Suisse
ABB veut autonomiser sa division Robotics, premier trimestre solide
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ABB veut autonomiser et coter en Bourse sa division Robotics l'an prochain, après avoir réalisé la même opération il y a trois ans avec son unité active dans les turbocompresseurs. Le géant de l'électrotechnique a dégagé des résultats en hausse au 1er trimestre.
ABB a annoncé jeudi vouloir faire de sa division Robotics - qui produit notamment des bras robotisés pour l'industrie - une société autonome et cotée en Bourse dès le deuxième trimestre 2026. Cette unité emploie 7000 personnes et a réalisé en 2024 un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de dollars. Elle contribue à hauteur de 7% aux ventes du groupe établi à Zurich.
"Les synergies entre ABB Robotics et les autres divisions d'ABB sont limitées", a estimé le directeur général Morten Wierod, cité dans un communiqué. Son introduction en Bourse devrait renforcer la création de valeur dans cette entité, ainsi que celle du groupe, a-t-il ajouté.
Dotée de solides fonds propres, l'unité dispose de sites de production en Suède, en Chine et aux Etats-Unis.
En cas de feu vert de l'assemblée générale d'ABB l'année prochaine, les actionnaires recevront un dividende en actions de la nouvelle entité.
L'unité Machine Automation, qui constitue actuellement avec l'entité ABB Robotics une division à part entière, rejoindra début 2026 l'unité Automatisation de processus.
ABB n'en est pas à son coup d'essai en matière de cotation en Bourse de ses divisions. En octobre 2022, le groupe avait introduit en Bourse Accelleron, son ancienne division Turbocharging. Le lancement en Bourse d'E-Mobility, évoqué pour la première fois en 2021, n'a par contre pas avancé.
Poursuite de la croissance
La société a par ailleurs dévoilé ses résultats au premier trimestre. Entre janvier et mars, le chiffre d'affaires a crû de 1,0% à 7,94 milliards de dollars, alors que le résultat d'exploitation opérationnel (Ebita) a gagné 13% à 1,59 milliard. La marge afférente a progressé de 2,3 points à 20,2%.
Le bénéfice net est quant à lui ressorti à 1,1 milliard, un bond de 22% comparé au premier partiel 2024.
Les entrées de commandes, qui permettent d'anticiper l'activité à venir, ont pour leur part progressé de 3% à 9,2 milliards de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué distinct.
Hormis le chiffre d'affaires, ces chiffres clés sont supérieurs aux prévisions des analystes interrogés par l'agence AWP.
Pour le premier trimestre, ABB avait prédit une croissance du chiffre d'affaires autour de 5% et une marge stable par rapport à la même période de l'an dernier. Au second partiel, ABB anticipe une croissance des ventes autour de 5% également et une marge Ebita stable de 19,0%.
Pour l'ensemble de l'année, le groupe a confirmé viser une croissance autour de 5% et une marge Ebita en hausse, tandis que le ratio "book-to-bill" (rapport entre les commandes signées et les facturations) devrait être positif.
M. Wierod a par contre averti que les droits de douane initiés par Washington risquaient "d'augmenter les incertitudes pour l'économie mondiale". Entre 75% et 80% des produits vendus par ABB aux Etats-Unis sont fabriqués sur place et le groupe profite notamment de quelques exemptions fiscales.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Suisse
Le Parlement veut une peine de prison à vie plus restrictive
La libération conditionnelle pour les condamnés à la prison à vie doit être plus stricte. Le Parlement a mis sous toit mercredi un projet rendant cette libération possible après 17 ans d'emprisonnement, au lieu de 15 actuellement.
Le but est de marquer une plus grande différence avec les condamnés à 20 ans de prison, ceux-ci pouvant envisager une liberté conditionnelle au bout de 13,3 ans de réclusion. Celle-ci n'est accordée que si le condamné a fait ses preuves.
Les plus grands criminels, comme le meurtrier de Rupperswil, ne sont pas concernés par cette mesure. Leur condamnation est associée à un internement, a rappelé le ministre de justice et police Beat Jans lors des débats. Donc même si la peine privative de liberté à vie est levée après 17 ans, le prisonnier ne sera pas mis en liberté, mais interné.
