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International

La présidente moldave salue une victoire dans un "combat injuste"

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"Nous avons remporté une première bataille dans un combat difficile qui va déterminer l'avenir de notre pays", a déclaré sur Facebook Maia Sandu, sonnant la mobilisation des électeurs en vue du second tour de la présidentielle début novembre. (© KEYSTONE/AP/Vadim Ghirda)

La présidente sortante moldave Maia Sandu a salué lundi la victoire du "oui" au référendum sur l'adhésion à l'UE, obtenue de justesse malgré "un combat injuste" et des "ingérences sordides", avec Moscou dans le viseur. La Russie exige des "preuves".

Le Kremlin a aussi dénoncé des "anomalies" dans le comptage des voix du référendum.

"Nous avons remporté une première bataille dans un combat difficile qui va déterminer l'avenir de notre pays", a pour sa part déclaré sur Facebook la candidate de 52 ans, sonnant la mobilisation des électeurs en vue du second tour de la présidentielle début novembre.

Après une longue course en tête du "non", le "oui" a finalement pris le dessus (50,46%), à quelques milliers de voix près, grâce au vote de la diaspora, selon les résultats publiés par la Commission électorale.

"Groupes criminels"

Dans sa première réaction officielle en pleine nuit, la cheffe d'Etat avait déjà fustigé un assaut "sans précédent contre la démocratie" et promis de "ne pas plier".

"Des groupes criminels, agissant de concert avec des forces étrangères hostiles à nos intérêts nationaux, ont attaqué notre pays à coups de dizaines de millions d'euros, de mensonges et de propagande" pour tromper et corrompre des électeurs, a déclaré Mme Sandu, le visage grave.

Von der Leyen salue le vote moldave

La Commission européenne, qui suit de près le scrutin, a évoqué "un contexte d'interférence et d'intimidation sans précédent de la part de la Russie". Des "stratégies hybrides" qui n'ont pas empêché la Moldavie de confirmer son souhait d'un "avenir européen", s'est félicitée sa présidente Ursula von der Leyen.

"La Russie n'a pas réussi" à saper les élections en Moldavie bien qu'elle ait "travaillé avec énergie" en ce sens, a réagi un porte-parole de la Maison Blanche. "Nous savons qu'il y a un second tour et nous nous attendons à ce que les Russes essaient de peser" sur ce scrutin, a-t-il ajouté.

Le Conseil de l'Europe, qui avait envoyé des observateurs, a jugé que les scrutins avaient été "bien gérés" malgré de "graves tentatives de saper leur intégrité".

Et à Berlin, la ministre des Affaires étrangères Annalena Baerbock a estimé que l'aide internationale apportée à la Moldavie face à la "guerre hybride" menée par la Russie a pu "faire la différence.

Pari risqué

Maia Sandu, qui a tourné le dos à Moscou après l'invasion de l'Ukraine voisine et porté à Bruxelles la candidature de la Moldavie, ex-république soviétique de 2,6 millions d'habitants, avait convoqué ce référendum pour valider sa stratégie. Un pari risqué.

Car cette victoire sur le fil, sans remettre en cause les négociations d'adhésion avec les Vingt-Sept, "affaiblit en quelque sorte l'image pro-européenne de la population et l'autorité de Maia Sandu", commente pour l'AFP le politologue français Florent Parmentier, spécialiste de la région.

Première femme à occuper, en 2020, les plus hautes fonctions, cette ex-économiste de la Banque mondiale à la réputation d'incorruptible est devenue en quatre ans une personnalité européenne de premier plan.

"Exaspérer Moscou, impressionner l'Europe, sauver son pays une fois de plus - voilà qui est Maia Sandu", a réagi lundi le Premier ministre polonais Donald Tusk, vantant "une nation courageuse".

Victoire au 2e tour pas assurée

Dans un environnement géopolitique compliqué, avec la guerre russe en Ukraine et la Géorgie accusée de dérive autoritaire prorusse, la Moldavie donnait à Bruxelles matière à espérer, souligne l'expert.

Or après ce référendum très disputé, un succès de Mme Sandu au second tour, le 3 novembre, est loin d'être assuré. Avec 42% des voix, elle devance largement Alexandr Stoianoglo (26%), ex-procureur de 57 ans soutenu par les socialistes prorusses. Mais celui-ci peut compter sur les réserves de voix de petits candidats.

"Nous avons de grandes chances de gagner le 3 novembre et nous gagnerons", a-t-il lancé au siège du parti, brocardant le gouvernement pour son "échec retentissant et honteux".

Pendant la campagne, cet homme à l'allure sévère avait appelé à "restaurer la justice" devant un pouvoir n'hésitant pas selon l'opposition à brimer les droits et plaidé pour une politique étrangère "équilibrée", de l'UE à la Russie.

