Rejoignez-nous

International

Pékin espère voir ses relations avec Washington reprendre un "droit chemin"

Publié

,

le

Antony Blinken et Wang Yi s'étaient rencontrés en juin dernier à Pékin (archives). (© KEYSTONE/AP Reuters Pool/LEAH MILLIS)

La Chine espère voir ses relations avec les Etats-Unis se remettre sur un "droit chemin" grâce à la rencontre entre les chefs de la diplomatie des deux pays en fin de semaine. Cet entretien pourrait préfigurer une visite du président Xi Jinping aux Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie chinoise Wang Yi doit se rendre à Washington de jeudi à samedi et y rencontrer le secrétaire d'Etat Antony Blinken. Cette visite intervient dans le sillage des multiples contacts ces derniers mois entre Américains et Chinois qui s'évertuent à "gérer de façon responsable" les tensions entre les deux grandes puissances rivales.

Le rapprochement sino-russe, la guerre en Ukraine et, surtout, celle entre Israël et le Hamas palestinien devraient s'imposer dans les discussions, au moment où la communauté internationale s'inquiète d'un embrasement du conflit. Pékin a vivement déploré à cet égard la décision américaine de bloquer la semaine dernière une résolution de l'ONU qui appelait à une "pause humanitaire" au Proche-Orient.

"Approche plus constructive"

Pour Washington, la rencontre avec Wang Yi sera l'occasion d'inciter Pékin à avoir "une approche plus constructive" dans ces deux conflits et au-delà, a indiqué un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat. De son côté, Pékin a confirmé mardi les dates de la visite et exprimé le souhait que celle-ci permette aux relations entre les deux pays de reprendre "le droit chemin".

M. Wang procédera à des "échanges de vues approfondis avec les dirigeants américains sur les relations entre la Chine et les Etats-Unis et sur les questions internationales et régionales d'intérêt commun", a ajouté une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse.

Le diplomate "exprimera les principes et les positions de la Chine et ses préoccupations légitimes concernant les relations entre la Chine et les Etats-Unis," a-t-elle encore affirmé.

Pékin espère que Washington travaillera avec la Chine pour "renforcer la communication et le dialogue, accroître la coopération et gérer les différences, et remettre par des efforts conjoints, les relations entre la Chine et les Etats-Unis sur le droit chemin d'un développement sain et stable," a ajouté la porte-parole.

Nombreux sujets de friction

Les sujets de friction sont nombreux. De Taïwan, que Pékin revendique comme faisant partie de son territoire, aux activités de la Chine en mer de Chine méridionale, comme en témoigne le dernier incident en date d'une collision entre navires chinois et philippins que Washington a vivement déplorée. La Chine s'est aussi rapprochée de la Russie de Vladimir Poutine et elle s'efforce d'étendre son influence dans le monde y compris au Moyen-Orient.

Il s'agit de "poursuivre nos efforts visant à maintenir des canaux de communication ouverts" avec Pékin et à "gérer notre compétition de façon responsable", a déclaré à des journalistes un autre haut responsable américain.

Possible rencontre Biden-Xi

Aucun détail n'a été livré sur son programme précis ni quant à savoir si Wang Yi serait reçu par le président américain Joe Biden. Lors de sa visite à Pékin en juin dernier, Antony Blinken avait lui été reçu par le président chinois Xi Jinping.

La visite pourrait en tout cas servir à préparer celle de M. Xi aux Etats-Unis, possiblement en marge du prochain sommet des pays de l'Apec (Coopération économique pour l'Asie-Pacifique) à San Francisco à la mi-novembre.

Joe Biden a exprimé à plusieurs reprises son "espoir" d'une prochaine rencontre avant la fin de l'année, alors que leur dernier entretien en tête-à-tête remonte au sommet du G20 à Bali, en novembre 2022.

"Endiguement"

Les relations entre Pékin et Washington sont émaillées de tensions comme lors du survol par un ballon chinois du territoire américain en début d'année. En juin, Joe Biden avait froissé Pékin en affirmant que Xi Jinping appartenait à la catégorie des "dictateurs".

