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Économie

Julius Bär: nouveau correctif de valeur sur des crédits privés

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Julius Bär explique le correctif par des défauts sur crédits privés et des positions sur des crédits hypothécaires (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

La banque privée zurichoise Julius Bär a dû inscrire de nouveaux correctifs sur son portefeuille. Il en résulte une charge nette de 130 millions de francs, a indiqué l'établissement mardi soir.

Cette annonce est intervenue de manière surprenante, deux jours avant la publication annoncée du rapport intermédiaire après quatre mois en 2025 et juste après la publication par l'agence Bloomberg d'une dépêche à propos de ces correctifs de valeur.

La banque explique le correctif par des défauts sur crédits privés et des positions sur des crédits hypothécaires. en conséquence, le bénéfice au 1er semestre de l'exercice en cours sera inférieur à celui de la même période de l'an dernier, lorsque l'institut avait affiché un bénéfice de 452 millions de francs.

Ce correctif de valeur n'a rien à voir avec les suite de la déconfiture de l'investisseur autrichien René Benko, a déclaré un porte-parole de la banque à AWP. En 2023, Julius Bär avait dû inscrire un amortissement de 606 millions sur des prêts consentis au groupe en faillite Signa de M. Benko. Dans la foulée, le directeur général Philipp Rickenbacher avait pris la porte.

Le nouveau correctif de valeur a été décidé sur la base d'un examen approfondi du reste du portefeuille de crédits du groupe. Ce dernier a appliqué des critères prudents pour évaluer la qualité de crédit et d'adaptation ou le volume des relations de gestion de fortune.

"L'examen de nos livres de crédit est toujours en cours," a indiqué en téléconférence mercredi le directeur général (CEO) Stefan Bollinger, assurant n'anticiper aucune nouvelle mauvaise surprise.

Julius Bär avait auparavant déjà annoncé son intention de se retirer complètement des affaires de crédits privés. Des progrès significatifs ont été réalisés en la matière et la valeur du portefeuille de crédits privés a été abaissée nettement sous les 200 millions de francs, ce qui représente une diminution de moitié depuis fin 2024. Le montant restant des crédits privés en portefeuille ne représente plus que 0,4% de l'ensemble des crédits.

Nouveau directeur risques

La banque a aussi pris des mesures de personnel: le directeur risques Oliver Bartholet prendra sa retraite à la fin de l'année. Ivan Ivanic a été désigné pour lui succéder et il entrera en fonction au 1er juillet prochain et sera membre de la direction générale. M. Bartholet restera à disposition jusqu'à son départ à la retraite.

Des changements interviendront au 1er juillet au niveau de l'organisation de la surveillance des risques. La division juridique et l'office pour le respect des prescriptions (compliance). Cela améliorera la direction d'entreprise (Governance) et la gestion des risques.

Toutes les fonctions juridiques et, provisoirement, celles de compliance seront placées sous la direction de Christoph Hiestand, conseiller général du groupe. Une fonction séparée de compliance sera créée et soumise au directeur général. Le directeur Compliance sera un membre de la direction et son nom sera connu en temps opportun.

Marche des affaires un peu inférieure aux attentes

Les affaires opérationnelles sont restées stables lors des quatre premiers mois de l'année, marqués par les turbulences sur le marché et pour l'économie mondiale. L'afflux net d'argent frais a été solide selon la banque. Il se monte à 4,2 milliards de francs, alors que les analystes du consensus AWP attendaient 4,9 milliards.

A l'issue des quatre premiers mois, la masse sous gestion s'élevait à 467 milliards de francs, après 497 milliards fin 2024. Ce montant inclut un effet de 28 milliards de francs lié aux cours de change. Le chiffre est légèrement inférieur aux attentes des analystes.

Cet afflux provient essentiellement des marchés clés en Asie, en particulier à Hong Kong et à Singapour et en Europe de l'ouest (en particulier en Allemagne et en Grande-Bretagne). L'afflux a permis de compenser en partie la valorisation du franc, surtout face au dollar.

