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International

Liban: Israël menace de "prendre des territoires"

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Après un bombardement israélien à Beyrouth jeudi. (© KEYSTONE/EPA/WAEL HAMZEH)

Des frappes israéliennes ont de nouveau visé jeudi le Liban, dont le coeur de Beyrouth, ont constaté des journalistes de l'AFP. Israël menace de "prendre des territoires".

La guerre a fait depuis le 2 mars plus de 687 morts, dont 98 enfants, et déplacé plus de 800'000 personnes, selon le dernier bilan libanais officiel.

Les explosions ont généré la panique et une épaisse colonne de fumée noire se dégage d'un immeuble du quartier de Bachoura, situé à proximité d'un des principaux centres d'affaires de la capitale, accueillant aussi des institutions.

L'armée israélienne a confirmé dans un communiqué avoir "lancé une série de frappes contre les infrastructures terroristes du Hezbollah à Beyrouth", peu après un avertissement inédit à évacuer dans le centre de la capitale libanaise. Selon elle, le groupe avait "caché des millions de dollars pour financer ses activités" sous le bâtiment visé.

Il s'agit de la quatrième frappe sur le centre de Beyrouth - et la première en plein jour - depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

Une cinquième frappe sur un quartier central a par ailleurs visé un bureau de la société financière Al-Qard al-Hassan, liée au Hezbollah, a constaté l'AFP.

"Pas voulu cette guerre"

"C'est une guerre que nous n'avons pas voulue, au contraire, nous travaillons jour et nuit pour l'arrêter", a déclaré jeudi à la télévision le Premier ministre Nawaf Salam.

Son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, a averti dans la soirée qu'il serait préférable que le gouvernement libanais s'occupe lui-même du Hezbollah. "S'ils ne le font pas, nous le ferons (...) mais le Hezbollah paiera le prix fort et ça serait mieux que le gouvernement libanais s'en charge", a menacé l'Israélien.

Un peu plus tôt, le ministre israélien de la Défense Israël Katz avait déclaré avoir ordonné à l'armée de se préparer à "étendre" ses opérations au Liban.

Menace de "prendre des territoires"

"J'ai averti le président libanais que si son gouvernement ne parvient pas à contrôler le territoire et à empêcher le Hezbollah de menacer les communautés du nord et de tirer sur Israël, nous prendrons des territoires et le ferons nous-mêmes", a-t-il dit.

Selon Israël, le groupe chiite a mené mercredi soir une attaque coordonnée avec l'Iran, lançant quelque "200 roquettes et environ 20 drones", combinés à des missiles balistiques tirés par Téhéran.

Le Hezbollah a également revendiqué jeudi des tirs de missiles sur les systèmes de défense antiaérienne dans la région de Césarée (centre d'Israël), où le Premier ministre Benjamin Netanyahu a une résidence.

Nouveaux morts

Dans le sud du Liban, neuf personnes dont cinq enfants ont été tuées au sein du village d'Irkey, près de Saïda, dans une attaque israélienne sur des habitations où vivaient deux familles, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

A Beyrouth, une frappe israélienne a fait 12 morts et 28 blessés à l'aube sur le front de mer de Ramlet al-Bayda où ont afflué les déplacés venus des bastions du Hezbollah, selon un dernier bilan officiel.

"Nous avons soudain entendu le fracas d'une explosion", a raconté Aseel Habbaj, une femme portant son bébé, qui dormait dans une tente avec sa famille. Elle dit avoir "vu des gens tués étendus par terre".

Spectacle de désolation

Des frappes ont également visé jeudi Aramoun, un quartier résidentiel au sud de Beyrouth, hors des bastions du Hezbollah, faisant cinq morts et cinq blessés, selon un nouveau bilan des autorités.

Et deux enseignants ont été tués sur un campus de l'Université publique libanaise en lisière de la banlieue sud, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne continue de pilonner quasi quotidiennement la banlieue sud de Beyrouth, fief du groupe chiite - elle y a fait trois nouvelles frappes dans la soirée, a constaté l'AFP.

Immeubles en ruines, certains encore en feu, gravats jonchant les rues: un photographe de l'AFP a été témoin d'un spectacle de désolation dans la banlieue déserte.

