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Le président américain Trump avertit qu'il "ne fait que commencer"

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C'était le premier grand discours de Donald Trump face au Congrès américain depuis son retour à la Maison-Blanche. (© KEYSTONE/AP/Ben Curtis)

"Nous ne faisons que commencer", a asséné le président américain Donald Trump mardi lors de son discours sur l'état de l'union devant des républicains exaltés et des démocrates abasourdis. Les rangs de ces derniers se sont progressivement vidés pendant l'allocution.

Les Etats-Unis sont "sur le point de connaître un retour en force comme le monde n'en a jamais connu et n'en connaîtra peut-être jamais plus", a affirmé le président américain, dans le discours le plus long jamais prononcé devant le congrès.

Son intervention d'une heure et 40 minutes a été émaillée de superlatifs et d'affirmations aussi frappantes qu'impossibles à vérifier, que le milliardaire de 78 ans a conclue en répétant qu'il avait été "sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l'Amérique", après une tentative d'assassinat en Pennsylvanie l'été dernier.

Un élu expulsé

Les démocrates, minoritaires au Sénat comme à la chambre des représentants, ont cherché à exprimer leur désaccord. Un élu démocrate a été expulsé après avoir protesté à haute voix, d'autres ont brandi de petites pancartes portant des inscriptions telles que "Faux" et "Musk vole".

Donald Trump, aucunement impressionné, a fait applaudir Elon Musk l'homme le plus riche au monde, qui a entrepris à sa demande de démanteler le gouvernement fédéral et de sabrer dans les dépenses publiques.

"Beaucoup d'arnaques ont été trouvées et dénoncées et on y a mis un terme grâce à un groupe de personnes très intelligentes, plutôt jeunes, et dirigées par Elon [...] Merci Elon. Il travaille énormément", a-t-il déclaré, tandis que le patron de Tesla et SpaceX se levait.

Le président américain a énuméré des dépenses selon lui inutiles voire frauduleuses, affirmant, sans qu'il soit possible de le vérifier, qu'une personne âgée de 360 ans était, par exemple, enregistrée comme bénéficiaire d'aides sociales.

Donald Trump s'est moqué d'aides internationales versées notamment au Lesotho, un pays dont "personne n'a jamais entendu parler", a-t-il affirmé à propos de la nation d'Afrique australe.

Les républicains, emmenés par le patron de la chambre des représentants Mike Johnson et par le vice-président JD Vance, également chef du Sénat, se sont plusieurs fois levés pour applaudir. L'on a entendu des "U-S-A! U-S-A!" ou "Trump! Trump! Trump!".

"Le 'wokisme', c'est fini"

"Le 'wokisme', c'est fini", a lancé le milliardaire républicain, qui démantèle au nom du "bon sens" des programmes de transition énergétique ou des initiatives visant à réduire les inégalités raciales et sexuelles. Donald Trump a promis à la fois de ramener le budget américain à l'équilibre et de baisser les taxes à tour de bras.

Alors que les marchés sont de plus en plus nerveux, il a reconnu que les offensives commerciales sans précédent lancées contre de nombreux pays, Canada et Mexique au premier rang, allaient causer "quelques perturbations".

Attaquant à la moindre occasion son prédécesseur à la Maison-Blanche, Joe Biden, rendu seul responsable de l'inflation persistante, l'ancien animateur de télévision a ménagé des moments forts en émotion. Il a par exemple annoncé en direct à un petit garçon atteint d'un cancer qu'il le faisait agent du Secret Service, un service de police spécialisé dans la protection des personnalités.

Un Groenland américain

Donald Trump a aussi fait applaudir les mères d'une jeune fille et d'une petite fille tuées par des migrants sans papiers. Il a promis de "faire la guerre aux cartels" mexicains et de poursuivre son programme d'expulsions à marche forcée.

Décidé à affirmer une sphère d'influence régionale, le président américain a redit à propos du Groenland qu'il rejoindrait les Etats-Unis "d'une manière ou d'une autre" et à nouveau promis de "reprendre" le canal de Panama.

Il ne s'est guère attardé sur l'Ukraine, après son altercation inouïe vendredi avec le président ukrainien, sous les yeux du monde entier.

