Suisse
Un proche de Zelensky critique la Suisse sur les livraisons d'armes
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Le chef du parti du président ukrainien Volodymyr Zelensky, David Arakhamia, a critiqué la Suisse pour sa position sur les livraisons d'armes. Elle se fait du tort à elle-même, a-t-il déclaré dans une interview. L'industrie de l'armement helvétique court à sa perte.
"Les Suisses vivent selon le paradigme de la neutralité. Je comprends qu'ils pensent ainsi et je suis d'accord avec le fait qu'ils ne vendent pas d'armes directement à l'Ukraine", a déclaré M. Arakhamia dans une interview publiée samedi dans les journaux du groupe CH-Media. Mais priver les clients de disposer librement des biens qu'ils achètent nuira à l'industrie suisse, prédit-il.
"Si la Suisse poursuit sur cette voie, elle finira par perdre complètement son marché de l'armement", a expliqué ce proche du président ukrainien. "Cela signerait la fin de l'industrie de l'armement helvétique".
Depuis la guerre d'agression russe lancée en février 2022, l'Ukraine est devenue un des centres du commerce mondial de l'armement. Nous avons connaissance de tous les grands contrats conclus dans chaque pays, a déclaré M. Arakhamia.
Auparavant, tous les négociants demandaient si une transaction potentielle était conforme aux règles du commerce international des armes, c'est-à-dire aux règles strictes des États-Unis en matière de réexportation. "Aujourd'hui, tout le monde demande si (les armes en question) ont des composants suisses", a expliqué M. Arakhamia. "Les gens ne veulent pas acheter ce genre de choses", ils ne veulent pas payer pour quelque chose qu'ils ne pourront ensuite pas donner à qui ils veulent.
Plus d'investissements suisses en Ukraine
Les politiciens et politiciennes suisses devraient penser à l'avenir des usines d'armement dans leurs cantons, estime l'Ukrainien. "Est-ce vraiment dans l'intérêt de la Suisse qu'une usine finisse par fermer ou que des centaines de personnes soient licenciées?", se questionne-t-il.
Le chef du parti du président ukrainien juge le concept de neutralité peu prometteur. "La neutralité a aidé la population suisse après la Seconde Guerre mondiale, mais je ne pense pas qu'elle fonctionne encore dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il déclaré.
Il a indiqué espérer que la Suisse investisse davantage en Ukraine. Selon lui, la Suisse a toujours été une spécialiste des marchés financiers et fournit une aide précieuse à l'Ukraine dans le domaine du déminage. "Mais elle pourrait encore davantage concentrer ses efforts dans le domaine des investissements". Les entreprises d'armement pourraient par exemple ouvrir des entreprises en coparticipation (joint ventures) en Ukraine.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Fribourg veut réorganiser "en profondeur" son pouvoir judiciaire
Les députés fribourgeois ont entamé mardi la révision de la loi sur la justice (LJ). La démarche vise à réorganiser "en profondeur" le pouvoir judiciaire, en réunissant notamment les 18 autorités actuelles, réparties sur 15 sites, en 5 grandes entités.
L'objectif de la réforme portée par le conseiller d'Etat Romain Collaud, directeur de la sécurité et de la justice, vise à "faciliter la gestion et l’allocation des ressources de manière plus efficace et équitable". Il s'agit également de favoriser la voie de la conciliation pour résoudre les litiges.
Tous les partis sont entrés en matière, considérant "indispensable pour doter le canton d’un appareil judiciaire moderne". Un projet "bis" de la commission ad hoc propose d'accorder une enveloppe pour financer l'engagement temporaire de ressources additionnelles en cas de pics exceptionnels d'activité et limités dans le temps.
La commission veut aussi déplafonner le nombre de juges du Tribunal cantonal, en le fixant à 12 au moins et non plus entre 12 et 16, avec au moins autant de suppléants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Baume-Schneider à la rencontre de transplantés aux HUG à Genève
"Ce qui compte le plus, c'est le patient". La conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider a rencontré mardi aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) des personnes transplantées. Parmi elles, l'humoriste Joseph Gorgoni et l'ancien skieur William Besse.
"Il me semblait que c'était vous", a glissé la Jurassienne à celui qui incarne Marie-Thérèse Porchet. "En plus, il s'est moqué de moi dans un spectacle", ajoute-t-elle avec malice en parlant de l'humoriste, greffé d'un poumon.
Pour William Besse, c'est d'abord la casquette de "Ski Valais" qui a attiré le regard de la cheffe du Département fédéral de l'intérieur (DFI). "J'ai eu beaucoup de chance. C'est grâce à eux que je suis là", dit l'ancien champion, en montrant le personnel soignant.
Comme lui, 40 à 50 personnes reçoivent un foie parmi la centaine de transplantations menées chaque année aux HUG. A chaque fois, il faut évidemment un donneur. L'un d'entre eux, aux côtés de son ami à qui il a cédé un rein, veut faire passer un message. La réaction de la moitié des gens auxquels il parle montre à quel point des craintes subsistent sur le don d'organe.
Lien du terrain
Or, il n'a pas de complication, une semaine après le prélèvement. "Il faut en parler", alors que la transplantation "fait peur à tout le monde", abonde Joseph Gorgoni. Mais c'est le petit Raphaël, un peu plus de deux ans et atteint d'une tumeur hépatique, qui attendrit le plus l'assemblée d'un jour.
