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Lausanne

Le basket suisse voit grand après le Mondial M19

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Giancarlo Sergi affiche sa satisfaction après le Mondial M19 (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Coupe du monde M19 s'est achevée dimanche à Lausanne sur une huitième place pour l'équipe de Suisse, et par un 9e triomphe des Etats-Unis en 17 éditions.

Les dirigeants suisses se disent satisfaits de l'organisation générale, et voient grand pour l'avenir.

Sur le plan sportif, les joueurs à croix blanche peuvent se satisfaire de trois victoires, dont une de prestige en huitièmes de finale face à une équipe de France donnée favorite. Ils ont également fait jeu égal pendant la première mi-temps avec la Nouvelle-Zélande en quart.

"C'est le fruit d'un travail de fond mené depuis 10 ans, avec le développement du Centre National (CNBS) qui a permis d'aligner des joueurs évoluant régulièrement ensemble depuis quatre ans" déclare Giancarlo Sergi, président de l'association organisatrice de l'évènement, ex-président de Swiss Basketball (SB) et membre du comité de FIBA Europe.

Pour les jeunes joueurs suisses, l'opportunité de se battre contre les meilleures équipes du monde est importante pour élever le niveau. De plus, les Etats-Unis ont inspiré par leur enthousiasme. "Certains sont déjà des superstars, mais ont envie d'être là et de jouer leur plus beau basket ensemble" ajoute Erik Lehmann, Secrétaire général de SB, joint lui aussi au téléphone par Keystone-ATS.

Un défi organisationnel et sécuritaire

La recherche de sponsors privés pour l'évènement a été compliquée par l'organisation simultanée de la Fête fédérale de gymnastique dans la même ville. Les organisateurs ont néanmoins pu compter sur le soutien d'institutions publiques à hauteur de 45% du budget. Swiss Basket a détaché ses employés pour les mettre à disposition gratuitement de l'organisation.

Pendant la semaine, plusieurs activités visaient à attirer les plus jeunes sur les parquets, comme des tournois 3x3, une Coupe Mini et des cliniques coaches, où ils avaient l'opportunité de se faire conseiller par des professionnels. Il s'agit aussi de détecter plus de grands gabarits, mais "le problème, c'est que tous les sports veulent des gens de plus de 2 mètres" ricane Erik Lehmann.

Le tournoi a permis de vendre près de 74'500 billets sur les 10 jours de compétition ("la deuxième plus grosse affluence de l'histoire pour un Mondial M19", se félicite Erik Lehmann), et les comptes devraient être à l'équilibre. Et ce malgré un poste non budgété, lié à la protection de l'équipe israélienne. Il n'y a cependant pas eu d'évènements sécuritaires majeurs.

Si des bénéfices devaient être dégagés, ils iront à la relève du basket suisse. "Etre à l'équilibre est déjà une réussite" concède Giancarlo Sergi. Un coup de pouce qui serait bienvenu, au vu de l'ambition d'une fédération qui n'en a actuellement pas les moyens.

Avoir des salles, le nerf de la guerre

"La demande pour le basket existe, mais les clubs ne peuvent pas accueillir de nouvelles personnes faute de place" indique Erik Lehmann. Pour la formation, des synergies peuvent être imaginées avec d'autres sports, comme le handball ou l'unihockey. Mais le problème touche également les grands clubs. SB a établi une feuille de route avec l'objectif d'avoir des salles supplémentaires à tous les niveaux.

La fédération souhaite également développer le sport en Suisse alémanique, où sa pratique y est plus confidentielle. Tout cela colle avec la nouvelle direction voulue par le président de SB Andrea Siviero, qui souhaite toucher de nouveaux publics.

"A l'heure actuelle, seul un quart de nos membres est féminin. L'objectif est de monter à 40%" expose Erik Lehmann. Ce développement passe peut-être par l'organisation de l'Eurobasket féminin de 2029 en Suisse. "On veut inspirer la jeunesse, et les grands évènements sont là pour ça", insiste Giancarlo Sergi. La croissance tous azimuts du basket suisse, de concert avec de bons résultats à haut niveau: telle semble être la recette du futur basket suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Hockey

Pasche prolonge jusqu'en 2030 avec Lausanne

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Kevin Pasche a prolongé jusqu'en 2030 avec le LHC (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Kevin Pasche reste fidèle à son club de coeur.