Disposition transitoire
Les deux Chambres étaient divisées sur l'introduction d'une disposition transitoire afin que les nouvelles règles ne s’appliquent pas aux personnes qui purgent déjà une peine privative de liberté à vie. Le National était favorable à une telle disposition. Le Conseil des Etats n'en voulait pas afin d'éviter de maintenir un système transitoire peu clair.
Les deux Chambres se sont finalement accordées sur une solution de compromis, validée mercredi par 37 voix contre 1 au Conseil des Etats, et par 122 voix contre 58 au National. La gauche a refusé.
Les personnes condamnées à vie qui auront déjà purgé plus de 10 ans de leur peine lors de l'entrée en vigueur de la modification ne seront pas concernées par les nouvelles dispositions.
Le projet du Conseil fédéral faisait suite à une demande du Parlement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Fin de l’aventure Doodah après 23 ans au centre-ville
Doodah va disparaître du centre-ville lausannois. Après 23 ans à la rue Haldimand, l'enseigne emblématique de skate et de snowboard annonce sa fermeture prochaine. Entre loyers excessifs, concurrence du commerce en ligne et déclin du quartier de la Riponne, le gérant Jérôme Fellay dresse le constat de la fin d'une époque.
Le paysage lausannois s'apprête à perdre l'un de ses piliers de la culture urbaine. Installé depuis plus de deux décennies au cœur de la capitale vaudoise, le magasin Doodah ne survit plus à l'équation économique actuelle. «C’est clairement la fin d’une aventure, la fin d’une époque aussi. C’est très triste, mais on fait avec», confie Jérôme Fellay, gérant de l'arcade lausannoise.
Un cocktail économique explosif
La décision de fermer n'est pas soudaine, mais résulte d'une érosion constante de la fréquentation. Si la période post-Covid a connu un bref sursaut, les habitudes de consommation ont durablement basculé vers le numérique. Face à des géants du web aux prix européens, la lutte est inégale. «On est sur des prix suisses et on ne peut clairement pas batailler avec le reste de l’Europe», explique le gérant.
À cette concurrence s'ajoute le poids des charges fixes dans le centre-ville. Les loyers lausannois sont jugés «excessivement élevés» par le responsable, alors même que l'attractivité du quartier décline. La fermeture, partielle ou totale selon les périodes, du parking de la Riponne a également porté un coup dur à la fluidité de la clientèle.
Tout un quartier au cœur du débat
Le constat le plus frontal concerne l'environnement direct du magasin, situé à deux pas de la place de la Riponne. Jérôme Fellay ne mâche pas ses mots sur la dégradation du quartier: «Dans notre rue, c’est junkie, c’est police, vols et choses comme ça. On sent qu’il y a de moins en moins de gens qui viennent aussi en centre-ville».
« Dans notre rue, c’est junkie, police et vol. »
Il relate notamment des scènes quotidiennes qui font fuir les clients, comme celle de samedi dernier où une personne s'injectait de la drogue à un mètre de l'entrée du magasin. «Forcément, ça crée un sentiment d’insécurité et je peux comprendre les gens qui n’ont pas envie de venir dans ces rues faire leurs achats», déplore-t-il. Bien que des associations de commerçants aient fait remonter ces doléances à la Municipalité, les commerçants restent dans l'attente de mesures concrètes.
Un vide pour la communauté et la relève
Au-delà des chiffres, c'est un lieu d'échange et de passion qui disparaît. Doodah était un acteur central de la scène skate et snow locale à travers ses sponsorings et ses événements. Si les passionnés continueront leur pratique, Jérôme Fellay craint que le départ d'un tel acteur local ne freine l'élan de ce milieu.

Jérôme Fellay, gérant du shop lausannois Doodah et ses deux apprentis.(© LFM)
L'impact est également humain pour l'équipe en place. L'enseigne lausannoise compte deux apprentis. Si l'une pourra terminer son CFC cette année, le second devra trouver une nouvelle structure pour achever sa formation.
Quel avenir pour l'arcade?
La date de fermeture n’est pas encore fixée, mais elle pourrait intervenir au plus tôt dès la fin juillet, dès la reprise du bail qui court initialement jusqu'en mars 2028. Dès la fin du mois de juillet, le shop cessera de recevoir de nouvelles collections et se transformera en espace "outlet" pour écouler les stocks restants. Une page se tourne pour la rue Haldimand, laissant planer une incertitude de plus sur l'avenir du commerce de détail à Lausanne.
