Suisse
Le retour du double nom de famille approuvé en commission
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Le double nom de famille devrait faire son retour dix ans après son abandon. La commission des affaires juridiques du Conseil des Etats est entrée en matière, par 11 voix contre 1, sur un projet en ce sens élaboré par sa commission soeur du National.
L'abrogation du droit à porter un double nom après le mariage avait été décidée avec la révision de 2013, rappellent mardi les services du Parlement. La commission estime que cette abrogation doit être considérée comme une régression, car elle remet en question le principe de l'égalité entre hommes et femmes.
En pratique, disposer d'un droit du nom "ouvert et libéral", en mesure de répondre au plus grand nombre possible de besoins de la population, est un souhait bien réel, poursuit la commission. Le projet offre une solution praticable pour répondre à cette demande puisqu'il laisse aux époux tout loisir de choisir un nom. Il élargit également les possibilités de créer un lien relatif au nom entre les membres d'une même famille et renforce l’unité au sein de celle-ci.
Principe simple
Le projet suit un principe simple, salue la commission. Il facilitera considérablement l’application du droit.
Lorsqu'ils se marient, les fiancés peuvent décider individuellement de conserver leur nom, de prendre celui de leur partenaire ou de porter un double nom. Dans ce dernier cas, ils peuvent choisir eux-mêmes l'ordre des noms et décider de les lier ou non par un trait d'union.
La commission doit encore procéder à la discussion par article avant que le Conseil des Etats ne puisse empoigner le dossier.
Le National a accepté le projet en juin. Il avait décidé de renoncer à ce que les enfants puissent porter un double nom.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Meilleure protection de la communauté LGBTIQ+ contre les violences
La communauté LGBTIQ+ doit être mieux protégée contre les crimes de haine. Le Conseil fédéral a lancé mercredi le premier Plan d'action national contre les crimes de haine envers ces personnes pour les années 2026-2030.
La condamnation pénale de la discrimination et de l'incitation à la haine basées sur l'orientation sexuelle, la déclaration simplifiée du changement de sexe et de prénom à l'état civil ou le mariage pour toutes et tous sont des progrès notables pour l'égalité des personnes LBGTIQ+. Leur quotidien reste toutefois marqué par des discriminations et des violences, note le gouvernement dans un communiqué.
La nouvelle stratégie entend ainsi créer un environnement plus sûr et respectueux pour ces personnes, en renforçant leur protection contre les violences et attitudes hostiles, améliorant in fine la sécurité de l'ensemble de la société. Elle contient douze mesures.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Carl-Vogt: la Chambre immobilière admet qu'"il faut mieux faire"
La Chambre genevoise immobilière estime qu'"il faut mieux faire" après l'affaire des nombreux locataires dont les baux ont été résiliés au boulevard Carl-Vogt à Genève. Mais elle insiste sur les contraintes imposées par la loi aux régies.
"On devrait immédiatement proposer de rencontrer les locataires" avant toute rénovation lourde qui demande leur départ, affirme le secrétaire général de la Chambre immobilière, Christophe Aumeunier, dans un entretien publié mercredi par la Tribune de Genève. Selon lui, la pénurie de logements "exige" cette approche pour expliquer pourquoi les travaux doivent être faits. Après cette polémique, la régie Naef a promis un suivi personnalisé pour les personnes lésées.
De son côté, la Chambre recommande habituellement que les locataires puissent conserver leur appartement pendant les rénovations. Pas possible "dans une minorité de cas" comme celui du quartier de la Jonction, affirme toutefois son secrétaire général.
"Les travaux prévus sont très lourds. L'immeuble est très vétuste" et il n'est pas conforme à plusieurs dispositifs légaux, selon lui. Face à une réglementation très serrée pour les rénovations énergétiques, les propriétaires ne peuvent se voir reprocher d'oeuvrer pour améliorer la situation, insiste M. Aumeunier.
Et de s'en prendre à l'Asloca qu'il accuse de se plaindre quand les charges sont trop importantes pour les locataires tout en entravant les rénovations. Le secrétaire général réfute toute volonté de diminuer la portée de la loi sur les démolitions et les rénovations. Celle-ci "doit être appliquée", glisse-t-il.
L'affaire de Carl-Vogt pourrait se répéter ailleurs. Sans pouvoir donner de chiffre exact, M. Aumeunier estime lui que des dizaines d'immeubles pourraient être affectés, mais la pénurie rend plus difficiles les relogements. Il faut que les propriétaires, les régies et l'Etat dialoguent, selon lui.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
Perquisitions menées dans l'affaire des signatures falsifiées
Le Ministère public de la Confédération (MPC) et Fedpol ont effectué mardi plusieurs perquisitions auprès de sociétés de récoltes de signatures dans le cadre de procédures menées pour falsification présumée de signatures. Plusieurs personnes ont été interrogées.
Les perquisitions ont eu lieu dans les locaux de plusieurs organisations chargées de la récolte de signatures rémunérées en Suisse romande et en Suisse alémanique, indiquent mercredi le MPC et l'Office fédéral de la police (Fedpol). Les personnes interrogées ont été entendues en tant que "personnes appelées à donner des renseignements".
