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Climat

La Floride se prépare au pire avec l'arrivée de l'ouragan Milton

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Milton devrait s'abattre sur la Floride en tant qu'"ouragan majeur" (catégorie 3 ou plus, sur 5) et la traverser d'ouest en est. (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Le puissant ouragan Milton se rapproche mercredi de la Floride, où il doit toucher terre dans la nuit. Il pourrait causer des inondations "catastrophiques", deux semaines seulement après le passage déjà destructeur et meurtrier de l'ouragan Hélène.

Sur la scène politique, républicains et démocrates continuent de s'écharper au sujet de la gestion de ces ouragans par le gouvernement fédéral, Joe Biden dénonçant mercredi l'"avalanche de mensonges" de son prédécesseur et candidat à la Maison Blanche, Donald Trump, qui accuse l'administration actuelle d'en avoir fait trop peu et trop tard.

L'agence fédérale de réponse aux catastrophes naturelles (Fema) "a toutes les ressources dont elle a besoin pour faire face à cet ouragan et à ses conséquences", a rassuré mercredi la vice-présidente et candidate démocrate Kamala Harris sur CNN.

Ville fantôme

A quelques heures de l'arrivée de Milton, le troisième Etat le plus peuplé du pays retient son souffle. Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, a pris des allures de ville fantôme, alors que la pluie s'intensifie.

"Ce sera une sacrée tempête", lâche Brad Reeves, un habitant qui rentre se confiner chez lui.

"Pour l'instant, ma femme, ma belle-mère et mes chats sont à la maison, sains et saufs", se rassure-t-il, disant craindre que cette "belle ville où (il) aime vivre depuis 15 ans soit détruite".

"On se remet à peine" de l'ouragan Hélène, qui a laissé "les sols saturés" d'eau, observe, "nerveux", un autre habitant, Randy Prior, 36 ans.

A Fort Myers, plus au sud, ville dévastée par l'ouragan Ian il y a deux ans, "tout le monde est anxieux", confie Debbie Edwards. "C'est comme si un syndrome de stress post-traumatique s'était installé après Ian", poursuit cette habitante. "Mais nous ne partons pas."

Pour Joe Biden, Milton pourrait être "la pire tempête" à frapper "depuis un siècle" la Floride, pourtant habituée à ces phénomènes météorologiques.

Le changement climatique rend plus probable l'intensification rapide des tempêtes et augmente le risque d'ouragans plus puissants en réchauffant les eaux des mers et des océans, selon les scientifiques.

"Tempête mortelle"

Milton devrait s'abattre sur la Floride en tant qu'"ouragan majeur" (catégorie 3 ou plus, sur 5) et la traverser d'ouest en est, selon le Centre national des ouragans américain (NHC).

Cela "va être une tempête mortelle et catastrophique", a prévenu mercredi la directrice de la Fema, Deanne Criswell.

Milton pourrait entraîner des inondations côtières allant jusqu'à 4,5 mètres et des pluies abondantes qui font courir le "risque d'inondations urbaines soudaines catastrophiques et potentiellement mortelles", indique le NHC.

"Ce que nous constatons lors de ces tempêtes, c'est que la majorité des décès est liée aux inondations côtières, à l'eau", a insisté la directrice de la Fema.

Les autorités ont exhorté ces derniers jours les habitants d'une quinzaine de comtés, concernés par des ordres d'évacuation, à partir, assurant qu'il s'agissait d'une "question de vie ou de mort".

Mardi, des files interminables de voitures étaient visibles sur les grands axes de l'Etat et de nombreuses stations-services étaient à sec. Mais plusieurs habitants rencontrés par l'AFP ont indiqué avoir décidé de rester.

Le risque de tornades est également très élevé, selon les services météorologiques. Et les nombreux débris encore visibles laissés par Hélène, qui a fait au moins 235 morts à travers le sud-est des Etats-Unis, dont au moins 15 en Floride, présentent un danger supplémentaire.