Interview réalisée par Sophie Vassutine
Adaptation web avec IA
Suisse
Les importations de foie gras pourraient être restreintes
L'importation de foie gras ne devrait pas être interdite. Par 105 voix contre 58, le National a rejeté mercredi l'initiative populaire en ce sens. Il privilégie d'autres mesures si les importations ne diminuent pas après l'introduction de la déclaration obligatoire.
La production de foie gras est interdite depuis plus de 40 ans en Suisse en raison de la grande souffrance infligée aux oies et aux canards lors du gavage. L'initiative foie gras veut aller plus loin et interdire l'importation de foie gras et de produits à base de foie gras comme le magret ou le confit; aussi pour les particuliers.
Ce texte est largement soutenu, surtout en Suisse alémanique. Le Conseil national reconnaît le bien-fondé du texte, surtout pour le bien-être animal. Mais il préfère passer par un contre-projet indirect. Plusieurs orateurs ont souligné que l'initiative touchait à la liberté fondamentale de choisir ce que l'on mange.
Le Conseil fédéral a introduit en juillet dernier une déclaration obligatoire. Mais pour le National, cette mesure est trop vague. Elle risque de ne pas conduire à une réduction notable de la consommation de foie gras et de ne pas améliorer le bien-être animal.
Le contre-projet va plus loin et prévoit l'introduction de restrictions d'importation dans le cas où la déclaration obligatoire ne produit pas l'effet escompté dans un délai de cinq ans. Il s'agit de réduire la consommation. Il répond également à l'argument du Conseil fédéral qui rappelle l'incompatibilité d'une interdiction d'importation avec les accords internationaux.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse
La chute d'une télécabine fait une victime au-dessus d'Engelberg
La chute d'une télécabine mercredi matin dans le domaine skiable d'Engelberg (OW) a fait une victime. Cette personne se trouvait seule dans la cabine. Il s'agit d'une femme âgée de 61 ans, domiciliée dans la région.
L'accident est survenu peu avant 11h00 sur territoire nidwaldien. Une télécabine à huit places de la remontée mécanique "Titlis Xpress" s'est écrasée au sol, peu après la station intermédiaire de Trübsee, en direction de la station supérieure de Stand. Elle a fait plusieurs tonneaux dans la pente enneigée, indique la police nidwaldienne.
Le service de la remontée mécanique a alors été suspendu. Les personnes se trouvant dans les autres cabines ont été évacuées. Cette opération a duré jusque dans l'après-midi. Une enquête a été ouverte pour établir les causes et les circonstances de l'accident. La police et le Ministère public nidwaldiens ainsi que le Service suisse d'enquête de sécurité (SESE) sont à pied d'oeuvre.
"Survenu de nulle part"
Lors d'un point de presse, les responsables des remontées mécaniques d'Engelberg se sont montrés bouleversés par cet accident "sortant de l'ordinaire" et survenu "de nulle part", selon eux. "La sécurité, c'est le plus important dans une remontée mécanique. Cet accident tragique est d'autant plus grave", a déclaré le directeur Norbert Patt devant les médias. "Nos pensées sont avec les proches de la victime."
Sur la cause de l'accident, l'entreprise espère disposer rapidement de faits avérés. Elle ignore encore si d'autres cabines se trouvaient en danger au moment de l'accident. Au total, entre 100 et 200 personnes ont été évacuées d'une quarantaine de cabines.
Le drame est survenu un jour de fort vent, a déclaré Norbert Patt. A partir de rafales de 40 km/h, une alarme se déclenche sur l'installation. A partir de 60 km/h, le service doit être interrompu. La puissance du vent au moment de l'accident est encore inconnue, de même que le déclenchement ou non de l'alarme.
Selon le Blick, le vent soufflait puissamment au moment de l'accident. Le média en ligne a diffusé la vidéo d'un témoin, montrant les tonneaux effectués par la cabine dans la pente.
L'installation a une dizaine d'années
La remontée mécanique incriminée a été installée entre 2014 et 2015. Sa dernière révision annuelle date de septembre dernier, a indiqué le chef d'exploitation Tobias Wildi. La télécabine provient du fabricant suisse Garaventa.
Il appartiendra au SESE de décider, quand l'installation pourra être remise en service. "Nous allons mettre tous les enregistrements vidéo à disposition" des enquêteurs, a souligné Norbert Patt, ajoutant l'importance que toute la lumière soit faite sur l'accident.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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