Donald Trump, qui se targue d'avoir une relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, a seulement assuré avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky, selon lui prêt à signer immédiatement un accord sur les minerais et à négocier avec la Russie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Protection internationale pour 40 nouvelles espèces migratrices

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La chouette fait partie de la liste de 40 nouvelles espèces migratrices à protéger (archives). (© KEYSTONE/AP/CAROLYN KASTER)

La Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l'ONU a approuvé dimanche l'inclusion de quarante nouvelles espèces faisant désormais l'objet d'une protection internationale, à l'issue de sa 15e réunion (COP15) cette semaine au Brésil.

Cette liste approuvée lors de la dernière séance plénière comprend notamment le harfang des neiges (Bubo scandiacus), la chouette rendue célèbre par la saga Harry Potter, ou la barge hudsonienne (Limosa haemastica), un oiseau au long bec menacé d'extinction qui parcourt 30'000 km par an le long des Amériques.

Le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran) y figure également, ainsi que des mammifères terrestres, comme la hyène rayée (Hyaena hyaena) ou aquatiques, comme la loutre géante du Brésil (Pteronura brasiliensis).

La réunion, qui a rassemblé des représentants de 133 parties (132 pays et l'Union Européenne), a eu lieu à Campo Grande, dans le Pantanal brésilien, l'une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, située au sud de l'Amazonie.

Accord contraignant

La Convention est juridiquement contraignante, ce qui signifie que ces pays ont l'obligation légale de protéger les espèces classées comme menacées d'extinction, de conserver et restaurer leurs habitats, de minimiser les obstacles à leur migration et de coopérer entre eux pour mener à bien cette préservation.

Selon un rapport publié juste avant la COP15, près de la moitié (49%) de toutes les espèces répertoriées par la CMS présentent des tendances de déclin de population, et près d'une sur quatre est menacée d'extinction à l'échelle mondiale.

Un autre rapport, publié mardi, a alerté sur "l'effondrement" des migrations indispensables à la survie des espèces de poissons d'eau douce comme les anguilles, causé par la dégradation des habitats naturels, la surpêche ou les barrages.

Protéger la vie de la planète

"Cette Convention (...) nous rappelle un message simple mais puissant : les migrations sont naturelles. En traversant les continents et en reliant des écosystèmes éloignés, ces espèces révèlent que la nature ne connaît pas de frontière entre les États", avait déclaré le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva lors de son discours d'ouverture, il y a une semaine.

"Protéger ces animaux, c'est protéger la vie de la planète", avait-il résumé. Le Brésil avait déjà accueilli en novembre dernier la COP30, conférence de l'ONU sur le climat, dans la ville amazonienne de Belem.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

In Flanders Fields: Jasper Philipsen vainqueur au sprint

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Jasper Philipsen (à droite) a été le plus rapide (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER MATTHYS)

Le Belge Jasper Philipsen a remporté au sprint la classique In Flanders Fields. Au terme des 240,8 km, il a devancé le Danois Tobias Lund Andresen et le Français Christophe Laporte.

Favoris au départ de la course autrefois connue sous l'appellation Gand - Wevelgem, le Néerlandais Mathieu van der Poel et le Belge Wout Van Aert se sont isolés en tête lors de la troisième et dernière ascension du Mont Kemmel. Les deux hommes ont été rejoints d'abord par le Belge Alec Segaert, avant que le peloton ne les avale sous la flamme rouge.

Van der Poel a quand même eu la satisfaction de voir son coéquipier Philipsen s'imposer. Celui-ci a signé la 60e victoire de sa carrière chez les professionnels.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Le socialiste Emmanuel Grégoire officiellement élu maire de Paris

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Emmanuelle Grégoire avait remporté il y a une semaine une large victoire face à sa rivale de droite Rachida Dati. (© KEYSTONE/EPA/JULIEN DE ROSA / POOL)

Le socialiste Emmanuel Grégoire a été officiellement élu maire de Paris dimanche par les conseillers de la capitale française. Il a succédé à une autre personnalité de gauche, Anne Hidalgo.

Le nouveau maire, 48 ans, a été élu par 103 voix (sur 163 votants) à l'issue d'un vote solennel au Conseil de Paris, une semaine après sa large victoire face à sa rivale de droite Rachida Dati, qu'il a devancée de neuf points avec plus de 50% des suffrages.

La candidate malheureuse, et ancienne ministre française de la Culture, n'était pas présente à l'élection pour des "raisons familiales", selon un élu de son groupe.

