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La Banque d'Angleterre maintient son taux directeur à 4,75%

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La Banque d'Angleterre (BoE) a sans surprise maintenu son taux directeur inchangé à 4,75%. (archive) (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

La Banque d'Angleterre (BoE) a sans surprise maintenu jeudi son taux directeur inchangé à 4,75% face à une remontée de l'inflation britannique, prenant le contre-pied de la baisse des taux américains annoncée mercredi, et reste prudente sur la suite.

S'il s'en tient toujours à une "approche graduelle des futures baisses de taux" afin d'atteindre "de façon durable" la cible de 2% d'inflation, le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, explique aussi ne pas pouvoir s'engager "sur quand ou de quelle ampleur" l'institution assouplira sa politique monétaire en 2025, "compte-tenu de l'incertitude croissante qui pèse sur l'économie".

"Nous devons nous assurer que la cible de 2% d'inflation soit atteinte de façon durable", a-t-il réitéré dans une déclaration jointe à la décision.

"Nous voulons mettre plus d'argent dans les poches des travailleurs, mais cela n'est possible que si l'inflation est stable et je soutiens pleinement la Banque d'Angleterre" dans ses efforts, a réagi dans un communiqué la ministre des Finances Rachel Reeves.

Après deux coupes de 25 points de base en août et en novembre, entrecoupées d'une pause en septembre, le marché avait largement anticipé que la banque centrale reprenne à nouveau son souffle en décembre.

Dans le compte-rendu de sa décision, prise à une majorité de six voix contre trois, l'institution dit surveiller les risques potentiels sur la croissance et l'inflation posés par le budget présenté fin octobre par le gouvernement travailliste de Keir Starmer, fait d'importantes hausses d'impôts et d'emprunts exceptionnels pour investir.

Elle reste également attentive à l'impact "des tensions géopolitiques", notamment au niveau commercial, référence à la menace d'une guerre sur les tarifs douaniers que Donald Trump brandit depuis l'annonce de son retour à la Maison Blanche.

"Rigidité" ___

Les préoccupations de la BoE ont été confortées par l'inflation en novembre, à 2,6% sur un an, au-dessus de sa cible de 2% et "au-dessus des précédentes estimations", relève-t-elle jeudi.

L'inflation poursuit ainsi une remontée entamée en octobre après un plus bas en trois ans enregistré en septembre.

"La rigidité de l'inflation dans le secteur des services" est un problème pour la BoE, relevait Danni Hewson, analyste chez AJ Bell, en amont de la décision.

Les inquiétudes sur l'inflation ont contribué à pousser vers le haut le coût de la dette du Royaume-Uni: les rendements des emprunts de l'Etat britannique à dix ans a grimpé jeudi à plus de 4,65%, un niveau plus vu depuis 2008, en pleine crise financière.

Avec ce maintien à 4,75%, la BoE prend le contre-pied de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a sans surprise abaissé mercredi pour la troisième fois consécutive ses principaux taux, de 25 points de base, les ramenant dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50%.

Mais l'attitude prudente de l'institution monétaire britannique sur les baisses à venir rejoint celle affichée par la Fed. Au début du mois, le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, envisageait initialement quatre baisses de taux en 2025.

Dans la foulée de la décision jeudi, vers 12H10 GMT (13H10 à Paris), la livre prend 0,237% face au billet vert, à 1,2604 dollar, conservant une partie de ses gains face au dollar.

Après l'avoir déjà relevé par deux fois cette année, la Banque du Japon (BoJ) a pour sa part gardé inchangé jeudi son taux directeur, à 0,25%, arguant d'"incertitudes élevées" sur l'activité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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La police dit avoir "neutralisé" une "menace" à San Diego

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La police de San Diego a annoncé avoir "neutralisé" le tireur qui avait fait irruption dans une mosquée lundi. (© KEYSTONE/AP/Gregory Bull)

La police de San Diego a annoncé avoir "neutralisé" une "menace" après l'intrusion lundi d'un tireur dans une mosquée de cette ville du sud de la Californie.

