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Suisse Romande

Valais: boom des arnaques aux faux policiers et aux faux banquiers

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Selon la Police cantonale valaisanne, les arnaques aux faux policiers et aux faux banquiers explosent dans le canton (photo d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les arnaques aux faux policiers et aux faux banquiers pullulent en Valais. Depuis novembre dernier, la Police cantonale a enregistré 70 escroqueries du genre, dont 22 depuis le début de l'année. Elle lance une nouvelle mise en garde.

"Les victimes sont systématiquement des personnes âgées", précise la Police cantonale valaisanne dans un communiqué diffusé lundi. Les escrocs les contactent soit par téléphone, soit par SMS demandant de composer un numéro de téléphone. De faux policiers, de faux banquiers, de faux techniciens sont envoyés au domicile des victimes pour soi-disant contrôler les bijoux, l’argent liquide ou les cartes bancaires qui seront finalement subtilisés à leurs propriétaires.

Pour éviter de se faire arnaquer, la Police cantonale valaisanne rappelle quelques règles: ne pas remettre d'informations personnelles ou bancaires à une personne que vous ne connaissez pas; ne jamais transmettre le code de vos cartes et éviter de confier sa carte bancaire, de l'argent ou des bijoux à une personne inconnue.

La Police cantonale rappelle qu'il ne faut pas composer de numéro de téléphone envoyé par SMS ou encore laisser un tiers prendre en main votre ordinateur.

En cas de tentative d’escroquerie ou de comportement suspect, la Police cantonale rappelle qu'il faut alerter immédiatement sa centrale, au no 117.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le câlin comme anxiolytique naturel

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Katia Siciliano (à droite) est câlinothérapeute depuis 2017. Elle produit des soins à domicile ou se déplace dans les institutions et les hôpitaux. © Katia Siciliano

Encore peu démocratisée, la câlinothérapie soigne par l'accolade ou le contact physique. Une tendresse platonique aux multiples vertus.

Il suffirait d'une accolade d'une vingtaine de secondes entre deux personnes pour faire diminuer l'anxiété. Ce mercredi se tient la journée internationale des câlins. Un geste simple de prime abord, dont les bienfaits sont nombreux.

Katia Siciliano Câlinothérapeute à Ballaigues

Les vertus du câlin sont enseignées par la câlinothérapie. Cette pratique, qui se définit par la tendresse platonique, consiste à se prendre dans les bras, se tenir la main ou avoir un contact physique, dans le but de guérir de certains maux ou d'apaiser.

Katia SicilianoCâlinothérapeute à Ballaigues

Cette thérapie propose également des exercices basés sur le consentement, afin de respecter les limites personnelles de chacun.

Katia SicilianoCâlinothérapeute à Ballaigues

Les personnes peu à l'aise avec les accolades peuvent toutefois opter pour la méthode de l'auto-câlin, en s'étreignant soi-même. Cette technique de relaxation et de bien-être permet, elle aussi, de calmer le système nerveux.

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Suisse Romande

Incendie de Crans-Montana: place à l'audition de Jessica Moretti

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Jessica Moretti est arrivée vers 8h30 au Ministère public, devant se frayer un chemin entre les journalistes et photographes présents. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Comme annoncé, les propriétaires français du bar "Le Constellation", proie d'un incendie le 1er janvier, ont à nouveau été convoqués, mercredi, par le Ministère public du canton du Valais. C'est principalement Jessica Moretti qui doit être entendue cette fois.

Si Jacques Moretti est arrivé vers 08h05 en fourgon pénitentiaire, comme la veille, son épouse et ses deux avocats - Mes Yaël Hayat et Nicola Meier -, ont rejoint le ministère public à Sion, à pied, à 08h30, a constaté un photographe de Keystone-ATS. Aucun d'entre eux n'a lâché de déclarations.

Comme la veille alors qu'ils étaient une quarantaine, plusieurs dizaines d'avocats de victimes assistent à l'interrogatoire qui est mené par le pool de procureures en charge de l'affaire.