Températures record

"De nombreux aspects d'Hélène et de Milton correspondent tout à fait à ce que nous anticipons en matière de changement climatique", relève le professeur John Marsham, spécialiste des sciences de l'atmosphère.

"Les ouragans ont besoin d'océans chauds pour se former, et les températures record des océans alimentent ces tempêtes dévastatrices. L'air chaud retient davantage d'eau, donnant des pluies plus abondantes et davantage d'inondations", explique-t-il.

Dans le même temps, "l'augmentation du niveau de la mer due au changement climatique entraîne une aggravation des inondations côtières".

Depuis plus d'un an, les températures de l'Atlantique nord évoluent sans discontinuer à des niveaux de chaleur record, selon des données de l'observatoire météorologique américain (NOAA).

Tournant politique

En pleine campagne présidentielle, ces ouragans ont pris un tournant politique.

Donald Trump, qui tient régulièrement des propos climatosceptiques, a notamment accusé, sans preuve, les démocrates d'avoir "volé l'argent" de la Fema pour "le donner à leurs immigrés illégaux".

Sa rivale pour l'élection présidentielle du 5 novembre, la vice-présidente Kamala Harris, a qualifié les accusations sans fondement du camp républicain de "dangereuses" et "inadmissibles".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Climat

Nouveaux records de chaleur battus dans le centre des Etats-Unis

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Les températures sont montées jusqu'à 44,4 degrés dans plusieurs régions situées le long de la frontière sud entre la Californie et l'Arizona. (© KEYSTONE/AP/Gregory Bull)

Une vague de chaleur record qui frappe la moitié ouest des États-Unis s'est déplacée samedi en direction du centre du pays. Elle a apporté des températures inhabituellement élevées pour la saison dans des régions où il gelait encore il y a à peine une semaine.

Des dizaines de villes, de la Californie au Colorado, ont enregistré leurs températures les plus élevées jamais observées pour un mois de mars, selon le service météorologique national.

Samedi, parmi les régions ayant enregistré de nouveaux records de températures maximales pour un mois de mars figuraient Kansas City, dans le Missouri (centre), et North Platte, dans le Nebraska (centre), où la température a atteint 33,3 degrés Celsius.

Cette vague de chaleur inhabituelle a fait bondir les températures en quelques jours. Ainsi, à Chanute, petite ville du Kansas, quasiment au centre des Etats-Unis, les températures sont passées d'un record de froid de -10,5 degrés le 16 mars à un record de chaleur de 32,8 degrés à peine quatre jours plus tard.

44,4 degrés en Californie

Vendredi, la vague de chaleur avait fait grimper les températures jusqu'à 44,4 degrés dans plusieurs régions situées le long de la frontière sud entre la Californie et l'Arizona (sud-ouest), un record national américain pour le mois de mars.

Samedi, le service météorologique national a émis une alerte de chaleur extrême pour ces mêmes zones désertiques, ainsi qu'une alerte pour un risque élevé d'incendie de forêt pour une grande partie des États des plaines centrales, Nebraska, Kansas et Oklahoma.

Cette vague de chaleur record à laquelle sont exposés des millions d'Américains, avec des températures pouvant dépasser de 17 degrés les moyennes saisonnières, aurait été "quasi impossible à cette période de l'année dans un monde sans changement climatique", a établi un rapport du World Weather Attribution (WWA), un groupe de scientifiques internationaux étudiant les liens entre événements météorologiques extrêmes et changement climatique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Un barrage menace de céder à Hawaï: 5500 personnes à évacuer

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5500 résidents d'Oahu ont reçu l'ordre d'évacuer immédiatement. (© KEYSTONE/FR172237 AP/MICHELLE BIR)

Les autorités hawaïennes ont ordonné vendredi à 5500 personnes vivant à proximité d'un barrage sur l'île d'Oahu d'évacuer immédiatement la zone, car l'installation est fragilisée par les fortes pluies. Elle "présente un risque imminent de rupture", ont-elles averti.

