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Lara Gut-Behrami peut faire un grand pas vers le gros globe

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Lara Gut-Behrami: la skieuse tessinoise semble heureuse (© KEYSTONE/EPA/Guillaume Horcajuelo)

Avec trois courses de vitesse à Crans-Montana, Lara Gut-Behrami peut prendre une avance décisive en vue du gros globe de cristal. Mais la Tessinoise ne pense pas si loin.

"Je l'ai répété cent fois cette saison, mais je me focalise sur mon ski." On l'a bien compris, Lara Gut-Behrami laisse les comptes d'apothicaire aux journalistes et aux supporters. Elle sait bien entendu qu'elle est en tête du général de la Coupe du monde (réd: avec 5 points d'avance sur Mikaela Shiffrin, absente) et que tous les voyants sont au vert, mais la skieuse de 32 ans a beaucoup trop d'expérience pour se laisser perturber par tout ce qui se passe hors de la piste.

"C'est le meilleur moyen de rester en santé, explique-t-elle encore devant la presse. Je dois essayer de produire mon meilleur ski. Si je taille bien mes virages, je sais que j'ai mes chances. Si je gère bien les choses, si je ne pars pas à la faute, cela ira, mais mille choses peuvent se passer."

Se concentrer sur l'essentiel

La Tessinoise le dit, elle connaît son corps à la perfection et c'est ce qui lui permet de mieux gérer. "Il est primordial de se concentrer sur l'essentiel et de ne pas perdre de temps à l'extérieur", appuie-t-elle. LGB met le doigt sur un point important et qui touche à la fatigue des skieuses. Dure au mal, la Tessinoise n'est pas du genre à se plaindre, mais elle reconnaît volontiers que trois courses en trois jours (2 descentes et un Super-G), c'est un programme qui teste la résistance des athlètes.

"En plus des courses, il y a le programme du soir, ce n'est pas évident de trouver l'équilibre, analyse la skieuse de Comano. On va en parler pour la saison prochaine. Soit tu fais ta course, tu réponds en deux mots aux médias, tu dis aux gens que tu n'as pas le temps parce que tu veux récupérer et juste avoir le temps de dormir une heure, et tu as tout le monde qui râle. Ou alors tu prends ton temps, tu savoures d'être avec des enfants parce que tu comprends que c'est important pour eux. Le jour d'après tu es super fatiguée et tu fais une course horrible. Quelle est la solution? C'est compliqué parce qu'il y a mille facteurs. Est-ce que le show est plus important que le sport?"

Fermer ses réseaux sociaux

La skieuse aux 43 victoires en Coupe du monde sait pertinemment que l'image des athlètes est importante. Mais elle a fait le pas de quitter les réseaux sociaux en 2018 en fermant ses comptes Twitter et Instagram. Un choix fort lorsque l'on voit l'impact du réseau friand d'images qui appartient à Meta et que l'on se souvient qu'elle comptait plus de 300'000 abonnés.

"Des athlètes gagnent davantage d'argent avec les réseaux sociaux que sur la piste, note-t-elle. A Cortina, j'ai distribué 500 cartes par jour, j'ai passé une heure au froid. Et le dimanche tu es fatiguée, mais est-ce que c'est une excuse? Je n'ai pas de bonne réponse. On a vu plusieurs blessures cet hiver. C'est sûrement la fatigue et ce qu'il y a autour, ce que beaucoup d'athlètes ont de la peine à gérer. On dit qu'il faut faire avec. Mais il faut être conscient que si tu veux faire la star sur Instagram et partager ta vie et qu'après tu te blesses, c'est peut-être la faute à Instagram. Il y a pas mal de facteurs que les athlètes sous-estiment. Ce n'est pas seulement la faute au calendrier chargé, même si on peut optimiser."

Les athlètes sont-ils heureux?

La Tessinoise peut en parler, puisqu'elle court depuis plus de quinze ans au sein du Cirque blanc: "Je me souviens qu'en 2016, je faisais une heure d'interviews à chaque étape. Je ne sais pas comment je faisais parce que je n'ai plus l'énergie aujourd'hui. Je touche du bois, mais je me dis que c'est sûrement l'un des motifs qui fait que je skie encore. Il y a deux ans j'ai sauté dix courses parce que j'étais malade et j'ai dit "Plus jamais". Mon objectif c'est de faire toutes les courses parce que c'est là que je gagne ma vie."

