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Suisse

L'obésité et le surpoids stigmatisés sur X

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L'étude souligne le rôle des personnes influentes dans la stigmatisation de l'obésité sur les réseaux sociaux (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La majorité des tweets véhiculent des sentiments négatifs sur le surpoids et l’obésité. Une étude genevoise pointe du doigt la discrimination propagée par les réseaux sociaux.

En analysant des tweets (aujourd’hui appelés X) publiés sur l’obésité entre avril 2019 et décembre 2022, une étude des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et de l’Université de Genève (UNIGE), publiée mercredi, révèle que près de sept tweets sur dix propageaient des opinions négatives sur le surpoids et l’obésité.

L’étude conduite par Jorge César Correia et Zoltan Pataky a été menée en collaboration avec des scientifiques des universités de Liverpool et de la Fondation NHS Greater Manchester Mental Health. Elle a examiné les sentiments du grand public, de personnalités politiques, de célébrités et d’organisations concernant l'obésité à l'aide de 53'414 tweets publiés en anglais, sur ce thème, entre avril 2019 et décembre 2022, en pleine pandémie de Covid-19.

L’analyse de ces tweets a révélé qu’ils étaient majoritairement négatifs (69,36%) et en augmentation, tandis que les neutres (20,91%) et positifs (9,73%) étaient stables. Les tweets en lien avec l’obésité étaient également très souvent associés au racisme, à des choix de vie différents et à des phénomènes sociaux, tels que la consommation de substances illicites et d’alcool.

L’étude démontre que les représentations négatives de l’obésité par des personnalités politiques et des célébrités contribuent à des sentiments négatifs du public et à la perpétuation de stéréotypes et de préjugés à l’encontre des personnes obèses et en surpoids. Cette stigmatisation peut entraîner des conséquences sur la santé mentale et le bien-être de ces personnes, mais aussi avoir des effets néfastes sur la santé publique, indiquent les HUG mercredi dans un communiqué.

Le rôle des personnes influentes

Les pics de critiques ont été corrélés à des événements politiques et des commentaires de célébrités aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Ainsi, de nombreux messages négatifs ont été diffusés lorsque des personnes célèbres, en surpoids, ont été hospitalisées pour Covid-19, lorsque le président des États-Unis a annoncé vouloir perdre du poids ou lors du lancement d’une campagne du gouvernement britannique contre l’obésité.

Lorsque des personnes connues publient des commentaires ou des opinions négatifs sur l’obésité, les personnes abonnées sont plus susceptibles de s’engager dans des conversations similaires, perpétuant ainsi davantage la négativité. Ces résultats pourront être utiles lors de l’élaboration des politiques de santé publique, des stratégies de prévention et des approches thérapeutiques, notent les HUG.

L’équipe scientifique a eu recours à une plateforme, basée sur l’intelligence artificielle, de classification de textes affinée sur environ 198 millions de tweets pour diverses applications, y compris l'analyse des sentiments dans huit langues différentes. Ces travaux sont publiés dans le Journal of Medical Internet Research.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Racisme aux HUG: une haute responsable retrouvera son poste

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Un tag avait notamment été observé sur la porte du bureau de la responsable du département de la réadaptation et la gériatrie (DRG) (Photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La responsable du département de la réadaptation et la gériatrie (DRG) aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) retrouvera son poste en septembre prochain. Après un différend avec l'institution suite à du racisme contre elle, une médiation a été trouvée.

Un tag avait notamment été observé sur la porte de son bureau. Après cet incident notamment, la direction avait mandaté un audit qui avait révélé que plus de 120 employés du DRG estimaient être victimes de racisme.

Elle avait aussi proposé à la responsable, pour la protéger, un poste équivalent mais dans un autre département des HUG. Celle-ci avait ensuite lancé une procédure judiciaire.

L'institution s'était elle distanciée de certaines de ses déclarations mais avait proposé une médiation. Celle-ci a été menée par le Département de la santé et des mobilités (DSM) qui a annoncé mercredi qu'un accord avait été trouvé. Les parties demandent désormais à un apaisement au sein du département des HUG.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Grand Théâtre de Genève explorera de nouveaux mondes en 2026-27

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Alain Perroux, nouveau directeur du Grand Théâtre de Genève, a présenté mercredi sa première saison avec comme fil rouge l'invitation au voyage. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Grand Théâtre de Genève (GTG) invite à explorer de nouveaux mondes. Sa saison 2026-2027, la première sous la direction d'Alain Perroux, conjuguera grands classiques du répertoire lyrique, créations contemporaines et présences inédites.

La programmation se déploiera autour d'une thématique fédératrice, "le voyage", les nouveaux mondes ", a déclaré mercredi le nouveau directeur général Alain Perroux lors d'une présentation aux Bâtiments des Forces Motrices (BFM) où se dérouleront les spectacles 2026-2027 en raison de travaux aux GTG.

Les spectateurs seront conviés à découvrir des microcosmes, à traverser des contrées aussi variées que l'île enchantée de Prospero dans "La Tempête", l'Eldorado de "Candide" ou le New York des couples de "Company". L'Ouest américain sera également à l'honneur avec La Fanciulla del West de Puccini.

Car l'un des maîtres mots du nouveau directeur, c'est la "diversité des propositions", un moyen qui permet de toucher tous les publics et qui constitue l'un des grands objectifs de l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Biennale Venise: le Pavillon suisse interroge le vivre ensemble

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Les curateurs Luca Beeler (à gauche) et Gianmaria Andreetta (à droite) ont préparé l’exposition « The Unfinished Business of Living Together » à voir dès samedi au Pavillon suisse de La Biennale d’art de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Pavillon suisse à la 61e Biennale Arte de Venise place au c½ur de son exposition "The Unfinished Business of Living Together" la question de la coexistence dans une société traversée par les différences. Il sera ouvert au public samedi.

