Économie
Chute du PIB et taxe bancaire: l'économie italienne broie du noir
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Chute du PIB plus forte que prévu, baisse du moral des chefs d'entreprises et méfiance des investisseurs face à des mesures jugées populistes. Dix mois après sa prise de fonction, le gouvernement italien dirigé par Giorgia Meloni voit l'horizon économique s'assombrir.
Peu après avoir mis en émoi le monde des affaires avec une taxe sur les "surprofits" des banques, annoncée dans la plus grande confusion et amendée deux fois en 24 heures, la cheffe du gouvernement a décidé de snober le mini-Davos organisé cette semaine par The European House - Ambrosetti à Cernobbio, dans le nord du pays. Ce prestigieux cercle de réflexion, qui invite chaque année le gotha de l'industrie italienne et des investisseurs internationaux sur les rives du lac de Côme, n'a pas mâché ses mots pour critiquer une mesure qui a fait plonger les banques à la Bourse de Milan.
La "pagaille" semée par la taxe bancaire a eu "un impact négatif sur l'image et la réputation internationale" de l'Italie, ont jugé les organisateurs du forum économique, qui se tient de vendredi à dimanche à Cernobbio. L'indice qui mesure la confiance des dirigeants d'entreprises s'est établi à 29 au troisième trimestre, soit une chute de 12,5 points sur un an, selon le baromètre trimestriel du forum. Cet indice avait atteint 70,6 en septembre 2021 sous le gouvernement de Mario Draghi, un record historique.
Mais Giorgia Meloni persiste et signe: interrogée par le quotidien économique Il Sole 24 Ore, elle a défendu mercredi l'impôt sur les banques: "Je ne taxerai jamais les bénéfices légitimes des entreprises", mais "je ne défendrai pas les rentes de situation".
Série de mauvaises nouvelles
Pour ne rien arranger, l'Institut national des statistiques (Istat) a annoncé vendredi que le recul du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre avait finalement atteint 0,4% au lieu de 0,3% prévu dans un premier temps. La performance de l'économie italienne s'avère ainsi nettement en dessous de la croissance de 0,3% affichée en moyenne par la zone euro entre avril et juin.
"Le recul du PIB est principalement dû à la demande intérieure", en baisse dans un contexte de forte inflation et de hausse des taux d'intérêt, souligne l'institut. Les investissements ont baissé de 1,8% par rapport au premier trimestre. La consommation des ménages a stagné, alors que les dépenses de l'administration publique ont reculé de 1,6%. Le commerce extérieur a également donné des signes de faiblesse.
L'Italie subit le contrecoup des affres de l'Allemagne, son principal partenaire commercial, qui est tout juste parvenue à sortir de la récession d'hiver au deuxième trimestre avec une stagnation de son PIB. La chute du PIB italien "est clairement préoccupante, c'est le reflet d'un manque de productivité persistant, au moment où la dette publique est gigantesque", a commenté auprès de l'AFP Francesco Galietti, fondateur du cabinet de consultants Policy Sonar.
Le gouvernement nationaliste a parfois "recours à des mesurettes, mais il n'a pas de vision stratégique pour stimuler durablement la croissance du pays", a-t-il déploré.
Menace de récession?
Autre mauvaise nouvelle pour l'Italie, le taux de chômage est remonté à 7,6% en juillet par rapport au mois précédent, gagnant 0,2 point. Sur la période avril-juin, la production industrielle a baissé en moyenne de 1,2% par rapport au trimestre précédent.
Reflet de cette détérioration du climat économique, l'indice de confiance des entreprises en Italie a atteint en août son niveau le plus bas depuis novembre 2022, d'après l'Istat. Au point de faire craindre une récession en Italie cette année, selon les analystes de Pantheon Macroeconomics, alors que le gouvernement Meloni table toujours sur une croissance de 1%.
Seule lueur d'espoir, la hausse des prix à la consommation a connu un nouveau coup de frein en août, passant à 5,5% sur un an, contre 5,9% en juillet. Et tous les patrons ne croient pas au désastre, à l'instar de Rosario Rasizza, PDG du groupe de travail temporaire Openjobmetis: "Mon observatoire, c'est mon agence et, tous les mois, des entreprises frappent à notre porte car elles recherchent des travailleurs."
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Israël annonce un assaut terrestre contre le Hezbollah au Liban
Israël a annoncé lundi le lancement d'opérations terrestres contre le Hezbollah pro-iranien au Liban, pendant que son allié américain presse les grandes puissances de s'impliquer pour rouvrir le détroit d'Ormuz verrouillé par l'Iran.
Dix-sept jours après l'attaque israélo-américaine sur Téhéran, le conflit embrase le Moyen-Orient et inquiète la planète toute entière, tant pour les risques qu'il fait peser sur l'approvisionnement de l'économie mondiale, que pour l'instabilité géopolitique qu'il génère.