La masse sous gestion a diminué à 467 de 497 milliards de francs à fin 2024. L'effet des cours de change a pesé à hauteur de 28 milliards. Les attentes des analystes ont été légèrement déçues.

La banque indique être sur la voie pour réaliser les baisses de coûts supplémentaires de 110 milliards de francs annoncées en février dernier. Cela devrait avoir un effet positif sur la rentabilité vers la fin de l'année. Les coûts prévus pour ces baisses se montent à environ 55 millions et 19 millions ont déjà été comptabilisés.

Les correctifs de valeur ont détérioré le rapport coûts/rentabilité à 72% contre 71% au second semestre 2024. Sans l'amortissement, le rapport se serait amélioré à 66%.

Pour l'avenir, la direction n'est pas optimiste. Au vu des événements sur les marché globaux, les perspectives restent incertaines. Le bénéfice du 1er semestre 2025 sera inférieur à celui du 1er semestre 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Prilly et Renens: inauguration du nouveau quartier de Malley-Gare

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Le nouveau quartier de Malley-Gare, collé au sud de la gare de Prilly-Malley, dans l'Ouest lausannois, a été inauguré vendredi. (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Les CFF ont inauguré vendredi le nouveau quartier Malley-Gare, dans l'Ouest lausannois, en collaboration avec les communes de Prilly et de Renens. Construits à la porte sud de la gare Prilly-Malley, ses cinq bâtiments flambant neufs offrent un cadre de vie et de travail à plusieurs centaines d'habitants, de commerçants et d'employés.

Une cérémonie a eu lieu avec la pose symbolique des derniers pavés de la nouvelle place de la Gare, ont indiqué les CFF dans un communiqué. Beatrice Bichsel, membre de la direction et responsable CFF Immobilier, Tinetta Maystre, conseillère municipale de Renens, et Alain Gilliéron, syndic de Prilly, ont notamment participé à cette inauguration.

Première phase de réaménagement de la friche industrielle de Malley, Malley-Gare s'étend sur les territoires de Prilly et de Renens à proximité immédiate de la halte RER de Prilly-Malley. Connecté à un important réseau de transports publics (métro m1, futur tramway, ligne de bus), ce nouveau quartier favorise une mobilité durable et multimodale pour l'ensemble de l'agglomération de l'Ouest lausannois, expliquent les CFF.

Mini-ville en quatre quartiers

Le projet réunit logements (environ 200 appartements), bureaux, commerces (pour un total de 14'700 m2) et espaces verts dans cinq nouveaux bâtiments, dont une tour de 24 étages à Prilly et une tour de 19 étages à Renens. Il va pouvoir réunir quelque 1000 habitants et emplois.

Plus de 300 places publiques de stationnement pour les vélos, dont une vélos station sécurisée, ont été aménagées. Enfin, 220 arbres ont été plantés dans les espaces publics (y compris l'avenue de Malley), détaillent les CFF. Ceux-ci ont investi environ 256 millions de francs dans le développement de ce nouveau quartier, précisent-ils.

Les autres phases de réaménagement de la friche industrielle de Malley sont en cours de travaux, de planifications ou de mise à l'enquête. En comptant le secteur de la Vaudoise aréna (Malley centre sportif), l'ensemble du quartier Malley-Centre (au sud et au nord de la gare) est divisé en quatre secteurs, avec donc Malley-Gare ainsi que Malley-Gazomètre et Malley-Viaduc (avec son gratte-ciel de 85 mètres, la Tilia Tower).

Au total, cette mini-ville devrait accueillir entre 4000 et 5000 nouveaux habitants et emplois à l'horizon 2030.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Japon: répit pour l'inflation, remontée attendue de l'énergie

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Au Japon, les prix à la consommation (hors produits frais) ont augmenté de 1,4% sur un an en mai. (archives) (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

L'inflation s'est stabilisée en mai au Japon, des subventions continuant de compenser la flambée des cours du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient, mais ce répit devrait être éphémère, incitant la banque centrale à relever ses taux cette semaine.