Les Etats-Unis mettent en avant le renforcement de leurs alliances en Asie, que Pékin considère n'être autre qu'une volonté "d'endiguement" et d'"encerclement" de la Chine.

Affirmant que l'Amérique est un "phare" des aspirations démocratiques dans le monde, Joe Bidenb réclame en outre au Congrès 7,4 milliards supplémentaires pour tenir tête à la Chine, sur le plan militaire et économique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Partage de virus et vaccins: négociations à l'OMS prorogées d'un an

Publié

le

Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé que des "avancées réelles" ont été observées cette semaine dans les négociations à Genève pour un système de partage des virus et des vaccins (PABS) (archives). (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les membres de l'OMS admettent leurs divisions dans les négociations sur un système de partage des virus et des vaccins en cas de pandémie (PABS). Vendredi soir à Genève, incapables de consensus en un an, ils ont décidé de proroger les discussions d'un an additionnel.

Au terme d'une nouvelle semaine de pourparlers, pays riches et pays en développement n'ont pu arriver à un accord. La prolongation devra être formellement approuvée lors de l'Assemblée mondiale de la santé qui démarre le 18 mai à Genève. La prochaine série de discussions aura lieu en juillet.

"Vous avez montré un engagement fort", a affirmé le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Des avancées réelles ont été observées" mais "des différences importantes" subsistent, a-t-il ajouté.

Les Etats doivent aboutir à une annexe à l'accord historique arraché l'année dernière. Celle-ci est importante parce qu'elle conditionne le processus de ratification de cet arrangement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

International

Un des trois porte-avions US au Moyen-Orient a quitté la région

Publié

le

Le plus grand porte-avion du monde, le Gerald Ford ici lors de sa dernière escale en Croatie fin mars, est en mer depuis 10 mois. Outre un incendie dans la buanderie, il a notamment connu des soucis de toilettes. (© KEYSTONE/EPA/STRINGER)

L'USS Gerald Ford, porte-avions américain déployé au Moyen-Orient pour la guerre en Iran, a quitté la région, a indiqué un responsable américain vendredi, deux autres de ces bâtiments y restant positionnés.

Le plus grand porte-avions du monde se trouve actuellement dans la zone de commandement américain pour l'Europe, selon ce responsable, qui a estimé à vingt le nombre de navires de la marine américaine restant déployés au Moyen-Orient. Ce décompte inclut les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS George Bush.

Le Ford est en mer depuis plus de dix mois. Avant d'être dépêché vers le Moyen-Orient, il a participé aux opérations américaines dans les Caraïbes, où Washington a mené une intense campagne de frappes aériennes contre des bateaux présentés comme impliqués dans le narcotrafic, saisi des pétroliers sous sanctions, et, surtout, capturé le président vénézuélien Nicolas Maduro début janvier.

L'imposant bâtiment a été redirigé par Donald Trump vers le Moyen-Orient mi-février. Fin mars, il avait un temps fait escale en Croatie pour des opérations de maintenance après le déclenchement d'un incendie dans la buanderie principale deux semaines plus tôt, blessant deux marins.

Il a aussi été confronté à de sérieux problèmes avec ses installations sanitaires, la presse américaine rapportant des canalisations bouchées et de longues files d'attente aux portes des toilettes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

RDC: l'ex-président Kabila dénonce des sanctions "injustifiées"

Publié

le

L'ancien président de la République démocratique du Congo a dénoncé les sanctions des Etats-Unis (archive). (© KEYSTONE/AP/JEROME DELAY)

Les Etats-Unis ont sanctionné l'ancien président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila. Ils l'accusent de soutenir le groupe armé M23. Vendredi, M. Kabila a dénoncé une décision "profondément injustifiée".

Washington a accusé jeudi M. Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, de chercher à "déstabiliser le gouvernement de RDC" et d'apporter un soutien financier au M23, groupe antigouvernemental soutenu par le Rwanda, qui s'est emparé de vastes pans de territoires dans l'est du pays et clame sa volonté de renverser le régime du président Félix Tshisekedi.