Israël a dit avoir visé des postes du commandement du Hezbollah, comme dans le sud du pays.

Libanais sommés d'évacuer

Alors que toutes les issues diplomatiques semblent bloquées, Israël a massé des troupes à la frontière et son armée s'est avancée dans plusieurs villages frontaliers.

L'armée israélienne a étendu son appel à évacuer côté libanais, demandant aux habitants de se déplacer au-delà d'un fleuve à environ 40 kilomètres de la frontière.

"Le déplacement massif de population que nous constatons ici (au Liban, ndlr) est sans précédent" avec 800.000 déplacés recensés en une semaine, a déclaré à l'AFP Carl Skau, le directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Des agents fédéraux tirent sur un homme armé vers la Maison Blanche

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Des agents fédéraux ont fait feu sur un homme armé, à proximité de la Maison Blanche, lundi. (© KEYSTONE/AP/Rod Lamkey)

Des agents fédéraux ont tiré sur un homme armé lundi dans le centre de Washington, ce qui a causé un court confinement à la Maison Blanche.

L'incident s'est produit à proximité du National Mall, lieu touristique de la capitale américaine situé à deux pas de la Maison Blanche, peu après le passage du convoi du vice-président JD Vance, a annoncé Matthew Quinn, directeur adjoint du Secret Service, chargé de la sécurité des hautes personnalités américaines.

Toutefois, ce dernier ne pense pas que le vice-président ait été ciblé, et a déclaré à la presse qu'il ne pouvait dire si cela était lié à la récente tentative d'assassinat contre Donald Trump.

"Je ne vais pas m'avancer là-dessus", a-t-il averti. "Si c'était dirigé contre le président ou pas, je ne sais pas, mais nous trouverons la raison", a-t-il dit.

Le Secret Service a tiré sur un individu qui paraissait "soupçonneux" et armé.

L'homme s'est enfui à pied après avoir été approché par les agents et a ouvert le feu, a détaillé Matthew Quinn.

Les autorités ont alors ouvert le feu à leur tour et blessé l'homme qui a été conduit à l'hôpital. Son état de santé n'est pas encore connu.

Un mineur a été blessé durant l'incident, qui intervient une dizaine de jours après qu'un homme a tenté de s'introduire dans la salle d'un hôtel où Donald Trump assistait à un gala de la presse.

Cole Allen, 31 ans, a été inculpé pour avoir tenté d'assassiner le président américain.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Nuit des Molières: Laurent Laffite et Muriel Robin honorés

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Laurent Lafitte a été récompensé pour son rôle de Zaza. (© KEYSTONE/AP Invision/SCOTT A GARFITT)

Une pièce sur le combat de Gisèle Halimi lors du procès de Bobigny en 1972 contre l'avortement, la comédie musicale "La Cage aux folles" et l'actrice Muriel Robin ont dominé la 37e Nuit des Molières lundi à Paris.

"Le procès d'une vie", de Barbara Lamballais et Karina Testa, est la pièce qui a remporté le plus de statuettes - dans trois catégories dont le Molière du Théâtre privé - lors de ce rendez-vous annuel récompensant les personnalités du monde du théâtre, présenté par l'humoriste Alex Vizorek et retransmis en différé sur France 2.

Elle raconte l'histoire vraie de jeunes femmes inculpées pour un avortement clandestin, défendues par l'avocate Gisèle Halimi, un combat qui a fait l'objet d'une ovation debout du public du théâtre des Folies Bergère, à la demande de la troupe du spectacle montée sur scène.

La cérémonie a démarré en trombe par un numéro de claquettes de huit "cagelles" en bas résilles et perruques blondes de "La Cage aux Folles", comédie musicale à succès sorti en décembre mis en scène par Olivier Py au Châtelet.

Ce spectacle est reparti avec deux prix, le Molière du spectacle musical et le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public pour l'acteur Laurent Lafitte, qui joue le rôle de "Zaza". Une récompense supplémentaire pour celui qui au cinéma, a été sacré, en février, du César du meilleur acteur pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans le film "La femme la plus riche du monde".