Le socialiste a promis qu'il ferait du périscolaire son "premier combat pour protéger nos enfants", alors que le secteur est éclaboussé par des affaires de violences sexuelles ayant touché des éducateurs affectés dans les écoles primaires de Paris.

Départ d'Anne Hidalgo

M. Grégoire a raccompagné Anne Hidalgo vers la sortie de l'Hôtel de ville. Celle qui fut la première femme à diriger la capitale a été longuement applaudie par une haie d'honneur, et a quitté le palais municipal après deux mandats, les larmes aux yeux.

Tout un symbole pour celui qui fut six ans son premier adjoint, tombé en disgrâce après l'échec cuisant de la maire socialiste à la présidentielle en 2022, et qui était devenu député en 2024.

Durant ses mandats, Mme Hidalgo a notamment traversé la période sombre des attentats terroristes de 2015 avant d'être l'une des artisanes du succès des Jeux olympiques et paralympiques de Paris en 2024.

La maire sortante, 66 ans, n'avait pas fait campagne aux côtés de son ancien dauphin, qui s'est appuyé sur l'ancien maire socialiste Bertrand Delanoë, symbole de la conquête de Paris par la gauche en 2001, dont il fut le chef de cabinet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Vers une feuille de route minimale sur la réforme de l'OMC

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L'Organisation mondiale du commerce (OMC) dirigée par Ngozi Okonjo-Iweala devra probablement se contenter d'une feuille de route minimale selon les dernières discussions entre les membres (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les pays de l'OMC vont prolonger de quelques heures au moins leur ministérielle de Yaoundé. Un texte de compromis minimal sur la réforme est sur la table, comme le souhaitent les Etats-Unis. Et d'intenses discussions se poursuivent sur les transmissions électroniques.

Les neuf mois de travaux sur la réforme, facilités par l'ambassadeur norvégien à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Peter Ollberg, sont désormais écartés. Dans un projet de déclaration ministérielle, les 166 membres ne s'engageraient qu'à poursuivre les négociations avec des rapports d'étape en juillet puis décembre et dans les mêmes mois de 2027.

Avec l'objectif d'aboutir à davantage de concret pour 2028. Tout pourrait encore évidemment changer. Les discussions se sont poursuivies pendant la nuit de samedi à dimanche. Le texte sur la table est loin du plan ambitieux que souhaitait l'UE, la Chine ou la Suisse.

En revanche, l'administration américaine de Donald Trump pèse de tout son poids. Elle pourrait obtenir la déclaration générale qu'elle souhaitait. Pendant quatre jours, les membres ont abordé la possibilité ou non de davantage de plurilatérales dans les accords de l'OMC pour rendre plus flexible l'institution.

Ils ont aussi discuté des critères et avantages pour s'autoproclamer comme pays en développement. Et d'équité, alors que Pékin est ciblé par les Etats-Unis et l'UE pour son manque de "réciprocité" dans l'accès au marché et pour sa surcapacité qui alimentent des exportations qui inondent notamment les pays européens.

Washington encore sans concessions

Le dialogue est féroce sur l'extension ou non du moratoire sur les transmissions électroniques et sur la durée de cette prorogation. "Les Etats-Unis voient la discussion sur le moratoire comme un test pour l'organisation", a affirmé à Keystone-ATS une diplomate occidentale.

La société civile dénonce une approche sans concessions de Washington, selon l'un de ses membres. Le représentant américain au commerce Jamieson Greer, qui a verrouillé l'accord de plusieurs pays pour une solution permanente comme le souhaite aussi la Suisse, a été sans ambigüité. Les Etats-Unis n'ont "aucun intérêt" à une extension de deux ans comme jusqu'à présent.

L'Inde ne s'oppose pas à une prolongation, mais de deux ans. Les tentatives de compromis s'articulent sur une extension jusqu'à dix ans, selon des sources convergentes. "Probablement quatre", a dit à Keystone-ATS un membre d'une délégation occidentale.

Les contours des transmissions électroniques sont très flous, ils pourraient aller des streamings aux téléchargements en passant par les plans pour des objets en 3D ou les courriels. Selon une étude d'il y a quelques années, sans moratoire, les pays riches pourraient perdre 0,5% de leur Produit intérieur brut (PIB).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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