Interrogatoire sur les faits

Si, mardi, c'est Jacques Moretti qui a été interrogé jusqu'en début de soirée, c'est au tour de son épouse de se retrouver sous le feu des questions du MP et des avocats. En qualité de prévenue, Jessica Moretti doit répondre sur les faits qui se sont déroulés la nuit du drame.

Pour l'heure, les époux sont soupçonnés "d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence" après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés.

Jacques Moretti dans l'attente

Placé en détention provisoire depuis le 9 janvier dernier, Jacques Moretti espère, de son côté, quitter la prison des Iles à Sion, cette semaine. Une demande en ce sens a été formulée au Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais, en début de semaine. Sa décision sera connue rapidement. Le ressortissant corse souhaite bénéficier, comme son épouse, de mesures de substitution à la détention provisoire, moyennant le versement d'une caution d'un montant de 200'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Suisse Romande

Des dysfonctionnements étaient connus de la commune depuis 2018

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Jacques Moretti a été longuement interrogé, ce mardi, par la justice valaisanne. Mercredi, ce sera au tour de son épouse, Jessica (photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Quinze jours après la conférence de presse du 6 janvier de la commune de Crans-Montana, on en sait davantage sur les contrôles effectués par le préposé à la sécurité au "Constellation". Les autorités étaient au courant de manquements de la part du gérant, depuis 2018.

Le bar a bien été contrôlé à trois reprises, en 2016, 2018 et 2019. "Toutefois, seule la véranda a été vérifiée en 2016 (ndlr: par l'alors commune de Chermignon)", précise la RTS, mardi soir dans l'émission Forum, faisant référence à certains documents que Keystone-ATS a pu consulter.

En janvier 2018, le chargé de sécurité de la commune de Crans-Montana a demandé au gérant Jacques Moretti de limiter l’accueil dans son établissement à 100 personnes par étages. Le préposé a également donné un délai de trois mois pour indiquer où se trouvaient les extincteurs. Les plans d’évacuation et la formation du personnel en la matière faisaient également alors défaut.

Pas trace de la mousse

Lors du contrôle de mai 2019, toutes ces demandes ont été réitérées par le chargé de sécurité, le gérant n’ayant pas répondu aux attentes de l’administration communale. En 2019, il a à nouveau été donné un délai de trois mois pour se mettre en conformité. Depuis lors, le "Constellation" n’a plus été contrôlé. Quant à la question de la mousse antibruit, aucune référence ne figure dans les rapports précités.

Tant en 2016, 2018, qu’en 2019, Jacques Moretti n’était pas propriétaire des lieux mais uniquement gérant de l’établissement.

Une journée d'interrogatoire

Les propriétaires français du bar ont été de nouveau auditionnés mardi par le Ministère public du canton du Valais. Leur interrogatoire aura duré toute la journée.

Jacques et Jessica Moretti sont arrivés séparément, lui en fourgon pénitentiaire et elle aux côtés de ses deux avocats au siège du ministère public à Sion.

Arrivés à 8h30, les époux soupçonnés "d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence" après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés ont été entendus jusqu'en toute fin d'après-midi en présence de leurs mandants et d'une trentaine d'avocats des victimes.

Un jour chacun

Il s'est agi de leur deuxième audition depuis l'ouverture d'une instruction pénale à leur encontre, la première vécue en qualité de prévenus. Formellement, c'est Jacques Moretti qui a été interrogé, mardi, notamment par plusieurs des procureures en charge de l'affaire. Demain, mercredi, ce sera au tour de son épouse de se retrouver sous le feu des questions.

A contrario de son premier interrogatoire où il avait été interrogé sur sa situation personnelle, Jacques Moretti a dû, cette fois-ci, répondre à des questions liées à l'incendie du bar "Le Constellation."

Alors que Jessica Moretti reste libre sous mesures de contrainte, son mari a été placé en détention provisoire le 9 janvier. Il espère pouvoir bénéficier du même statut, moyennant le versement d'une caution d'un montant de 200'000 francs. Cette décision doit revenir au Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais qui n'a pas encore tranché la question.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Le Grand Conseil vaudois tance Valérie Dittli

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Valérie Dittli a été passée au grill par le Grand Conseil (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Valérie Dittli a été fortement malmenée mardi par le Grand Conseil vaudois, une semaine après la publication d'un rapport épinglant de multiples dysfonctionnements. La ministre a exprimé ses regrets, mais l'absence de véritables réponses a irrité les députés.

