Suisse
Glencore voit sa production globalement baisser au 1er semestre
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Le géant des matières premières Glencore a subi un tassement quasi-généralisé de sa production au premier semestre. Les volumes devraient repartir à la hausse en seconde partie d'année, prédit le groupe zougois qui reconduit ses prévisions pour l'exercice 2024.
La quantité de cuivre extrait a reculé de 5% sur un an à 462,6 kilotonnes, tandis que les volumes de zinc ont baissé de 4% à 417,2 kilotonnes, indique mardi Glencore dans son rapport de production intermédiaire.
Le cobalt et le nickel, essentiels à la fabrication de batteries, ont vu leurs volumes chuter respectivement de 27% à 15,9 kilotonnes et de 5% à 44,2 kilotonnes. La faiblesse des prix du cobalt ont poussé la mine de Mutanda a tourner au ralenti, précise le géant zougois.
La production de ferrochrome s'est étiolée de 16% à 599 kilotonnes, également affectée par la faiblesse des cours, alors que celles de charbon énergétique s'est repliée de 7% à 47 mégatonnes. L'extraction d'or est restée stable, tandis que celle d'argent a légèrement fléchi (-3%).
Glencore a reconduit ses objectifs de production pour 2024, relevant même les volumes attendus pour le charbon sidérurgique à 19-21 mégatonnes, contre 7 à 9 mégatonnes précédemment. Pour le cuivre, l'extraction attendue se situe toujours dans la fourchette 950-1010 kilotonnes.
Par ailleurs, le conseil d'administration va rendre prochainement sa décision concernant une potentielle externalisation des activités liées au charbon, suite à l'acquisition d'EVR. L'annonce sera faite en marge des résultats semestriels la semaine prochaine.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Vaud
Une pétition réclame l’interdiction des deux-roues dans les zones piétonnes
Face au sentiment d'insécurité grandissant, notamment chez les aînés, l'Association pour la protection des piétons lausannois (APPL) lance une pétition pour bannir vélos et trottinettes électriques des espaces piétons. Une réaction qui fait suite à un accident mortel survenu en mai dernier à Lausanne.
L’an dernier, le Bureau de prévention des accidents (BPA) a recensé 152 accidents graves impliquant des trottinettes électriques en Suisse. À Lausanne, la cohabitation entre la mobilité douce et les piétons est devenue un sujet de discorde majeur, exacerbé par un drame récent. Le 28 mai dernier, un piéton a perdu la vie après avoir été renversé par une trottinette électrique dans la capitale vaudoise.
Pour l’Association pour la protection des piétons lausannois (APPL), cet événement tragique est le reflet d'un problème systémique. Son président, Johan Pain, tire la sonnette d’alarme et demande à la Municipalité de Lausanne de durcir drastiquement les règles en vigueur.
Un sentiment d'insécurité au quotidien pour les aînés
Au-delà des chiffres, c'est un climat d'anxiété qui s'installe dans les rues du centre-ville, particulièrement chez les personnes âgées. L'accident du mois de mai a agi comme un détonateur pour la population locale. « Ça a fait beaucoup réagir au niveau de nos membres et puis au niveau de la population », explique Johan Pain, président de l'APPL. « Nous, on n’était pas surpris, dans le sens où on a dit: il va y arriver quelque chose un jour ou l’autre. »
Selon le président de l'association, les témoignages de personnes bousculées ou frôlées se multiplient, avec des conséquences physiques et psychologiques parfois lourdes pour les plus vulnérables.
« On a eu déjà des contacts avec des personnes qui ont été renversées (...), et d’autres, surtout des personnes âgées, qui sont bousculées, qui tombent, qui essaient de se retenir de la main et puis ils finissent au docteur. »
Vers une interdiction totale et la suppression des dérogations
Face à ce constat, l'APPL a lancé une pétition officielle adressée aux autorités lausannoises. L'objectif est clair: obtenir la suppression de toutes les dérogations qui permettent actuellement aux cycles et aux engins de micro-mobilité électrique de circuler dans les espaces réservés aux piétons.
Johan Pain rappelle avec fermeté la législation de base:
« Les zones piétonnes, les rues piétonnes, la circulation des deux-roues y est interdite. C’est très clair! Il ne doit pas y avoir de vélo, de trottinette de deux-roues dans les rues piétonnes. »
L'association ne s'oppose pas à la présence physique des cyclistes, mais exige qu'ils adoptent un comportement strictement piétonnier lorsqu'ils traversent ces zones. « La seule chose qu’ils peuvent faire, c’est de descendre de leur vélo, pousser leur vélo gentiment. Ils ont le droit, ce n’est pas interdit d’être accompagné avec son vélo dans une rue piétonne », précise-t-il.