Trois spectacles ou membres de la Comédie-Française obtiennent une récompense: Elsa Lepoivre, meilleure comédienne dans un spectacle de Théâtre public ("Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues), meilleure pièce jeune public pour "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, et Laurent Stocker, meilleur comédien dans un second rôle ("Les femmes savantes" d'Emma Dante d'après Molière).

Côté humour, c'est "Sexe, Grog, et Rocking Chair", de et par Alex Lutz, qui a été lauréat d'une statuette.

Parodie de la commission Alloncle

En recevant un Molière d'honneur - le premier de sa carrière - l'actrice et humoriste Muriel Robin, très émue, a réclamé au ministre de la Justice Gérald Darmanin de renoncer au texte de loi réformant la justice criminelle et approuvant notamment un dispositif de "plaider-coupable" pour les infractions les plus graves, ouvrant la voie à des délais accélérés et à des peines encourues réduites.

"Un viol, ça se négocie pas, ça se juge !", a-t-elle lancé. "Je vous demande (...) d'être à la hauteur de ce fléau et de ne pas infliger aux victimes cette seconde peine".

La cérémonie n'a pas manqué d'autres clins d'oeil politiques. Un sketch préalablement réalisé a parodié la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public présidée par Jérémie Patrier-Leitus et dont le rapporteur (UDR, parti proche du RN) Charles Alloncle est accusé par la gauche et le bloc central de vouloir affaiblir France télévisions et Radio France.

Alex Vizorek y campe un président des Molières auditionné par un rapporteur (Laurent Stocker) aux questions plus qu'insistantes sur le coût de l'événement, de son costume, jusqu'à ses sous-vêtements...

Plusieurs artistes récompensés ont, sur le plateau, demandé à la ministre de la Culture Catherine Pégard, présente dans les premiers rangs, de "protéger" le secteur du spectacle vivant. Anne Bouvier, présidente de l'Adami (société de services aux artistes-interprètes), a mis en garde ceux qui "voudraient limiter (la culture, ndlr) à la pierre et au patrimoine". "Notre patrimoine premier c'est nous, ne l'oublions pas.", a-t-elle lancé.

En revanche, la cérémonie n'a pas cette année laissé la parole à un représentant de la CGT spectacle.

Le syndicat s'en est indigné dans un communiqué, accusant la production de vouloir "faire taire" les professionnels alors que le secteur "subit des coupes budgétaires", "depuis deux années".

La metteuse en scène franco-iranienne Aïla Navidi a rappelé la situation des Iraniens ces dernières semaines, notamment depuis le début de la guerre engagée fin février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. "Nous (en France), nous avons encore la liberté, (...) elle nous appelle à nous tenir auprès des peuples", a-t-elle lancé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Foyer d'hantavirus présumé: passagers à bord dans l'incertitude

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Le navire Hondius n'a pas été autorisé à accoster dans le port de la capitale cap-verdienne, Praia, et a mouillé au large lundi. (© KEYSTONE/EPA LUSA/ELTON MONTEIRO)

Les 149 passagers et membres d'équipage d'un bateau de croisière, suspecté d'être un foyer d'hantavirus, demeurent coincés à bord dans l'incertitude au large du Cap-Vert lundi soir, dans l'attente d'un lieu où pouvoir débarquer.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état dimanche de trois morts liées à ce présumé foyer d'infection à hantavirus, une maladie qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu, sur un navire de croisière dans l'Atlantique, le MV Hondius, qui reliait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel ouest-africain du Cap-Vert.

Les victimes sont un couple de Néerlandais et un Allemand, tandis qu'un Britannique évacué en Afrique du Sud a été testé positif - il est le seul pour le moment - à l'hantavirus, selon l'opérateur du navire, Oceanwide Expeditions.

A ce stade, à l'exception de deux membres d'équipage malades (un Britannique et un Néerlandais, selon l'opérateur), "il n'y a pas d'autre personne présentant des symptômes à bord, mais la situation est attentivement surveillée", a déclaré dans une vidéo lundi soir Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.

"Il a été demandé aux passagers de rester dans leurs cabines et de limiter les risques tandis que des mesures de désinfection notamment sont prises", a-t-elle ajouté.

