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Antti Suomela: "Enfant, j'étais tout le temps à la patinoire"
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Les Top Scorers ont été honorés mercredi à Berne. Ensemble, ils ont récolté 336'600 francs pour la relève du hockey pendant la saison régulière. Rencontre avec le meilleur compteur du LHC, Antti Suomela.
Depuis 22 saisons, les joueurs qui comptabilisent le plus de buts et d'assists dans chaque équipe de National League jouent avec un maillot à flammes jaunes. Le principe est simple: plus ils ont de points, plus il récoltent de l'argent. Un butin qui, à la fin de la saison régulière, est reversé aux mouvements juniors de chaque club.
Pour la saison 23/24, ce sont 336'600 francs qui ont été accumulés par les 22 Top Scorers de National League et de Women's League. Les hockeyeuses font d'ailleurs partie de ce programme pour la première fois cette année. C'est Estelle Duvin qui a été la plus prolifique. L'attaquante française qui évolue au SC Bern Frauen a inscrit 35 buts et 32 assists. Chez les hommes, c'est Marcus Sörensen qui s'est le plus distingué pendant la saison régulière grâce à ses 63 points.

Les 22 Top Scorer ont reçu leurs chèques sur la scène du Bierhübeli à Berne. ©POSTFINANCE/KEYSTONE/Susanne Goldschmid
Un Lion pas totalement satisfait
Du côté du Lausanne HC, c'est Antti Suomela qui a porté le maillot de Top Scorer pendant presque toute la saison. Il l'a endossé pour la première fois le 23 septembre pour ne jamais le lâcher jusqu'au dernier match de la saison régulière. En 52 rencontres, l'attaquant finlandais a marqué à 12 reprises et a été crédité de 29 assists, pour un total de 41 points. Le n°11 est malgré tout mitigé sur sa saison.
Antti Suomela vit à Lausanne sa première saison en Suisse. Auparavant, il avait évolué près de quatre ans en Liiga finlandaise et une année en SHL. Il a aussi passé quatre saisons en Amérique du Nord où il a joué pour les San Jose Sharks en NHL ainsi que pour les San Jose Barracuda et les Toronto Marlies en AHL. En Suède l'année dernière, il avait reçu le prix du meilleur joueur de la ligue. Il avait aussi été le meilleur buteur (37) et meilleur pointeur (66) de la SHL.
Le Finlandais est conscient qu'il est loin de ces résultats. "Je dois faire un meilleur job pour être plus dangereux, marquer plus de buts et faire plus de passes", déclare-t-il. La baisse de régime qu'il a connu en deuxième partie de saison, il l'explique en partie par les changements de rythmes. "Les premiers mois, on jouait presque trois matchs toutes les semaines. Après on se retrouvait avec un match en deux semaines. C'est des périodes toujours compliquées parce qu'on perd un peu le feeling des matchs. Et ça, on peut l'avoir qu'en disputant des matchs." Le Top Scorer ne veut cependant pas s'apitoyer sur son sort: "C'est la même chose pour tout le monde, je ne peux pas me cacher là-derrière. Mais j'essaie de ne pas trop y penser et de faire de mon mieux."
Quand on pouvait jouer sans pression
On l'a dit, les Top Scorer arborent un maillot et un casque distinctifs. Est-ce que cela infère un rôle particulier au sein de l'équipe. "Pas vraiment, mais j'ai des responsabilités, pointe Antti Suomela. Mais on est un bon groupe et je pense qu'il y a plein de gars qui peuvent être des capitaines sans avoir le C sur leur maillot. Au final, chacun amène quelque chose dans le vestiaire et on s'amuse bien."
Avec ses 41 points, Antti Suomela a récolté 12'300 francs pour la relève. Mais, est-ce qu'au moment d'enfiler cet équipement jaune, on pense à la bonne action qu'il y a derrière?
Pour l'instant, l'attaquant des Lions n'a pas eu l'occasion de jouer avec les juniors du club. "Mais j'aimerais bien", lance-t-il. Serait-il un bon coach? "Je ne sais pas. Je pense qu'il y a des choses que je peux enseigner, mais je ne sais pas si quelqu'un a envie d'entendre ça", rigole le Finlandais.

©POSTFINANCE/KEYSTONE/Susanne Goldschmid
Et lui, le hockey quand il était enfant, c'était comment?
Aujourd'hui, jouer au hockey pour le simple plaisir de jouer au hockey, ce n'est plus vraiment possible pour le numéro 11. "Je crois que j'aurais le temps d'y aller. Mais en même temps, j'ai envie de récupérer pour être en forme le jour où je dois vraiment aller à la patinoire". Et il faut dire que ses années à San José ne lui ont pas vraiment donné l'opportunité de retrouver le plaisir du hockey en plein air. "La météo était estivale tout le temps, c'était plutôt propice à aller à la plage", sourit Antti Suomela.
Le Top Scorer lausannois va maintenant reprendre l'entraînement avec les Lions en vue des playoffs. Le premier match des quarts de finale aura lieu le 17 mars à la Vaudoise Aréna. Et Antti Suomela est déterminé à faire grimper son compteur.
