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International

Nouvel échange de prisonniers de guerre entre Kiev et Moscou

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Cela fait plus de trois ans que la Russie et l'Ukraine procèdent régulièrement à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats. (© KEYSTONE/AP)

L'Ukraine et la Russie ont annoncé lundi le début d'un nouvel échange de prisonniers de guerre qui se poursuivra ces prochains jours. Il s'agit de l'un des rares résultats des récents pourparlers entre les deux belligérants.

Ceux-ci n'ont pas précisé, pour des raisons de sécurité, selon Kiev, le nombre des soldats impliqués dans cet échange qui avait été décidé au cours d'un deuxième cycle de négociations directes, à Istanbul, le 2 juin.

Russes et Ukrainiens avaient alors convenu de libérer tous les prisonniers de guerre grièvement blessés ou malades et ceux âgés de moins de 25 ans.

Il s'agissait de l'un des seuls points d'accord trouvés pendant ces pourparlers, en plus d'un échange à venir de plusieurs milliers de corps de soldats tués au combat. Hormis cela, les négociations de paix sont dans l'impasse.

"Un premier groupe"

"Un premier groupe de militaires russes âgés de moins de 25 ans a été rapatrié du territoire sous le contrôle du régime de Kiev. En échange, le même nombre de militaires de l'armée ukrainienne a été transféré", a annoncé le ministère russe de la Défense dans un communiqué.

Ce nouvel "échange a commencé aujourd'hui et se déroulera en plusieurs étapes dans les prochains jours", a ensuite expliqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, précisant que "le processus (était) assez complexe" et "les négociations se poursuivent pratiquement tous les jours".

"Pour des raisons de sécurité, le nombre final des personnes libérées sera rendu public une fois le processus d'échange terminé", a pour sa part souligné le centre ukrainien de coordination pour les prisonniers de guerre, ajoutant que l'on continuait aussi à travailler au rapatriement des corps de soldats tués, comme convenu en Turquie.

Selon cette source, c'est le 66e échange de prisonniers entre Kiev et Moscou depuis le début de l'invasion russe de grande ampleur en février 2022.

Le médiateur ukrainien pour les droits humains, Dmytro Loubinets, a, quant à lui, déclaré que les militaires de son pays échangés lundi étaient "dans leur vaste majorité" en captivité depuis 2022.

Négociations dans l'impasse

Cela fait plus de trois ans que la Russie et l'Ukraine procèdent régulièrement à des échanges de prisonniers et de dépouilles de soldats.

Les deux belligérants avaient déjà échangé quelque 1000 personnes de chaque camp, militaires et civils, à l'issue du premier nouveau cycle de négociations directes à Istanbul, en mai.

Ils sont toutefois loin d'un règlement durable du conflit ou même d'un cessez-le-feu. Dans la nuit de dimanche à lundi, des frappes russes ont eu lieu, comme quasiment quotidiennement.

La Russie a lancé un nombre record de 479 drones explosifs sur l'Ukraine, a annoncé l'armée de l'air ukrainienne.

La veille, l'armée russe avait affirmé attaquer la région ukrainienne de Dnipropetrovsk, qui borde celles de Donetsk et de Zaporijjia déjà partiellement sous contrôle russe, une première en plus de trois ans de conflit.

La Russie continue d'avancer des demandes maximalistes, à savoir que l'Ukraine lui cède les territoires dont elle revendique l'annexion et renonce à entrer dans l'Otan. Elle rejette la trêve "inconditionnelle" de 30 jours voulue par Kiev et les Européens, jugeant qu'elle permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce aux livraisons occidentales.

L'Ukraine réclame, de son côté, le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des "garanties de sécurité" de la part des Occidentaux, que ce soit le déploiement de troupes sur place ou des accords militaires. Elle qualifie les exigences russes d'"ultimatums".

En décembre 2024, les autorités ukrainiennes avaient estimé que plus de 16'000 civils ukrainiens étaient détenus par la Russie, sans préciser le nombre des militaires prisonniers. Le nombre des soldats russes détenus en Ukraine n'a pas été dévoilé.

Les deux camps s'accusent mutuellement de violer la Convention de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre. Plusieurs militaires ukrainiens ont dit à l'AFP avoir été torturés en captivité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Thaïlande accuse le Cambodge d'avoir "violé" leur cessez-le-feu"

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Un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats entre le Cambodge et la Thaïlande, qui ont fait au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d'un million de personnes (archives). (© KEYSTONE/AP)

La Thaïlande a accusé mardi le Cambodge d'avoir "violé" leur cessez-le-feu, effectif depuis 10 jours. Selon elle, des tirs de mortiers ont blessé un de ses soldats dans une zone frontalière.

"Le Cambodge a violé le cessez-le-feu" en tirant "des obus de mortiers dans la zone de Chong Bok", a affirmé l'armée thaïlandaise dans un communiqué. "Un soldat a été blessé par des éclats", a-t-elle ajouté, sans préciser la gravité de ses blessures.

Le Cambodge n'a pas réagi dans l'immédiat à cette accusation.

Un cessez-le-feu a mis fin le 27 décembre à trois semaines de combats, qui ont fait au moins 47 morts et provoqué le déplacement de près d'un million de personnes de part et d'autre de la frontière contestée.