Le MPC a ouvert diverses procédures à la suite de plusieurs dénonciations pénales. Depuis octobre 2022, date de la première dénonciation reçue dans ce complexe de faits, environ 30'000 signatures soupçonnées d'être falsifiées, concernant une vingtaine d’initiatives populaires fédérales, ont été portées à la connaissance des instances fédérales. Celles-ci reçoivent "de manière continue" de nouvelles dénonciations.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Climat
Valais: un nouveau géologue cantonal pour gérer l'avenir de Blatten
Depuis le 1er octobre 2025, Guillaume Favre-Bulle est à la tête du service des dangers naturels du canton du Valais (SDANA). Le quotidien du nouveau géologue cantonal demeure notamment rythmé par la catastrophe de Blatten, survenue le 28 mai dernier.
Titulaire d’un master en géoscience de l’environnement de l’Université de Lausanne, le successeur de Raphaël Mayoraz, parti en retraite, a travaillé durant 15 ans dans des bureaux de géologie et d’ingénierie, avant de rejoindre l’Etat du Valais en 2017. En 2022, il est devenu chef de la section dangers géologiques et ressources du sous-sol au sein du SDANA.
Le 28 mai 2025, l’habitant de Prarreyer (44 ans) a vécu au plus près l’éboulement du Petit Nesthorn, au-dessus de Blatten. "Au moment de la rupture du glacier, j’étais en train de regarder la webcam, conscient qu’il y avait beaucoup d’activités dans le secteur", raconte-t-il. "Tout d’un coup, j’ai vu l’éboulement partir. Je me suis levé d’un bond de ma chaise. Le scénario du pire était devenu réalité, devant mes yeux."
Encore un risque concret
Après le drame lui-même, la priorité du SDANA a été de réussir à sécuriser le lac qui s'est formé pour l’hiver, à évaluer les dangers en aval du dépôt et sur celui-ci. Parallèlement, une carte des dangers réactualisée a vu le jour (70% du village détruit est désormais placé en zone rouge). Pour Blatten, la facture des travaux subventionnés par le SDANA se monte actuellement à environ 20 millions de francs, selon son chef de service.
Si 10 millions de mètres cubes de morceaux de roches, de gravats et de glaces se sont abattus en 2025 sur le coeur du village haut-valaisan, la montagne pourrait encore faire des siennes. "Un million de mètres cubes peuvent encore tomber du jour au lendemain du Petit Nesthorn", admet Guillaume Favre-Bulle.
D'où un monitorage prioritaire du secteur toujours d'actualité. Par ailleurs, d’autres éboulements ou épisodes de laves torrentielles pourraient encore se produire. Ils auraient comme conséquence d'augmenter la superficie actuelle du lac.
Cinq ans pour faire fondre la glace
Environ 3 millions de mètres cubes de glace restent, eux, toujours emprisonnés dans la masse de sédiments. Ils fondent très lentement. "Nous allons chercher à créer de grandes tranchées pour drainer toute l’eau qui se trouve dans le dépôt. Cela risque de prendre environ 5 ans, selon les spécialistes", avoue le Bagnard.
A terme, ce terrain, qui ne pourra plus figurer dans une zone constructible, pourrait être rendu à l’agriculture. Une réflexion est en cours au niveau de l’Etat du Valais.
Pour ces prochains mois, le scénario idéal consisterait à ce que la rivière Lonza reste dans son lit actuel "et que l'on ait juste le phénomène d'érosion à surveiller. Pour cela, il faudrait avoir un été sans gros orage", indique le géologue.
Rassurer la population
Depuis 2024, le Valais a été victime d’importants aléas climatiques. Outre Blatten, on peut citer pêle-mêle le débordement du Rhône dans la région de Sierre (juin 2024) ou les dizaines de laves torrentielles descendues à proximité de Lourtier (2024-2025). Un nombre d'événements marquants en hausse qui inquiète la population valaisanne.
"Cela va être un de mes gros challenges, avec les conséquences du réchauffement climatique", confirme Guillaume Favre-Bulle. "Si on ne peut malheureusement pas toujours protéger le bâti existant, nous avons des mesures préventives pour mettre la population en sécurité, comme l’évacuation." En ce sens, le comportement des citoyens se doit aussi d’être exemplaire "en ne s’exposant pas au danger, en évitant de s’approcher d’un phénomène naturel en cours ou en évitant de prendre sa voiture lors d’un orage hors normes."
"Une hantise"
Actuellement, 150 lieux sont monitorés en Valais afin de prévenir une catastrophe majeure et d'y réduire au maximum les risques pour la population.
En songeant au présent et au futur, Guillaume Favre-Bulle admet "une hantise": la fatalité. "L’élément que l’on ne peut pas prévoir, pas contrôler, tel un rocher qui tombe sur un véhicule. Il nous est impossible de sécuriser chaque caillou du réseau cantonal." Autre préoccupation pour le géologue cantonal: les orages violents de plus en plus fréquents.
Importants dossiers en cours
En décembre dernier, le Grand Conseil a refusé d’allouer 9 emplois à plein temps supplémentaires au SDANA. "Cette décision a comme conséquence de devoir prioriser certains projets", conclut Guillaume Favre-Bulle.
Outre le dossier Blatten et le chantier de la 3e correction du Rhône, l'aménagement de la Dranse à Martigny (plus de 30 millions), des travaux sur la Vièze à Monthey (environ 20 millions), sur la Navizence en Anniviers (40 millions) et sur le Baltschiederbach (23 millions) sont les principaux chantiers présentement gérés par le SDANA. Ceux-ci se réaliseront sur plusieurs années, à raison de 2 à 4 millions par année.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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