Le navire n'a pas été autorisé à accoster dans le port de la capitale cap-verdienne, Praia, et a mouillé au large lundi, a constaté un photographe de l'AFP. Des équipes médicales sont venues à bord pour examiner les deux personnes infectées, selon les autorités.

"Rentrer chez nous"

La direction nationale de la santé cap-verdienne a annoncé dans un communiqué avoir demandé au Royaume-Uni et aux Pays-Bas l'envoi d'ambulances aériennes "dans les meilleurs délais" pour procéder à "l'évacuation des patients".

"L'OMS, en coopération avec les autorités du Cap-Vert et des Pays-Bas, et les exploitants du navire, travaillent à ce que les deux personnes malades soient évacuées aux Pays-Bas afin d'y être soignées", a assuré Mme Van Kerkhove.

Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a confirmé dans un communiqué étudier "les possibilités d'évacuer médicalement quelques personnes du navire" et que "si cela s'avère possible", il "se chargera de la coordination".

Jake Rosmarin, un passager du MV Hondius qui chronique son voyage sur les réseaux sociaux, a raconté lundi sur Instagram qu'"il y a beaucoup d'incertitude et c'est la partie la plus difficile. Tout ce que nous voulons maintenant, c'est nous sentir en sécurité, avoir des réponses claires et rentrer chez nous."

Les îles de Las Palmas et de Tenerife, dans l'archipel espagnol des Canaries, sont "envisagées" pour débarquer les passagers, a indiqué le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions dans un communiqué, précisant que "des mesures de précaution strictes" et d'"isolement" sont appliquées.

L'opérateur a expliqué qu'après un premier décès à bord le 11 avril, le corps du passager, un Néerlandais, a été débarqué sur l'île de Sainte-Hélène (Royaume-Uni) le 24 avril, accompagné par son épouse. Celle-ci est ensuite tombée malade avant de décéder à son tour.

Puis, le 27 avril, un passager britannique est "tombé gravement malade et a été évacué médicalement vers l'Afrique du Sud", selon le croisiériste.

Enfin, un Allemand est décédé à bord le 2 mai, sans que la cause ait été établie, ajoute Oceanwide Expeditions.

"Deux membres d'équipage présentent actuellement des symptômes respiratoires aigus, légers pour l'un et sévères pour l'autre. Tout deux ont besoin de soins médicaux urgents", selon la même source.

"Faible risque" de propagation

"Il n'y a aucune raison de céder à la panique ni d'imposer des restrictions de voyage", estime Hans Kluge, directeur de l'OMS Europe, soulignant que les infections à hantavirus sont rares, généralement liées à l'exposition à des rongeurs infectés, et ne se transmettent "pas facilement entre personnes".

Dans son premier communiqué sur la situation, Oceanwide Expeditions, spécialiste des expéditions polaires, avait confirmé "une situation médicale grave" à bord du MV Hondius. Il avait ensuite annoncé les trois décès.

L'hantavirus, maladie généralement transmise à l'homme par les rongeurs, a été confirmé chez le Britannique actuellement en soins intensifs à Johannesburg, en Afrique du Sud, a précisé Oceanwide Expeditions.

Il n'est toutefois pas encore établi si le virus est à l'origine des trois décès, selon le croisiériste. Aucun autre cas d'hantavirus n'a été officiellement confirmé pour le moment mais l'enquête se poursuit, a déclaré l'entreprise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Leipzig: une voiture fauche des piétons faisant deux morts

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Une voiture a foncé dans la foule dans une zone piétonne à Leipzig, faisant au moins deux morts. (© KEYSTONE/EPA/FILIP SINGER)

Deux personnes ont été tuées lundi en Allemagne après qu'un véhicule a fauché des piétons dans le centre-ville de Leipzig, la police annonçant l'arrestation pour meurtres du conducteur, un Allemand de 33 ans, mais sans évoquer de mobile.

Plusieurs dirigeants de la région, la Saxe, dont son ministre de l'Intérieur, ont indiqué qu'il s'agissait d'un acte volontaire, évoquant une "Amokfahrt", terme difficilement traduisible évoquant une course motivée par une folie meurtrière.

