International
L'Iran vise des cibles américaines au Moyen-Orient
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De l'ambassade américaine à Ryad à des centres de données du géant Amazon aux Emirats et à Bahreïn, Téhéran multiplie mardi les attaques ciblant des sites liés aux Etats-Unis dans le Golfe. L'Iran riposte ainsi à la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis.
Alors que le Moyen-Orient s'embrase, de Téhéran à Beyrouth et même Chypre, l'ambassade américaine en Arabie saoudite a été la cible de deux drones, qui ont provoqué un incendie, l'obligeant à fermer ses portes.
De nouvelles explosions ont retenti par la suite dans le centre de la capitale saoudienne, selon un journaliste de l'AFP et des témoins, et au moins quatre drones ont été interceptés. Un riverain a dit avoir "entendu une détonation et senti la maison trembler".
Comme à Ryad, l'ambassade américaine au Koweït a signalé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre, et Washington a ordonné le départ de tout son personnel diplomatique "non urgent" d'Irak, de Jordanie et du Bahreïn.
A Bahreïn, une base aérienne américaine a été visé par des drones et de missiles au cours d'une "attaque à grande échelle", selon les Gardiens iraniens de la Révolution.
Autres cibles liées aux Etats-Unis, des centres de données d'Amazon aux Emirats arabes unis et à Bahrein ont été endommagés par des drones, perturbant les services de la multinationale dans certaines régions du Moyen-Orient.
Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre, selon le Pentagone. Côté iranien, le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de l'attaque samedi, un chiffre que l'AFP n'a pu vérifier de manière indépendante.
Télévision iranienne ciblée
A Téhéran, ville fantôme désertée par ses habitants, de puissantes explosions continent à retentir, selon des journalistes de l'AFP, tout comme à Karaj, à l'ouest de Téhéran, ainsi qu'à Ispahan (centre).
Dans le nord de la capitale, l'armée israélienne a affirmé dans la nuit avoir "frappé et démantelé" le siège de la radio-télévision publique iranienne (IRIB), mais celle-ci a dit poursuivre ses émissions.
"La situation n'est pas bonne du tout. Nous sommes sous le feu des bombardements. Internet ne fonctionne pas et nous n'avons aucune nouvelle de personne", témoigne un producteur de film présent à Téhéran.
Dans ces conditions, l'agence de l'Union européenne pour l'asile redoute un scénario de "flux de réfugiés d'une ampleur sans précédent" en provenance d'Iran, qui compte près de 90 millions d'habitants.
"Le déplacement de ne serait-ce que 10% de la population iranienne suffirait à rivaliser avec les plus importants flux de réfugiés de ces dernières décennies", a-t-elle averti.
Incursion terrestre israélienne au Liban
Au Liban, les ordres d'évacuation secouent le pays où les frappes israéliennes, menées en riposte aux tirs du mouvement pro-iranien Hezbollah, ont fait 52 morts au total, selon les autorités. Les Nations unies ont fait pour leur part état d'au moins 30.000 perosnnes déplacées.
Pour la première fois depuis le début de son offensive samedi, l'armée israélienne mène une incursion terrestre dans une zone frontalière du sud, a indiqué une source militaire à l'AFP.
Le Hezbollah, frappé d'une interdiction "irrévocable" de ses activités militaires de la part des autorités libanaises, a de son côté dit avoir ciblé trois bases militaires situées sur le sol israélien.
Israël compte pour l'instant dix morts à la suite de frappes iraniennnes, selon les services de secours.
"Viser l'Amérique"
Au début de l'attaque, qui s'est soldée par la mort du guide suprême Ali Khamenei et de plusieurs hauts responsables iraniens, Donald Trump avait appelé le peuple à renverser la République islamique en place depuis 1979.
Si les Etats-Unis souhaitent la chute du pouvoir actuel, le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a assuré que ce n'était pas "l'objectif" de la guerre, qui pourrait durer des semaines, voire "beaucoup plus", selon Washington.
