Suisse
Tarifs médicaux: le Tardoc et les premiers forfaits remplacent le Tarmed en 2026
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La structure tarifaire pour l'ambulatoire Tarmed, obsolète, sera remplacée en 2026. Le Conseil fédéral a approuvé mercredi le Tardoc et les premiers forfaits ambulatoires. Des adaptations seront encore nécessaires afin de coordonner les deux structures.
Le Tarmed, introduit en 2004, n'a jamais été entièrement révisé. Il est jugé dépassé et doit être "impérativement" remplacé, a indiqué la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider devant les médias. Une demande qui émane également du Parlement.
Plusieurs sénateurs ont rappelé jeudi dernier que le Tarmed ne correspondait plus aux prestations médicales ou à la réalité. Le Vaudois Pierre-Yves Maillard (PS) a soulevé le problème en rappelant que des assureurs recevaient des factures d'anesthésie de 20h pour une opération qui a duré 3h.
Le gouvernement a donc approuvé les deux structures proposées par les partenaires tarifaires. Selon lui, celles-ci sont "bientôt prêtes" à être introduites.
Des points et des forfaits
Le Tardoc, élaboré par la faîtière des assureurs curafutura et l'organisation des médecins FMH, est un tarif à la prestation qui repose sur la même construction que le Tarmed.
La rémunération des prestations est définie par points tarifaires. Leur valeur est fixée au niveau cantonal. Le coût d'une même prestation varie donc de canton à canton. Le Tardoc permet une facturation plus précise des durées de consultation et tient mieux compte des spécificités et des besoins de la médecine de famille. Il compte 2630 positions (contre 4600 dans le Tarmed).
Les forfaits dans l'ambulatoire, portés par santésuisse et les Hôpitaux H+, sont inspirés du système DRG utilisé dans le stationnaire. Ils permettent de simplifier les factures et de limiter les incitations à accroître les quantités de prestations facturées. Les prix peuvent être fixés au niveau cantonal, régional ou national.
Ces deux structures sont essentielles pour le système de santé. Elles déterminent ce qui est remboursé et représentent un volume de 13 milliards, soit un quart des prestations à la charge de l'assurance maladie, a rappelé la ministre.
Longtemps en concurrence, elles sont regroupées dans l'Organisation tarifs médicaux ambulatoires (OTMA). Celle-ci a pour mandat de développer et d'adapter les structures tarifaires du domaine ambulatoire.
Coordination
"Développées séparément, ces deux structures doivent être coordonnées ensemble par les partenaires tarifaires", a exigé Mme Baume-Schneider. Le Conseil fédéral attend pour le 1er novembre 2024 un contrat qui règle cette coordination. S'ils devaient échouer, le gouvernement fixera les règles et les tarifs.
Le catalogue de critères est précis. Et "si tous les partenaires s'engagent, nous y arriverons", a assuré Pierre-Alain Schnegg, conseiller d’Etat bernois et président de l’OTMA qui gère la collaboration des partenaires tarifaires.
Les deux structures ont été présentées séparément au Conseil fédéral et doivent maintenant être réunies. Il s'agit notamment de présenter un concept unique pour la neutralité des coûts. Le passage du Tarmed aux nouvelles structures ne doit pas entraîner de coûts supplémentaires, y compris au cours des premières années suivant leur introduction.
Moins de forfaits dans les cabinets
Le Conseil fédéral demande également de revoir les forfaits pour les cabinets médicaux. Leur calcul repose uniquement sur des données des hôpitaux. Plutôt que de courir le risque d'avoir trop de forfaits, il faut les réduire, a précisé Mme Baume-Schneider. Il faut d'abord savoir s'ils sont adaptés aux cabinets médicaux.
Dans les faits, les prestations des cabinets médicaux seront majoritairement facturées par le système Tardoc (90%), qui permet de mieux prendre en compte la diversité des cas. Au total, le Tardoc représentera environ 70 à 75% des prestations en cabinet et dans les stations ambulatoires des hôpitaux.
Le reste sera facturé sur la base d'un forfait. Celui-ci ne peut s'appliquer qu'à des interventions standardisées peu pratiquées par les cabinets médicaux (10% des prestations). Il s'agit notamment d'endoscopies, de coloscopies, des prestations liées à la maternité et à la naissance, ou une opération du coeur.