Le gardien de 23 ans a prolongé de quatre ans le contrat le liant au Lausanne HC, a annoncé le club vaudois samedi. Les deux parties sont désormais liées jusqu'en 2030.

Né à Lausanne, Pasche n'a pas porté d'autre maillot en club que celui du LHC, à l'exception de ces deux saisons passées en Amérique du Nord (2021-2023) et de quelques apparitions en prêt à Martigny en 2022/23. Il fut la saison dernière l'un des grands artisans du brillant parcours de Lausanne, finaliste des play-off pour la deuxième année consécutive en 2025.

Préféré à Connor Hughes durant les play-off 2026, Kevin Pasche a bouclé le quart de finale perdu en sept matches face à Genève-Servette avec près de 92% d'arrêts. Il a entamé cette semaine en Slovaquie la préparation au championnat du monde au sein de l'équipe de Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

CGN: retour des croisières privées et de la parade navale

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Des visiteurs ont embarqué, samedi matin à Lausanne, à bord du bateau Le Rhône, pour une mini croisière, à l'occasion des journées portes ouvertes du chantier naval de la Compagnie générale de navigation sur le lac Léman (CGN). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La CGN proposera à nouveau des croisières privées cette année. Sa traditionnelle parade navale, annulée l'an dernier, fera aussi son retour le 31 mai prochain à Nyon.

La baisse de la demande et l'accident du "Simplon" en 2024 avaient notamment contraint la CGN à suspendre ses croisières privées. "Après une période de réorganisation, l'offre événementielle revient par étapes", indique samedi la Compagnie générale de navigation sur le Léman (CGN), en marge de son week-end portes ouvertes au chantier naval de Lausanne-Ouchy.

Les réservations sont possibles principalement à bord du bateau "Lausanne". La CGN relève que "plusieurs entreprises et institutions de premier plan" ont déjà confirmé leur présence pour ces croisières privées.

Autre grande absente en 2025 en raison de l'indisponibilité de certains navires, la parade navale revient aussi cette année. Cette nouvelle édition réunira quatre bateaux Belle Epoque et, pour la première fois, un Naviexpress, qui assure habituellement la traversée Suisse-France.

Cinq Belle Epoque sur l'eau

Parmi les autres nouveautés pour la saison, la CGN rappelle avoir repris "en direct" son offre de restauration, afin "de renforcer la cohérence de l'offre et la maîtrise de son image."

La saison de printemps démarre le 25 avril, tandis que la saison d'été sera prolongée du 1er juin au 21 septembre. Durant cette saison, cinq bateaux Belle Epoque vont naviguer sur le Léman pour assurer les principales croisières touristiques: le "Rhône", le "Savoie", le "Montreux, "l'Italie" et le "Vevey".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Inspection du travail à Lausanne: plus de 400 contrôles en 2025

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La campagne 2025 de prévention de l'ITL portait sur la protection de la maternité dans les garderies lausannoises (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

L'Inspection du travail Lausanne (ITL) a effectué 414 contrôles l'an dernier dans les entreprises lausannoises. Plus d'une trentaine de décisions faisant suite à un premier avertissement ont été rendues.

L'ITL a également reçu 79 dénonciations provenant des travailleuses et travailleurs, contre 74 en 2024. Par ailleurs, près de 2500 personnes ont sollicité la permanence en droit du travail, en majorité sur les salaires et les fins de rapports de travail, indique vendredi la Ville de Lausanne dans un communiqué.

Le bilan des contrôles montre notamment que les normes des voies d'évacuation sont peu respectées dans certaines entreprises. Ce constat a été fait dans un tiers des 28 magasins d'articles de mode et de décoration contrôlés.

"Si les contrôles permettent d'informer les entreprises sur l'état de la situation lors de la visite, il est néanmoins de leur responsabilité de veiller à ce que les locaux demeurent conformes en tout temps", affirme la municipale Emilie Moeschler, citée dans un communiqué.