Le centre-ville doit rester un espace de tranquillité
L'APPL cible particulièrement les exceptions accordées aux vélos électriques, cargos et autres trottinettes, qui compliquent la donne dans les secteurs à forte densité piétonne, y compris pour les livraisons commerciales. Pour le représentant des piétons, la priorité absolue doit être redonnée à la flânerie et à la sécurité. « Quand on va dans une rue piétonne avec ses enfants, en famille, on veut flâner, regarder les boutiques. C’est agréable, surtout au moment de Noël », rappelle Johan Pain. « Et là, il faut être sur le qui-vive. On avance, on est, vous savez, un peu... on avance, il n’y a pas de sonnette, ni les vélos ni les trottinettes. (...) Nous, on veut la tranquillité dans les déplacements, la mobilité douce la plus écologique. »
Alors que le conseiller national UDC Jacques Nicolet a récemment exigé au niveau fédéral l'immatriculation et l'assurance obligatoires pour les trottinettes électriques, l'APPL estime que Lausanne doit agir sans attendre à son échelle locale pour protéger ses citoyens les plus fragiles.
Interview réalisée par Julie Marti
Adaptation web par IA
Suisse
Le patrimoine Bally placé sous protection par le canton de Soleure
Le canton de Soleure a placé sous protection provisoire pour un an au maximum les archives et la collection de chaussures du fabricant historique Bally conservés à Schönenwerd (SO). La mesure vise à empêcher leur dispersion face à l'avenir incertain de l'entreprise.
Le gouvernement soleurois souhaite entamer des négociations avec les propriétaires et trouver une solution durable pour les archives et la collection, a-t-il fait savoir mardi. La décision intervient alors que l'entreprise Bally a cessé en mai sa production de chaussures en Suisse et a fermé les premières succursales.
Les archives de l’entreprise et la collection Bally doivent être entièrement conservées à Schönenwerd, leur site historique, selon les autorités cantonales. La protection provisoire empêche leur dissolution ainsi qu'un retrait de leur emplacement actuel à Schönenwerd, entre autres. Elle est valable pour un maximum d’un an.
Patrimoine d'importance nationale
Les archives et la collection de chaussures Bally comptent parmi les biens culturels les plus importants du canton de Soleure, selon le gouvernement. Elles revêtent aussi une valeur historique et culturelle exceptionnelle et d'importance nationale du fait de leur exhaustivité et de leur diversité.
Ce patrimoine retrace 175 ans d'histoire industrielle. Elles comprennent les archives commerciales depuis la création de la société en 1851 par Carl Franz Bally et incluent des affiches ainsi que de nombreux supports publicitaires à partir de 1910. S'y ajoutent aussi d'importantes collections de photos et de films à compter de 1900.
La collection de chaussures, constituée de manière systématique depuis la fin du XIXe siècle, rassemble aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de paires. Elle est composée de modèles maison, mais aussi de créations d'autres fabricants.
Pour mémoire, le fabricant de sacs, vêtements et chaussures de luxe Bally a été racheté à l'été 2024 par la société d'investissement américaine Regent pour un montant non divulgué. Il était jusqu'à cette date en mains de la famille de milliardaires allemands Reimann.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Entreprises responsables: les initiants critiquent le contre-projet
Le secteur des matières premières en Suisse doit être concerné par le contre-projet du Conseil fédéral à l'initiative populaire pour des entreprises responsables. Le comité d'initiative a exigé mardi cette mesure. Il a aussi relevé d'autres lacunes dans le projet.
Le contre-projet à la deuxième initiative pour des entreprises responsables vise les multinationales à partir de 5000 employés et 1,5 milliard de francs de chiffre d'affaires. Pour la Coalition pour des multinationales responsables, à l'origine du texte, ces seuils sont élevés et n'incluent pas tous les négociants en matières premières.
Si nombre d'entre eux remplissent facilement le critère du chiffre d'affaires, seule une demi-douzaine des quelque 975 négociants atteignent le seuil en termes de nombre d'employés, a expliqué Seraina Patzen, co-directrice de la coalition, devant les médias à Berne. Parmi eux figure Glencore, mais pas l'entreprise zougoise IMR, ni celles genevoises IXM et Gunvor, a-t-elle illustré.
Pesticides ou démantèlement des navires
Les initiants demandent aussi d'intégrer la chaîne de valeurs en aval des activités des multinationales, soit les activités menées par leurs partenaires commerciaux dans le contexte de la distribution, du transport et de l'entreposage. Ils ont cité l'utilisation de pesticides toxiques de Syngenta ou le démantèlement des navires de MSC.
