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International

L'UE se penche sur l'accord commercial avec les Etats-Unis

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La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a été "encouragée à parvenir rapidement à un accord" avec les Etats-Unis par le chancelier allemand. (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

Sous pression pour arracher un accord commercial avec les Etats-Unis, les Européens, réunis en sommet jeudi, ont cherché la formule pour apaiser le président américain sur ce front. Mais ils restent divisés et le temps presse, la date du 9 juillet se rapprochant.

"Nous avons reçu aujourd'hui le dernier document des États-Unis en vue de poursuivre les négociations. Nous sommes en train de l'évaluer", a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Le chancelier allemand Friedrich Merz l'a "encouragée à parvenir rapidement à un accord".

Le dirigeant de la première économie européenne veut aller vite, quitte à accepter un accord asymétrique dans lequel les Européens accepteraient de subir certaines surtaxes, sans contrepartie.

Personne à Bruxelles ne pense que l'ambition du "zéro droit de douane" soit atteignable. Selon plusieurs diplomates européens, l'objectif est plutôt de permettre au président américain Donald Trump de revendiquer une victoire, sans sacrifier l'essentiel.

L'un d'eux a évoqué la perspective d'un accord avec des trous. Selon lui, l'UE pourrait se résigner à une taxe générale sur les importations européennes, mais avec une série d'exemptions pour des secteurs-clés comme l'acier, l'automobile, la pharmacie ou l'aéronautique.

Taxes de 10% et 25%

Les entreprises font déjà face aux droits de douane mis en oeuvre par le gouvernement américain: 25% sur l'acier et l'automobile et 10% sur la plupart des autres produits. "La France défend une conclusion rapide d'un accord. Nous ne sommes pas pour que cela dure éternellement", a également insisté le président français Emmanuel Macron, à l'issue du sommet.

Mais, "si à la fin, le choix des Américains était de garder 10% de tarifs sur notre économie, il y aura immanquablement une compensation sur les biens et produits qui sont vendus par les Américains sur le marché européen", a-t-il ajouté, affirmant que les Européens n'étaient "ni naïfs ni faibles".

Le temps presse alors qu'approche la date limite du 9 juillet fixée par le président américain Donald Trump. Faute d'accord après cette date, il pourrait doubler à 20% le taux par défaut sur les importations en provenance de l'UE, voire les porter à 50% comme il l'a déclaré en mai. Le gouvernement américain a cependant annoncé jeudi que cette date pourrait être repoussée.

"On reste calme"

"On ne se laisse pas provoquer. On reste calme", a assuré le premier ministre belge, Bart De Wever, appelant à éviter une guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Emmanuel Macron avait haussé le ton la veille à l'issue du sommet de l'OTAN durant lequel les Européens ont concédé une hausse de leurs dépenses militaires à 5% du produit intérieur brut (PIB) réclamée par Donald Trump.

"On ne peut pas, entre alliés, dire il faut dépenser plus" pour la défense "et, au sein de l'OTAN, se faire la guerre commerciale. C'est une aberration", avait-il lancé.

"Le problème, c'est que du côté américain on a un négociateur hors pair alors que l'Union européenne a des dirigeants peu capables", a déclaré jeudi Viktor Orban, adepte de la provocation.

Les Vingt-Sept sont divisés. Le chef du gouvernement hongrois revendique une proximité avec le locataire de la Maison-Blanche, comme son homologue italienne, Giorgia Meloni. Les pays les plus mercantilistes du nord de l'Europe sont aussi plus enclins à éviter une escalade à tout prix.

Lignes rouges

L'UE avait menacé au début mai de taxer pour 95 milliards d'euros d'importations américaines, dont les voitures et avions, en cas d'échec des négociations commerciales avec Donald Trump. Elle a depuis lors mis cette menace en sourdine.

Les Etats-Unis profitent aussi de la négociation pour tenter d'arracher des concessions sur les réglementations européennes, notamment dans le numérique, accusées à Washington de cibler les champions américains comme Apple, Google ou Meta.

Le gouvernement américain voudrait assouplir la mise en oeuvre des législations visant à limiter les abus de pouvoir du secteur technologique en matière de concurrence, de contenus en lignes ou d'intelligence artificielle.