"Profondes divisions"

Dans les rues de Chisinau, la capitale, des habitants se félicitaient d'un "test électoral" réussi pour la Moldavie, en dépit des "difficultés", d'autres disant au contraire leur inquiétude devant le virage occidental trop marqué pris sous Maia Sandu.

Ce double vote "a mis en lumière les profondes divisions" du pays, a commenté pour sa part dans une note Marta Mucznik, analyste de Crisis Group, appelant Bruxelles et Chisinau à "revoir leur stratégie" sur fond de "tensions croissantes".

Système massif d'achat de votes révélé

Entre opérations de corruption et de désinformation, la police moldave a mené ces derniers mois 350 perquisitions et procédé à des centaines d'interpellations de suspects accusés de vouloir perturber le processus électoral pour le compte de Moscou.

Un système massif d'achat de votes a été révélé, visant jusqu'à un quart des électeurs attendus aux urnes. Avec, à la manoeuvre, l'oligarque Ilan Shor, réfugié à Moscou après une condamnation pour fraude.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Reusser perd du terrain en montagne

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Demi Vollering célèbre son succès lors de cette étape de montagne (© KEYSTONE/AP/Davide Spada)

Marlen Reusser a perdu du terrain au général lors de la 1re étape de montagne du Giro féminin. Au lendemain de sa 2e place dans le contre-la-montre en côte, la Bernoise a terminé 7e de la 5e étape.

Reusser a franchi la ligne d'arrivée à Sante Stefano di Cadore après 146 km, avec 53 secondes de retard sur la Néerlandaise Demi Vollering, qui a devancé sa compatriote Anna van der Breggen au sprint d'un groupe de quatre. Van der Breggen a ainsi défendu avec succès son maillot rose, qu'elle avait endossé la veille grâce à sa victoire dans le contre-la-montre.

Au général, la quadruple vainqueure du Giro occupe désormais la tête avec une minute d'avance sur Vollering. Reusser, qui fait son retour dans ce Tour d'Italie de neuf jours après sa grave chute mi-avril lors du Tour des Flandres, pointe désormais au 5e rang et affiche un retard de 2'03.

Deux étapes plus plates vont maintenant suivre, avant que la décision ne se joue en montagne ce week-end.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Football

Embolo n'a pas pu partir aux Etats-Unis à cause d'une condamnation

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Breel Embolo doit encore patienter avant de rejoindre les Etats-Unis (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Breel Embolo n'a pas encore pu rejoindre l'équipe de Suisse aux Etats-Unis à cause de son casier judiciaire. Le Bâlois a dû déposer une demande de visa en urgence à l'Ambassade américaine mercredi.

"L'Ambassade nous a informés que cette demande était traitée en priorité. Nous attendons désormais l’autorisation afin qu'il puisse rejoindre San Diego et l'équipe dans les plus brefs délais", a écrit l'ASF dans un communiqué.

La fédération a expliqué que l'autorisation électronique (ESTA) d'Embolo n'avait finalement pas été approuvée en raison de son casier judiciaire. Le joueur du Stade rennais a été jugé en septembre 2025 pour des menaces proférées lors d'une sortie nocturne en 2018. Condamné à une peine pécuniaire avec sursis, il avait finalement renoncé à faire appel en avril.

"Les autorités américaines souhaitaient notamment savoir si des violences physiques avaient été commises dans le cadre de cette affaire. Ce n'était pas le cas", a précisé l'ASF.

Breel Embolo doit donc encore patienter avant de savoir quand est-ce qu'il pourra rejoindre ses coéquipiers à San Diego. Il manquera en tout cas les premiers entraînements des Helvètes, qui doivent disputer un dernier match amical samedi contre l'Australie (21h00 en Suisse).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Macron salue une nouvelle ère pour l'Europe auprès de Peter Magyar

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"Avec vous, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Hongrie mais aussi pour la Hongrie en Europe", a lancé Emmanuel Macron à Peter Magyar. (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Emmanuel Macron a salué mercredi une "nouvelle ère pour la Hongrie et notre Europe" en recevant le nouveau Premier ministre hongrois Peter Magyar. Le président français a invité le Hongrois à la fête nationale française du 14-Juillet.

"Avec vous, c'est une nouvelle ère qui s'ouvre en Hongrie mais aussi pour la Hongrie en Europe. Votre élection a témoigné de l'attachement fort du peuple hongrois aux valeurs de l'Union européenne", s'est félicité Emmanuel Macron en accueillant son invité à l'Elysée.

Peter Magyar a remporté les législatives hongroises d'avril face au nationaliste prorusse Viktor Orban, qui avait bloqué une série de dossiers dans l'Union européenne, dont celui sur le soutien militaire et financier à l'Ukraine.

