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Économie

Fin des animations et aménagements provisoires repris par les CFF

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La Ville de Lausanne ne prévoit plus d'animations sur le site jusqu'à la reprise des travaux sur la place de la gare (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Lausanne ne prévoit plus d'animations sur la place de la gare jusqu'à la reprise du chantier prévu cet automne. Une étude montre d'ailleurs que les animations ne sont de loin pas prioritaires pour les usagers de la gare. Les aménagements provisoires, qui devraient rester en place jusqu'à fin août 2024, ont été entièrement payés par les CFF.

Le rapport externe commandité par la Municipalité pour évaluer l'action de la Ville quant aux aménagements provisoires et les animations sur la place de la gare depuis décembre 2022, sur fond de retard du chantier, a été présenté mardi devant les médias par Natacha Litzistorf, municipale lausannoise en charge du logement, de l'environnement et de l'architecture.

L'étude a été effectuée auprès de 429 personnes en 2023, sous la forme de micros-trottoirs, d'observations du site et d'entretiens individuels avec cinq acteurs économiques présents autour de la place. Dans l'ensemble, les aménagements provisoires (90%) et les animations (68%) ont été jugés nécessaires et plutôt satisfaisants, dans le contexte de l'attente de la reprise des travaux.

Toutefois, seuls 29% des personnes interrogées disent avoir profité de ces aménagements. "Honorable", estime Mme Litzistorf, compte tenu de la courte période évaluée (neuf mois) et que c'était la première fois de son histoire que la place de la gare était à 75% piétonne.

La fonctionnalité prime sur les loisirs

L'évaluation montre en revanche que pour la future et définitive place de la gare, celle-ci doit avant tout être un espace fonctionnel entre les différents modes de transports (76%), un lieu d'attente, de repos ou de pique-nique (29%), et moins un site pour des animations (10%).

Le constat est donc clair pour la Ville, la fonctionnalité prime sur les loisirs. "Patinoire, pétanque ou autres petites animations, ça n'a pas pris. Il n'y a pas une monstre attente de la population pour des animations dans cette zone", a affirmé Mme Litzistorf. La Ville ne sera donc "plus incitative" pour animer la place, mais reste ouverte à d'éventuelles propositions d'acteurs culturels, sportifs ou commerciaux d'ici cet automne, a ajouté la municipale.

Facture déjà payée par les CFF

L'ensemble des animations mises sur pied par la Ville aura coûté environ 200'000 francs, selon Mme Litzistorf, entièrement à la charge de la commune. En revanche, le coût des aménagements et de leur exploitation a été facturé aux CFF pour un montant total de 585'000 francs, "déjà payés", a indiqué la municipale écologiste.

L'étude a aussi évalué l'accessibilité à la place de la gare. C'est le métro qui donne le plus de satisfaction (9,2 sur 10), puis à pied (8,3/10) et à vélo (7,2/10). Elle est jugée un peu moins bonne en bus (7,2/10), à moto (6,1/10), en taxi (6/10) et carrément mauvaise en voiture (4/10).

Si la place est jugée à 89% comme fonctionnelle par les sondés, les principaux reproches concernent les arrêts de bus actuellement trop éloignés, l'accès et le stationnement en voitures trop difficiles et des taxis pas assez proches. Un point d'attention doit aussi être accordé à la propreté des lieux et au sentiment de sécurité, selon les réponses fournies.

Le végétal séduit à fond

Natacha Litzistorf a insisté sur le fait que les arrêts de bus seront de retour sur la place définitive. Elle a précisé qu'une attention particulière sera en outre apportée aux places dépose-minute pour personnes valides ou à mobilité réduite (PMR) ainsi qu'aux emplacements de livraisons et arrêts taxis, notamment pendant la période de travaux.

Enfin, alors qu'il n'y a jamais eu autant de végétal et d'ombre qu'avec ces aménagements provisoires, les personnes sondées en demandent encore plus, ce qui sera le cas avec la place de la gare définitive, a rappelé Mme Litzistorf.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La charge administrative à Genève coûte trop cher aux entreprises

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A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

A Genève, les tâches administratives sont trop lourdes pour les entreprises, selon une étude de la CCIG. Elles leur coûtent 705 millions de francs par an en coûts salariaux internes. Or ce critère pèse sur l'attractivité économique du canton.

"La pression administrative est devenue un des critères d'évaluation pour l'implantation d'une entreprise", a relevé mardi devant les médias Romain Duriez, directeur général adjoint de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG). Au bout du lac, les entreprises consacrent en moyenne 27,7 heures par mois aux tâches administratives liées aux réglementations publiques.

La CCIG estime qu'une réduction de la bureaucratie permettrait à long terme de gagner jusqu'à 2,8 milliards de francs de potentiel économique par an. Pour ce faire, l'Etat devrait d'abord mettre en place un dispositif d'évaluation des coûts réglementaires. La chambre préconise aussi de simplifier les démarches administratives, de renforcer l'efficacité et de garantir la cohérence des lois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La banque nordique Nordea va supprimer 1500 postes

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Très présente au Danemark, en Finlande, la Norvège et en Suède -, Nordea veut tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA (archives). (© KEYSTONE/EPA/MAURITZ ANTIN)

Nordea, la plus grande banque des pays nordiques va supprimer quelque 1500 postes. La mesure s'inscrit dans le cadre d'un programme de réduction des coûts prévoyant des économies de 600 millions d'euros d'ici 2030.

Nordea va comptabiliser des coûts de restructuration d'environ 190 millions d'euros au premier trimestre 2026, a-t-elle précisé dans un communiqué.

"Les coûts de restructuration sont principalement liés à des changements dans la composition des effectifs et incluent des réorientations de compétences conduisant à une réduction du nombre d'employés", écrit Nordea.