Celle qui pourrait ajouter un deuxième gros globe de cristal après celui de 2016 se pose des questions plus générales sur la vie des athlètes. "Je me demande combien d'athlètes sont heureux de leur vie, je me demande combien d'athlètes sont conscients de ce qu'ils sont en train de faire, conclut-elle. Parce qu'on fait souvent les choses par mimétisme. Il y a des années je faisais comme les meilleures en me disant que c'était le chemin à prendre. Puis je me suis dit stop en voyant que cela me mettait mal à l'aise."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

NBA: Les Spurs gagnent sans Wemby, Cleveland supplante Atlanta

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Les Spurs ont dû faire sans leur pépite Victor Wembanyama. (© KEYSTONE/AP/Darren Abate)

Les San Antonio Spurs, privés de Victor Wembanyama, ont dominé les Portland Trail Blazers. A l'Est les Cleveland Cavaliers ont battu les Atlanta Hawks, mercredi en NBA.

San Antonio a décroché un 61e succès cette saison en dominant à domicile Portland (112-101). Les joueurs de Mitch Johnson signent leur meilleur bilan depuis 2017.

Victime lundi contre Philadephie d'une "contusion au niveau d'une côte à gauche", Victor Wembanyama n'est pas apparu sur le parquet. Le Français de 22 ans doit disputer au moins un match sur les deux rencontres restantes avant la fin de la saison régulière dimanche pour pouvoir prétendre à une des récompenses individuelles, comme celle de défenseur de l'année et surtout de MVP de la saison régulière.

La franchise texane, assurée de terminer 2e de la Conférence Ouest, pourrait retrouver ces mêmes Blazers au premier tour des play-off si ceux-ci accrochent la 8e place.

Cleveland renverse Atlanta

A la maison, Cleveland a battu Atlanta (122-116), renversant la rencontre grâce à un troisième quart-temps remporté 44-20.

Donovan Mitchell a guidé les Cavaliers avec 31 points (12/19 au tir). Evan Mobley a imposé sa présence dans la raquette avec 22 points et 19 rebonds, bien épaulé par James Harden (21 points) et Jarrett Allen (16 points).

En face, Nickeil Alexander-Walker a inscrit 25 points et Jonathan Kuminga en a ajouté 24 en sortie de banc, tandis que Jalen Johnson a compilé 12 points, 11 rebonds et six passes avant de sortir pour accumulation de fautes.

Les deux franchises vont se retrouver dès vendredi, cette fois en Géorgie, avec un fort enjeu. Si les Cavs veulent chiper la 3e place des Knicks à l'Est sur le gong, les Hawks, en 5e position dans cette même Conférence, voudront eux valider officiellement leur ticket pour les play-off.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

NHL: Les Sharks égarent des points dans la lutte aux play-off

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Connor McDavid (à gauche) et les Oilers ont imposé leur loi aux Sharks en supériorité numérique. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

Les San Jose Sharks ont été défaits à domicile 5-2 par les Edmonton Oilers mercredi à domicile. Un revers qui est malvenu pour l'équipe du Suisse Philipp Kurashev dans la course aux play-off de NHL.

Les Canadiens ont fait la différence en supériorité numérique, marquant leurs trois premiers buts en "powerplay". Kurashev n'a pas participé aux débats, étant surnuméraire pour la 9e fois d'affilée.

Les Californiens, auteurs de cinq succès lors des sept derniers matches, comptent encore trois points de retard sur la 8e place de la Conférence Ouest occupée par les Nashville Predators du Bernois Roman Josi, la dernière qualificative pour la phase finale. Il reste cinq rencontres aux Sharks pour tenter de faire la différence.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

McIlroy en quête d'un rare doublé, libéré de la pression

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Rory McIlroy aborde sans pression le Masters d'Augusta, un an après avoir enfilé sa première veste verte (© KEYSTONE/AP/Ashley Landis)

Un an après avoir remporté le dernier tournoi majeur qui lui résistait, Rory McIlroy entame jeudi le prestigieux Masters d'Augusta en quête d'un rare doublé. Il est libéré de toute pression.

Les genoux sur le green, les poings serrés, le Nord-Irlandais célébrait il y a un an son triomphe tant attendu sur le plus grand tournoi du monde, à l'issue d'un dimanche irrespirable achevé en play-off face à l'Anglais Justin Rose.

"C'était ma meilleure chance de compléter ma collection en Grand Chelem, je ne pense pas avoir connu une autre journée de golf comparable en termes d'émotions à ce dimanche", a déclaré Rory McIlroy, de retour dans le temple d'Augusta.

Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), le no 2 mondial avait fini par enfiler la célèbre veste verte suivant une décennie de désillusions, qui avaient fini par former une malédiction.

