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Lausanne

Quelque 120 personnes mobilisées contre la fermeture d'un centre

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Sous le slogan "Plus une expulsion sans relogement", la manifestation était organisée par plusieurs partis de la gauche radicale, dont le POP et solidaritéS, le syndicat Sud (étudiant-e-s et précaires) et des organisations de défense des sans-abri. (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Quelque 120 personnes, dont une vingtaine de Roms, ont manifesté samedi après-midi au centre-ville de Lausanne pour s'opposer à la fermeture imminente de l'hébergement d'urgence de la rue de la Borde 47. Les milieux de défense des sans-abri exigent que ce site lausannois soit maintenu dans l'attente d'alternatives.

Sous la bannière "Plus une expulsion sans relogement", la manifestation était organisée par plusieurs partis de la gauche radicale, dont le POP et solidaritéS, le syndicat Sud (étudiant-e-s et précaires) et des organisations de défense des sans-abri. Leur objectif est "d'empêcher la Municipalité de mettre des familles entières à la rue", selon leurs revendications. Ils demandent la "pérennisation d'un projet d'hébergement alternatif".

Avec une vingtaine de Roms en tête, dont plusieurs enfants, le cortège a défilé dans les rues lausannoises en milieu d'après-midi. Sur deux grandes banderoles, on pouvait lire "Pas d'expulsion sans solution" et "Aidez-nous à rester au chaud avec nos enfants".

Bâtiment vétuste et insécure

Le vieil immeuble de la Borde 47 abrite actuellement quelque 80 personnes issues de plusieurs familles roms, dont une soixantaine accueillie depuis l'été passé en provenance d'autres hébergements d'urgence du dispositif lausannois et une vingtaine arrivée à Lausanne cet automne. "Celles-ci représentent la grande majorité des situations de familles sans-abri à Lausanne qui sollicitent les hébergements d'urgence", rappelle la Ville de Lausanne.

Elles devront quitter les lieux au début du mois de mars en raison de la vétusté, de l'insalubrité et de l'insécurité du bâtiment et de ses logements, qui seront démolis par son propriétaire privé, la Société coopérative d'habitation Lausanne (SCHL), expliquent les autorités lausannoises. La date était connue et communiquée dès le début de l'accueil de ces personnes. La Municipalité réfute ainsi le terme "d'expulsion".

La municipale en charge du dossier Emilie Moeschler assure que les situations sont en train d'être évaluées par la Ville et ses partenaires. "S'ils ne peuvent pas être accueillis dans le dispositif d'aide sociale au logement ou les hébergements d'urgence de transition à Renens, les femmes et les enfants sont prioritaires dans le dispositif d'hébergement d'urgence", a-t-elle indiqué à Keystone-ATS.

Nouveau lieu ouvert à Tivoli

La Ville annonce aussi qu'un nouveau lieu ouvrira le 1er mars à l'avenue de Tivoli. Il comprendra 42 lits pour y accueillir à la fois des femmes, des familles et des hommes.

Au total, selon les services de Mme Moeschler, ce sont désormais 235 places qui seront à disposition des sans-abri durant toute l'année (Tivoli 42 places, Sleep In 26, Marmotte 31, Saint-Martin 41, abri PC de la Vallée de la Jeunesse 60 et l'hébergement d'urgence de transition de Renens 35).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Droit de préemption: victoire de la droite au Parlement vaudois

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Le Conseil d'Etat vaudois doit bénéficier d'un fonds pour exercer son droit de préemption sur les biens immobiliers, lorsque celui-ci est cédé par une commune (photo d'illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Les députés vaudois se sont penchés mardi sur le droit de préemption du canton pour des biens immobiliers, lorsque celui-ci est cédé par une commune. La droite l'a emporté sur le fil en permettant à l'Etat de créer un fonds de 20 millions de francs, alors que la gauche réclamait le double.

Depuis 2020, les communes vaudoises ont le droit d'acquérir en priorité un bien-fonds (bâti ou non bâti) afin de créer des logements d'utilité publique (LUP). Elles ont aussi la possibilité de transmettre ce droit au canton si, par exemple, elles ne disposent pas de l'argent nécessaire.

Le canton a alors 20 jours pour agir. Mais pour cela, il doit disposer d'un fonds pour payer le vendeur et indemniser l'acquéreur évincé. Quel montant attribuer à ce fonds cantonal ? A quelles conditions doit-il être activé ? C'est à ces questions que les députés ont commencé à répondre mardi. Et comme attendu, les discussions se sont avérées animées, le sujet étant politiquement très clivant.

Plusieurs élus de droite ont défendu le "droit à la propriété", soulignant que ce droit de préemption cantonal devait rester "exceptionnel et proportionné". Le rôle de l'Etat ne doit, par ailleurs, être que "subsidiaire": il ne doit agir que si une commune lui cède "explicitement" son droit de préemption.

A gauche, les députés ont insisté sur la pénurie de logements, en particulier d'utilité publique. Ils ont affirmé que le droit de préemption était l'un des instruments permettant de lutter contre cette pénurie. Ils ont aussi rappelé que le peuple vaudois avait voulu cet outil, en acceptant en 2017 la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif (LPPPL).