Les prix à la consommation (hors produits frais) ont augmenté de 1,4% sur un an en mai, selon des chiffres officiels publiés vendredi, au même niveau que le mois précédent et en ligne avec les anticipations des économistes sondés par Bloomberg.

Cette stabilisation, après un ralentissement en avril, s'explique en partie par une baisse des prix des carburants sous l'effet de mesures d'urgence décidées par le gouvernement, s'ajoutant à des subventions énergétiques instaurées en décembre.

Face à l'embardée de l'inflation avant même la guerre au Moyen-Orient, la Première ministre Sanae Takaichi avait adopté fin 2025 un plan de relance de 117 milliards d'euros pour aider ménages et entreprises, avec des subventions et rabais fiscaux sur l'énergie.

Des mesures renforcées par un plafonnement des prix du carburant à partir de mars.

Conséquence: les prix du gaz de ville et de l'électricité s'affichent en repli sur un an en mai. En intégrant les produits frais, l'inflation s'élève à 1,5%.

Enfin, en excluant produits frais et énergie, l'inflation a légèrement ralenti à 1,8%, au plus bas depuis quatre ans, sous l'effet notamment d'une baisse sur un an de 5,4% des prix du riz, leur premier repli depuis novembre 2022.

De nouvelles mesures sont attendues: le Parlement a adopté début juin une rallonge budgétaire de 19 milliards de dollars pour soutenir encore davantage les ménages confrontés à l'envolée des prix liée à la guerre en Iran.

Le gouvernement planche notamment sur un projet de suppression temporaire des taxes à la consommation sur l'alimentaire.

L'économie nippone est très dépendante des importations en hydrocarbures du Moyen-Orient, dont elle importait l'essentiel de son pétrole avant la guerre.

"Question de temps"

L'archipel, longtemps guetté par la déflation, est confronté depuis le printemps 2022 à une hausse soutenue des prix à la consommation au-delà de 2%. Pour l'endiguer, la Banque du Japon (BoJ) a entamé en mars 2024 un resserrement de ses taux, après 10 ans de politique monétaire ultra-accommodante.

La BoJ a fortement relevé ses prévisions d'inflation lors de sa dernière réunion fin avril, face aux pressions liées à la guerre au Moyen-Orient. Pour les endiguer, la banque centrale a relevé mardi son taux directeur à 1%, au plus haut depuis 1995.

Une façon aussi de contrer le net affaiblissement du yen, qui renchérit le prix des produits importés.

Certes, Washington et Téhéran ont signé mercredi un protocole d'accord pour mettre fin à la guerre et rouvrir le détroit d'Ormuz: mais le retour à la normale de la circulation dans ce passage stratégique et de la production d'hydrocarbures dans la région devrait prendre du temps.

Surtout, "si le plafonnement des prix des carburants a jusqu'ici permis de contenir les prix à la consommation, la répercussion de la hausse des coûts de l'énergie sur les tarifs des services publics et autres biens devrait porter l'inflation aux alentours de 3,5 % d'ici début 2027 (hors produits frais et énergie)", estime Marcel Thieliant, analyste de Capital Economics.

Soit bien au-delà de la cible de 2% fixée par la BoJ.

"Aucun signe manifeste n'indique pour l'instant que la hausse des coûts de l'énergie entraîne une augmentation des prix des autres biens et services. Toutefois, ce n'est qu'une question de temps", insiste M. Thieliant.

"En mai, les prix à la production des biens manufacturés ont augmenté de 4,5% sur un an", et cette accélération ne devrait se répercuter sur les prix à la consommation "pleinement qu'à la fin de l'année", avertit-il.

"La répercussion de la hausse des prix du pétrole brut s'opère à un rythme relativement soutenu dans les transactions entre entreprises, ce qui pourrait entraîner une augmentation des prix pour un large éventail de produits", a d'ailleurs souligné mardi la banque centrale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Cadastres et géodonnées: crédit de 53 millions soumis au Parlement

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La mensuration officielle du canton, produisant les géodonnées de référence constituant le plan cadastral, sert de base à l'immatriculation et à la description de chaque parcelle dans le Registre foncier (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois va demander un important crédit de 52,8 millions de francs au Grand Conseil en matière de cadastre et de géoinformation. Ce montant doit permettre, pour la période 2026-2031, la poursuite des travaux de mensuration officielle du canton ainsi que le développement de l'infrastructure cantonale en données géographiques.

