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Trump suggère que les opérations contre l'Iran touchent à leur fin

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L'Iran a lancé dans la nuit de dimanche à lundi ses premiers missiles depuis l'annonce du choix du nouveau guide suprême iranien (archives). (© KEYSTONE/EPA IRGC/IRGC HANDOUT)

Donald Trump a suggéré lundi que les opérations contre l'Iran pourraient toucher à leur fin. Il a estimé que la guerre était "quasiment" terminée, bien que Téhéran poursuive ses attaques de missiles et de drones dans le Golfe.

Ces dernières déclarations du président américain ont aussitôt fait redescendre les cours du pétrole, qui s'étaient envolés précédemment, et grimper les marchés boursiers.

"Je pense que la guerre est finie, quasiment", a dit le président américain à une journaliste de la chaîne CBS, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de "marine" ni de "communications" ou de "force aérienne".

Il s'agit d'une "excursion de courte durée", a-t-il ensuite estimé dans un discours devant une assemblée de parlementaires républicains.

"Très en avance"

Dans l'entretien téléphonique avec CBS, à partir de Miami (sud-est) où il doit tenir une conférence de presse vers 21H30 GMT (22h30 en Suisse), Donald Trump a également assuré que le conflit était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.

Il a par ailleurs dit qu'il "réfléchissait à prendre le contrôle" du détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Ce passage maritime stratégique restera impraticable tant que la guerre durera, a averti lundi le chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani.

Le président américain a maintenu le doute sur les buts réellement poursuivis par les Etats-Unis dans cette offensive menée conjointement avec Israël.

S'il souhaite ouvertement la chute du pouvoir iranien, Washington affiche comme objectif de détruire les capacités balistiques du pays et l'empêcher de se doter de la bombe atomique, intention que Téhéran dément avoir.

"Dernier souffle"

En Iran, le pouvoir a mobilisé ses partisans pour célébrer la désignation de Mojtaba Khamenei comme guide suprême, succédant à son père, l'ayatollah Ali Khamenei, tué le 28 février, au premier jour de la guerre, dans les frappes américano-israéliennes qui ont fait plus de 1200 tués en 10 jours selon l'Iran.

L'AFP n'est pas en mesure de vérifier indépendamment les bilans fournis par les protagonistes.

"Dieu est grand", "Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont scandé des milliers d'Iraniennes et d'Iraniens, vêtus de noir, sur une place centrale de Téhéran, la capitale, rassemblés en soutien au nouveau dirigeant de 56 ans, proche des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique.

"Nous le soutiendrons et obéirons à tous ses ordres jusqu'à notre dernier souffle", dit à l'AFP une manifestante, Somayeh Marzoughi, femme au foyer de 35 ans.

Pour autant, le nouveau guide suprême n'est pas encore apparu publiquement.

Israël l'a déjà désigné comme "une cible" et qualifié de "tyran prêt à perpétuer la brutalité du régime iranien", Donald Trump répétant lundi qu'il n'était "pas content" de ce choix et déplorant "une grande erreur" des dirigeants iraniens.

L'armée israélienne a annoncé lundi avoir achevé la nuit précédente une vague de frappes contre six bases aériennes en Iran, qui servaient, selon elle, à "armer et financer" des alliés de Téhéran, dont le Hezbollah chiite libanais ou les rebelles houthis au Yémen.

Des infrastructures pétrolières iraniennes ont aussi été visées par des frappes israélo-américaines. Des dépôts de carburant à Téhéran ont été touchés, provoquant des incendies qui ont plongé dimanche la capitale dans une obscurité apocalyptique.

De son côté, l'Iran poursuit ses attaques, à titre de représailles, visant le territoire israélien mais aussi les infrastructures pétrolières de ses voisins du Golfe, ce qui a provoqué une hausse des prix du pétrole et la crainte d'un choc stagflationniste mondial.

Un deuxième missile iranien a aussi été intercepté au-dessus de la Turquie, provoquant une mise en garde d'Ankara à Téhéran.

Trépidations des cours de l'or noir

L'embrasement du Moyen-Orient a entraîné une flambée des cours de l'or noir qui, si elle se prolonge, pourrait plomber l'économie mondiale.

Lundi vers 16H30 GMT, les prix du pétrole avaient cependant ralenti, les ministres des Finances du G7 ayant évoqué une possible utilisation des réserves stratégiques d'or noir.

Cela pourrait libérer 300 à 400 millions de barils, estime auprès de l'AFP Ole R. Hvalbye, de SEB, qui s'appuie sur des informations du Financial Times. De quoi "détendre un peu le marché pendant deux à cinq jours".

A la suite des déclarations de Donald Trump sur la fin proche de la guerre, le Brent, référence internationale pour le pétrole, est passé brièvement sous les 84 dollars le baril. Vers 20H10 GMT, il chutait de 8,68% par rapport à sa clôture quelques heures plus tôt, à 90,93 dollars.