"Un changement mental"

Libéré de toute pression, le sixième golfeur à avoir gagné tous les majeurs ambitionne à 36 ans de rejoindre Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002), les seuls à avoir gagné deux éditions de suite à Augusta.

"Les premiers jours sur place je profite, mais à partir de mercredi (veille du tournoi, ndlr) les choses sérieuses commencent, il y a un changement mental, je me concentre sur le jeu pour, je l'espère, gagner un nouveau Masters", a-t-il expliqué avant sa 18e participation.

A l'analyse de son succès de 2025, McIlroy remarque qu'il a été "récompensé" lorsqu'il jouait de manière "agressive". "C'est une bonne leçon: il ne faut jamais lever le pied de l'accélérateur."

Le chouchou du public n'a pas encore gagné en 2026, mais s'est rassuré avec la deuxième place du Genesis Invitational à Los Angeles en février.

Scheffler en outsider

La concurrence sera en partie américaine, menée par l'inévitable no 1 mondial Scottie Scheffler, titré à Augusta en 2022 et 2024. Scheffler n'a plus joué depuis sa 22e place au Players Championship mi-mars, profitant de la naissance de son deuxième enfant fin mars. Il espère lui aussi compléter cette année sa collection de majeurs, mais devra attendre pour cela l'US Open mi-juin.

Son compatriote Bryson DeChambeau mène la délégation en provenance du circuit LIV, concurrent du PGA, soit une dizaine de joueurs dont l'ancien vainqueur espagnol Jon Rahm. Les Américains Collin Morikawa, Jacob Bridgeman et Akshay Bhatia ont gagné les principaux tournois du début de saison sur le circuit nord-américain de référence.

Sur les 91 participants, 46 - soit une courte majorité - sont internationaux, dont l'Anglais Justin Rose, déjà trois fois deuxième à Augusta (2015, 2017 et 2025), ou encore son compatriote en forme Matt Fitzpatrick. "J'espère que ça va simplement me donner confiance en mes capacités à gagner", a dit Rose à propos de ses places de dauphin. "Je n'ai pas l'impression d'avoir à trouver quelque chose de différent en moi", ajoute celui qui s'est rassuré avec un titre à Torrey Pines début février.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Fribourg-Gottéron est allé chercher l'acte III "avec les tripes"

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Fribourg a résisté aux assauts genevois en fin de match. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Victorieux 2-1 de Genève mercredi à domicile, Fribourg-Gottéron a repris l'avantage en demi-finale des play-off de National League. Cet acte III, les Dragons sont allés le "chercher avec les tripes".

"On s'est fait un petit peur à la fin, mais notre box-play tient plus que la route", a déclaré le défenseur fribourgeois Benoît Jecker lors de son passage en zone mixte. "Jusqu'au bout, on est allé la chercher avec les tripes", a-t-il lâché.

Menant 2-0 à l'entame du troisième tiers-temps, Fribourg a dû faire face au réveil des Aigles, qui ont fait trembler l'antre du Dragon jusqu'au bout du temps réglementaire. Mais la tanière était bien gardée mercredi par un Reto Berra à nouveau décisif.

Chassé de son filet lundi lors de l'acte II (défaite 7-3) après avoir encaissé quatre buts en 34 minutes, le portier fribourgeois a livré la marchandise alors que Genève évoluait à 6 contre 4. "Reto nous a montré durant toute la saison qu'il est l'un des meilleurs gardiens de Suisse", a applaudi Jecker. "Dans ces moments-là, il nous montre vraiment la voie à suivre."

Mais Fribourg a également su répondre à l'engagement physique des Grenat mercredi. "Ils ont essayé une autre tactique en jouant un peu plus dur. Nous, on doit rester fidèle à notre jeu: rapides en transition et omniprésents dans leur zone", a résumé Jecker.

Un public très bruyant

Le no 7 des Dragons a également insisté sur l'importance de l'avantage de la glace et de leur public assourdissant dans cette série toujours indécise. "Ici on connaît un petit peu mieux les bandes, le public nous aide aussi énormément", a-t-il énuméré.

Comme lors des deux premiers actes, c'est l'équipe à domicile qui l'a emporté. Au tour de Genève de répondre vendredi ? "On verra bien", a contré Jecker. "Pour nous, ce serait idéal de mener 3-1, mais tout ça importe peu. Ce qu'il faut, c'est gagner le quatrième match."

Comme tous les Fribourgeois, Benoît Jecker se souvient très bien que c'est tout ce qu'il avait manqué à Gottéron l'an dernier. Les Dragons menaient 3-1 contre Lausanne avant de voir leur rêve de jouer une nouvelle finale se briser au terme du septième match.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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