Ces différents chantiers seront menés par la Direction du cadastre et de la géoinformation (DCG), rattachée à la Direction générale du territoire et du logement (DGTL), a indiqué jeudi le gouvernement dans ses décisions hebdomadaires. Les géodonnées et la géoinformation reproduisent les traits caractéristiques d'un territoire, que ce soit sous forme de coordonnées, de noms de lieux, d'adresses postales ou de tout autre critère, souligne le canton.

Elles décrivent une réalité concrète avec précision, notamment l'étendue et les propriétés d'espaces et d'objets donnés, en particulier leur position, leur nature ou leur statut. Elles améliorent ainsi la connaissance et la gestion du territoire cantonal et de ses infrastructures, explique-t-il.

Multifonctions

Les décisions des autorités sont très souvent fondées sur les géodonnées et la géoinformation, en particulier les décisions concernant les planifications (élaboration de plans directeurs et de plans d'affectation, entretien et développement de réseaux de transport routier ou ferroviaire, implantation d'établissements publics ou commerciaux, cadastres des énergies, etc).

Elles permettent également d'assurer la gestion des nombreux actifs de l'Administration cantonale, tels que les routes, le foncier et les bâtiments propriété de l'Etat.

S'agissant de la mensuration officielle produisant les géodonnées de référence constituant le plan cadastral, elle sert de base à l'immatriculation et à la description de chaque parcelle dans le Registre foncier. De nombreuses données ne correspondent toutefois pas aux standards de qualité de la Confédération et ne répondent plus aux besoins de certains utilisateurs: communes et collectivités publiques, milieux professionnels, propriétaires fonciers, etc.

Harmonisation

"Il est donc nécessaire de poursuivre les travaux qui permettront, à terme, la mise à niveau et l'harmonisation de l'ensemble des données cadastrales existantes dans le nouveau modèle de données de la Confédération (imposant un standard de qualité, de précision et de fiabilité)", écrit le Conseil d'Etat.

Le canton rappelle encore que l'acquisition des géodonnées cantonales et leur enrichissement sont utiles à la mise en oeuvre de politiques publiques dans différentes thématiques stratégiques, telles que l'agriculture, l'aménagement du territoire, les dangers naturels, la gestion des déchets, de l'eau et de l'énergie, la protection de la faune et de la nature, ou la mobilité et les routes.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Gros crédit de 35,5 millions pour la rénovation de bâtiments

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Le Jardin botanique à Lausanne fait partie des sites ciblés pour la campagne de rénovation 2026 du Canton de Vaud (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le Conseil d'Etat vaudois sollicite des crédits totalisant 35,5 millions de francs auprès du Grand Conseil pour financer une campagne de rénovation sur divers bâtiments de l'administration cantonale. Huit sites et bâtiments sont concernés.

"Il s'agit de travaux de rénovation touchant autant l'enveloppe thermique que les aménagements intérieurs, des transformations d'installations techniques, des changements d'agent énergétique et l'installation de panneaux photovoltaïques. Ces travaux mèneront à des réductions de consommations énergétiques et d’émissions de gaz à effet de serre", indique jeudi le gouvernement dans ses décisions.

Six crédits d'étude sont prévus pour développer des projets d'assainissement énergétique sur les sites du Dépot et abri des biens culturels à Lucens, de l'Ecole technique de la Vallée de Joux au Sentier, du Centre professionnel du Nord vaudois, du site Riponne 10 ainsi que du Gymnase de Beaulieu et du Jardin botanique, à Lausanne, détaille le Canton.

Deux crédits d'ouvrage sont, eux, nécessaires, pour des travaux sur le site de Marcelin à Morges et au Simplon 43 à Lausanne. Enfin, un crédit cadre relatif à la rénovation du parc d'ascenseurs dans les bâtiments de l'administration est aussi à l'ordre du jour.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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