La Thaïlande et le Cambodge se sont notamment engagés dans une déclaration commune à geler leurs positions militaires et à coopérer dans les opérations de déminage des régions frontalières.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Venezuela: des tirs autour du palais présidentiel à Caracas

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La situation est incertaine à Caracas après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les Etats-Unis. (© KEYSTONE/EPA/Mario Caicedo)

Des tirs ont été entendus autour du palais présidentiel de Miraflores de Caracas lundi vers 20h00, selon plusieurs témoins contactés par l'AFP. Mais la situation est sous contrôle, a affirmé une source proche du pouvoir, qui a évoqué des vols de drones.

Selon cette source, des drones non identifiés ont volé près du palais, déclenchant des tirs des équipes de sécurité. Ces tirs surviennent un peu plus de deux jours après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par des troupes américaines au terme d'une attaque spectaculaire sur la capitale.

"C'est arrivé après 8 heures du soir. Cela sonnait comme des détonations, très rapprochées, comme 'po po po'. Cela ne sonnait pas fort comme ce qui s'était passé auparavant [comme samedi avec des explosions, ndlr]", a expliqué à l'AFP sous le couvert de l'anonymat un habitant vivant à cinq pâtés de maisons du palais.

"La première chose qui m'est venue à l'esprit a été de voir s'il y avait des avions qui survolaient, mais non. J'ai seulement vu deux lumières rouges dans le ciel. Ça a duré environ une minute. Tout le monde regardait par la fenêtre pour voir s'il y avait un avion ou ce qui se passait", a-t-il indiqué.

Sur des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on peut voir ce qui ressemble à des balles traçantes s'envoler vers le ciel vers une cible invisible. L'incident a mobilisé de nombreuses forces de l'ordre autour du palais, selon des vidéos.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Tuerie d'Uvalde: un policier américain jugé pour son inaction

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Le massacre d'Uvalde a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés, qui avaient entre 9 et 10 ans (archives). (© KEYSTONE/AP/Jae C. Hong)

Le procès d'un policier jugé pour son inaction lors de la tuerie d'Uvalde, durant laquelle 19 enfants et deux professeurs ont été massacrés dans une école du Texas en 2022, s'est ouvert lundi. Il avait fallu attendre 77 minutes pour que le tireur soit neutralisé.

Ce massacre, perpétré par un jeune de 18 ans armé d'un fusil d'assaut, reste aujourd'hui comme la pire tuerie en milieu scolaire commise aux Etats-Unis depuis 15 ans. Il a marqué la mémoire collective américaine au fer rouge, à cause du jeune âge des enfants décédés - ils avaient entre 9 et 10 ans - mais aussi en raison des lenteurs de la police pour réagir.

Malgré la mobilisation de près de 400 agents issues de multiples forces - shérif local, police d'Etat, police municipale -, il avait fallu attendre 77 minutes et l'arrivée d'une unité spécialisée pour que le tireur soit neutralisé.

Les forces de l'ordre avaient pourtant reçu de nombreux appels de personnes se trouvant dans les salles de classe touchées, dont celui d'une enfant implorant: "S'il vous plaît, envoyez la police maintenant".

"Cascade d'échecs"

Près de quatre ans après ce fiasco, Adrian Gonzales, policier du district scolaire d'Uvalde qui était parmi les premiers agents sur les lieux, est désormais jugé pour mise en danger d'enfants. L'acte d'accusation lui reproche de "ne pas avoir engagé, distrait ou retardé le tireur", selon les médias américains.

La sélection des jurés a débuté lundi. Le juge a déclaré qu'il s'attendait à ce que le procès, qui se déroule à Corpus Christi, à 320 kilomètres d'Uvalde, dure environ deux semaines, a rapporté ABC News.

L'ancien chef de la police du district scolaire d'Uvalde, Pete Arredondo, est également poursuivi pour abandon et mise en danger d'enfants, mais il sera jugé séparément. M. Gonzales et M. Arredondo plaident chacun non coupable.

En janvier 2024, un rapport du ministère de la justice avait identifié une "cascade d'échecs de commandement" dans la tuerie d'Uvalde. "Quelques minutes après être arrivés à l'intérieur de l'école, les agents sur place ont basculé du traitement d'une situation de tireur en action à celle d'un forcené. C'est l'échec le plus conséquent", soulignait ce document.

Lors de la sortie de ce rapport, plusieurs parents de victimes avaient expliqué souhaiter des condamnations judiciaires.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Raphaël Wicky nommé entraîneur de Sporting Kansas City

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Raphaël Wicky: cap sur Kansas City (© KEYSTONE/AP/Matthias Schrader)

Raphaël Wicky (48 ans) est de retour en Major League Soccer (MLS). Le Valaisan a signé un contrat de deux ans et demi avec Sporting Kansas City, avec option pour une saison supplémentaire.

L'ancien international n'arrive pas en terrain inconnu. Il avait en effet dirigé Chicago Fire de fin 2019 à fin septembre 2021. Après son retour en Suisse, il est devenu entraîneur des Young Boys en juillet 2022 et a mené le club bernois au doublé en 2023. YB l'avait limogé en mars 2024.

Sporting Kansas City a gagné deux fois le titre en MLS, la dernière fois en 2013. La saison dernière, l'équipe a manqué les play-off et a fini au dernier rang de la Conférence ouest avec 28 points en 34 matches.

"Je suis convaincu que le club a toutes les clés en main pour retrouver les sommets: une direction grandiose, d'excellentes installations, une académie talentueuse et un magnifique stade avec des fantastiques supporters", a déclaré Wicky dans un communiqué de sa nouvelle équipe. La nouvelle saison de MLS sera lancée le 21 février.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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