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L'ultralibéral président Milei promet au pays un "choc" d'austérité

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Javier Milei, 53 ans, est devenu le douzième président de l'Argentine depuis le retour de la démocratie il y a 40 ans. (© KEYSTONE/AP/Natacha Pisarenko)

L'ultralibéral Javier Milei est devenu dimanche président de l'Argentine, annonçant d'emblée que la situation économique dans le pays allait "empirer" à court terme et promettant un "choc" d'austérité.

"Il n'y pas d'alternative à un ajustement, il n'y a pas d'alternative à un choc" en matière budgétaire, car "il n'y pas d'argent !", a lancé M. Milei à une foule de partisans, réunis devant le Parlement, où il venait de prêter serment.

"Nous savons que la situation va empirer à court terme. Mais après nous verrons les fruits de nos efforts", a-t-il ajouté dans un discours offensif, promettant de "prendre toutes les décisions nécessaires pour régler le problème causé par 100 ans de gaspillage de la classe politique", "le pire héritage" jamais reçu par un gouvernement.

Face à lui, une mer ciel et blanc de plusieurs milliers de partisans, dominés par drapeaux argentins et maillots de la sélection, acclamait ses interventions, aux cris de "Libertad, Libertad", voire "Motosierra !" (tronçonneuse), en référence à l'outil qu'il a brandi en campagne, pour symboliser les coupes à venir dans l'Etat ennemi.

A la mi-journée, Javier Milei, 53 ans, est devenu le douzième président de l'Argentine depuis le retour de la démocratie il y a 40 ans, jurant devant les parlementaires d'honorer la charge de président et revêtant l'écharpe présidentielle ciel et blanc.

Milei, un économiste connu depuis des années comme polémiste prisé des plateaux TV, a renversé la politique argentine. Elu député en 2021, il a balayé les blocs péroniste (centre-gauche) et de droite, qui alternaient au pouvoir depuis 20 ans, avec un message dégagiste.

"Virage à 180 degrés"

Le 19 novembre, il a signé une victoire retentissante, au second tour de la présidentielle face au ministre de l'Economie centriste sortant, Sergio Massa, avec 55,6% des voix.

Troisième économie d'Amérique latine mais engluée dans une inflation chronique, à 143% sur un an, un endettement structurel, et 40% de pauvreté, l'Argentine se prépare à des ajustements douloureux.

Milei a été investi en présence de plusieurs dirigeants qui avaient accueilli son élection avec enthousiasme, ainsi que de l'Ukrainien Volodymyr Zelensky, avec qui il a eu une longue accolade sur les marches du Parlement.

Après son discours, ponctué de son slogan fétiche "Viva la Libertad, carajo !" (Vive la Liberté, bordel !), Javier Milei, au côté de sa soeur et proche conseillère Karina, 50 ans, a parcouru en décapotable les 2 km séparant le Parlement de la Casa Rosada, la présidence, s'arrêtant parfois pour aller à la rencontre de la foule.

Là, il doit recevoir les dignitaires étrangers, puis la prestation de serment de son gouvernement. Une équipe restreinte, conformément à sa promesse d'austérité de l'Etat.

Au fil de la matinée, une foule s'était massée peu à peu sur la place du Parlement, parfois venue de provinces lointaines, pour saluer celui qui incarne un "virage à 180 degrés et une lueur d'espoir", comme s'enthousiasmait Ariel Carabetta, commerçant de 42 ans.

Le président élu a indiqué qu'il convoquerait dès les prochains jours une session extraordinaire du Parlement pour présenter un premier bloc de lois.

Une incertitude demeure sur ses premières mesures concrètes: dévaluation du peso notoirement surévalué ? Premières coupes budgétaires, notamment les chantiers publics ? Restriction, voire interdiction d'émission monétaire ?

Dimanche Milei a réaffirmé que le premier objectif concret sera une réduction de 5% du PIB du déficit budgétaire, qui "tombera sur l'Etat, pas le secteur privé".

"Les gens vont avoir pour la première fois depuis longtemps des prix 'libres': la fin des programmes des 'prix encadrés'" que négociait le gouvernement sortant, estime Viktor Beker, économiste de l'Université de Belgrano.

"Lui donner du temps"

Dès après sa victoire électoral, Milei prévenat que l'inflation ne serait pas maîtrisée avant "18 à 24 mois".

Le porte-monnaie des Argentins pourra-t-il encore le supporter ? "On a beaucoup d'attentes, c'est un changement ! Mais c'est une crise profonde, il faut lui donner du temps", confiait dimanche à l'AFP aux abords du Congrès Maria Guazu, 60 ans, venue de Tucuman, à plus de 1200 km.

Restent hors champ, pour l'heure, certaines postures controversées du candidat Milei: son opposition à l'avortement légalisé en 2021, ou son déni du changement climatique comme "responsabilité de l'homme".

L'investiture s'est faite sous le regard de dirigeants ou politiciens nationalistes: l'ex-président d'extrême droite brésilien Jair Bolsonaro, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, le chef de la formation espagnole d'extrême droite Vox, Santiago Abascal.

Parmi les autres chefs d'Etat et de gouvernement présents: le roi d'Espagne Felipe VI, et les voisins de l'Argentine: l'Uruguayen Luis Lacalle Pou, le Chilien Gabriel Boric, le Paraguayen Santiago Peña.