"Les Hongrois sentent le vent de printemps et je suis très content que l'Europe le ressente également", a renchéri le nouveau dirigeant hongrois, qui s'est déjà rendu en Pologne, en Autriche, à Bruxelles et à Berlin depuis son entrée en fonction.

Invitation accueillie "avec satisfaction"

Sur Facebook, il a ensuite écrit avoir "accueilli avec satisfaction l'invitation" à revenir à Paris "pour la fête nationale française du 14-Juillet".

Pour sa dernière fête nationale avant la fin de son mandat dans moins d'un an, Emmanuel Macron veut donner une "coloration européenne" à l'événement, en invitant plusieurs dirigeants du Vieux Continent, selon un conseiller de l'exécutif.

Une des options sur la table serait d'inviter les dirigeants des pays membres de la "coalition des volontaires" prêts à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine en cas d'accord de paix avec la Russie. Dans ce cas, la présence de Peter Magyar serait notable, tant son prédécesseur s'est opposé sur ce dossier.

Le Premier ministre hongrois a de son côté invité Emmanuel Macron à Budapest le 23 octobre pour le 70e anniversaire de l'insurrection de 1956 contre le régime communiste hongrois et ses politiques alors imposées par l'Union soviétique.

"Nouveau partenariat stratégique"

Les deux pays veulent "conclure un nouveau partenariat stratégique avant la fin de l'année", dans le prolongement du Traité d'entente et d'amitié de 1991, afin de "renforcer notre coopération en matière de défense, d'énergie nucléaire, d'industrie, d'espace, d'agriculture, de lutte contre la désinformation et de protection de nos démocraties", a ajouté M. Macron.

Peter Magyar a aussi insisté sur sa volonté de coopération renforcée entre la France, l'Allemagne et le groupe de Visegrad (Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque).

"Nous voulons insuffler une nouvelle vie dans cette coopération", a-t-il souligné en proposant "d'ajouter la France et l'Allemagne" à des réunions dans ce format.

"Nous serons des partenaires constructifs" en Europe, a-t-il assuré, promettant de renforcer l'Etat de droit et de "tout faire contre la corruption" afin d'attirer les investisseurs français et européens.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé vendredi le déblocage de plus de 16 milliards d'euros destinés à la Hongrie et gelés sous Viktor Orban, sous condition de réformes du nouveau dirigeant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Allemagne: les voitures électriques étrangères accélèrent

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Les constructeurs électriques étrangers gagnent du terrain au pays des Mercedes, BMW et autres Volkswagen. (archive) (© KEYSTONE/DPA/MATTHIAS BALK)

Le marché automobile allemand est resté quasiment stable en mai sur un an, soutenu principalement par la croissance des véhicules électriques, dont ont surtout bénéficié des constructeurs étrangers, selon des données officielles publiées mercredi.

Au total, 239'448 voitures ont été immatriculées en Allemagne le mois dernier, soit une hausse de 0,1% par rapport à avril 2025, selon l'agence fédérale de l'automobile KBA.

Le segment des voitures 100% électriques a progressé de 39,3% sur un an, représentant un quart du marché automobile dans la première économie européenne.

Cette hausse est à attribuer en grande partie à la prime à l'achat de véhicules électriques et hybrides pour un montant compris entre 1.500 et 6.000 euros, rétablie par le gouvernement allemand en début 2026.

Le bond enregistré par les véhicules électriques a été porté par des marques internationales comme l'américain Tesla du milliardaire Elon Musk (+322,4%) ou les constructeurs chinois BYD (+232,1%) et Leapmotor (+139,1%).

Selon Constantin Gall du cabinet EY, cité dans le communiqué, "les aides à l'électrique rendent surtout attractif l'achat de voitures électriques du segment de prix inférieur".

Or, "les marques étrangères y sont surreprésentées et profitent désormais particulièrement de la prime à l'électrique", observe-t-il.

Le recul est en revanche marqué chez les trois géants allemands Volkswagen (-8,9% sur un an), Mercedes (-8,9% également) et BMW (-3,4%), qui vendent des véhicules à essence et électriques.

D'après EY, malgré la hausse sur un an côté électrique, le niveau global des ventes en Allemagne reste faible par rapport à 2019, année précédant le début de la crise pour l'industrie automobile allemande.

"La légère croissance du marché en Allemagne est avant tout le résultat de subventions publiques", constate M. Gall, qui déplore qu'il ne s'agisse "pas d'une croissance autonome".

Il anticipe une croissance des ventes de voitures électriques "aussi longtemps que la prime sera disponible", et que "par la suite, les nouvelles immatriculations de voitures électriques s'effondreront et entraîneront le marché global à la baisse".

Les ventes de véhicules à essence (-23,7%) et diesel (-13%) ont quant à eux poursuivi leur déclin, en raison de la hausse du prix des hydrocarbures liée à la guerre au Moyen-Orient, note EY.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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