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Pour Gareth Southgate, la lumière au bout du tunnel

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Gareth Southgate est désormais soutenu (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Hué avant le départ, sifflé et très critiqué à l'Euro 2024, Gareth Southgate a qualifié l'Angleterre pour une deuxième finale continentale d'affilée. Une performance inédite au pays du football.

"Mis au pilori, insulté, mais c'est l'Angleterre de Southgate en finale", a résumé le quotidien "The Guardian", pour qui disputer une nouvelle finale, trois ans après l'échec contre l'Italie aux tirs au but, constitue "un progrès extraordinaire au vu de l'histoire de l'Angleterre".

Southgate n'est pas Alf Ramsey, le patron des "Three Lions" qui a remporté la Coupe du monde 1966 à domicile. Mais il a stabilisé l'équipe dans les sommets du football avec, en huit ans, un quart de finale (Mondial 2022), une demi-finale (Mondial 2018) et deux finales, donc. Avant lui, l'Angleterre n'en avait disputé qu'une, celle du titre, en vingt-trois grands tournois, Euros et Mondiaux confondus.

Le manager de 53 ans, à l'expérience limitée sur un banc, a su rebâtir des fondations solides sur un champ de ruines quand la fédération lui a confié les clés, en 2016, au sortir d'un Euro raté sous Roy Hodgson et d'une éphémère succession manquée par Sam Allardyce.

"Je pense que nous avons offert à nos supporters quelques-unes des meilleures soirées de ces 50 dernières années, et j'en suis très fier", a-t-il savouré mercredi après la qualification acquise face aux Pays-Bas (2-1).

Le vent du bonheur soufflait aussi fort, à Dortmund, que les critiques qui ont touché le sélectionneur avant et pendant le tournoi en Allemagne. "Nous voulons tous être aimés, non? Quand vous faites quelque chose pour votre pays et que vous êtes fier d'être Anglais, c'est difficile de ne pas être aimé et de recevoir toutes les critiques. Pouvoir célébrer une deuxième finale est très, très spécial", a-t-il dégusté.

Changements inspirés et idées arrêtées

Le dernier match amical, perdu contre l'Islande à Wembley, s'était terminé sous des sifflets, principalement dirigés vers le sélectionneur, incapable selon le public de bonifier le grand talent de ses joueurs. Une fois en Allemagne, les critiques ont redoublé, notamment de la part des anciennes gloires de la sélection. Durant le premier tour, poussif, Southgate a même été visé par des gobelets en plastique jetés des tribunes.

Touché, mais pas coulé, le technicien a assumé ses choix, notamment celui d'un "onze" de départ quasi inchangé, où seul le jeune milieu Kobbie Mainoo a gagné une place de titulaire.

Les spectateurs et les experts ont réclamé à cor et à cri la sortie de Jude Bellingham et Harry Kane, titulaires impuissants contre la Slovaquie (2-1 a.p.) en huitièmes? Le premier a égalisé dans le temps additionnel et le second a mis le but de la qualification en prolongation.

En quarts, ses changements tardifs ont encore fait grincer des dents. Mais les entrants Cole Palmer, Trent Alexander-Arnold et Ivan Toney, à la réputation établie sur coups de pied arrêtés, ont permis la qualification avec des tirs au but réussis contre la Suisse (1-1, 5-3 tab). De quoi effacer, en partie, le douloureux souvenir de la séance manquée contre l'Italie, en finale de l'édition 2021 à Wembley...

Rebelote face aux Pays-Bas: le but de la victoire, dans le temps additionnel, est venu de deux remplaçants, le buteur Ollie Watkins et le passeur Palmer. "Je me demandais quand est-ce que les changements auraient lieu. Ils ont été justes, parfaits", s'est emballé l'ex-gloire du football anglais Alan Shearer, pas le plus tendre avec Southgate jusqu'ici.

