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Vaud

La route Vuiteboeuf - Ste-Croix rouvre avec un visage changé

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Entre 400 et 500 arbres ont été abattus sur le bas de la Côte de Vuiteboeuf, sur la route cantonale menant à Ste-Croix. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La route cantonale entre Vuiteboeuf et Ste-Croix (VD) va rouvrir lundi après une fermeture de deux mois. D'importantes coupes de bois, effectuées au-dessus de Vuiteboeuf, ont durablement impacté le paysage. Elles ont été précipitées par le changement climatique, explique la Direction générale de l'environnement (DGE) du canton de Vaud.

"Nous avons coupé presque tous les grands arbres, principalement des hêtres, sur le bas de la Côte de Vuiteboeuf", explique l'inspecteur des forêts, Martial de Montmollin, à Keystone-ATS. "Comme on voyait que ces arbres allaient mourir à moyen terme, on a profité de la fermeture de la route pour travaux, pour ne pas devoir la fermer à nouveau pour des coupes de bois."

Entre 400 et 500 arbres, soit 500 mètres cubes de bois, ont ainsi été abattus. Outre les hêtres, il s'agit également de quelques pins, sapins et érables. La forte mortalité de ces arbres s'explique par les sécheresses dues au changement climatique, combinées aux spécificités de l'endroit.

Sol superficiel

"On est ici face à un terrain complexe: le sol est très superficiel, puisqu'il se compose de rocher recouvert d'un peu d'humus et qu'il est orienté plein sud. Les arbres ont donc très peu de réserves et n'arrivent pas à supporter les sécheresses répétitives de ces dernières années" poursuit le spécialiste.

C'est cependant la présence de la route qui a précipité les coupes. "Avec les arbres, notamment les hêtres, on peut avoir l'impression qu'ils vont très bien, qu'ils sont tout verts, et deux semaines plus tard ils sont à l'article de la mort. C'est très dangereux. Nous avons donc dû couper cette forêt pour la sécurité des automobilistes", conclut-il.

Laisser faire la nature

Pour remplacer les végétaux perdus, la DGE a pris le parti de ne pas replanter d'arbres, mais de laisser faire la nature. Les forestiers s'occuperont toutefois de protéger les nouvelles pousses de la population de chamois environnante.

Dans tous les cas, la métamorphose du paysage forestier est irréversible. "On ne va pas les laisser les arbres devenir grands car c'est trop dangereux pour les automobilistes. Ce sera plutôt une forêt buissonnante ou de jeunes arbres", pointe Martial de Montmollin.

Plus rapide qu'anticipé

Si le canton avait bien pris des mesures depuis quelques années pour adapter les forêts au changement climatique, il a été pris de vitesse. "Les sécheresses sont plus intenses que ce qu'on avait imaginé. On n'a pas le temps d'adapter gentiment la forêt en favorisant certaines essences, car on a des massifs qui meurent en une seule fois", constate l'expert. La situation est particulièrement tendue dans les forêts du Jura, probablement en raison des sols calcaires qui se dessèchent facilement.

A terme, c'est tout le paysage qui va évoluer. "En gros, toutes les essences vont monter de 500 mètres", résume Martial de Montmollin. Les arbres des forêts de plaine, comme les hêtres, les érables et les frênes, vont progressivement remplacer les résineux sur les hauts du Jura. Ces derniers, comme l'épicéa, trouveront plutôt leur place dans les Alpes, alors que les chênes, les tilleuls et les frênes devraient s'installer dans les forêts de plaine.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Leysin-Les Mosses: le projet d'enneigement artificiel revoit sa copie

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Le projet d’enneigement mécanique du domaine skiable Les Mosses -Leysin (VD) fait l’objet d’une nouvelle mise à l’enquête publique (photo d'illustration). © KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

La Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosse-La Lécherette(TLML) soumet un nouveau projet à l'enquête publique. Il vise à installer 177 canons à neige dans le domaine skiable.Un an après l'abandon du projet initial, cette nouvelle mouture suscite à nouveau la controverse malgré des évolutions.

Le projet Leysin-Les Mosses pour faire face au manque d’enneigement continent de faire débat. Un an après l’abandon du premier projet qui avait suscité une centaine d'oppositions, la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette revoit sa copie. La nouvelle version soumise à l'enquête publiques jusqu'au 8 février prévoit toujours l’installation de 177 nouveaux canons à neige sur son domaine skiable. Mais cette version révisée prévoit d’utiliser l’eau acheminée depuis le lac de l’Hogrin aussi en été pour alimenter les alpages. Pas suffisant pour Pro Natura. Pour son président Alberto Mocchi, le projet « appartient à une autre époque. »

Alberto Mocchi Secrétaire général de Pro Natura

“Pour fonctionner, le domaine doit ouvrir 100 jours par année”

Les opposants persistent : ils dénoncent « une absurdité climatique », estimant que le projet reste massif, trop énergivore en hiver, et qu’il aurait un impact trop important sur la faune et la flore, selon Pro Natura. De son côté, la société des remontées mécaniques affirme que la viabilité économique du domaine est compromise sans cet enneigement mécanique. Maxime Cottet, directeur des T L M L.