Elle avait auparavant annoncé que des forces de l'ordre avaient été déployées en grand nombre autour d'un centre islamique à cause de tirs.

Des dizaines de voitures de police sont présentes et plusieurs dizaines de policiers lourdement armés ont commencé à encercler les lieux, selon des images des médias locaux.

Le maire de la ville, Todd Gloria, a confirmé les tirs au sein de ce centre islamique, composé d'une mosquée et d'une école.

"Tous les enfants, les membres du personnel et les enseignants sont en sécurité à l'extérieur du centre islamique", a expliqué dans un message un responsable du centre, l'imam Taha Hassane.

Il a toutefois ajouté: "Nous avons quelques victimes, mais ce n'est pas encore confirmé". "Il n'y a plus de menace à l'heure actuelle", a-t-il encore assuré. Les autorités n'ont pour l'instant pas confirmé s'il y avait des morts ou des blessés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Musk débouté de ses poursuites contre OpenAI

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Elon Musk a été débouté lundi par un jury californien de ses poursuites contre OpenAI (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Elon Musk a été débouté lundi par un jury californien de ses poursuites contre OpenAI. Il accusait les dirigeants d'avoir détourné ses dons et trahi sa promesse philanthropique afin de bâtir un mastodonte commercial de l'intelligence artificielle.

Un jury populaire a estimé, après moins de deux heures de délibération, que les créateurs de ChatGPT et leur emblématique patron Sam Altman avaient démontré que les poursuites de l'homme le plus riche du monde étaient couvertes par la prescription.

La juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers, qui s'était réservé la décision finale, a immédiatement accepté l'avis du jury et confirmé son verdict.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le nouveau chef de la Fed, prêtera serment vendredi

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Kevin Warsh va prêter serment vendredi à la Maison Blanche (archives). (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Kevin Warsh, choisi par Donald Trump pour diriger la puissante banque centrale américaine, la Fed, prêtera serment vendredi à la Maison Blanche et en présence du président américain. L'information a été donnée par un responsable de la présidence à l'AFP.

Sa nomination avait été validée mercredi dernier par le Sénat. Il succède à Jerome Powell, dont le mandat a expiré vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ovation debout pour l'Espagnol Pedro Sanchez à Genève

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Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a dénoncé une "pandémie" d'"égoïsme" devant le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève. (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a reçu une ovation debout des membres de l'OMS à Genève. "Nous n'avons hésité à aucun moment" à accueillir l'évacuation des passagers du MV Hondius, a-t-il affirmé lundi, tout en s'en prenant aux Etats-Unis.

Quelques jours après avoir rencontré le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) venu rendre hommage à la générosité du peuple espagnol, le président du gouvernement l'a retrouvé cette fois-ci à Genève. Et il s'en est pris à ceux qui "estiment que le droit international est comme un menu à la carte".

Les quelque 150 personnes à bord avaient "peur" et étaient dans l'"incertitude", a-t-il encore ajouté. Leur évacuation avec l'aide des autorités espagnoles a permis de "détecter les cas de manière précoce" et une prise en charge "avant qu'il ne soit trop tard".

Et avec l'Espagne, tous les pays qui avaient des ressortissants sur le navire, de même que l'OMS, ont travaillé "ensemble", a encore dit M. Sanchez. "Une propagation positive de la solidarité", selon lui.

Il dénonce en revanche une "pandémie" d'"égoïsme", alors que le financement international de la santé a reculé ces deux dernières années de 30%. Une fois de plus, il s'en est pris, sans le nommer, au président américain Donald Trump et aux coupes qu'il a décidées.

"L'investissement dans la santé mondiale revient à un investissement dans la sécurité pour nos pays et nos citoyens", a insisté le président du gouvernement espagnol. Il a appelé aussi à des institutions internationales de santé qui prennent davantage en considération les pays du Sud. "Nous sommes prêts à travailler avec vous tous", a-t-il aussi ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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