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La suite de la trêve à Gaza suspendue à un accord encore à trouver

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L'offensive israélienne à Gaza a fait au moins 48'388 morts, d'après les données du Hamas, jugées fiables par l'ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments. Les quelque 2,4 millions d'habitants ont été déplacés dans leur quasi-totalité et vivent dans des conditions catastrophiques. (© KEYSTONE/EPA/HAITHAM IMAD)

La prochaine étape de l'accord de trêve entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza apparaît suspendue samedi à un compromis encore à trouver. Et cela au dernier jour de la première phase du cessez-le-feu.

Des négociations au Caire entre une délégation israélienne et les médiateurs -Egypte, Qatar, Etats-Unis- n'ont encore abouti sur aucune annonce.

Le Hamas a affirmé samedi, dans un message adressé aux participants au sommet de la Ligue arabe devant se tenir le 4 mars au Caire, sa "volonté d'aller au bout des étapes restantes de l'accord (de trêve devant mener) à un cessez-le-feu global et permanent, au retrait complet des forces d'occupation" de Gaza, "à la reconstruction et à la levée du siège".

Trois phases

L'accord de trêve est entré en vigueur le 19 janvier, après 15 mois d'une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque menée le 7 octobre 2023 par des commandos du mouvement islamiste Hamas infiltrés dans le sud d'Israël à partir du territoire palestinien voisin.

Arraché par les médiateurs après des mois de discussions compliquées, il comprend initialement trois phases et prévoit notamment le retour de tous les otages israéliens enlevés le 7-Octobre en échange de centaines de détenus palestiniens. Les négociations pour la suite du processus s'annoncent ardues.

Mettre en oeuvre la 2e phase

Le Hamas campe sur son refus de discuter d'autre chose que d'une mise en oeuvre de la deuxième phase de l'accord censée garantir la fin définitive de la guerre et le retrait israélien de Gaza, ainsi que la libération des otages encore retenus -une soixantaine dont plus de la moitié seraient morts.

"La deuxième phase est censée commencer demain, dimanche", a déclaré un haut responsable du Hamas à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, accusant Israël de continuer "à jouer la montre et à violer l'accord".

Israël veut changer les règles

Israël souhaite, de son côté, faire libérer davantage d'otages dans le cadre d'une prolongation de la première phase. Le gouvernement de Benjamin Netanyahu ne cesse de dire qu'il se réserve le droit de reprendre les hostilités à tout moment pour anéantir le Hamas si celui-ci ne dépose pas les armes.

Le Hamas a indiqué refuser de prolonger la première phase selon la formule proposée par Israël.

Une source proche des discussions a indiqué à l'AFP qu'Israël avait transmis via les médiateurs une proposition de prolonger la première phase afin de réaliser, sur une base hebdomadaire, de nouveaux échanges d'otages contre des prisonniers palestiniens.

Vidéo

Dans ce contexte, la branche armée du Hamas a publié samedi une nouvelle vidéo de ce qui semble être un groupe d'Israéliens otages à Gaza. L'AFP n'est pas en mesure de l'authentifier dans l'immédiat.

Les images montrent trois personnes à visage découvert dont deux semblent être des otages libérés en février. Un troisième appelle en hébreu le gouvernement israélien à le libérer.

A la fin de la vidéo, un message avertit que "seul un accord de cessez-le-feu les ramènera vivants".

Poursuite des efforts

Aucune délégation du Hamas ne se trouve au Caire avec un mandat de négociation, mais les efforts continuent pour tenter de sortir de l'ornière, a ajouté la source proche des discussions, sans autre précision.

De plus, Israël exige que Gaza soit complètement démilitarisée et le Hamas éliminé. Ce dernier, qui a pris le pouvoir dans le territoire en 2007, insiste pour y rester.

Plus de 48'000 morts à Gaza

L'offensive israélienne à Gaza a fait au moins 48'388 morts, la plupart des civils, d'après les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l'ONU, et détruit ou endommagé la majorité des bâtiments.

Les quelque 2,4 millions d'habitants du petit territoire assiégé ont été déplacés dans leur quasi-totalité, vivant dans des conditions catastrophiques. L'ONU avait évoqué une menace de famine.