Maxime Cottet Directeur de la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML)

“Le tout au ski n’a plus d’avenir dans les Alpes”

Pour les opposants au projet, les Alpes ont autre chose à offrir. Pro Natura estime notamment que « le ski n’a pas d’avenir à moyenne altitude » et qu’il faut se tourner vers un tourisme quatre saisons.

Alberto Mocchi Secrétaire général de Pro Natura

Mais pour le porteur de projet, la société des remontées mécaniques n’a pas d’autre choix que de miser sur le ski en hiver pour faire vivre le col des Mosses.

Maxime Cottet Directeur de la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette (TLML)

Le projet d’un coût de 22 millions dont 11 financés par le Canton est soumis à l’enquête publique jusqu’au 8 février.

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Culture

Morges (VD): pas d'édition 2026 pour le Buskers festival

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Le festival BuskersÀMorges n'animera pas le centre-ville de Morges cette année. Les organisateurs reportent la 5e édition à 2027 pour des questions financières (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le festival des spectacles de rue Buskers à Morges (VD) n'aura pas lieu cette année. Les organisateurs ont décidé de reporté la 5e édition à 2027 en raison de difficultés financières. Ils espèrent trouver d'ici là le bon modèle économique pour pérenniser la manifestation.

Si les quatre premières éditions ont réuni des artistes internationaux et régionaux, des milliers de spectateurs, et ont contribué à l'animation culturelle et touristique de la ville, son fonctionnement n'est plus tenable, indique le comité d'organisation de BuskersÀMorges dans un communiqué.

"Il serait irresponsable de poursuivre sans garantir des conditions justes à celles et ceux qui font exister le festival. Nous avons tout donné pendant quatre ans, mais nous ne pouvons plus nous épuiser sans structure pérenne", expliquent-ils.

Coup de grâce: l'impôt à la source

"Sur le plan financier, le modèle demeure fragile: la rémunération des artistes repose principalement sur le 'chapeau', un mécanisme majeur dans la culture buskers. Or, à Morges, cette culture contributive n'a pas encore pleinement trouvé son rythme, ce qui fragilise les artistes et, à terme, le festival lui-même", écrivent les responsables.

Ils évoquent une difficulté supplémentaire qui a pesé sur l'édition 2025: l'application par le fisc vaudois du prélèvement d'un pourcentage des dons du public pour les artistes pour l’impôt à la source. "Une situation difficilement défendable dans un modèle déjà ultra-contraint", regrette vivement le comité d'organisation.

Il se donne une année de réflexion et de recherche de financement pour "reconstruire un modèle économique plus juste, viable et respectueux de tous, et revenir ainsi plus fort". Objectifs: stabiliser l'équipe, professionnaliser certaines fonctions et revoir le mécanisme de rémunération des artistes. "Notre objectif n'est pas de nous arrêter, mais de revenir en 2027", assure l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Martine Doré: pianiste au Prix de Lausanne depuis 40 ans

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Cela fait depuis 1986 que Martine Doré officie comme pianiste accompagnatrice au Prix de Lausanne. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

La pianiste accompagnatrice Martine Doré fait danser les jeunes espoirs du Prix de Lausanne depuis 1986. La Française a raconté à Keystone-ATS sa passion pour ce métier de l'ombre et son travail au quotidien.

Alors que les danseuses défilent devant le jury du Prix de Lausanne, rivées aux explications de leur professeure, Martine Doré écoute avec la même concentration. Son rôle n'est pas de danser, mais d'accompagner l'exercice au piano.

"J'ai entre 20 et 45 secondes pour trouver la musique", indique-t-elle, dans un salon du Théâtre de Beaulieu où se déroule le concours. "Il faut coller à l'exercice. J'attends le moment où la professeure montre ce qu'elle veut, je regarde, je m'inspire de ce qu'elle a fait, puis j'y vais."

Plaisir et efficacité

Sous les yeux des jurés, les exercices s'enchaînent. Ronds de jambe, pirouettes, sauts, la musique est toujours en adéquation avec le mouvement. "Il ne faut pas chercher à compliquer, je vise l'efficacité d'abord", explique la Cannoise qui joue sans partition ni préparation à l'avance. Jamais très loin, la professeure Elisabeth Platel lui précise parfois d'un geste, d'un regard ou d'un mot ce qu'elle souhaite pour ses élèves.

Les musiques durent rarement plus d'une minute, tout comme les exercices. On reconnaît parfois des airs célèbres, parfois pas. "La plupart du temps, j'improvise", explique Martine Doré. "Je pioche aussi dans le répertoire du ballet classique ainsi que dans la variété comme Edith Piaf ou encore Michael Jackson. Ca m'amuse. Mon but est de prendre du plaisir, et en en prenant, j'en donne", sourit-elle.