Hockey
Héros de Fribourg, Lucas Wallmark retourne bien en Suède
Lucas Wallmark quitte Fribourg-Gottéron pour rejoindre son club formateur Björklöven, en Suède. Il s'en va après avoir marqué le but décisif en finale des play-off de National League.
Le centre de 30 ans a signé un contrat portant sur les huit prochaines saisons, a annoncé l'IF Björklöven, une équipe qui vient d'être promue en première division suédoise. Il était pourtant encore sous contrat avec les Dragons jusqu'en 2028.
Son départ serait dû à certaines divergences avec son entraîneur Roger Rönnberg, arrivé à Fribourg en début de saison. Cela ne l'a pas empêché de monter en puissance durant les play-off et de devenir le héros du peuple fribourgeois en marquant le but décisif lors de la Finalissima contre Davos, en prolongation.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Plus de 80'000 personnes pour fêter le titre de Fribourg-Gottéron
Plus de 80'000 personnes ont participé samedi à Fribourg à la parade organisée en l'honneur des hockeyeurs de Gottéron célébrant leur premier titre de champions suisses. Juchés sur un camion semi-remorque, les héros ont été acclamés par une foule aux anges.
Les supporters ont pu profiter de la coupe tout au long d'un parcours de 2,5 kilomètres, reliant le site Miséricorde de l'Université à la BCF Arena, la patinoire de Fribourg-Gottéron. Entre les deux lieux, le semi-remorque débâché sur les côtés est passé par la place Georges-Python et devant la cathédrale St-Nicolas.
"On est les champions"
L'équipe victorieuse a rencontré la population fribourgeoise, fidèle soutien de longue date: femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, beaucoup portant des maillots de Gottéron. Les téléphones portables ont servi à immortaliser un moment historique pour un club qui évolue dans l'élite du hockey sur glace suisse depuis 1980.
Le camion, entouré d'un cordon de sécurité et klaxonnant de temps à autre, a traversé les abords de la place Georges-Python garni d'une foule compacte, avant de descendre la route des Alpes. Au fur et à mesure du tracé, une partie des spectateurs l'ont suivi avec l'objectif de rejoindre la destination finale, du côté de St-Léonard.
Sprunger en vedette
Les participants à la parade ont beaucoup scandé le nom de Julien Sprunger, l'emblématique capitaine de Gottéron, 40 ans et qui met un terme à sa carrière. Il y en avait aussi pour le gardien Reto Berra, 39 ans et qui partira à Kloten (ZH) la saison prochaine. Joueurs et staff portaient des t-shirts noirs avec mention "Champions 2026".
Le cortège est venu confirmer l'effervescence et l'unité d'un canton autour de son club sportif phare. Jeudi soir déjà, plus de 30'000 supporters avaient fêté le titre après le match décisif de la finale du championnat de National League à Davos, qui a permis à Fribourg-Gottéron de l'emporter au terme du septième match.
Cérémonie officielle
A leur retour des Grisons, Julien Sprunger et ses coéquipiers avaient encore été accueillis par 7000 à 8000 personnes vendredi à 05h00. Les chants et encouragements entendus à ce moment-là ont à nouveau retenti samedi tout au long du parcours de la grande parade, qui a profité d'un soleil et d'une température printaniers.
Les festivités se sont achevées en soirée dans l'allégresse devant la BCF Arena par une cérémonie, avec force discours et musique. La foule débordait de l'espace de la place du Fair-Play, sise entre la patinoire et la halle omnisports de St-Léonard, où l'équipe de basketball de Fribourg Olympic évolue.
Pas d'incidents
La manifestation, qui a réuni plus de 80'000 personnes, s'est déroulée sans incident majeur, a indiqué samedi soir la police cantonale fribourgeoise. Et de préciser que les services sanitaires ont pris en charge 17 personnes pour des blessures légères ou des malaises sans gravité.
Les supporters étaient "vivement "encouragés à privilégier les transports publics. Il faut dire que le trafic a été "fortement" perturbé en ville de Fribourg et à proximité de la patinoire. Pour l'occasion, les Transports publics fribourgeois (TPF) avaient proposé un billet à 5 francs, valable dans tout le canton.
Le dispositif, conduit par la Police cantonale, a été déployé avec le HC Fribourg-Gottéron, la Ville de Fribourg et la Préfecture de la Sarine ainsi qu'avec l’appui des pompiers du bataillon Sarine, des services d'ambulance du SAS et de la police locale.
L'interdiction des engins pyrotechniques n'a pas été toujours strictement respectée. La police a séquestré du matériel et pu identifier plusieurs personnes, précise-t-elle.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Ralph Krueger est atteint de la maladie de Parkinson
L'ancien sélectionneur de l'équipe de Suisse Ralph Krueger a révélé publiquement qu'il était atteint de la maladie de Parkinson. Il souffre d'une forme incurable.