Il s'agit avant tout d'empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dement - et de détruire ses capacités balistiques, selon Israël.
Après la guerre de douze jours en juin 2025, les Iraniens "ont commencé à construire de nouveaux sites, des bunkers souterrains qui auraient rendu leurs programmes de missiles balistiques et leurs programmes d'arme atomique intouchables d'ici quelques mois", a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
"Et alors ils auraient pu viser l'Amérique", a-t-il ajouté.
"M. Rubio a admis ce que nous savions tous: les Etats-Unis sont entrés dans une guerre choisie par et au nom d'Israël. Il n'y a jamais eu de soi-disant 'menace' iranienne", lui a répondu sur X son homologue iranien, Abbas Araghchi.
Inquiétude des marchés
Face à l'extension de ce conflit protéiforme, l'inquiétude gagne les marchés: les Bourses mondiales creusent leurs pertes, lestées par la flambée des prix du pétrole. Les prix du gaz européen s'envolent aussi, affectés par l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar et la paralysie du détroit d'Ormuz.
Les Gardiens de la révolution ont revendiqué lundi l'attaque d'un pétrolier, présenté comme lié aux Etats-Unis, dans ce stratégique détroit qui sépare l'Iran de la Péninsule arabique.
Et un général a menacé de "brûler tout navire" qui tenterait de franchir le détroit, par où transitent 20% du pétrole et du GNL mondiaux.
Quant aux touristes bloqués au Moyen-Orient, certains ont commencé à rentrer dès que l'espace aérien a rouvert.
Tout juste arrivé à l'aéroport de Roissy lundi soir, Aurélien, cadre bancaire de 43 ans, raconte comment l'escale d'une heure à Abou Dhabi que devait faire sa famille après un séjour en Thaïlande "s'est transformée en séjour de trois jours".
"On a entendu beaucoup d'avions de chasse passer... Le bruit des interceptions de missiles iraniens, des débris...", explique-t-il, alors que la France se prépare à affréter des vols pour rapatrier des ressortissants vulnérables.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Téhéran réfute "toute guerre régionale" contre ses voisins
L'Iran dénonce de nouvelles attaques contre plusieurs hôpitaux. Les Etats-Unis et Israël "n'ont aucune limite", "aucun respect" pour le droit international et les droits humains, a affirmé mardi son ambassadeur à l'ONU à Genève. Et de réfuter toute "guerre régionale".
"La guerre a été imposée à la nation iranienne", a dit Ali Bahreini aux correspondants accrédités à l'ONU à Genève (ACANU). "Personne ne devrait s'attendre à ce que l'Iran montre de la retenue" après avoir été attaqué, a-t-il ajouté. "La responsabilité devrait être mise sur les Etats-Unis et l'Iran".
"Nous continuerons notre défense jusqu'à ce que cette agression s'arrête", a encore dit l'ambassadeur. Il demande à nouveau à la communauté internationale d'oeuvrer pour mettre un terme aux violences.
L'ambassadeur a aussi insisté sur les liens avec les pays de la région. "Nous n'avons aucun problème avec nos voisins", a-t-il précisé, expliquant les attaques contre Oman et d'autres Etats parce que des bases opérationnelles américaines s'y trouvent. "C'est une mesure inévitable pour défendre notre pays", parlant de cibles légitimes.
Revenant sur les pourparlers, dont une série a encore eu lieu jeudi dernier à Cologny (GE), M. Bahreini s'étonne à nouveau que les Etats-Unis aient frappé alors que les discussions avançaient. "Nous doutons de l'utilité de négociations actuellement", a-t-il également dit, répétant les déclarations du chef de la diplomatie Abbas Araghchi et démentant tout contact avec le président américain Donald Trump.