Son équivalent américain, le baril de WTI, lâchait 7,11% à 88,00 dollars.

Une frappe a encore provoqué un incendie dans le complexe de raffinage d'Al-Maameer, à Bahreïn, selon un média d'Etat. Et l'Arabie saoudite a intercepté des drones visant le gisement de pétrole de Shaybah, déjà attaqué dimanche.

Accusations du président libanais

A des milliers de km à l'ouest de l'Iran, au Liban, le Hezbollah a prêté allégeance lundi au nouveau guide suprême.

Le président libanais, Joseph Aoun, a lui accusé ce mouvement chiite de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban en attaquant Israël.

"Nous n'avons pas d'autre choix que la résistance pour préserver notre honneur, notre fierté et notre dignité", a rétorqué le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohamed Raad.

L'armée israélienne pilonne sans relâche son voisin, depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre le 2 mars, avec une frappe sur le territoire israélien.

Au moins 486 morts ont été dénombrés dans les frappes israéliennes au Liban, et plus d'un demi-million de personnes ont été déplacées, selon les autorités.

Dans la matinée, l'armée israélienne a frappé des succursales de la société financière Al-Qard Al-Hassan dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, qui a lui revendiqué des tirs sur le nord d'Israël et a affirmé avoir visé une base militaire près de Tel-Aviv.

A l'étranger, le président russe, Vladimir Poutine, allié de Téhéran, a assuré Mojtaba Khamenei de son "soutien indéfectible".

L'Irak, limitrophe de l'Iran, et le sultanat d'Oman, médiateur lors de récentes négociations américano-iraniennes, ont tous deux félicité Mojtaba Khamenei pour sa désignation comme guide suprême.

Le pape Léon XIV a quant à lui exprimé sa "profonde douleur" pour "toutes les victimes des récents bombardements au Moyen-Orient" dont "de nombreux enfants" et un prêtre libanais.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Soudan: plaidoyer de l'ONU après trois ans d'une crise "abandonnée"

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La responsable de l'ONU au Soudan, Denise Brown, estime que la guerre qui s'y déroule est une "crise abandonnée" (archives). (© KEYSTONE/AP/FLORENCE MIETTAUX)

La responsable de l'ONU au Soudan a exprimé sa colère lundi à quelques jours du troisième anniversaire de la "crise abandonnée" du Soudan. Le pays subit une "boucle" d'atrocités en raison d'une guerre entre généraux rivaux.

"On est vraiment en boucle au Soudan. Répétition des violences sexuelles, répétition des déplacements, répétition des morts. On a l'impression d'être coincé dans une boucle, tout se répète", a dénoncé Denise Brown lors d'un point presse par vidéo.

"Alors que l'ONU parle ouvertement de ces atrocités, de leur répétition, la question est: pourquoi le monde n'est pas assez révolté pour faire quelque chose? Que doit-il se passer de plus pour que tout le monde se réveille et y prête attention?", a-t-elle lancé.

Les massacres d'El-Facher

A titre d'exemple, elle a rappelé le sort des habitants d'El-Facher, grande ville du Darfour prise par les paramilitaires des Forces de soutien rapides (FSR) fin octobre. L'ONU a estimé à au moins 6000 le nombre de morts dans les trois premiers jours de cet assaut.

Mais "nous ne savons toujours pas combien il y a eu de morts, de disparus, de personnes arrêtées", a noté la responsable onusienne, alertant maintenant sur la situation de la ville de Dilling, dans le Kordofan-Sud, soumise à des "attaques quotidiennes" et où les convois de l'ONU ne peuvent plus entrer.

Le Soudan est en proie depuis le 15 avril 2023 à une guerre sanglante entre l'armée du général Abdel Fattah al-Burhane, dirigeant de facto du pays depuis le coup d'Etat de 2021, et les paramilitaires des FSR, du général Mohamed Hamdane Daglo, son ancien adjoint.

"Crise abandonnée"

"Il s'agit de l'urgence la plus grande et la plus complexe. Il faut se concentrer sur les moyens de trouver une solution", et en attendant, "financer le minimum vital" dont la population a besoin, a plaidé Denise Brown.

Mais l'appel humanitaire de 2,9 milliards de dollars lancé par l'ONU pour le Soudan pour 2026, déjà largement resserré dans un contexte de réduction générale de l'aide internationale, n'est pour l'instant financé qu'à 16%, a-t-elle déploré, appelant à ne pas appeler cette guerre une "crise oubliée", mais une "crise abandonnée".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Le Hezbollah demande l'annulation des négociations prévues mardi

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Le chef du Hezbollah pro-iranien, Naim Qassem, réclame "l'annulation" de la rencontre prévue mardi à Washington entre le Liban et Israël (archives). (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Le chef du Hezbollah pro-iranien, Naim Qassem, a réclamé lundi "l'annulation" de la rencontre prévue mardi à Washington entre le Liban et Israël. Ces pourparlers sont une "capitulation", selon lui.