Lors de la première phase de la trêve, le Hamas a libéré 25 otages et rendu les corps de huit à Israël, qui en échange a libéré environ 1800 détenus palestiniens. Une troisième phase devrait être consacrée à la reconstruction du territoire palestinien en ruines.

Les USA continuent leurs livraisons d'armes

Dans ce climat d'incertitudes, Washington a annoncé avoir approuvé la vente de munitions, de bulldozers et d'autres équipements pour un montant de trois milliards de dollars à son allié israélien qui a utilisé des armes américaines dans la guerre.

L'armée israélienne recourt à des bulldozers pour détruire habitations et infrastructures en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967 en violation du droit international, où elle a lancé en janvier une offensive d'envergure contre les groupes armés palestiniens.

Samedi, une pelleteuse israélienne a détruit un immeuble dans le camp de Nour Chams, largement vidé de ses habitants, selon un correspondant de l'AFP.

Début du ramadan "à la rue"

Les tractations autour de la trêve coïncident avec le début du ramadan, le mois de jeûne musulman. "Le ramadan est arrivé, et nous sommes à la rue (...) sans rien", s'exclame Ali Rajih, père de huit enfants, qui a retrouvé sa maison détruite à Jabalia (nord).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Le président bulgare Roumen Radev annonce sa démission

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Le président bulgare Roumen Radev a annoncé lundi sa démission (archives). (© KEYSTONE/EPA/LUONG THAI LINH)

Le président bulgare Roumen Radev a annoncé lundi sa démission, à l'approche des élections législatives anticipées prévues au printemps. C'est un nouveau rebondissement dans la crise politique qui déstabilise le pays depuis cinq ans.

"Demain, je présenterai ma démission de mes fonctions de président de la République de Bulgarie", a déclaré M. Radev, 62 ans, dans une allocution officielle.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans

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Le styliste Valentino Garavani, ici au centre photographié en 1991, est décédé à l'âge de 93 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/Remy de la Mauviniere)

Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans, a indiqué lundi l'agence de presse italienne Ansa.

Cette figure majeure de la haute couture et emblème de la dolce vita des années 60, est décédé à son domicile à Rome, a ajouté l'agence, citant la Fondation Valentino Garavani ainsi que le compagnon et partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti.

Les funérailles se tiendront vendredi à la Basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des Martyrs, à Rome, à 11h00, selon la Fondation.

Valentino s'était fait une spécialité d'habiller et de sympathiser avec le tout Hollywood, d'Elisabeth Taylor à Ava Gardner, Lana Turner ou Audrey Hepburn en passant par Sharon Stone, Julia Roberts ou encore Gwyneth Paltrow.

Le déclic Jackie Kennedy

Son carnet d'adresse rassemblait tout le gotha. Sa rencontre avec Jackie Kennedy en 1964 est déterminante. Il lui refait sa garde-robe et elle choisit, pour se marier avec Onassis en 1968, un modèle ivoire réhaussé de dentelle tirée de sa fameuse "Collection blanche".

Le succès est immense aux Etats-Unis. En 1970, il est le premier couturier italien à ouvrir une boutique à New York. Dès lors, Valentino, considéré comme le porte-parole de la haute-couture de son pays, associe l'artisanat italien, la couture française et le prêt-à-porter américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Blocs de glace géants sur l'Elbe

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Des blocs de glace géants donnent un aspect quasi arctique à l'Elbe, à 50 kilomètres en amont de Hambourg. (© KEYSTONE/DPA/PHILIPP SCHULZE)

Des blocs de glace géants donnent un aspect quasi arctique à l'Elbe, à 50 kilomètres en amont de Hambourg, dans le nord de l'Allemagne, un phénomène inhabituel paralysant la navigation fluviale et menaçant la région d'inondations.

La formation de glace en grande quantité est due à un épisode de froid intense depuis début janvier, avec des températures ayant chuté jusqu'à -15°C dans la nuit du 10 au 11 janvier.