Environ 1500 employés seront concernés par ces suppressions de postes en 2026 et 2027. La banque comptait environ 29'000 salariés fin 2025.

Très présente sur ses marchés domestiques - le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède -, Nordea dit vouloir tirer parti de cette couverture nordique pour réduire ses coûts tout en investissant dans la technologie et l'IA.

"Grâce à sa présence nordique, à l'impact de l'IA et à l'optimisation des processus, Nordea s'attend à avoir moins d'employés à l'avenir qu'aujourd'hui", ajoute-t-elle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les CCT étendues primeront sur les salaires cantonaux minimaux

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La gauche, avec Pierre-Yves Maillard (PS/VD) en tête, s'est opposée à la primauté des CCT étendues sur les salaires minimaux cantonaux (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Les conventions collectives de travail (CCT) primeront sur les lois cantonales en matière de salaire minimal. Après le National, le Conseil des Etats a validé mardi, par 27 voix contre 15, un projet en ce sens, élaboré à contre-coeur par le Conseil fédéral.

Actuellement, une CCT ne peut être étendue que si elle ne contient rien de contraire au droit fédéral ou cantonal. Ainsi, les salaires minimaux cantonaux l'emportent sur ceux prévus par les CCT étendues.

Le projet prévoit de changer la pratique actuelle. Plusieurs de ses partisans ont relevé ne pas être fondamentalement contre les salaires minimaux, mais ceux-ci doivent être fixés dans les CCT. Il s'agit de renforcer le partenariat social et de ne pas fragmenter le marché du travail en Suisse au vu des différences entre cantons et même communes.

La gauche et le PVL étaient opposés au projet. Soutenus par quelques centristes, ils ont invoqué les principes de fédéralisme et de hiérarchie des normes.

Pierre-Yves Maillard (PS/VD), président de l'Union syndicale suisse (USS), a demandé de respecter la volonté populaire dans les cantons ou les communes où un salaire minimal a été accepté. Et de rappeler que le Tribunal fédéral a validé les salaires minimaux cantonaux comme mesures de politique sociale.

Garanties

Le Conseil des Etats a toutefois ajouté des garanties, afin que les cantons de Genève et de Neuchâtel, qui ont déjà décidé que leurs salaires minimaux cantonaux prévalaient, puissent maintenir ce régime. Les cantons du Jura, du Tessin et de Bâle-Ville, qui ont aussi introduit un salaire minimum, ne sont pas concernés parce que, dans leur cas, les CCT de force obligatoire ont déjà la priorité.

Les sénateurs ont aussi exclu toute baisse salariale qui réduirait le salaire à un niveau inférieur à celui du salaire minimum actuellement en vigueur. Ils ont en revanche refusé de justesse de limiter la primauté des CCT étendues à la durée de validité de ces CCT, mais au maximum à deux ans. Il s'agit d'un compromis afin d'éviter un référendum, a argué M. Maillard.

Le projet fait suite à une motion du conseiller aux Etats Erich Ettlin (Centre/OW), adoptée par les Chambres fédérales en 2022. Le Conseil fédéral a donc été contraint de légiférer.

Mais il est opposé au projet. Le ministre de l'économie Guy Parmelin a également relevé que la modification porte atteinte à plusieurs principes. "Une CCT est un acte administratif, pas une loi", a-t-il déclaré.

Sans succès. Le dossier repart au National.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La BNS a fortement augmenté ses achats de devises en 2025

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Avec ces interventions sur le marché des devises, la banque centrale helvétique veut éviter une appréciation trop forte ou un relâchement excessif du franc, qui pénaliserait l'économie suisse (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La Banque nationale suisse (BNS) est intervenue de manière accrue sur le marché des changes l'année dernière pour défendre le franc. L'institut d'émission a racheté des devises pour 5,2 milliards de francs, après seulement 1,2 milliard en 2024.

Avec ces interventions sur le marché des devises, la banque centrale helvétique veut éviter une appréciation trop forte ou un relâchement excessif du franc, qui pénaliserait l'économie suisse. Lors de ses annonces trimestrielles de politique monétaire, la BNS indique régulièrement qu'elle est disposée "à être active au besoin sur le marché des changes pour contribuer à maintenir des conditions monétaires appropriées", a-t-elle rappelé mardi dans son rapport de gestion.

Lors de sa prochaine réunion jeudi, dans un contexte de crise avec la guerre au Moyen-Orient, elle devrait réitérer ce message, ont estimé les analystes. Le franc, considéré comme une valeur refuge, s'est en effet nettement renforcé face au dollar, mais aussi contre l'euro. Alors qu'une appréciation du franc contre le billet vert protège de l'inflation importée, notamment via les produits pétroliers, le renforcement de la devise suisse contre la monnaie unique européenne pénalise les exportateurs.

Revenant sur la croissance de la Suisse l'année dernière, la BNS a souligné qu'avec un produit intérieur brut (PIB) à +1,4%, "la croissance a été inférieure à la moyenne pour la troisième année consécutive".

Alors que l'évolution économique "est restée relativement dynamique dans les services, elle a stagné dans l'industrie en raison du niveau modéré de la demande extérieure et de la hausse des droits de douane appliqués par les Etats-Unis". Le secteur de la construction a quant à lui "profité d'une demande solide" dans les projets d'infrastructure, alors que les commandes se sont accrues dans la construction de logements.

Le marché du travail a quant à lui continué à perdre de sa vigueur, a constaté la BNS.

Dans ce contexte de ralentissement conjoncturel, "l'assouplissement de la politique monétaire a permis de maintenir des conditions monétaires appropriées en vue de garantir la stabilité des prix", a estimé la BNS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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