"Nous refusons les négociations avec l'entité israélienne (..) Cette négociation est une soumission et une capitulation", a-t-il martelé dans un discours retransmis par la chaîne de son groupe, al-Manar.

Naïm Qassem a appelé à "annuler cette rencontre" entre les ambassadeurs libanais et israélien aux Etats-Unis, qui doivent se rencontrer mardi sous l'égide de l'administration américaine.

Le chef du Hezbollah a souligné qu'il était "nécessaire d'avoir un accord et un consensus libanais" pour l'ouverture de négociations directes avec Israël. "Personne ne peut emmener le Liban sur cette voie sans un consensus interne (..) et ce n'est pas le cas", a-t-il averti.

Les autorités libanaises affirment que ces pourparlers visent en premier lieu à parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre en cours depuis le 2 mars. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a pour sa part posé "deux conditions": "le désarmement du Hezbollah" et "un véritable accord de paix".

"Résister"

Depuis que le Liban a été entraîné le 2 mars par le Hezbollah dans le conflit régional, les frappes israéliennes ont fait plus de 2000 morts et déplacé plus d'un million de personnes.

"Notre décision est de résister. Nous ne nous rendrons pas et nous resterons sur le champ de bataille, même jusqu'à notre dernier souffle", a averti le chef du Hezbollah, dont les combattants s'opposent à l'armée israélienne qui progresse dans les zones frontalières du sud du Liban.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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ATP 500 Barcelone: Wawrinka s'incline d'entrée face à Norrie

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Stan Wawrinka n'a pas déjoué les pronostics face à Norrie pour son entrée en lice à Barcelone. (Archives) (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Stan Wawrinka (ATP 107) s'est incliné 6-4 6-7 5/7 6-4 face à Cameron Norrie (ATP 24) pour son entrée en lice au tournoi de Barcelone lundi. Il s'agit du quatrième revers d'affilée du Vaudois.

Le gaucher britannique a enlevé la première manche après avoir pris le service de Wawrinka à quatre jeux partout. Après s'être adjugé le 2e set au tie-break, le triple vainqueur de Grand Chelem a eu deux balles de break à 3-3 dans la manche décisive. Mais le quadragénaire a fini par s'incliner au terme de 2h36 de lutte face à l'ex-no 8 mondial, en perdant son service pour la 4e fois de la partie alors qu'il était mené 5-4.

Norrie a remporté la balle de match avec un peu de chance, son smash ayant été amorti par le filet. C'est la première défaite du Vaudois face à Norrie, qu'il avait battu lors de leurs deux premiers face-à-face.

Il a ainsi concédé sa 3e élimination d'affilée au premier tour, après celles au Challenger de Naples et au Masters 1000 de Monte-Carlo, malgré un début d'année prometteur qui lui a permis de réintégrer le top 100. Il avait reçu une invitation pour le tournoi de Barcelone, où il a atteint à deux reprises le dernier carré (2006 et 2008).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Iberia suspend ses vols vers Cuba

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La compagnie aérienne espagnole Iberia a annoncé lundi la suspension de ses vols vers Cuba. (archive) (© KEYSTONE/EPA EFE/ERNESTO MASTRASCUSA)

La compagnie aérienne espagnole Iberia a annoncé lundi la suspension de ses vols vers Cuba "en raison de la situation" et "des problèmes d'approvisionnement" sur l'île, sous le coup d'un blocus énergétique imposé par les Etats-Unis depuis janvier.

Le service est "temporairement suspendu à partir de juin jusqu'à fin octobre et si les conditions s'améliorent", les vols pourront reprendre en novembre, a indiqué un porte-parole du groupe à l'AFP, qui a aussi évoqué "la faible demande" des voyageurs.

Depuis février, tous les avions Iberia décollant de Cuba sont contraints de faire "une escale technique à Saint-Domingue, en République Dominicaine afin de faire le plein", a-t-il aussi ajouté.

Air France avait annoncé en mars la suspension au moins jusqu'à la mi-juin de ses vols vers La Havane en raison de la pénurie de kérosène sur l'île. D'autres compagnies aériennes internationales avaient déjà annoncé la suspension de leur desserte quelques semaines plus tôt.

L'île est confrontée depuis des années à une crise économique et énergétique, mais celle-ci a été exacerbée par la suspension en janvier de l'approvisionnement en pétrole brut en provenance du Venezuela après la capture de son président, Nicolas Maduro, par les Etats-Unis.

Depuis, le président américain, Donald Trump, empêche les exportations de pétrole vers Cuba (alors que le Venezuela était le principal allié régional de La Havane) et menace également de représailles les pays qui expédient du brut vers l'île.

Cette pénurie de carburant frappe des secteurs vitaux de l'économie cubaine, comme le tourisme, la production de nickel et celle de tabac. Elle a contraint le gouvernement à adopter un plan d'urgence qui prévoit un rationnement drastique de l'essence.

L'île a en outre subi plusieurs coupures de courant nationales depuis octobre 2024.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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