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Suisse

Perrier: décision sur la suspension des ventes en France

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Nestlé Waters & Premium Beverages, qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, conteste "fermement" les demandes d'UFC-Que Choisir, "notamment les allégations mettant en cause la sécurité alimentaire des produits". (© KEYSTONE/AP/THOMAS PADILLA)

Les ventes de Perrier sous l'appellation "eau minérale naturelle" devront-elles être suspendues le temps que Nestlé Waters obtienne une nouvelle autorisation pour exploiter ses forages? Le tribunal judiciaire de Nanterre rend sa décision mardi.

"Les juges ont l'occasion de rappeler une évidence: une eau vendue comme eau minérale naturelle doit être... naturelle et originellement pure", selon Marie-Amandine Stévenin, présidente de l'UFC-Que Choisir, qui a saisi le tribunal en référé au printemps.

L'association de consommateurs argue que la microfiltration utilisée par le groupe sur ses eaux fait que celles-ci ne peuvent plus prétendre à l'appellation "eau minérale naturelle", et demande une "interdiction de commercialisation" et "la cessation des tromperies".

Son avocat, Me Alexis Macchetto, était allé jusqu'à dire qu'il existait "un risque réel pour le consommateur".

Nestlé Waters & Premium Beverages, qui produit en France les eaux Perrier, Vittel, Contrex ou encore Hépar, conteste "fermement" les demandes d'UFC-Que Choisir, "notamment les allégations mettant en cause la sécurité alimentaire des produits".

La décision sera rendue sous forme dématérialisée mardi. L'audience avait eu lieu fin septembre.

"Toutes nos eaux" sont consommables "en toute sécurité", assène depuis deux ans le groupe au coeur d'un scandale après qu'il a admis, début 2024 sous le coup de plusieurs enquêtes de presse, avoir utilisé par le passé des traitements interdits (charbon, UV) pour ses eaux.

Commercialisation "trompeuse"?

Ils ont été depuis remplacés par une microfiltration à 0,2 micron dont la légalité a été contestée, l'eau minérale naturelle ne pouvant faire l'objet de désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques, sauf exception pour retirer du fer ou du manganèse considérés comme nocifs.

Le groupe affirme l'avoir fait dans le cadre d'un plan de transformation validé par le gouvernement en 2023. L'action du gouvernement dans cette affaire a été vertement critiquée par une commission d'enquête sénatoriale en début d'année.

Depuis, les autorités sanitaires ont estimé que cette microfiltration à 0,2 micron modifiait le microbisme de l'eau, poussant le groupe, sous injonction préfectorale, à la remplacer par une microfiltration à 0,45 micron.

Si Nestlé Waters affirme que ce degré de microfiltration a été validé par les autorités, il a dû déposer de nouvelles demandes d'autorisation préfectorale pour exploiter ses forages et commercialiser sous l'appellation eau minérale naturelle.

Alors que les préfets n'ont toujours pas rendu leur décision, UFC-Que Choisir affirme que la commercialisation actuelle est "trompeuse".

Nestlé Waters s'en défend, soulignant la mise en place depuis juin, indépendamment de la procédure judiciaire, d'une "vaste" campagne de communication dans les supermarchés et la presse indiquant bien que les eaux Perrier, Contrex et Hépar "sont susceptibles" de ne pas être minérales naturelles selon "l'analyse par l'Etat de leur microfiltration".

Pas d'impact sur les ventes

Dans l'immédiat, cette campagne ne semble pas avoir eu d'impact sur les ventes. Sur les bouteilles Perrier classiques, "le nombre de foyers acheteurs est resté stable", indique l'entreprise à l'AFP, précisant qu'elle vend toute sa production. Sur le dernier trimestre, avec une météo propice à la consommation d'eau, les ventes sont "même en croissance".

En revanche, la production des bouteilles bleues de Perrier fines bulles a reculé puisque des forages ont été suspendus depuis le début du scandale, et le groupe reconnaît que les ventes ont mécaniquement baissé.

Une autre campagne de communication a été lancée ces dernières semaines, cette fois par les concurrents français de Nestlé Waters réunis dans la Maison des eaux minérales naturelles.

"L'appellation eau minérale naturelle se mérite", affirme le syndicat qui rassemble Danone (Evian, Badoit, Salvetat, Volvic) avec des plus petits acteurs (Wattwiller, Mont-Roucous, Eau neuve, Bonneval).