Le sélectionneur sait bien, toutefois, que l'histoire retiendra son palmarès vierge davantage que ses accomplissements successifs, malgré le redressement spectaculaire opéré sous ses ordres. C'est tout l'enjeu et le vertige de la finale, dimanche (21h) contre l'Espagne à Berlin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Stade Lausanne-Ouchy s'offre GC et file en finale

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La joie des joueurs du SLO, qui ont sorti GC pour filer en finale de la Coupe de Suisse (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Stade Lausanne-Ouchy s'est offert sa première finale de Coupe de Suisse. Le pensionnaire de Challenge League a fait plier Grasshopper 2-0 samedi à la Pontaise.

Après Winterthour et Lucerne, le SLO a donc battu une troisième équipe de première division et jouera le trophée au Wankdorf le 24 mai prochain. Il se mesurera en finale à Yverdon ou à St-Gall, qui s'affronteront dimanche dans l'autre demi-finale.

A la 52e, Landry Nomel s'est fait l'auteur d'une frappe imparable au terme d'un joli solo, faisant basculer une rencontre jusque-là indécise. La réaction des hommes de Gernot Messner n'est jamais arrivée, le marquage efficace des valeureux Stadistes ayant frustré les Sauterelles tout au long de la partie. Vasco Itten a marqué le 2-0 à la 90e face à des Grasshoppers réduits à 10 à la 83e, provoquant l'invasion du terrain par les supporters zurichois venus en nombre.

En première période, le SLO a parfaitement tenu le choc face à l'équipe 19 fois vainqueure de la compétition, malgré une alerte à la 36e lorsque la tête de Sven Köhler a trouvé la latte. Bien en place en défense, les hommes de Dalibor Stevanovic ont attendu la 42e avant de se montrer dangereux devant les cages de Justin Hummel, qui a alors effectué un bel arrêt réflexe sur le tir de Sartoretti.

Le SLO fera face à Saint-Gall ou Yverdon pour la première finale de son histoire. Un résultat impressionnant, compte tenu du fait que les Lions restaient sur cinq matches sans victoire et qu'ils ne pointent qu'à la 4e place de deuxième division. Les Zurichois peuvent quant à eux désormais pleinement se concentrer sur leur opération maintien en Super League, eux qui endossent pour l'heure le peu enviable statut de barragistes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Naples coule à domicile, le titre tend les bras à l'Inter

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Le Napoli d'Antonio Conte a sans doute laissé filer le scudetto samedi (© KEYSTONE/AP/Alberto Mariani)

Naples a désormais besoin d'un miracle pour conserver son titre de champion d'Italie.

Sa défaite à domicile face à la Lazio Rome (2-0) samedi lors de la 33e journée de Serie A permet à l'Inter de Yann Sommer et Manuel Akanji de se rapprocher encore plus du sacre.

Pour espérer encore devancer l'Inter, vainqueur la veille de Cagliari (3-0) et leader avec douze points d'avance, le Napoli devait réaliser un sans-faute lors des six dernières journées. Mais il est tombé de très haut samedi.

Dans leur stade Diego-Armano-Maradona, les joueurs d'Antonio Conte ont bu la tasse comme rarement cette saison et n'ont pas existé face à la Lazio qui leur a infligé une première défaite à domicile en championnat depuis décembre 2024.

Matteo Cancellieri a ouvert la marque dès la 6e minute. Rentrés aux vestiaires à la pause sous les sifflets de leurs supporters, les Napolitains n'ont pas trouvé de réponse en seconde période. Et la Lazio a doublé la mise par Toma Basic (57e) pour signer sa quatrième victoire de suite et sceller quasiment l'issue du championnat.

A cinq journées du terme de la saison, l'Inter compte donc douze points d'avance sur Naples et quinze sur l'AC Milan qui se déplace dimanche à Vérone. Les Nerazzurri pourraient remporter leur 21e scudetto dès le week-end prochain s'ils s'imposent sur le terrain du Torino et si Naples ne bat pas la Cremonese.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Il manque un point au Bayern Munich

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Kramaric (à gauche), auteur d'un doublé face au BVB, devrait faire le bonheur du Bayern (© KEYSTONE/EPA/RONALD WITTEK)

Un match nul à domicile contre Stuttgart suffira au Bayern Munich pour décrocher dès dimanche son 35e titre de champion d'Allemagne.