Les Européens sont prêts à discuter de normes transatlantiques communes, mais les textes issus du débat démocratique restent une ligne rouge. "Le processus de décision de l'Union européenne" est un sujet "absolument intouchable", avait affirmé lundi Ursula von der Leyen.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

La maison du boss d'OpenAI touchée par un cocktail Molotov

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La maison de Sam Altman, CEO d'OpenAI a subi un jet de cocktaïl Molotov. (© KEYSTONE/EPA/FRANCK ROBICHON)

La luxueuse maison californienne de Sam Altman, patron d'OpenAI, a été touchée vendredi par un jet de cocktail Molotov, a annoncé l'entreprise américaine. Les bureaux du géant de l'IA ont également été menacés. Un suspect a été arrêté par la police.

"Tôt ce matin, quelqu'un a lancé un cocktail Molotov sur la maison de Sam Altman et a également proféré des menaces à notre siège de San Francisco," a déclaré à l'AFP un porte-parole d'OpenAI, la très puissante entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle générative, à l'origine de ChatGPT.

"Nous sommes très reconnaissants de la rapidité avec laquelle (la police) est intervenue. (...) L'individu est en garde à vue et nous aidons les forces de l'ordre dans leur enquête", a ajouté le porte-parole, en précisant que personne n'avait été blessé.

La propriété de Sam Altman, dont la fortune est estimée à 3,4 milliards de dollars par le magazine Forbes, est située dans le quartier très huppé de Russian Hill, l'un des secteurs les plus prisés de San Francisco, capitale mondiale de la tech.

Fondé en 2015 par Sam Altman, OpenAI a été propulsé par le succès mondial de ChatGPT, et est désormais valorisé à plus de 852 milliards de dollars.

L'entreprise a récemment été choisie par le ministère américain de la Défense pour fournir certaines de ses technologies à l'armée américaine, tandis que son concurrent Anthropic a fait le choix de refuser les conditions d'utilisation imposées par le Pentagone.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Le Real Madrid accroché par Gérone avant le retour contre le Bayern

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Kylian Mbappe et le Real accrochés par Gérone (© KEYSTONE/AP/Manu Fernandez)

Accroché (1-1) par Gérone vendredi, le Real Madrid a enchaîné un troisième match consécutif sans victoire. Le club madrilène perd du terrain dans la course au titre en Liga.

Un résultat peu rassurant à cinq jours du quart de finale retour de Ligue des champions face au Bayern Munich.

Le Real (2e, 70 points), donne ainsi l'opportunité à son éternel rival, le FC Barcelone (1er, 76 points), de prendre neuf longueurs d'avance samedi en cas de succès dans le derby catalan face à l'Espanyol (10e, 38 points). Un écart quasiment impossible à combler lors des sept journées restantes.

Maladroit devant le but, le géant espagnol avait fini par trouver la faille en deuxième mi-temps grâce à un tir du droit de l'Uruguayen Federico Valverde, bien aidé par une faute de main du gardien adverse Paulo Gazzaniga (51e, 1-0).

Mais il a ensuite été surpris par une superbe frappe brossée du champion du monde français Thomas Lemar pour doucher le stade Santiago Bernabéu (62e, 1-1).

Son ex-coéquipier chez les Bleus, Kylian Mbappé, peu inspiré offensivement, a eu plusieurs opportunités de marquer (6e, 54e, 61e, 86e), mais il a soit manqué de justesse, soit buté sur le portier argentin.

Accroché par le défenseur brésilien Vitor Reis dans la surface, il a réclamé un pénalty à la 90e, en vain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Un Soudanais arrêté en Angleterre après la mort de quatre migrants

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Les quatre personnes qui ont perdu la vie jeudi ont été emportées par le courant alors qu'elles tentaient de monter à bord d'un bateau avec des dizaines d'autres personnes dans le nord de la France pour se rendre au Royaume-Uni. (© KEYSTONE/AP/Jean-Francois Badias)

Un Soudanais a été arrêté vendredi dans le sud-est de l'Angleterre dans le cadre de l'enquête ouverte en France sur la mort de quatre migrants jeudi lors d'une tentative de traversée clandestine de la Manche, a annoncé la police britannique.

Cet homme de 27 ans, dont l'identité n'a pas été précisée, a été arrêté pour "mise en danger de la vie d'autrui lors d'un voyage en mer vers le Royaume-Uni", a indiqué la NCA, l'agence britannique de lutte contre la criminalité.