M. Schnegg a encore précisé que les deux tarifs continueront à évoluer. Comme c'est le cas avec le SwissDRG, qui règle les forfaits stationnaires, les grilles seront revues chaque année et tiendront compte de l'évolution de la médecine.
Si un forfait est valable, il n'y aura pas de tarif à la prestation. Cette décision a été prise dans le cadre du premier volet de mesures visant à freiner la hausse des coûts de la santé.
Suisse
Personne ne décroche la bonne combinaison à l'Eurodreams
Personne n'a trouvé la combinaison gagnante à l'Eurodreams jeudi soir. Pour gagner une rente mensuelle de 22'222 francs durant 30 ans, il fallait jouer les six numéros 1, 4, 11, 16, 17 et 38, ainsi que le numéro "dream" 1, a indiqué la Loterie romande.
Eurodreams est proposé dans huit pays européens. En Suisse, le jeu est exploité par la Loterie romande et par Swisslos côté alémanique. Le tirage est effectué les lundis et jeudis soir.
https://jeux.loro.ch/games/eurodreams
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Nyon: les corbeaux freux font autant de bruit qu'une grande route
Les colonies de corbeaux freux sont susceptibles de porter atteinte à la qualité de vie des Nyonnais. Une étude menée de février à mai a permis d'établir que leur bruit est semblable à celui généré par une route à fort trafic et peut perturber le sommeil des personnes concernées.
"Les relevés effectués à proximité des corbeautières font apparaître des niveaux sonores moyens compris entre 53 et 59 décibels (dB(A)) pour les logements les plus exposés, avec des pointes de bruit atteignant 70 dB(A) à dix mètres des nids. (...) De tels niveaux sonores sont comparables à ceux que l'on peut rencontrer de nuit le long d'une route avec un trafic important", écrit la Ville de Nyon dans un communiqué en marge d'une séance publique jeudi soir.
La Municipalité précise qu'à cette période de l'année, les cris des corvidés débutent dès 05h30 et se poursuivent jusqu'à environ 21h00.
L'étude avait pour objectif d'établir un état des lieux complet des nuisances liées aux corbeaux freux et de mieux cibler les actions. Outre son volet acoustique, mené par un bureau spécialisé, l'enquête comportait un volet sanitaire et un volet biologique.
Plus du double de nids en dix ans
Le volet sanitaire, mené par Unisanté, s'est attelé à recueillir le ressenti de 600 ménages vivant à proximité des colonies par le biais d'un questionnaire. "Les résultats montrent que la gêne ressentie augmente avec la proximité et la densité des nids", indique la Ville de Nyon.
La commune recense chaque année les nids de corbeaux freux installés sur son territoire. En 2026, 322 nids ont été enregistrés, soit 13 de moins qu'en 2025, mais bien plus du double des 127 nids dénombrés en 2017. Le volet biologique a porté sur des mesures d'effarouchement testées dans le quartier du Cossy, avec l'aval du Canton. Celles-ci consistaient en un démantèlement préventif des nids et des ébauches de nids, des interventions de fauconnerie avec une buse de Harris ainsi qu'en des effaroucheurs visuels.
Les résultats sont mitigés. "Lors du comptage annuel, aucun nid n'a été recensé dans la zone d'action prioritaire, alors qu'elle en comptait plus de 60 l'année précédente", indiquent les autorités. Cependant, les observations montrent que les oiseaux peuvent revenir rapidement une fois les mesures terminées ou qu'ils risquent d'aller s'établir dans des secteurs voisins.
Vers moins de protection
Forte des trois volets de cette étude, la Ville de Nyon estime désormais disposer d'une "base solide" pour agir de manière ciblée à l'avenir. "Les prochaines mesures seront définies en étroite coordination avec le Canton de Vaud. Elles viseront en priorité les secteurs qui cumulent forte densité de nids, proximité des habitations et exposition importante de la population", précise-t-elle.
Selon la Municipalité, ces données pluridisciplinaires pourraient aussi nourrir les réflexions des autorités cantonales et fédérales sur le cadre légal autour du corbeau freux. Cette espèce, qui fait "partie intégrante de la biodiversité urbaine", peut en effet être chassée, sauf de mi-février à fin juillet, lors de sa période de nidification. Cette "période de protection" pourrait être assouplie, laissent entendre les autorités nyonnaises.