Hoffenheim a donné un coup de pouce au "Rekordmeister" samedi en s'imposant 2-1 contre Dortmund, dauphin des Munichois. Côté suisse, Fabian Rieder a signé un doublé décisif avec Augsbourg.

Tout porte à croire qu'une fête de champion aura lieu dimanche à Munich, quelques jours après le festival offensif en quart de finale retour de la Ligue des champions face au Real Madrid (4-3). Le Borussia Dortmund a en effet subi à Hoffenheim sa deuxième défaite consécutive.

Le portier de l'équipe de Suisse Gregor Kobel a capitulé sur deux penalties transformés par Andrej Kramaric (41e 1-0, 98e 2-1), Dortmund ayant égalisé à la 87e grâce à Guirassy. Le BVB reste donc à douze points du Bayern de Munich, à qui il reste cinq matches au programme dans cette Bundesliga 2025/26.

Fabian Rieder a quant à lui livré une performance exceptionnelle. L'international suisse a inscrit les deux buts de la victoire d'Augsbourg à Leverkusen (2-1). Auteur du 1-1 à la 15e sur un tir dévié, il a offert la victoire aux Bavarois sur un penalty à la... 97e minute. Il en est à six réussites cette saison en championnat.

Muheim blessé, Puertas marque

Les Suisses ont connu des fortunes diverses lors d'un très disputé derby nordique, remporté 3-1 par le Werder Brême face à Hambourg. Le Vaudois Cameron Puertas a scellé le score à la 91e pour signer sa première réussite sous le maillot du Werder en Bundesliga. Le Zurichois du HSV Miro Muheim s'est quant à lui blessé à un genou et a dû sortir à un quart d'heure de la fin.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Allegri se projette sur le long terme au Milan AC

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Massimiliano Allegri ne se voit pas sélectionneur de l'Italie (© KEYSTONE/AP/Antonio Calanni)

L'entraîneur de l'AC Milan Massimiliano Allegri, présenté comme l'un des favoris pour devenir sélectionneur de l'Italie en crise, a balayé samedi cette hypothèse.

Le technicien transalpin se projette sur le long terme aux commandes du club lombard, actuellement 3e de Serie A.

"Ma carrière d'entraîneur parle d'elle même: changer souvent (de fonction) ne fait pas partie de mon ADN. J'aime travailler dans un club qui est une entreprise et qui doit être géré comme tel", a déclaré Massimiliano Allegri en conférence de presse à la veille du match de la 33e journée du Milan à Vérone.

"J'aime travailler et voir les progrès. On ne pourra pas gagner la Ligue des champions en deux ans, mais il faut avoir cette ambition, car si tu ne penses pas à l'avenir, tu restes dans le passé", a poursuivi "Max", qui a entraîné l'AC Milan une première fois de 2010 à 2014, puis la Juventus Turin de 2014 à 2019 et de 2021 à 2024.

"Avec l'AC Milan, on discute beaucoup, j'ai donné des indications pour le mercato et les dirigeants s'en occuperont", a-t-il conclu, en donnant rendez-vous au 12 juillet pour la reprise de l'entraînement du Milan.

Nommé à la tête de l'AC Milan l'été dernier, Allegri (58 ans) est présenté par la presse italienne à l'instar d'Antonio Conte, en poste à Naples, comme celui qui peut relancer l'Italie. Une Nazionale qui vient de manquer sa qualification, comme en 2018 et 2022, pour la prochaine Coupe du monde.

Patience

Après l'échec aux tirs au but contre la Bosnie-Herzégovine en finale des barrages européens, Gennaro Gattuso, en poste depuis juin 2025, a présenté sa démission, tout comme le président de la Fédération italienne (FIGC) Gabriele Gravina. Il faudra attendre encore plusieurs semaines pour connaître le nom du nouveau sélectionneur puisque le nouveau président de la FIGC sera élu le 22 juin.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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