Les PME suisses ne sont pas visées ni par l'initiative ni par le contre-projet. Mais elles pourraient être indirectement touchées. Elles le seront de toute façon avec les nouvelles normes européennes donc autant les accompagner dans ce processus au niveau du droit suisse, a estimé le vert'libéral genevois Aurélien Barakat.
Les initiants soulignent encore des lacunes en matière de responsabilité. Le droit à une réparation intégrale n'est pas garanti et les frais de procédure peuvent être très élevés. De "trop grands obstacles" au signalement des cas problématiques, selon le conseiller national Stefan Müller-Altermatt (Centre/SO).
Enfin, la coalition déplore une surveillance insuffisante. Un droit à l'information et un droit de recours pour les personnes concernées doivent être inscrits dans la loi. Celles-ci ont le droit de savoir comment les autorités prennent leurs décisions, a jugé Gregor Geisser, conseiller juridique du comité d'initiative.
Loi spéciale
Une première initiative a échoué en 2020, obtenant la majorité du peuple, mais pas celle des cantons. Un contre-projet est entré en vigueur en 2022, obligeant les multinationales à présenter un rapport de durabilité en plus du traditionnel rapport annuel.
Alors que de nouvelles normes européennes ont été introduites, les initiants ont remis le couvert avec une deuxième initiative, appelée "Pour des grandes entreprises responsables - pour la protection de l'être humain et de l'environnement" et déposée en mai 2025.
En avril, le Conseil fédéral a rejeté l'initiative, mais proposé un contre-projet indirect, via une loi spéciale sur la gestion durable des entreprises. Le contre-projet doit permettre de protéger les droits humains et l'environnement, tout en préservant la compétitivité économique et en réduisant la charge administrative et les coûts. Il est soumis à la consultation jusqu'au 9 juillet.
Pour les initiants, la Suisse est en retard. Presque tous les pays d'Europe disposeront de règles d'ici 2028, avec une entrée en vigueur effective d'ici mi-2029. Celle-ci n'aurait lieu en Suisse qu'à partir de 2031. Berne doit agir. Il est question de sécurité juridique, de conditions de concurrence équitables et de réputation nationale, d'après M. Barakat.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Un bus en chaîne humaine pour des transports publics gratuits
La récolte des signatures pour l'initiative fédérale demandant des transports publics gratuits a officiellement débuté mardi à Renens. A cette occasion, une vingtaine de personnes ont symboliquement représenté une chaîne humaine en forme de bus.
"Notre initiative vise à investir massivement dans les transports publics pour que les citoyennes et les citoyens aient un libre choix de leur mobilité, tant au niveau de l'accès et de la qualité, mais aussi en termes de prix", a déclaré à Keystone-ATS Steven Tamburini, porte-parole du mouvement citoyen indépendant et apartisan Agissons!, à l'origine du texte.
Les organisateurs ont également profité de l'événement pour dévoiler les noms des 27 membres du comité d'initiative, parmi lesquels les conseillères nationales Brenda Tuosto (PS/VD) et Delphine Klopfenstein Broggini (Vert-e-s/GE). Les initiants disposent désormais de 18 mois pour récolter les 100'000 signatures nécessaires.
Réécrire la Constitution
Pour rappel, le Tribunal fédéral avait enterré les transports publics gratuits en confirmant en 2023 l'invalidation par le Grand Conseil fribourgeois d'une initiative cantonale en ce sens, l'estimant contraire à la Constitution. L'arrêt a eu pour effet de bloquer des textes similaires lancés dans plusieurs autres cantons, notamment à Neuchâtel, Vaud et Genève, ainsi qu'en Suisse alémanique.
L'initiative d'Agissons! propose donc de réécrire la Constitution fédérale pour y garantir à chacune et à chacun "des transports publics fréquents, de qualité et accessibles sur l'ensemble du territoire". Elle prévoit pour cela un fonds de 8 milliards de francs par an, destiné à augmenter les cadences et la desserte régionale et à développer l'intermodalité et les connexions entre modes de déplacement.
Différents niveaux de gratuité
Le texte prévoit trois niveaux de gratuité complémentaires: des gratuités locales et régionales, un abonnement national et facultatif à tarif social plafonné à 1095 francs par an, ainsi que des gratuités ciblées sur l'ensemble du réseau pour les moins de 26 ans, les étudiants et apprentis, les retraités et les ménages aux ressources limitées.
Le financement serait assuré par "les plus grandes entreprises", une contribution progressive sur les véhicules les plus luxueux et les plus polluants, ainsi que sur une réaffectation partielle de fonds publics aujourd'hui dédiés aux routes nationales. "Les plus petites entreprises de moins de 11 employés et les indépendants, soit près de 90% du tissu économique suisse, en seraient exemptées", précisent les initiants.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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