Elle a également précisé que l'arrestation avait eu lieu alors qu'il se trouvait déjà dans un centre de rétention du Kent. Il a été placé en garde à vue.

Les deux hommes et deux femmes qui ont perdu la vie jeudi ont été emportés par le courant alors qu'ils tentaient de monter à bord d'un bateau avec des dizaines d'autres personnes, portant à six le nombre de décès survenus cette année lors de traversées en embarcations de fortune.

La méthode risquée des "taxi-boats" consiste pour les passeurs à récupérer des candidats à l'exil directement dans l'eau, afin d'éviter les forces de sécurité présentes à terre pour empêcher les départs depuis les plages.

Dans son communiqué, la NCA indique que 38 personnes ont été prises en charge en France et que 74 migrants ont poursuivi leur route vers le Royaume-Uni. Elle indique également assister les autorités françaises dans leur enquête.

Taxi-boats

Il s'agit du deuxième drame de ce type depuis le début de l'année près de la frontière franco-britannique: le 1er avril, deux autres migrants sont morts lors d'un de ces embarquements par taxi-boat, risqués et souvent chaotiques, près de Gravelines (Nord).

L'immigration clandestine depuis le littoral du nord de la France vers l'Angleterre constitue un point de friction récurrent dans les relations entre Paris et Londres.

Sous la pression du Royaume-Uni, la France a changé en fin d'année sa doctrine d'intervention pour permettre d'intercepter en mer les taxi-boats. Mais ces interceptions sont rares pour le moment, certaines conditions devant être réunies pour ne pas mettre en danger les vies humaines.

Londres souhaiterait que sa contribution financière pour la sécurisation de la frontière par les autorités françaises soit conditionnée à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations plus élevé, selon plusieurs médias britanniques.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Deepfakes sexuels: Londres veut emprisonner les patrons de la tech

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L'intelligence artificielle générative Grok de l'entreprise d'Elon Musk, accusée de générer des images pornographiques (archive). (© KEYSTONE/EPA/FAZRY ISMAIL)

Le gouvernement britannique a annoncé vendredi que des peines de prison pourraient être infligées aux patrons de la tech réticent au retrait de deepfakes sexuels diffusés sans consentement. Cela intervient après le scandale des images générées par l'outil d'IA Grok.

"Les dirigeants du secteur technologique pourraient être tenus personnellement pour responsables si les plateformes ne se conformaient pas aux décisions" du régulateur sectoriel, l'Ofcom, leur demandant de "supprimer les images intimes de personnes qui ont été partagées sans leur consentement", a averti le gouvernement dans un communiqué.

L'exécutif travailliste, qui dispose de la majorité absolue à la Chambre des communes, a déposé vendredi un amendement en ce sens à un projet de loi actuellement discuté au Parlement.

Deux jours pour retirer les images

En février, le gouvernement avait fait savoir que cette même loi donnerait aux plateformes 48 heures pour retirer les images intimes diffusées sans consentement.

Cette annonce était intervenue après un tollé international autour de l'assistant IA Grok, intégré au réseau social X d'Elon Musk, capable de générer des images de personnes artificiellement dénudées.

"Trop de femmes ont vu leur vie brisée parce que des images intimes les montrant ont été diffusées en ligne sans leur consentement", a dénoncé vendredi la ministre de la Technologie, Liz Kendall, citée dans le communiqué.

Le gouvernement avait déjà prévenu que les entreprises refusant de retirer de telles images dans les délais s'exposeraient à une amende pouvant atteindre 10% de leur chiffre d'affaires mondial, voire au blocage de leurs services au Royaume-Uni.

Interdiction européenne

En vertu de l'amendement annoncé vendredi, les hauts dirigeants récalcitrants pourront quant à eux être condamnés "à une peine d'emprisonnement, à une amende ou aux deux".

D'après d'autres amendements à ce projet de loi, eux aussi rendus publics vendredi par le gouvernement, "la détention ou la publication de matériel pornographique représentant des actes incestueux ou des adultes se faisant passer pour des enfants" deviendront des infractions pénales punies de peines de prison.

Le Parlement européen avait pour sa part approuvé fin mars l'interdiction dans l'UE des services d'intelligence artificielle permettant de dénuder des personnes sur des images sans leur consentement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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