"Quand on parle de 'Amokfahrt', on pense généralement à un acte commis dans un état de rage et de frénésie, souvent associé à une instabilité psychique. Tout cela s'applique-t-il dans ce cas précis ? C'est le chef de la police et le parquet qui seront chargés de le déterminer", a indiqué le ministre, Armin Schuster, devant la presse.

Le pays a été traumatisé ces dernières années par plusieurs attaques à la voiture-bélier, notamment celles contre des marchés de Noël à Berlin (2016) et Magdebourg (2024) ou celle contre un cortège syndical à Munich début 2025. Celles-ci ont toutes été commises par des étrangers, nourrissant l'essor de l'extrême droite.

Le drame a fait "malheureusement deux morts", a dit le maire de Leipzig (est) Burkhard Jung, un bilan confirmé par la police, qui a également indiqué que l'auteur était un Allemand de 33 ans, né en Allemagne et résidant dans la région.

Les deux personnes décédées sont une femme de 63 ans et un homme de 77 ans, tous deux de nationalité allemande, ont précisé le parquet et la police dans la soirée.

Course de 500 m

La course du véhicule a eu lieu vers 16h45 locales dans une rue piétonne du centre-ville, bordée de commerces, longue d'environ 500 m. Au moins deux blessés graves et une vingtaine de blessés plus légers ont été recensés par les secours.

Hosam Algaer, un habitant originaire de Libye, dit avoir échappé de peu au pire alors qu'il était assis à la terrasse d'un café.

"J'ai sauté sur le côté, et il n'y avait qu'un demi-mètre entre lui et moi", affirme à l'AFP le jeune homme de 31 ans qui assure avoir vu une femme traînée "sur la voiture" sur toute la longueur de la rue. A l'autre extrémité de la rue, le conducteur "a freiné" et la femme est "tombée" du véhicule, poursuit le témoin, qui a appelé les secours et tenté de lui venir en aide, en vain.

"Grâce aux cris, heureusement, ça n'a pas été pire, parce que tout le monde a compris qu'un fou roulait en voiture" et s'est "poussé sur le côté", a-t-il ajouté.

La vieille ville de Leipzig est truffée de passages, qui ont pu faire office de refuges, estime-t-il.

Selon Hosam Algaer, un de ses amis originaire de Libye et un chauffeur de taxi algérien ont tenté d'extraire le conducteur de la VW Taigo, finalement mis au sol par la police qui est "arrivée tout de suite".

Le chauffeur de taxi "a même protégé l'auteur, parce que les gens voulaient simplement l'attraper", affirme Hosam.

"C'est vraiment un miracle" qu'il n'y ait pas plus de victimes "parce que la rue entière est pleine de monde" en fin d'après-midi, souligne auprès de l'AFP Anna Önsal, une habitante venue sur les lieux du drame après son travail.

Près des lieux du crime, un véhicule au pare-brise et au capot très endommagés était visibles. La police a annoncé l'ouverture d'une enquête pour meurtres et tentatives de meurtres, et n'a pas évoqué de soupçon d'acte motivé par des raisons politiques.

Marchés de Noël

LDepuis l'attentat perpétré à Berlin en décembre 2016 par un Tunisien aux motivations jihadistes, qui avait foncé au volant d'un camion sur la foule en tuant 13 personnes, des attaques béliers ont régulièrement traumatisé l'Allemagne.

En 2024, une nouvelle attaque a eu lieu sur un marché de Noël à Magdebourg (est): un Saoudien islamophobe, adepte de théories du complot, avait à bord d'une voiture fait six morts et plus de 300 blessés.

Et en février 2025, une mère et sa fille avaient été tuées, et une trentaine de personnes blessées, par le conducteur afghan d'un véhicule qui a foncé sur une manifestation syndicale.

Ces attaques, commises dans les années qui ont suivi l'afflux migratoire de 2015 en Allemagne, ont fait de l'immigration et de la sécurité un sujet central du débat politique allemand, conduisant à l'essor du parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne.

Arrivé au pouvoir il y a un an, l'actuel chancelier conservateur Friedrich Merz a donné un tour de vis à la politique d'accueil des migrants et des réfugiés.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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