Pour eux, la réglementation, dont Nestlé Waters a demandé une clarification, est limpide: "nous partageons une responsabilité commune: protéger la pureté originelle. Sans traitement. Sans compromis".

C'est-à-dire avec une microfiltration à 0,45 micron réservée au retrait du fer ou du manganèse, ce qui n'est pas le cas pour les filtres utilisés par Nestlé Waters dans le cadre des demandes d'autorisation en cours.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Suisse Romande

Le Parlement entérine une fusion à trois, dans le Haut-Valais

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La commune de Fiesch fusionnera officiellement le 1er janvier avec Bellwald et Lax (photo d'illustration). (© KEYSTONE/DOMINIC STEINMANN)

Au 1er janvier 2027, le canton du Valais comptera deux communes de moins dans la vallée de Conches. La fusion de Bellwald, Fiesch et Lax a été entérinée unanimement, moins une abstention par le Grand Conseil, lundi. Elle donnera naissance à la commune d'Unnergoms.

Le 15 juin 2025, les électeurs des trois communes avaient clairement approuvé la fusion. Fiesch avait dit oui à 81,4%, Lax à 91,8% et Bellwald à 79,1%. Près de 7 ayants droit sur 10 avaient participé au scrutin. Par contre, la fusion des bourgeoisies avait été nettement refusée. Celles-ci resteront celles des communes actuelles.

En matière fiscale, la fusion apportera un allégement perceptible pour les habitants de Lax et de Bellwald. A Fiesch, la charge restera au niveau actuel.

Environ 1600 habitants

Lundi après-midi, le Grand Conseil a validé cette fusion et les 2,2 millions de francs d'aide qui lui sont alloués par l'Etat du Valais.

La nouvelle commune d'Unnergoms verra ainsi le jour au 1er janvier 2027. Des élections auront lieu cet automne. La nouvelle entité comptera un peu plus de 1600 habitants et sera la plus peuplée du district de Conches. Sa superficie sera de quelque 3000 hectares.

Au 1er janvier 2027, une autre fusion deviendra réalité dans le Haut-Valais. Viège intégrera les communes de Baltschieder et d'Eggerberg, réduisant ainsi le nombre de communes valaisannes à 118.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

UNIL: un duo féminin pour succéder au professeur Coukos

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La direction du Département d'oncologie fondamentale sera 100% féminine (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Deux femmes dirigeront le Département d'oncologie fondamentale (DOF) de l'Université de Lausanne (UNIL): les professeures Tatiana V. Petrova, directrice, et Johanna A. Joyce, co-directrice, auront pour mission de développer des programmes de recherche de pointe, renforcer les collaborations et soutenir les chercheurs à toutes les étapes de leur carrière.

Les deux scientifiques sont actuellement professeures ordinaires d'oncologie à l'UNIL. Experte en biologie vasculaire, Tatiana Petrova était auparavant directrice adjointe à la recherche au DOF. Elle dirige le Laboratoire de biologie vasculaire et tumorale, rappelle l'Université de Lausanne.

Johanna A. Joyce, qui est membre du Ludwig Institute for cancer research, est une chercheuse de renommée mondiale en biologie du cancer. Elle dirige le Laboratoire du microenvironnement tumoral.

Le duo succède au professeur George Coukos qui est récemment rentré aux Etats-Unis pour diriger le Laboratoire Ludwig de thérapie cellulaire à Weill Cornell Medicine. Le lancement de ce laboratoire "renforce l'engagement de l'Institut dans le domaine des thérapies cellulaires de nouvelle génération et intègre la recherche fondamentale à la recherche clinique au sein d'un établissement médical de premier plan", annonçait l'Institut en février dernier.

En 2012, l'arrivée du professeur Coukos à Lausanne avait été annoncée en grande pompe. Décrit comme une figure majeure de l'immunothérapie du cancer, il prenait la tête du nouveau Département d'oncologie CHUV-UNIL.

L'automne dernier, cette entité a été scindée en deux: le CHUV dispose désormais d'un Département d'oncologie clinique, dirigé par la professeure Solange Peters. L'UNIL, de son côté, a son Département d'oncologie fondamentale (DOF), piloté dans un premier temps par le professeur Coukos et désormais par le duo constitué des professeures Tatiana V. Petrova et Johanna A. Joyce.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Les opposants au "Smic" vaudois entrent en campagne

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Les milieux économiques, notamment la restauration, et les partis de droite ne veulent pas des initiatives proposant l'introduction d'un salaire cantonal vaudois (image symbolique). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Pas de "Smic à la française" mais le maintien du "bon sens vaudois": les opposants aux deux initiatives prévoyant l'introduction d'un salaire minimum cantonal ont lancé lundi leur campagne en vue de la votation du 14 juin.