M. Kabila "a appris avec étonnement la décision du gouvernement américain le visant, décision qu'il considère profondément injustifiée, politiquement motivée et fondée sur des accusations non étayées de preuves irréfutables", selon ce communiqué transmis à l'AFP.

Sur liste noire

L'ex-président, qui se trouve désormais sur la liste noire des personnalités frappées de sanctions économiques par le service gouvernemental américain OFAC, "rassure le peuple congolais" de "sa détermination à ½uvrer sans relâche, envers et contre toute forme de pression, pour mettre fin à la dictature", ajoute le texte.

De son côté, Kinshasa a salué vendredi un "acte important en faveur de la lutte contre l'impunité", qui "restreint les capacités de mobilisation financière" et "de soutien logistique susceptibles d'alimenter et de prolonger la guerre".

Fin septembre, la justice congolaise avait condamné M. Kabila par contumace à la peine de mort pour "complicité" avec le M23 et sa branche politique, l'Alliance fleuve Congo (AFC).

La décision américaine "se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa qui avait été incapable de soutenir les accusations formulées contre lui par la moindre preuve devant la justice militaire congolaise", a estimé M. Kabila.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

Continuer la lecture

Culture

L'Oscar du réalisateur Pavel Talankine perdu dans un vol Lufthansa

Publié

le

Pavel Talankine (au centre) a jugé "totalement incompréhensible que (les autorités américaines) considèrent un Oscar comme une arme" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

La compagnie aérienne Lufthansa a annoncé vendredi qu'elle recherchait une statuette des Oscars égarée, appartenant au réalisateur russe Pavel Talankine. Les services de sécurité américains l'auraient empêché de l'emporter à bord d'un vol au départ de New York.

Pavel Talankine, qui a remporté un Oscar pour son documentaire 'Mr Nobody contre Poutine', n'a pas été autorisé à emporter la statuette en cabine lors d'un vol depuis l'aéroport JFK mercredi, a rapporté le site d'actualité cinématographique Deadline.

Les responsables de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) lui ont dit que la statuette pouvait être utilisée comme une arme et il a été contraint de l'enregistrer en soute dans une boîte en carton, selon Deadline. A son arrivée en Allemagne, la statuette dorée avait disparu.

"Nous regrettons profondément cette situation", a déclaré Lufthansa dans un communiqué. "Notre équipe traite cette affaire avec le plus grand soin et la plus grande urgence, et nous menons une recherche exhaustive afin de nous assurer que l'Oscar soit retrouvé et restitué aussi rapidement que possible".

"Jamais de problème"

Pavel Talankine, 35 ans, vidéaste dans une petite école russe de province, a créé la sensation lorsqu'il a remporté en mars l'Oscar du meilleur long métrage documentaire au côté du réalisateur américain David Borenstein.

Composé d'images que M. Talankine avait fait sortir clandestinement de Russie, "Mr Nobody contre Poutine" retrace l'introduction, dans les écoles russes, de cours patriotiques pro-guerre sous la présidence de Vladimir Poutine, dans le contexte de l'offensive de Moscou en Ukraine.

Le réalisateur a déclaré à Deadline qu'il avait pris l'avion au moins une douzaine de fois avec la statuette sans aucun problème. "C'est totalement incompréhensible qu'ils considèrent un Oscar comme une arme", a-t-il déclaré à son arrivée à Francfort jeudi matin, ajoutant que lors de ses précédents vols, il "l'avait emporté en cabine, et il n'y avait jamais eu le moindre problème".

Un agent de Lufthansa lui avait proposé de l'accompagner jusqu'à la porte d'embarquement et de garder la statuette pendant le vol, mais ce plan a été rejeté par un responsable de la TSA, selon Deadline.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Sagittaire

Vous préparez, en silence, un repositionnement qui prendra forme dans les jours à venir. La Pleine Lune du jour s’active à vos côtés…

Les Sujets à la Une