A noter encore que le rapport final, assorti de recommandations opérationnelles, sera publié en octobre prochain.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Ouverture de la 43e édition du Belluard Bollwerk à Fribourg
La 43e édition du Belluard Bollwerk, à Fribourg, a ouvert ses portes jeudi soir, avec pour thème cette année "underground complicities". Jusqu’au 4 juillet, le festival propose dix jours de performances, d’arts visuels, de danse, de musique, de cinéma et de débats.
Au programme figuraient une désalpe fantaisie "défolklorisée" depuis le quartier de Schoenberg jusque devant la forteresse de Belluard, trois vernissages d’expositions, la première représentation de l’exploration autobiographique de Jamila Baioia, entre Fribourg et le Maroc, ainsi qu’un DJ set de Z-aphyr, a indiqué l'organisation.
Après "the grounds we share" l'an dernier, avec une édition dédiée alors au sol, à la terre, au territoire et au sous-sol, le Belluard poursuit cette année ses recherches sur le sol et le territoire, en s’intéressant au sous-sol, aux complicités souterraines. La directrice artistique Elisa Liepsch a prononcé un discours.
Réécrire les lieux
Cité dans un communiqué, cette dernière a affirmé une des missions du festival: "Autrefois, les murs de la ville de Fribourg définissaient qui appartenait à la ville et qui non. Aujourd’hui, nous remplissons les murs et la forteresse d’art et d’idées qui accueillent tous les habitants et les visiteurs".
"Il nous appartient de réécrire ces lieux, de redéfinir ce qui se trouve à l’intérieur et à l’extérieur, avec nos histoires et notre imagination", a dit Elisa Liepsch. Le festival consacré aux arts vivants entend bien offrir une nouvelle fois un "cadre propice aux discussions, aux rencontres artistiques et à la musique".
Au total, 29 projets de performance, d’arts plastiques, de danse, de cinéma, de musique, d’installation et de lecture raconteront les sous-sols toxiques, les sujets refoulés et cachés ou les extractions de matières premières, ainsi que leurs complices politiques et économiques.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les consultations dentaires pour les plus précaires en hausse
A Genève, les consultations au service des Soins dentaires Croix-Rouge (SDCR) destiné aux personnes qui n'ont pas les moyens d'aller chez un dentiste de la place ont augmenté de 96% en 2025. L'Etat, qui soutient financièrement ce dispositif, va poursuivre son engagement.
Ce soutien financier permet d’engager des dentistes salariés et de renforcer ainsi la capacité clinique du dispositif, relève jeudi le Département de la santé et des mobilités (DSM) dans un communiqué. Le canton participe à hauteur d'un million de francs par année. Mis en place fin 2020 par la Croix-Rouge genevoise sous forme de projet-pilote, ce système propose des soins dentaires à bas prix.
Une consultation pour des soins de base coûte 40 francs et le contrôle chez l'hygiéniste est facturé 20 francs. Au début, ce système fonctionnait avec une coordination sociale et médicale salariée et des dentistes bénévoles. L'Etat a participé financièrement dès 2025, ce qui a permis d'engager des dentistes mais aussi des hygiénistes et des assistants dentaires.
En 2025, 491 patients ont été traités, dont 280 nouveaux patients, pour un total de 2226 consultations, dont 1624 consultations de dentistes et 602 consultations d’hygiénistes dentaires. Les consultations de dentistes ont augmenté de 96% par rapport à 2024. Le pôle social a, pour sa part, traité 414 dossiers en entretien d’évaluation.
"Working poor"
Les soins dentaires ne sont pas couverts par l'assurance-maladie. Les personnes bénéficiant de prestations complémentaires à l’AVS/AI ou de l’aide sociale peuvent se faire rembourser des frais de soins dentaires. Mais d’autres publics restent insuffisamment couverts, notamment les working poor, relève le DSM.
Genève a voté en novembre dernier sur l'accès aux soins dentaires. La population avait refusé de justesse une initiative socialiste qui révoyait un chèque dentaire annuel de 300 francs pour les personnes éligibles aux subsides d'assurance-maladie mais qui ne bénéficient d'aucune autre forme d'aide sociale et qui renoncent parfois à aller chez le dentiste pour des raisons financières.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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