Accompagner avec chaleur

La première venue de la musicienne au Prix de Lausanne remonte à 1986. "Depuis, j'ai peut-être raté cinq ou six éditions", estime-t-elle. "L'ambiance est extraordinaire, très bienveillante, ça a très peu la forme d'un concours. Pour les danseurs, c'est un stage inouï", s'enthousiasme celle qui a pour mission d'accompagner les classes des filles.

Le reste de l'année, Martine Doré exerce au Pôle national supérieur de danse Rosella Hightower à Cannes, ainsi qu'au Conservatoire de Nice. "J'adore le travail du cours et la construction du travail du danseur, même si ces jeunes passent immanquablement par des moments durs, voire des échecs. Dans ces heures-là, j'essaie d'accompagner avec particulièrement de chaleur, de les faire sourire, par exemple en jouant une musique de jeu vidéo."

De danseuse à pianiste

Plus jeune, la Française n'imaginait pas faire ce travail. "Je m'étais juré de ne jamais faire la pianiste que personne ne regarde au fond de la salle", raconte-t-elle. C'est que Martine Doré est d'abord une danseuse. Elle a enfilé ses premiers chaussons à 7 ans avant d'intégrer la prestigieuse école de danse Rosella Hightower, où elle obtient son baccalauréat.

Jusqu'à la fin de son adolescence, c'est donc elle qui danse, accompagnée du pianiste. "En parallèle, je suivais des cours de piano avec le professeur de l'école, Claude Pothier". Un jour, l'école a besoin d'une nouvelle pianiste accompagnatrice. La directrice propose à la jeune femme de se former pour le poste. "Je me disais que ce n'était pas un métier pour moi, mais en même temps, j'avais 19 ans, je savais que je n'allais pas devenir danseuse professionnelle", se remémore-t-elle.

Un neveu "star"

La danseuse musicienne apprend alors à déchiffrer des partitions de ballet et se voit confier le cours des petits. "Je jouais les partitions, mais très vite ça m'a barbée. Un jour, j'ai fermé les cahiers, je les ai posés sur le capot du piano et je me suis mise à improviser", raconte-t-elle. Claude Pothier la convoque alors dans son bureau pour évaluer ses capacités d'improvisation. "Du jour au lendemain je suis devenue pianiste pour le cours des grands", sourit-elle.

Martine Doré estime cependant n'avoir "aucun mérite". "Je baigne là-dedans depuis que je suis née. De 7 à 19 ans, j'ai dansé au son des pianistes accompagnateurs, mon père était très mélomane et je viens d'une famille de musiciens". Son arrière-grand-père, le compositeur Emile Waldteufel, était musicien à la cour de Napoléon III. La veine musicale familiale ne semble d'ailleurs pas près de se tarir, puisque le neveu de la pianiste n'est autre que la star de la chanson française Julien Doré.

Aspects ingrats

Bien que le métier se soit révélé une "passion totale", elle reconnaît qu'il comporte des aspects ingrats. "Pour un musicien digne de ce nom, cela peut être extrêmement frustrant, il faut toujours jouer en carrure de 8, car la danse classique se déroule sur 8 temps." L'activité demande en outre une bonne dose d'humilité. "Il faut rester en retrait et s'insérer de manière discrète entre le professeur et les élèves."

Martine Doré se considère "incapable de donner un concert" et évoque une manière "très spécifique" de jouer, dans laquelle elle se positionne "comme une danseuse à la barre." Elle estime que son passé de danseuse, lui permet d'accepter plus facilement les réalités du métier. Avec certaines limites, cependant. "Dans mon école, je rappelle régulièrement qu'il ne faut pas oublier de montrer de la considération pour le pianiste", conclut-elle en souriant.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Nouvelle attaque au bancomat à Genolier

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Le bancomat de Genolier a été dynamité peu avant 04h00 du matin. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Une nouvelle attaque au bancomat a été perpétrée dans la nuit de mercredi à jeudi à Genolier (VD). Les auteurs ont pris la fuite et n'ont, pour l'heure, pas été retrouvés. Le montant du butin volé n'est pas encore connu.

Révélée par La Côte, l'information a été confirmée à Keystone-ATS par Alexandre Bisenz, porte-parole de la police cantonale vaudoise. La déflagration a provoqué des dommages aux bâtiment alentours, mais n'a pas fait de blessé.

L'attaque, qui a eu lieu peu avant 04h00 du matin, a pris pour cible un bancomat du centre du village, adossé à la boucherie. Un périmètre de sécurité a momentanément été établi, précise la police.

En raison de l'utilisation d'explosifs, le Ministère public de la Confédération a été informé. L'enquête est menée par l'Office fédéral de la police (fedpol) et la police cantonale vaudoise. Celle-ci a lancé un appel à témoins.

Ces dernières semaines, d'autres bancomats ont été dynamités à Delémont ou Marin (NE), tandis qu'une autre attaque a échoué à Daillens (VD).

La tendance semblait toutefois en baisse avec un nombre d'attaques en net recul l'an dernier. Selon les statistiques de l'Office fédéral de la police (Fedpol), 23 attaques ont été enregistrées en 2025 en Suisse, contre 48 en 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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