Aux côtés de Mme Baume-Schneider, habituée aux costumes et tailleurs du Palais fédéral, une nuée de blouses blanches. Les coordinatrices, véritables "cheffes d'orchestre", l'auront briefée sur le cycle de l'organe heure par heure, de l'annonce d'un donneur à la transplantation.
"Que se passe-t-il si l'hélicoptère ne peut décoller en raison de la météo?", "Vous appelez le receveur directement pendant la nuit?". "C'est passionnant", glisse Mme Baume-Schneider après avoir posé plusieurs questions. "L'appel au receveur, c'est le moment le plus émouvant", lui explique l'une des responsables.
Pour la conseillère fédérale, ces visites, qu'elle fait trois ou quatre fois par an dans des hôpitaux et des centres de soins, permettent de voir "le lien sur le terrain" de politiques parfois techniques. Le nouveau système du consentement présumé pour les prélèvements doit entrer en vigueur en 2027.
Prête comme donneuse
La mise en consultation des ordonnances est terminée et le nouveau système d'identification électronique (e-ID) a été approuvé. Les HUG s'attendent à une augmentation de 10 à 15% des organes disponibles face à la pénurie actuelle.
"Pour moi, ce qui compte le plus, c'est le patient. On voit qu'on sauve des vies ici", dit-elle à Keystone-ATS. Elle en ressort avec "beaucoup d'émotion et de reconnaissance" envers le personnel. Elle a pris la mesure du nombre de professionnels requis pour une greffe. "Je suis vraiment impressionnée", ajoute-t-elle.
"Je crois que je serai assez prête" à céder un organe, confie-t-elle. "Qu'est-ce que je peux vous donner ?", enchaîne-t-elle auprès d'un membre du personnel soignant. Avant de préciser qu'elle a elle-même sa carte de donneuse.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
La proportion d'élèves en surpoids a baissé en vingt ans
A Bâle, Berne et Zurich, environ un écolier sur six était considéré comme en surpoids l'année dernière. Ce chiffre n'a jamais été aussi bas depuis que la Fondation Promotion Santé Suisse recueille les données relatives à l'indice de masse corporelle (IMC).
"Le surpoids chez les élèves bâlois, bernois et zurichois est en recul depuis vingt ans", a écrit mardi la Fondation Promotion Santé Suisse dans un rapport publié à l'occasion du vingtième anniversaire de ce projet de monitoring. Le pic de l’"épidémie d’obésité" semble donc passé chez les enfants et les adolescents, note l'organisation. Néanmoins, la prévalence du surpoids et de l’obésité reste un sujet d’actualité, car un élève sur six est toujours en surpoids et un élève sur vingt-cinq souffre d’obésité.
Depuis l'année scolaire 2005/06, la fondation analyse, en collaboration avec les services de médecine scolaire des villes de Bâle, Berne et Zurich, les données relatives au poids des enfants et des adolescents de l'école obligatoire. Au début de l'enquête il y a vingt ans, un élève sur cinq était encore en surpoids ou souffrait d'obésité. Ce chiffre a baissé et s'établit en 2024/25 à 15,5%.
La prévalence du surpoids a diminué de cinq points de pourcentage au 1e cycle. Au niveau du 2e cycle, la baisse a été de trois points de pourcentage. A l'inverse, le3e cycle présente une augmentation de la prévalence du surpoids d’environ un demi-point de pourcentage. Dans cette tranche d’âge, la proportion d’élèves en surpoids a augmenté dans les années 2010, avant de reculer au cours des deux dernières années.
Selon Promotion Santé Suisse, les analyses complémentaires livrent de manière constante des corrélations entre le risque de surpoids et certains facteurs sociodémographiques: "les différences entre les sexes sont faibles, et les enfants et les adolescents issus de quartiers 'privilégiés' sont moins souvent touchés par le surpoids que ceux d’autres quartiers." La variable la plus importante reste donc l’origine sociale, les différences liées à la nationalité ont perdu de leur importance ces dernières années.
Pour l’année scolaire 2024/25, les données pondérales de 15'178 élèves des villes de Bâle, Berne et Zurich étaient disponibles pour calculer leur indice de masse corporelle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Vaud: Jacqueline Maurer-Mayor n'est plus
L'ancienne conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline Maurer-Mayor est décédée subitement lundi à l'âge de 78 ans. Elle avait siégé au Château cantonal de 1997 à 2007, devenant la première femme à accéder à ce poste.
L'annonce de sa disparition a été faite mardi après-midi en ouverture de la séance du Grand Conseil par son président Stéphane Montangero. Il a notamment rappelé "l'élection historique" de la radicale, "première femme à accéder à une fonction politique aussi élevée" dans le canton. Elle a "ouvert la voie à ses successeures" et "normalisé enfin" l'accession de femmes au Conseil d'Etat, a-t-il ajouté.
Née le 22 juin 1947 à Vaulion, Jacqueline Maurer-Mayor a longtemps été députée, avant d'accéder au gouvernement vaudois en mars 1997, à la faveur d'une élection complémentaire, succédant au radical Jacques Martin. Elle a été réélue à deux reprises au Conseil d'Etat, dont elle a assuré la présidence en 2000 et 2004.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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