"Quittez immédiatement la zone en aval", a déclaré le service local de gestion des urgences, recommandant aux personnes de faire du covoiturage pour fluidifier le trafic dense. Le barrage de Wahiawa est situé dans le nord de l'île d'Oahu, la troisième plus grande île de l'archipel américain, qui abrite la capitale Honolulu.

Les habitants de la région ont été alertés par les sirènes d'urgence ainsi que par des messages téléphoniques, a précisé la mairie d'Honolulu.

"Nous avons des secouristes qui font du porte-à-porte", a déclaré le directeur adjoint de la communication de la municipalité. "La situation est très grave dans le centre et sur la côte nord d'Oahu".

Véhicules et habitations emportés

Cinq centres ont été mis en place pour accueillir les personnes évacuées. Le porte-parole a indiqué qu'aucun décès n'était à déplorer, mais qu'ils avaient reçu plusieurs appels d'urgence de personnes isolées par la montée des eaux et qui avaient dû être secourues. La violence des pluies a emporté des véhicules et des habitations.

Le gouverneur d'Hawaï, Josh Green, a déclaré qu'en raison de fortes pluies, le niveau de l'eau dans le réservoir était devenu dangereux, ce qui a conduit les autorités à déclencher l'alerte.

"La tempête est très violente en ce moment, en particulier dans le nord d'Oahu, et nous avons eu de fortes précipitations pendant la nuit, ainsi que de graves inondations dans plusieurs cas. De nombreuses personnes ont dû être évacuées", a déclaré M. Green sur les réseaux sociaux.

Les services météorologiques prévoient de nouvelles précipitations jusqu'en fin de semaine. Une grande partie d'Hawaï est en état d'alerte pour inondations, selon le service météorologique national, qui a signalé des conditions particulièrement dangereuses dans le nord d'Oahu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Plus de 40 degrés en mars: vague de chaleur dans l'ouest américain

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A deux heures de route à l'est de Los Angeles, un pic à plus de 41,5 degrés a été recensé jeudi, du jamais-vu au mois de mars depuis le début des relevés de températures remontant à 1893. (© KEYSTONE/AP/Godofredo A. Vásquez)

L'ouest américain est aux prises avec une vague de chaleur précoce record qui fait grimper le thermomètre jusqu'au-delà des 40 degrés Celsius. Le phénomène aurait été "quasi impossible sans changement climatique", affirme un groupe de scientifiques internationaux.

A Palm Springs, à deux heures de route à l'est de Los Angeles, un pic à plus de 41,5 degrés a été recensé jeudi, du jamais-vu au mois de mars depuis le début des relevés de températures remontant à 1893, selon l'agence météorologique américaine (NWS).

A Phoenix, capitale de l'Arizona, dans le sud-ouest du pays, une pointe à 40,5 degrés a été enregistrée le même jour, là aussi un record à cette période de l'année. Les services météorologiques s'attendaient à ce que le mercure continue de grimper jusqu'à dépasser les 41 degrés durant le week-end.

Une station météorologique basée non loin de la frontière mexicaine, à Lake Martinez, a même rapporté une température au-delà des 43 degrés. Le relevé, qui doit encore être contrôlé, deviendrait, s'il était confirmé, un record absolu en mars aux Etats-Unis.

"La menace est là"

Cette vague de chaleur record à laquelle sont exposés des millions d'Américains, avec des températures pouvant dépasser de 17 les moyennes saisonnières, aurait été "quasi impossible à cette période de l'année dans un monde sans changement climatique", établit un rapport du World Weather Attribution (WWA), un groupe de scientifiques internationaux étudiant les liens entre événements météorologiques extrêmes et changement climatique.