L'armée israélienne, qui mène depuis le début du mois avec des troupes au sol et des blindés des incursions dans le sud du Liban, a déclaré avoir entamé des "opérations terrestres limitées et ciblées contre des bastions clés" du mouvement pro-iranien Hezbollah dans la région.
Le Liban entraîné
Le Liban a été entraîné dans la guerre le 2 mars, lorsque le mouvement chiite a attaqué Israël, en riposte à l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei au premier jour de la campagne israélo-américaine.
Israël a lancé en riposte de meurtrières frappes aériennes massives sur son voisin, en particulier dans le sud, et annoncé son intention de créer une "zone tampon" sur une large bande de territoire à la frontière des deux pays.
Dans son communiqué, l'armée israélienne défend des "efforts défensifs" visant "l'élimination des terroristes opérant dans la zone".
Dans le même temps, son indéfectible allié américain fait pression sur la communauté internationale pour la sécurisation du détroit d'Ormuz, de facto aux mains de l'Iran.
"Conséquences pour l'avenir de l'Otan"
Dans une interview au Financial Times, Donald Trump a réclamé que l'Otan, comme Pékin, envoient des navires de guerre dans le précieux passage d'Ormuz, par où transite un cinquième du trafic mondial de pétrole et de gaz liquéfié.
"Il est tout à fait normal que ceux qui tirent profit de ce détroit contribuent à faire en sorte que rien de fâcheux ne se produise là-bas", a déclaré le président, qui avait promis que la marine américaine commencerait "très bientôt" à y escorter des pétroliers.
Le milliardaire, flirtant avec la menace, a prédit "des conséquences très mauvaises pour l'avenir de l'Otan" si les pays de l'alliance refusaient d'obtempérer.
Il a aussi menacé de reporter un voyage en Chine du 31 mars au 2 avril si Pékin rechignait à s'impliquer, soulignant qu'elle "importait 90% de son pétrole via le détroit".
Mais les réponses des chancelleries sont timides. Pékin a assuré rester "en communication" avec Washington sur la visite de Trump, mais sans évoquer le sujet. Japon et Australie ont tous deux exclu un déploiement.
Donald Trump affirme par ailleurs discuter avec l'Iran d'une possible fin de la guerre. "Je ne pense pas qu'ils soient tout à fait prêts, même s'ils n'en sont plus très loin", a-t-il déclaré à la presse dimanche soir, répétant que l'Iran avait été "décimé" par plus de deux semaines de frappes.
Téhéran n'a pas confirmé de discussions. Le ministère des Affaires étrangères iranien a en revanche enjoint aux pays qui envisageraient de répondre à l'appel de Washington de "s'abstenir de toute action" conduisant "à une escalade".
"Ecocide" en Iran
Lundi, Israël a continué à bombarder la ville de Téhéran, où de nouvelles explosions ont retenti à la mi-journée, après une nuit déjà secouée par de fortes explosions, selon un journaliste de l'AFP.
Les bombardements de dépôts de carburant dans la capitale "violent la loi internationale et constituent un écocide", a dénoncé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi.
L'Iran pour sa part poursuit ses frappes sur des bases militaires et des intérêts économiques américains chez ses voisins du Golfe, mais aussi des infrastructures civiles comme des aéroports, des ports et installations pétrolières.
Aux Emirats arabes unis, l'aéroport de Dubaï, un des principaux noeuds du trafic aérien mondial, a rouvert après une suspension de plusieurs heures de ses opérations suite à une attaque de drone et l'incendie d'un réservoir de carburant.
Avant la guerre, l'aéroport de Dubaï était le plus fréquenté au monde pour le trafic international et constituait la base principale d'Emirates, la plus grande compagnie aérienne du Moyen-Orient.
Une attaque de drone a aussi provoqué un incendie dans l'importante zone industrielle pétrolière émiratie de Fujaïrah, située sur la côte du golfe d'Oman, au-delà du verrou d'Ormuz.
L'Arabie saoudite a dit avoir intercepté lundi 61 drones dans l'est du pays.
Flambée spectaculaire
Les prix du pétrole, qui ont connu une flambée spectaculaire depuis le début de la guerre, montrent toutefois des signes de stabilisation, autour de 100 dollars le baril.
Les pays membres de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) ont décidé la semaine dernière de débloquer collectivement 400 millions de barils issus de leurs réserves stratégiques. Une décision d'une ampleur sans précédent dans les 50 ans d'histoire de cette institution.
