personnes sur plus de 800 prisonniers politiques ont été libérées, selon un bilan l'ONG Foro Penal.

Cette semaine, la Maison-Blanche, sans fixer de date, a annoncé vouloir inviter Mme Rodriguez aux Etats-Unis, après plusieurs déclarations élogieuses du président américain Donald Trump à son égard.

Dans des propos parfois contradictoires, le président américain, qui veut, selon des analystes, éviter un scénario irakien avec une implosion de l'administration, avait déjà affirmé que l'opposante Maria Corina Machado n'était pas qualifiée pour gérer le pays, tout en assurant aussi vouloir "l'impliquer".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Minneapolis: protestations après la mort d'un homme tué par l'ICE

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Le décès du manifestant s'est produit lors d'une manifestation contre la police de l'ICE. (© KEYSTONE/EPA/CRAIG LASSIG)

La mort par balle d'un Américain de 37 ans, le 2e tué par les agents fédéraux à Minneapolis en janvier, a déclenché de nouvelles protestations samedi. La ville américaine est secouée depuis plusieurs semaines par des manifestations contre les opérations de l'ICE.

Alex Pretti, infirmier d'un service de réanimation, est mort après une altercation samedi avec des agents fédéraux sur une route. Son décès vient aggraver une situation déjà tendue depuis celui de Renee Good, une Américaine tuée par balle le 7 janvier dans sa voiture par un agent de l'ICE dans cette même ville.

Le gouvernement américain a aussitôt affirmé que l'homme s'apprêtait à mettre en danger les agents de la police de l'immigration (ICE), comme elle l'a fait après la mort de Renee Good.

Malgré ces allégations et un appel au calme de la police locale, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés pour dénoncer ces violences dans un parc de Minneapolis samedi soir malgré le froid glacial. Des rassemblements de protestation ou d'hommages à Alex Pretti ont également eu lieu dans plusieurs villes de New York à Los Angeles.

Un "assassin"

Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, a réclamé que les autorités locales, et non fédérales, prennent la tête des investigations. "On ne peut pas se fier à l'Etat fédéral", a-t-il affirmé, avant de fustiger l'ICE qui sème selon lui "le chaos et la violence".

Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et à l'authenticité confirmée par les autorités montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle "Police" lutter pour amener une personne au sol, puis la frapper plusieurs fois. Un tir résonne alors, les agents s'écartent de l'homme allongé dans la rue, avant de tirer à plusieurs reprises sur lui.

"Il était là pour se livrer à la violence", a déclaré la secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem. Le conseiller de la Maison-Blanche, Stephen Miller, a, quant à lui, qualifié Alex Pretti d'"assassin", dans un message relayé sur le réseau social X par le vice-président JD Vance.

Selon le ministère américain de la sécurité intérieure (DHS), l'homme était armé d'un pistolet semi-automatique et avait "violemment résisté" avant que l'agent, "craignant pour sa vie", ne lui tire dessus. Sur X, le DHS a publié une photographie de l'arme présumée.

"Au moins dix coups" de feu

Mais selon une analyse des images réalisée par le média d'investigation Bellingcat, "quelques instants avant que le premier coup ne soit tiré", on peut voir l'un des agents s'éloigner avec un pistolet semblable à l'arme postée par le DHS.

Ensuite, "deux agents différents tirent manifestement avec leurs armes et au moins dix coups sont tirés au total", poursuit Bellingcat, précisant que "la plupart" l'ont été alors que "l'homme était déjà allongé au sol immobile".

Le chef de la police de Minneapolis, Brian O'Hara, a indiqué que l'homme habitait la ville, possédait un permis légal de port d'arme et n'était pas connu des services de police. Il a décrit une "situation extrêmement imprévisible" après les tirs lorsque des manifestants sont arrivés, expliquant que les autorités locales n'avaient pas pu sécuriser les lieux pour l'enquête.

Trump accuse

"Le maire et le gouverneur poussent à l'insurrection avec leur rhétorique pompeuse, dangereuse et arrogante", a accusé sur son réseau social Truth Social Donald Trump, pour qui il faut laisser la police de l'immigration "faire son boulot".

Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a appelé le président à mettre fin aux opérations de l'ICE dans sa ville et à "rétablir la paix". La ville est sous tension depuis la mort de Renee Good, devenue un symbole des excès dont est régulièrement accusée l'ICE à la suite du retour au pouvoir de M. Trump, qui revendique la fermeté de ses opérations contre les migrants.

Vendredi, des milliers de personnes avaient déjà défilé dans le centre de Minneapolis pour protester contre les opérations de l'ICE, au moment où les autorités américaines tentaient de calmer l'indignation provoquée par la détention d'un garçon de 5 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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