Dans une interview accordée à CH Media, Ralph Kruger évoque pour la première fois publiquement le mal dont il souffre. Il a appris à l'automne 2024 qu'il était atteint de la maladie de Parkinson, révèle le Canado-Allemand de 66 ans, également titulaire d'un passeport suisse.
"La maladie est incurable. C'est l'une des raisons pour lesquelles je me suis encore davantage retiré de la vie publique", explique Ralph Kruger, qui a dirigé avec succès l'équipe nationale de 1997 à 2010. "C’est la première fois que j’en parle. C’est un grand pas pour moi", poursuit-il, soulignant qu'il n’est pas possible de faire des prévisions précises sur l’évolution de la maladie, mais que les symptômes peuvent être atténués, par exemple grâce au sport.
Peu à peu, grâce à "un très bon accompagnement et à ma famille, j’ai appris à accepter que cette maladie fasse désormais partie de moi", affirme encore l'ancien coach de NHL (Edmonton, Buffalo) et ex-président du FC Southampton.
Ralph Krueger est resté très attaché au hockey sur glace. Il a ainsi des billets pour tous les matchs de l’équipe de Suisse lors du prochain Championnat du monde à domicile à Zurich. Rien ne l’a autant marqué que son activité d’entraîneur national, constate-t-il.
"Cette période est en quelque sorte le c½ur de ma vie professionnelle", précise-t-il. "J’ai eu la chance (...) d’accompagner toute une génération de joueurs dans leur ascension, et le hockey sur glace suisse a alors entamé un développement fulgurant", explique encore Krueger, qui estime que l’équipe actuelle est capable de réussir son tournoi malgré les turbulences liées au licenciement de l’entraîneur Patrick Fischer.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
"Ils l'ont fait!": la presse suisse salue le titre de Gottéron
Fribourg-Gottéron a décroché jeudi soir son premier titre de champion, mettant fin à des décennies d'attente et de désillusions. La presse suisse salue un sacre aussi historique que mérité.
"Ils l'ont fait!", titre La Liberté, avec une immense photo en une du capitaine Julien Sprunger en train de soulever la Coupe. "Après ça, on peut mourir tranquille", poursuit le quotidien fribourgeois en tête du cahier sports, en référence à la phrase culte de Thierry Roland après le sacre de l'équipe de France à la Coupe du monde 1998. Envoyé spécial du journal à Davos, Pierre Schouwey n'y va pas par quatre chemins dans son commentaire. Il faut désormais construire "une statue pour +Juju+ (Sprunger), et vite!"
La Liberté, qui s'est temporairement renommé "La Victoire" sur son portail en ligne, a également publié un supplément de 28 pages consacré aux champions. "De Châtel-Saint-Denis à Flamatt ou du Lac-Noir à Estavayer-le-Lac et même au-delà, en passant par la Basse-Ville, où le club garde ses racines, Gottéron ne laisse personne indifférent", y écrit Patricia Morand. "Les Dragons écrivent l'histoire et leurs supporters entretiennent la légende."
"Le triomphe de l'obstination"
Pour 24 heures et la Tribune de Genève, "probablement que jamais auparavant, dans l'histoire du hockey suisse, un but n'avait été célébré avec une telle ferveur." La réussite en prolongation du Suédois Lucas Wallmark, "le héros du soir", a fait basculer tout un canton dans l'euphorie.
"A Fribourg, c'est tout un peuple qui a tordu le cou à la fatalité", écrit Florian Müller, chef des sports des journaux romands de Tamedia, dans un éditorial. Gottéron abandonne son "costume de perdant magnifique" pour "revêtir une parure de lumière". C'est le "triomphe de l'obstination".
Les journaux alémaniques rendent, eux aussi, largement hommage au sacre des Dragons. Pour la NZZ, ce titre est "une histoire de romantisme sportif" mais aussi "une bonne nouvelle pour le hockey sur glace suisse."
Le quotidien zurichois va plus loin: "Lausanne, Lugano, Zoug et Zurich sont financés par des milliardaires. Genève-Servette dépend du groupe Rolex. Depuis la pandémie, seules les équipes de cette liste ont triomphé. Gottéron en est en quelque sorte l'antithèse: il a mérité son titre grâce à sa résilience et sa persévérance."
Le "courage" de Zenhäusern
C'est la fin du slogan moqueur "Nie Schwiizermeister" (Jamais champion de Suisse) rappellent de leur côté les Freiburger Nachrichten. Dans son commentaire, Frank Stettler souligne également la "décision courageuse" du directeur sportif Gerd Zenhäusern de se séparer de l'entraîneur Christian Dubé en mai 2024. C'est à ce moment-là qu'avait été annoncée l'arrivée du Suédois Roger Rönnberg, plus d'un an avant son entrée en fonctions.
"Christian Dubé n'avait pas réussi à franchir la dernière étape, ce changement de paradigme entre une trop grande suffisance et une mentalité de gagnant", écrit le chef de la rubrique sportive. "Roger Rönnberg incarne exactement l'inverse: un changement de culture et une identité affirmée, sans pour autant renier l'esprit et l'âme de Gottéron."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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