Le Brésilien Lula, vivement critiqué par Milei par le passé, a préféré ne pas se déplacer.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Huit pays d'Europe intéressés par la "dissuasion avancée" française

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Emmanuel Macron a délivré son message depuis le sous-marin nucléaire 'Le Téméraire' à la base de l'Ile Longue à Crozon. (© KEYSTONE/AP/Yoan Valat)

Huit pays européens "ont accepté" de participer à la "dissuasion avancée" proposée par la France: le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark, a indiqué lundi Emmanuel Macron.

Ces pays pourront notamment accueillir des "forces aériennes stratégiques" de l'armée de l'air française, qui pourront ainsi "se disséminer dans la profondeur du continent européen" pour "compliquer le calcul de nos adversaires", a expliqué le président français lors d'un discours consacré à la dissuasion nucléaire.

La "dissuasion avancée" pourra également impliquer du signalement, c'est-à-dire la démonstration des capacités nucléaires, "y compris au-delà de nos frontières strictes", ou encore "la participation conventionnelle de forces alliées à nos activités nucléaires", comme les exercices militaires auxquels les Britanniques ont déjà été associés récemment, a ajouté M. Macron.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Massacre au Soudan du Sud: 169 tués dans le nord

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Au moins 169 personnes ont perdu la vie dimanche au Soudan du Sud (archives). (© KEYSTONE/AP/BRIAN INGANGA)

Au moins 169 personnes ont été tuées par des attaquants armés dimanche dans le nord du Soudan du Sud, où les violences ont fortement empiré ces dernières semaines, ont indiqué lundi deux responsables locaux à l'AFP.

"169 corps ont été inhumés dans une fosse commune", a déclaré à l'AFP Elizabeth Achol, responsable sanitaire de la région administration de Ruweng. "Ce chiffre pourrait encore augmenter si d'autres corps sont découverts", a de son côté indiqué James Monyluak, responsable de l'information de la zone, faisant état d'un même nombre de morts.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Federica Brignone met prématurément fin à sa saison

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Federica Brignone ne skiera plus cet hiver (© KEYSTONE/AP/Marco Trovati)

Federica Brignone ne participera plus à aucune course cet hiver, a-t-elle annoncé lundi. L'Italienne se retire prématurément de cette Coupe du monde 2025/26 afin de se refaire une santé.

Même après les graves blessures subies au genou gauche il y a onze mois, Federica Brignone n'a jamais perdu de vue son grand objectif, les JO 2026 dans son pays. Elle aura tout fait pour gagner sa course contre la montre, et a même marqué les esprits en décrochant ses deux premiers titres olympiques, en super-G et en géant.

Mais "je pense avoir beaucoup sollicité mon corps ces derniers mois", explique Federica Brignone dans un article du magazine italien consacré aux sports d'hiver "Sciare Magazine". Elle n'aura participé cet hiver qu'à quatre épreuves de Coupe du monde, deux avant et deux après ses magnifiques performances olympiques.

"Dès le jour de ma blessure, je me suis entièrement consacrée à l'objectif de participer aux Jeux et d'atteindre deux buts: porter le drapeau italien et monter sur le podium. J'ai même réussi deux fois et je me suis retrouvée tout en haut du podium. J'ai essayé de poursuivre la saison, mais mon corps me fait désormais souffrir", souligne-t-elle.

"C'est pourquoi je profite de la fin de la saison pour faire une pause et poursuivre ma rééducation du mieux possible", poursuit l'Italienne de 35 ans.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Accord bilatéral signé par Guy Parmelin et Ursula von der Leyen

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Guy Parmelin et Ursula von der Leyen ont signé les accords lundi à Bruxelles. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont signé lundi à Bruxelles le paquet d'accords entre la Suisse et l'Union européenne (UE). Celui-ci doit consolider et renforcer les relations entre les deux parties.

"C'est un jour important pour l'Union européenne et pour la Suisse", a déclaré Ursula von der Leyen avant la signature des accords. Le traité est équilibré, pragmatique et bénéfique aux deux parties, a expliqué le président de la Confédération Guy Parmelin lors d'une conférence de presse commune.

Ce dernier a été reçu au siège principal de la Commission européenne. La cérémonie dédiée à la signature des accords a duré environ 30 minutes.

Les négociations entre Berne et Bruxelles ont duré de mars à décembre 2024. Le paquet d'accords peut être considéré comme une continuation des Bilatérales I et II. Le Conseil fédéral parle d'ailleurs de "Bilatérales III".

Echec en 2021

Il s'agit de la deuxième tentative de stabilisation des relations bilatérales. Des discussions avaient été menées entre 2014 et 2021 dans le but de conclure un accord-cadre institutionnel, mais elles avaient échoué.

En 2021, Guy Parmelin, déjà président de la Confédération, avait rencontré Ursula von der Leyen à Bruxelles. Ils avaient constaté d'importantes divergences. Le mois suivant, le Conseil fédéral avait interrompu les négociations, ce qui avait détérioré les relations entre la Suisse et l'Union européenne.

Le gouvernement suisse s'est alors remis au travail et de nouveaux pourparlers ont commencé en mars 2022. Ceux-ci ont abouti à un accord en octobre 2023, qui servi de base au paquet signé lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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