Protection de la maternité

La campagne 2025 de prévention portait sur la protection de la maternité dans les crèches et garderies. Au total, 40 structures privées et publiques ont été visitées.

Plusieurs points positifs ont été relevés comme le respect global des règles sur le temps de travail, l'allaitement et les espaces de repos. Des lacunes ont toutefois été constatées dans un tiers des structures en matière d'anticipation des risques et des mesures pour y pallier.

En 2026, les contrôles s'axeront principalement auprès des magasins d'opticiens, des entreprises de graphisme et de publicité, des blanchisseries et des entreprises de soins à la personne. La campagne annuelle portera sur les mesures visant à assurer la coopération en matière de santé et de sécurité entre les entreprises travaillant sur un même lieu.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Crédit payé à double: le notaire s'était trompé, mais pas l'avocat

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Un homme qui avait dû rembourser à double le crédit hypothécaire pour sa maison n'a pas eu gain de cause devant le Tribunal fédéral (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Un homme qui s'estimait lesé par son avocat n'a pas eu gain de cause devant le Tribunal fédéral. Il ne pourra pas récupérer une partie de ce qu'il avait déboursé pour sa maison. Trente plus tôt, il avait eu maille à partir avec son notaire lors de son achat immobilier car il avait dû rembourser à double le crédit hypothécaire.

L'affaire remonte à 1988 quand l'homme, résidant dans le canton de Vaud, avait acquis une maison affichant un prix de 1,5 million de francs. La transaction instrumentée par un notaire prévoyait que la personne qui vendait le bien immobilier rembourserait à la banque le crédit hypothécaire d'un montant de près de 3,2 millions de francs. Le problème, c'est qu'elle ne l'a jamais fait.

L'acheteur a désormais un crédit immobilier non remboursé sur les bras, et voit désormais sa maison grevée d'hypothèques liées à ce crédit. Il a de son côté souscrit à un crédit hypothécaire pour financer l'achat et se retrouve en quelque sorte endetté deux fois pour une seule maison.

Le vendeur s'en sort bien

Il poursuit en justice la personne lui ayant vendu le bien, mais cette dernière est acquittée. Et pour cause: le contrat de vente était libellé en ces termes "le prêt sera remboursé", sans mentionner qui devait s'obliger à débourser le montant.

Dans un second temps, en 2008, l'acheteur se retourne contre le notaire, qui a instrumenté la vente, en faisant appel à un avocat. La justice lui donne raison en 2010: le notaire a manqué de la diligence requise en n'inscrivant pas le nom du vendeur comme débiteur du crédit immobilier. Il avait en outre violé son devoir d'information en n'attirant pas l'attention de l'acheteur sur les risques encourus. Il a dès lors engagé sa responsabilité et doit verser près de 1,9 million de francs à l'acheteur.

Las, le notaire décède deux ans plus tard, sans s'être acquitté de sa dette. Toutefois, il avait conclu une assurance en responsabilité civile dans le cadre de son activité notariale. L'acheteur compte alors faire valoir la créance qu'il a contre le notaire auprès de cette assurance RC. Mais à ce moment, c'est son avocat qui n'ouvre pas action contre dans les temps contre l'assurance. La prescription finit par être acquise et l'acheteur ne peut rien récupérer de ce que lui devait le notaire.

Ni une ni deux, il reproche à son avocat de n'avoir pas agi dans le délai et d'avoir dès lors failli à son devoir de diligence. Il lui réclame 50'000 francs, en se réservant le droit de le poursuivre pour le restant de la somme due. L'affaire va jusqu'au Tribunal fédéral, qui dans un arrêt publié récemment donne tort à l'acheteur.

Au final, il s'avère que l'assurance RC a été conclue par le notaire en 1989, soit après la vente de la maison, relève le Tribunal fédéral. Ainsi, l'assurance ne peut pas verser d'indemnités si d'éventuelles erreurs ont été commises par le notaire dans cette vente-là.

Dès lors, l'acheteur ne peut rien reprocher à son avocat, qui a respecté dans cette affaire la diligence propre à son mandat. En conclusion, l'acheteur n'a pas pu récupérer les sommes versées en trop. Il se voit en outre infliger des frais judiciaires à hauteur de 9000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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