"The Unfinished Business of Living Together", projet des commissaires Gianmaria Andreetta et Luca Beeler avec l’artiste britannique Nina Wakeford, part d’une question volontairement ouverte: "Que signifie vivre ensemble lorsque la différence devient quelque chose qu’une société doit organiser, admettre, contenir, exposer?", explique le curateur Gianmaria Andreetta à Keystone-ATS, en amont de la conférence de presse tenue mercredi par Pro Helvetia à Venise.

Le projet s’inspire de deux émissions de télévision suisses, "Telearena" (1978) de la télévision alémanique SRF et "Agora" (1984) de la RTS, consacrées à ce que l’on appelait alors le "problème de l’homosexualité". L’enjeu est de comprendre "comment une société construit un problème public à partir d’un médium, la télévision", à un moment-clé pour la visibilité de l’histoire queer en Suisse.

Interroger le présent

L’exposition ne délivre pas de message univoque. "Je me méfie des expositions qui en ont un", affirme le curateur. Elle vise plutôt à rendre visibles les tensions qui traversent la coexistence: "Pour nous, vivre ensemble n’a jamais été un slogan ou un mot harmonieux. Au contraire, cela implique des frictions, une dépendance réciproque, des compromis".

Le public est ainsi invité non pas à juger le passé avec supériorité, mais à interroger le présent: "La question est de savoir quel type de public nous sommes capables d’être aujourd’hui".

"Telearena" et "Agora" étaient des talk-shows en direct construits autour de saynètes théâtrales, explique Gianmaria Andreetta. "Ces scènes jouées servaient à introduire le thème - en l’occurrence l’homosexualité - et à susciter, voire provoquer, le débat parmi le public en studio".

Une archive toujours vivante

"Le projet est pleinement collectif: les ½uvres de Miriam Laura Leonardi, Lithic Alliance et Yul Tomatala, aux côtés de celles de Nina Wakeford, n’accompagnent pas simplement l’archive, elles introduisent d’autres rythmes, d’autres formes de langage et de mémoire", souligne Gianmaria Andreetta.

Les artistes travaillent à partir de procédés similaires: reconstitutions, déplacements temporels, images imbriquées. "Revenir sur ces images du passé, c’est écouter à nouveau ce qu’elles produisent encore aujourd’hui, où elles vibrent, où elles dérangent", précise-t-il.

Les matériaux télévisuels sont ainsi retravaillés plutôt que simplement reproduits. Des extraits reviennent à plusieurs reprises avec des significations différentes, révélant les mécanismes idéologiques des programmes d’origine.

Une construction partagée

Le processus curatorial lui-même reflète le thème de la coexistence. L’exposition n’est pas une simple présentation collective, mais une construction partagée et mouvante: "Nous cherchions une grammaire commune", explique Gianmaria Andreetta, soulignant que les différences entre artistes ont été constitutives du projet.

Parmi les inspirations, il cite la pianiste de jazz Irène Schweizer (1941-2024), qui a suggéré la possibilité "d’apparaître sans devoir immédiatement se traduire dans un discours ordonné".

Le projet du Pavillon suisse entre en résonance avec le thème général de la Biennale, "In Minor Keys", imaginé par la curatrice Koyo Kouoh (1967-2025). Gianmaria Andreetta évoque la "tonalité mineure", faite "d’apparitions partielles, d’hésitations, de récits interrompus", qui caractérise les archives queer.

Une portée critique

Dans le contexte suisse contemporain, le projet revêt une dimension critique. "La Suisse aime se penser à travers des images de consensus, de neutralité et de stabilité", observe Gianmaria Andreetta, mais ces récits masquent une réalité plus complexe. La coexistence peut se comprendre comme "un outil politique", oscillant "entre reconnaissance et contrôle, inclusion et normalisation".

La dimension linguistique joue également un rôle central: "Dans une exposition qui parle de visibilité et d’espace public, la langue est politique", souligne-t-il.

Enfin, le parcours personnel de Gianmaria Andreetta, né à Lugano et installé à Berlin, influence son regard. Il décrit le Tessin comme "une position de seuil", propice à une perspective critique. "Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se situe entre les centres, entre les langues".

Comme l’indique le titre, l’exposition ne propose pas de réponse définitive. "Vivre ensemble est inachevé, et peut-être doit-il le rester pour être pris au sérieux", conclut Gianmaria Andreetta.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La LNM veut prendre un nouveau départ après un rapport d'audit

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Le document met en lumière des défis structurels importants pour la LNM, relève l'entreprise présidée depuis février par l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Alain Ribaux. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En difficulté, la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM Navigation) veut prendre un nouveau départ. La décision fait suite à la remise d’un rapport sur le climat de travail et à une analyse approfondie de la situation opérationnelle.

La LNM Navigation s’engage dans une "transformation majeure", a indiqué la société mercredi. Entre modernisation du modèle d’affaires, réforme de sa gouvernance, développement d’une culture d’entreprise performante et viabilisation de sa flotte, elle se donne les moyens d'une "mue profonde", précise le communiqué.

La transformation doit "répondre aux attentes des usagers, de son personnel et des cantons commanditaires (Neuchâtel, Fribourg et Vaud). Par ailleurs, afin d'assurer une exploitation sans risque et dans le respect des normes, le passage à la haute saison est reporté au 19 juin, au lieu du 8 mai, pourtant confirmé il y a un peu.

Le conseil d’administration a présenté mercredi à son personnel les conclusions du rapport d’analyse du climat de travail mené par un cabinet spécialisé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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