Lundi, le Japon, qui dépend du pétrole du Moyen-Orient pour 95% de ses importations, a commencé à puiser dans ses réserves, parmi les plus importantes du monde, débloquant l'équivalent de 15 jours de consommation nationale.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
Suisse à 10 millions: le Conseil fédéral lance la campagne du non
Le conseiller fédéral Beat Jans, des représentants cantonaux et des partenaires sociaux, ont lancé lundi la campagne du gouvernement contre l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!". Ce texte remet en cause la voie bilatérale avec l'UE.
Le Conseil fédéral et le Parlement rejettent l’initiative populaire "Pas de Suisse à 10 millions! ", qui sera soumise au vote populaire le 14 juin, a rappelé le conseiller fédéral Beat Jans lundi devant la presse à Berne. Elle crée davantage d’incertitude en ces temps déjà compliqués, a-t-il poursuivi.
Des représentants de la conférence des gouvernements cantonaux et des partenaires sociaux ont prévenu que les entreprises, les hôpitaux, les EMS et d’autres établissements publics ne pourraient plus recruter du personnel dans l’UE/AELE sans formalités administratives en cas de besoin. La pénurie de personnel toucherait en premier lieu les régions rurales.
Le Conseil fédéral préconise de faire face aux défis de la croissance démographique avec des mesures ciblées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Record du monde de la dégustation de chocolat à Fribourg
Le record du monde de la plus grande dégustation simultanée de chocolat a été battu dimanche à Fribourg. A l'occasion des 125 ans de Villars Maître Chocolatier, 977 personnes ont été réunies pour cette performance, a constaté un photographe de Keystone-ATS.
L’événement affichait complet depuis plusieurs semaines. L'entreprise avait choisi de marquer son anniversaire en réunissant les personnes "qui font vivre la marque au quotidien, à savoir ses consommateurs, ses partenaires et ses collaborateurs", avait-elle expliqué.
L'ancien record avait été réalisé par le Pérou en 2018 avec 797 participants. La nouvelle marque doit encore être officiellement homologuée par le "Guinness World Records".
Pour que le record puisse être validé, chaque étape a dû suivre un protocole strict imposé par le "Guinness World Records". La présence d’huissiers officiels et de témoins accrédités a été requise.
Le record a impliqué aussi un comptage rigoureux des participants, une distribution simultanée de portions identiques de chocolat, une séquence de dégustation synchronisée et une captation vidéo intégrale servant de preuve.
Lors de cette dégustation simultanée, 48 kilos de chocolat ont été mangés. Les convives ont aussi pu goûter plusieurs chocolats de la nouvelle gamme anniversaire.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
La présidente de France Télévisions dévoile de nouvelles économies
La présidente de France Télévisions assure, dans un courrier adressé au Premier ministre et dévoilé par La Tribune dimanche, que le groupe audiovisuel public a adopté un budget pour 2026 intégrant des mesures d'économies demandées par le gouvernement.
Dans cette lettre datée de vendredi, Delphine Ernotte Cunci détaille des économies de 2,3 millions d'euros sur les frais de mission et la division par deux des dépenses de taxi, à la suite de polémiques récentes sur ces frais.
"Je tiens à vous confirmer que le Conseil d'administration réuni ce jour (vendredi, NDLR) a adopté le budget rectificatif de France Télévisions pour 2026, qui intègre la baisse supplémentaire de 15 millions d'euros de la dotation publique intervenue en janvier", écrit-elle dans ce courrier dévoilé par le journal.
Elle précise que ce budget rectificatif "assurera le retour à l'équilibre dès 2026 en réduisant significativement les charges d'exploitation".
"Pour mener à bien cet effort inédit, s'élevant à 150 millions d'euros en un an, France Télévisions met en oeuvre des réformes structurantes visant à maîtriser ses charges", ajoute la dirigeante.
"Effort supplémentaire"
Dans un courrier du 23 janvier, également dévoilé par la Tribune dimanche, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait demandé au groupe un "effort supplémentaire par rapport à la dotation initialement prévue", précisant que "cette baisse supplémentaire est exceptionnelle".
M. Lecornu avait jugé "indispensable" que France Télévisions "fasse preuve d'une attention particulière dans la maîtrise de ses frais de fonctionnement, notamment sur les postes identifiés par la Cour des comptes".
Dans un rapport publié en septembre, la Cour des comptes avait appelé France Télévisions à engager "sans délai" des "réformes structurelles" afin de rétablir une situation financière qui s'est fortement dégradée ces dernières années. Les magistrats mettaient notamment en cause la progression des charges de personnel et de fonctionnement, alors que les capitaux propres du groupe se contractaient.
Mme Ernotte-Cunci indique, dans sa lettre, que la négociation d'un nouvel accord social "a démarré le 1er février pour une durée maximum de 27 mois". Le gouvernement a abandonné l'idée d'une réforme de l'audiovisuel public avant la présidentielle de 2027.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
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