Devant la presse à Lausanne, des représentants des milieux économiques et des partis de droite ont appelé à refuser ces deux initiatives portées par les syndicats et la gauche. Ils défendent, en revanche, le contre-projet du Conseil d'Etat, lequel prévoit aussi un salaire minimum de 23 francs de l'heure, mais fait primer les conventions collectives de travail (CCT).

Contrairement au système "rigide" d'un salaire "uniforme" appliqué à tout le monde, les CCT permettent de tenir compte des "spécificités des branches", a relevé Florence Bettschart-Narbel, présidente du PLR Vaud. Pour son homologue de l'UDC, Sylvain Freymond, les deux initiatives "rompent avec le dialogue social", puisque le salaire minimum serait appliqué en dépit de ce qui a été négocié dans les CCT.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Prisons: une coalition s'oppose à la future Zone d'attente carcérale d'Orbe

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Cette zone d'attente carcérale (ZAC) fera partie du futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois à Orbe (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Grand Conseil vaudois se penche ce mardi sur un crédit de 39,9 millions de francs pour bâtir une zone d’attente carcérale (ZAC) de 60 places à Orbe. Une coalition de huit entités, dont la Ligue suisse des droits de l’homme Vaud, s'oppose au projet, plaidant pour des réformes plutôt que pour l'extension du système carcéral. Une mobilisation aura lieu devant le Parlement.

Le Grand Conseil vaudois se prononce ce mardi sur un crédit de 39,9 millions de francs pour la création d'une Zone d'attente carcérale (ZAC) à Orbe. Celle-ci seraient destinée à la détention avant jugement. Si le Conseil d’État y voit une urgence humanitaire pour désengorger les postes de police, une large coalition dénonce une "fuite en avant".

Le projet prévoit la construction d'une structure de 60 places d'ici 2028, intégrée au futur Pôle pénitentiaire du Nord vaudois. Le projet considéré comme urgent par le Conseil d'Etat vise à désengorger des locaux de police surchargés et améliorer les conditions de détention, qui dépassent régulièrement les 48 heures autorisées

Un front commun contre la "sur-carcéralisation"

Face à ce projet, une coalition de huit entités a lancé un appel commun.  Ce front réunit les juristes progressistes vaudois, la Ligue suisse des droits de l’homme (sections Vaud et Genève), APPE - accueil PSY et SOCIAL, le Collectif 43m2, le Collectif syndical bas-seuil, le Syndicat des services publics (SSP) section "Social" et humanrights.ch.

Pour ces organisations, construire de nouvelles cellules ne réglera pas le problème de fond. Selon Letizia Pizzolato, secrétaire syndicale au SSP Vaud, le canton souffre d'une "surcriminalisation" de populations précaires.

Letizia PizzolatoSecrétaire syndicale au SSP Vaud section social et collectif bas seuil

La crainte d'une saturation immédiate

L'infrastructure prévoit pourtant des conditions améliorées : secteur médical, salle de sport et espaces d'activités pour les détentions dépassant deux jours. Un argument qui ne convainc pas la coalition, laquelle redoute que ces nouvelles places soient remplies sitôt inaugurées, à l'image des autres centres de détention du canton.

« On est dans la fuite en avant. Cette zone va aussi être rapidement surchargée parce qu'on ne soigne pas les problèmes fondamentaux. »

Letizia PizzolatoSecrétaire syndicale au SSP Vaud section social et collectif bas seuil

Quelles alternatives ?

Plutôt que d'investir près de 40 millions dans le béton carcéral, les huit organisations signataires appellent à une réforme profonde de la politique pénale et sécuritaire vaudoise. Elles plaident pour un transfert des ressources vers les services publics de santé et d'accueil social.

« Plutôt que d'enfermer, il faut donner les moyens de suivre, de soigner et d'accompagner. »

Letizia PizzolatoSecrétaire syndicale au SSP Vaud section social et collectif bas seuil

La coalition appelle à un rassemblement ce mardi à 13h00 devant le Grand Conseil à Lausanne, alors que les députés entameront les débats sur ce crédit.

Capture d'écran Instagram. Publication du sspvaud, il y a 4 jours.

 

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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