Son analyse rapide est menée à partir de données météorologiques, de prévisions et de simulations de modèles climatiques. Si ce type d'événement extrême demeure rare, la crise climatique induite par les activités humaines en a accru la fréquence, analyse-t-il.

"En l'espace d'une décennie seulement, ce phénomène est devenu environ quatre fois plus probable", évalue le WWA.

"Ces résultats ne laissent aucune place au doute. Le changement climatique pousse la météorologie vers des extrêmes qui auraient été impensables dans un monde préindustriel", souligne Friederike Otto, professeure en sciences du climat à l'Imperial College London ayant participé à l'analyse, dans un communiqué.

"La menace n'est pas lointaine. Elle est là. Elle s'aggrave", insiste-t-elle, appelant à une réponse politique à la hauteur de l'urgence.

Selon le site spécialisé Weather Channel, au moins 65 villes de l'ouest américain ont dépassé ou égalé leurs températures records pour un mois de mars, à travers six Etats, de l'Oregon au Nouveau-Mexique en passant par la Californie. Il faisait si chaud sur des pistes de ski du Colorado mercredi que des skieurs les dévalaient torse nu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Climat

Le rythme de la fonte des glaciers de l'Himalaya a doublé en 25 ans

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Les chaînes de l'Hindou Kouch et de l'Himalaya abritent les plus grandes réserves de glace de la planète après les pôles, avec plus de 63'700 glaciers répertoriés sur une superficie totale de près de 55'800 km2. Ces glaciers nourrissent au moins dix grands bassins fluviaux irriguant toute l'Asie. (© KEYSTONE/AP/TASHI SHERPA)

Le rythme de la fonte des glaciers des hautes montagnes de l'Hindou Kouch et de l'Himalaya a doublé depuis les années 2000 sous l'effet du réchauffement de la planète, mettent en garde les auteurs de deux études scientifiques parues samedi.

Selon ces travaux publiés par le Centre international pour le développement intégré de la montagne (ICIMOD) basé à Katmandou, les glaciers de ces deux chaînes ont perdu jusqu'à 27 m d'épaisseur depuis 1975.

"Ce n'est pas un problème lointain, c'est une crise qui s'aggrave en temps réel, avec son lot de désastres chaque été et à chaque saison de mousson", a mis en garde dans un communiqué le directeur de l'ICIMOD, Pema Gyamtsho. "Il faut renforcer la surveillance et investir pour s'adapter dès maintenant".

Chaque année, l'Afghanistan, le Pakistan, l'Inde ou le Népal sont le théâtre d'inondations et de glissements de terrains meurtriers, causées notamment par les vidanges des lacs glaciaires.

Les experts relèvent que le nombre et la force de ces phénomènes augmentent avec le changement climatique.

Urgence de mieux surveiller

Selon les données recueillies par l'ICIMOD, la superficie des glaciers de la région a reculé de 12% entre 1990 et 2020, et leurs réserves estimées de glace ont diminué de 9%.

Le taux moyen de perte de glace est passé de 35 cm par an pendant les années 1974-1999 à 72 cm après l'année 2000, a précisé le scientifique Mohd. Farooq Azam.

"La hausse des températures signifie que les glaciers ont de moins en moins de temps pour reconstituer leur masse. Il faut réduire les émissions de carbone pour leur permettre de conserver leur cycle naturel de reconstitution", a-t-il indiqué à l'AFP.

Le principal auteur des deux études publiées a également insisté sur l'urgente nécessité de renforcer les moyens de surveillance des glaciers pour permettre de "détecter les risques avant l'impact maximal" du réchauffement climatique.

Les chaînes de l'Hindou Kouch et de l'Himalaya abritent les plus importantes réserves de glace de la planète après les deux pôles, avec plus de 63'700 glaciers répertoriés sur une superficie totale de près de 55'800 kilomètres carrés.

Ces glaciers nourrissent au moins dix grands bassins fluviaux qui irriguent toute l'Asie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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