Cette météo a entraîné la formation d'une couche de glace de plusieurs dizaines de centimètres d'épaisseur en amont du barrage de Geesthacht, a expliqué lundi à l'AFP Tilman Treber, responsable de la navigation sur ce tronçon de l'Elbe au sein de l'autorité des voies navigables (WSV).

Une dizaine de navires brise-glace sont déployés depuis près de deux semaines en amont du barrage, afin de fragmenter la glace pour tenter de rouvrir le passage et, surtout, éviter que son accumulation n'entraîne une montée dangereuse des eaux et n'inonde la région.

Bris de glace accumulés

Les plaques de glace ainsi brisées ont été entraînées par le courant vers l'aval puis se sont accumulées au pied du barrage, dans une zone de fortes turbulences. En quelques jours, ces amas ont formé des blocs pouvant atteindre jusqu'à 10 mètres de haut, sur toute la largeur du fleuve, soit plus de 300 mètres.

La situation est inédite depuis l'hiver 2012-2013, note M. Treber. Des dizaines de curieux ont profité du beau temps lundi pour se promener entre les blocs de glace échoués sur la rive, qui rappellent des icebergs, a constaté un photographe de l'AFP.

L'intervention des brise-glace pour dégager cette zone est délicate, car elle ne peut se faire que progressivement, en fonction des marées: les blocs de glace ne peuvent être évacués que lors du reflux, lorsque l'eau s'écoule vers la mer, explique M. Treber.

Selon la WSV, il est difficile de savoir quand la navigation, interrompue depuis le 10 janvier, pourra reprendre, car les températures devraient redescendre et entraîner une nouvelle formation de glace.

Plus rare

"Autrefois, ce genre de situation était un peu plus fréquente", explique M. Treber. Le réchauffement climatique a rendu ces épisodes plus rares, ajoute-t-il.

A Hambourg même, la circulation n'a pas été affectée, grâce au déploiement de plusieurs brise-glaces la semaine dernière, a assuré l'autorité du plus grand port d'Allemagne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Budget 2026: Lecornu va recourir au 49.3

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Le Premier ministre français Sébastien Lecornu recourra à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire passer sans vote le projet de budget de l'Etat pour 2026 (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON)

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a confirmé qu'il engagerait mardi la responsabilité de son gouvernement devant les députés, pour l'adoption de la partie recettes du budget 2026. Le déficit sera à "5%" du PIB.

M. Lecornu engagera cette responsabilité par un recours à l'article 49.3 de la Constitution, "avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume". Il a pomis que le déficit public serait à 5% du PIB, comme il s'y était engagé.

L'engagement de responsabilité devant les députés de l'Assemblée nationale permet d'adopter un texte à condition qu'une majorité d'élus ne sanctionne pas le gouvernement par une motion de censure.

La France s'est engagée dans l'année 2026 sans budget, faute d'accord entre les partis sur le projet du gouvernement, qui s'est engagé à une réduction du déficit budgétaire.

En tout, le gouvernement devrait engager sa responsabilité à trois reprises, avec l'article 49.3, pour aboutir à une adoption définitive du budget de l'Etat pour 2026, probablement suivis pour chacun d'entre eux de motions de censure.

"Compromis"

Le président Emmanuel Macron a estimé lundi en Conseil des ministres que la copie budgétaire de "compromis" proposée par le Premier ministre garantissait la "stabilité" et permettait "au pays d'avancer", a rapporté la porte-parole du gouvernement.

Ce travail a "nécessité des compromis et des concessions de la part de chacun", a expliqué Maud Bregeon devant la presse. Pour sa part M. Lecornu a défendu le compromis budgétaire qu'il est en train de finaliser, probablement synonyme d'accord de non-censure avec le Parti socialiste.

Il a évoqué un "texte qui me semble solide, sérieux, qui ne donne pas du tout la part belle à la folie fiscale comme certains veulent bien le dire, qui en même temps structure des recettes pour l'Etat", tentant de répondre aux réserves venant de la droite et des troupes du bloc central sur les efforts demandés notamment aux entreprises.

La cheffe de file de l'extrême-droite Marine Le Pen a dénoncé les "annonces irresponsables" de M. Lecornu et annoncé le dépôt d'une motion de censure. Tout comme le parti de gauche radicale La France Insoumise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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