Le sentiment général a été résumé par le député Jean-Daniel Carrard (PLR) dans la dernière prise de parole du jour: "On passe la journée à essayer de comprendre et on obtient des réponses qui n'en sont pas. On tourne autour du pot et on nous prend pour des ânes", a-t-il dit.

Plusieurs de ces questions ont porté sur des mandats externes octroyés par Valérie Dittli, potentiellement problématiques en matière de conflits d'intérêts. Ceux accordés à l'ancien président de la Commission foncière rurale 1, peu après le retrait d'une plainte envers la conseillère d'Etat, ont notamment occupé les discussions.

Quel accord a été conclu ? Ces mandats ont-ils été accordés en contrepartie du retrait de la plainte ? Valérie Dittli n'a pas répondu, affirmant qu'elle "réservait" ses réponses pour l'enquête de l'ancien président du tribunal cantonal Jean-François Meylan, mandaté par le Conseil d'Etat pour faire la lumière sur "cette affaire dans l'affaire."

Critiques tous azimuts

D'autres interrogations, nées à la suite du rapport la Délégation des commissions de surveillance, sont restées sans réponse précise. Les députés s'en sont agacés. Tout comme ils se sont indignés des éléments contenus dans ce rapport.

Le management "inadéquat" de Valérie Dittli, "la souffrance" qu'elle a engendrée parmi ses équipes, "l'illégalité" de certains choix ou encore sa gestion "déficiente" des conflits d'intérêts" ont, parmi d'autres reproches, été évoqués par les députés.

Les prises de parole se sont succédé pour dire à quel point les manquements de Valérie Dittli étaient "nombreux" et "inacceptables". Les plus modérés ont appelé à une "remise en question profonde", les plus virulents à une démission.

Certains élus ont ajouté que l'ensemble du Conseil d'Etat avait "une part de responsabilité". Et ce dès son entrée en fonction en 2022, lorsqu'il avait confié un département aussi "complexe" que celui des Finances à une novice en politique.

"Valérie Dittli doit démissionner"

Si la droite a soutenu les recommandations de la délégation pour rétablir la confiance envers les institutions, la gauche s’est montrée implacable. Le parti socialiste demande son retrait de l’exécutif jusqu’à la fin de l’enquête pénale et la mise en place des recommandations. La gauche de la gauche, elle, a demandé la démission de la conseillère d’Etat Valérie Dittli.

Joëlle Minacci Députée d’Ensemble à Gauche

Des regrets

Assaillie de toutes parts, Valérie Dittli a pris la parole pour exprimer ses "regrets" et dire qu'elle était "sincèrement désolée" d'avoir fait vivre "des situations difficiles" à certains collaborateurs. "Je n'ai jamais voulu blesser ou heurter qui que ce soit", a-t-elle déclaré.

Reconnaissant son manque d'expérience lors de son entrée en fonction, elle a admis "des choix qui n'étaient pas appropriés". A ses yeux toutefois, elle a su "tirer les enseignements" nécessaires.

"La conseillère d'Etat d'aujourd'hui n'est plus la même que celle que j'étais hier", a-t-elle affirmé, parlant notamment d'un climat "apaisé" dans son Département.

Elle a aussi promis "une transparence totale", ce qui n'a pas manqué de faire tiquer les députés dont les questions restaient sans réponse.

Confiance "écornée"

La présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier a évoqué "une période très difficile" pour le gouvernement. Sans nommer sa collègue, elle a relevé que "la confiance et la collégialité" avaient été "écornées".

Elle a aussi souligné que le Conseil d'Etat avait eu peu de marge de manoeuvre et qu'il avait déjà pris "la mesure la plus forte" possible en réorganisant les Départements, en l'occurrence en retirant les Finances à Valérie Dittli en mars dernier.

Christelle LuisierPrésidente du gouvernement vaudois

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, est également intervenue. Elle a notamment annoncé des mesures RH, par exemple pour renforcer "l'accompagnement" des futurs nouveaux membres du Conseil d'Etat.

KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine

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