Pour une voix

Mardi après-midi, le Grand Conseil a eu juste le temps de voter, en premier débat, le montant qui serait attribué au fonds cantonal. La version du Conseil d'Etat à 20 millions de francs, soutenue par le PLR et l'UDC, l'a emporté d'une voix (69 à 68) contre la proposition de la gauche de doubler ce fonds à 40 millions. Une autre proposition de la gauche radicale, à 65 millions, avait précédemment été écartée.

A noter que ce fonds, s'il est utilisé, sera reconstitué par la vente ultérieure des biens-fonds acquis dans le cadre de l'exercice du droit de préemption cantonal.

Les discussions se poursuivront lors d'une prochaine séance. Les députés devront notamment se prononcer sur l'institution d'une commission, chargée d'examiner la pertinence de l'achat d'un bien immobilier. Il s'agira aussi de définir un seuil de LUP au-dessous duquel l'Etat ne devrait pas préempter.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne Région lance une campagne faite par et pour les jeunes

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Lausanne Région veut valoriser l’engagement des jeunes et soutenir ses communes membres dans le renouvellement des sociétés locales et instances politiques (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Lausanne Région a lancé la campagne "Influence ton quotidien" avec la participation des jeunes de la région. Cette démarche en ligne et hors ligne veut valoriser l’engagement des jeunes et soutenir ses communes membres dans le renouvellement des sociétés locales et instances politiques.

La campagne comprend des capsules vidéo avec les témoignages de trois jeunes entre 16 et 20 ans qui participent à la vie de leur commune et sont motivés à en parler, écrit Lausanne Région dans un communiqué mardi. Quelque 800 affiches seront déposées dans les communes membres de l'association.

Dans le contexte de la Semaine de la citoyenneté de mardi à jeudi, 3000 flyers d'information seront distribués dans les écoles du secondaire (13-16 ans). Enfin, le site internet www.influencetonquotidien.ch propose une liste des associations dans lesquelles les jeunes peuvent s’engager sur les 27 communes de Lausanne Région.

L'objectif est de donner envie aux jeunes de s’investir en montrant à la fois le pouvoir d’influence que ce type d’engagement offre et les bénéfices en terme de compétences et d’expérience utiles à leur futur. La campagne est également une façon de faire un trait d’union entre la nouvelle génération et les institutions où chacun a beaucoup à gagner, et en premier lieu un engagement citoyen fort.

Lausanne Région a réuni dès 2023 un groupe de 12 jeunes de différents horizons pour concevoir ce projet. Elle les a accompagnés pendant une année dans un processus permettant de réfléchir aux enjeux de la participation.

www.influencetonquotidien.ch

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'A9 fermée entre Lausanne et Chexbres la nuit de mardi à mercredi

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L'A9 sera fermée dans les deux sens entre Lausanne et Chexbres la nuit prochaine (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L’autoroute A9 sera fermée à la circulation dans les deux sens entre les jonctions de Lausanne-Vennes et Chexbres dans la nuit de mardi à mercredi. Les automobilistes devront quitter l’autoroute soit à Lausanne-Vennes soit à Chexbres et suivre la déviation mise en place sur le réseau secondaire.

La fermeture est prévue de 22h00 à 4h30 du matin la nuit du 21 au 22 mai 2024, écrit l'Office fédéral des routes mardi dans un communiqué. Elle permettra les marquages provisoires pour la mise en place du système de gestion provisoire du trafic.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Drogue: coup de filet dans un immeuble à Lausanne

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Les polices vaudoise et lausannoise ont mené une opération anti-drogue dans un immeuble de la rue de Genève (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Une vaste opération policière a permis d'interpeller 39 personnes à Lausanne en lien avec le trafic de drogue. Ce coup de filet, qui s'est déroulé le 14 mai dans un immeuble de la rue de Genève, a débouché sur la saisie de plus d'un kilo de cocaïne, de diverses autres drogues et de 48'000 francs en espèces.

Les forces de l'ordre - 57 policiers en tout - ont investi plusieurs appartements de cet immeuble qui servait de base arrière au trafic, a annoncé mardi la police vaudoise, qui a mené l'opération avec la police de Lausanne.

Parmi les personnes interpellées, deux ont été condamnées par ordonnance pénale immédiate à des peines de prison, quatre ont été placées en détention provisoire et trois ont été transférées dans d'autres cantons pour des peines à purger. Les autres individus ont été relâchés au terme des contrôles.

"Toutes ces personnes sont liées au trafic de produits stupéfiants, en particulier le trafic de cocaïne en rue dans les différentes villes du canton de Vaud", poursuit le communiqué. Les personnes incarcérées, dénoncées et transférées, sont des ressortissants nigérians et ghanéens, âgés de 22 à 40 ans.

Cette opération conjointe des brigades de stupéfiants de la police cantonale vaudoise et de la police municipale de Lausanne a nécessité l'engagement de 57 policières et policiers. Le Service de la population du canton de Vaud et la police du feu du Service de protection et sauvetage Lausanne sont aussi intervenus "en appui". Les investigations se poursuivent sous la conduite des procureurs STRADA du Ministère public vaudois, conclut le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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