Et l'ambassadeur de demander des garanties sur l'absence de nouvelles offensives militaires avant tout nouveau dialogue indirect. "Nous étions venus aux négociations de bonne foi et avec des initiatives", a-t-il également affirmé. Des discussions techniques auraient dû ensuite avoir lieu lundi à Vienne, avant une nouvelle série de pourparlers.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Nouveau bond des taux d'intérêt en zone euro
Les taux d'intérêt des emprunts des Etats européens grimpent nettement mardi, après avoir déjà bondi la veille, sur fond de craintes d'une hausse de l'inflation avec la flambée des prix des hydrocarbures en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Vers 10H50 GMT, le taux d'intérêt à échéance dix ans de la dette française bondissait de 0,11 point de pourcentage, à 3,40%. Vendredi, avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.
Son équivalent allemand, référence en Europe, grimpait lui de 0,09 point par rapport à la veille, atteignant un taux de 2,79%. L'obligation italienne, aussi à échéance dix ans, bondissait de 0,14 point de pourcentage, à 3,78%.
Hors zone euro, le taux d'intérêt britannique atteignait 4,51%, contre 4,37% lundi soir.
Les taux avaient déjà bondi lundi. Les échéances à long terme, à 30 ans, ou à court terme, à 2 ans, connaissent aussi d'importantes hausses.
Considérés traditionnellement comme une valeur refuge, les emprunts d'Etat sont boudés depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par les frappes israélo-américaines sur l'Iran et les représailles de Téhéran sur plusieurs pays de la région.
"Les investisseurs craignent un choc d'inflation, en raison de la flambée des prix des hydrocarbures que les pays européens importent massivement", explique à l'AFP Kevin Thozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.
Or, une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.
Le pétrole bondit depuis le début de la semaine, en raison des perturbations que provoque la guerre au Moyen-Orient dans le détroit d'Ormouz, où transite une partie du commerce mondial des hydrocarbures.
Les prix européens du gaz naturel s'envolent eux aussi, après l'annonce par la compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, de l'arrêt de sa production de GNL à la suite d'une attaque de drones iraniens.
Une guerre prolongée au Moyen-Orient pourrait entraîner une forte poussée de l'inflation dans la zone euro, tout en pesant sur la croissance économique, a prévenu mardi Philip Lane, chef économiste de la BCE, dans une interview accordée au Financial Times.
L'inflation a déjà accéléré en février dans la zone euro, remontant à 1,9% sur un an, et s'établissant ainsi juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée mardi par Eurostat.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
Économie
Italie: l'inflation a réaccéléré en février à 1,6%
L'inflation a accéléré en Italie au mois de février, à 1,6% sur un an contre 1% en janvier, selon une première estimation publiée mardi l'Institut national des statistiques (Istat).
Cette accélération est due notamment à une hausse des prix dans les services (de 2,5% à 3,6%), des transports aux soins à la personne, mais aussi des produits alimentaires non transformés.
La baisse continue des prix de l'énergie avant le début de la guerre en Iran (de -6,2% en janvier à -6,6% en février) n'a pas compensé la hausse des services.
L'inflation sous-jacente, qui exclut les prix des éléments les plus volatils (énergie et alimentation), et fait référence pour les experts, a ainsi augmenté de 2,4% (+0,7 point sur un mois).
L'inflation italienne reste cependant en-dessous de la moyenne européenne, qui est remontée en février à 1,9%, juste en dessous de l'objectif de la BCE, selon une première estimation publiée par Eurostat.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp
International
World Tour: pas de classiques printanières pour Tim Wellens
Tim Wellens souffre d'une fracture de la clavicule suite à une chute dimanche lors de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Il sera absent plusieurs semaines et manquera les classiques flamandes et ardennaises.
"Mon printemps se termine déjà, avant même d'avoir vraiment commencé", a indiqué le champion de Belgique sur son compte Instagram au lendemain d'une opération qui s'est déroulée "avec succès". Wellens est l'un des lieutenants de Tadej Pogacar qu'il accompagne sur la plupart des courses, sur les classiques de printemps et au Tour de France notamment.
Vainqueur mi-janvier de la Clasica Jaen en Espagne, Wellens avait pris l'an passé la 3e place des Strade Bianche, la classique italienne programmée ce samedi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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