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Économie

Présidence de la Fed: Kevin Warsh fait étal de son indépendance

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Les échanges entre les sénateurs et Kevin Warsh, ici à l'image en 2014, s'annoncent tendus (archives). (© KEYSTONE/AP/Alastair Grant)

Kevin Warsh doit convaincre les sénateurs américains qu'il peut tenir tête à Donald Trump après avoir fait campagne auprès de lui pour obtenir la présidence de la Réserve fédérale. Le sénat doit valider sa nomination pour qu'il succède à Jerome Powell dans un mois.

L'audition de M. Warsh est prévue mardi à 10h00 locales (16h00 en Suisse) devant la commission des affaires bancaires. "Ce sera sa première occasion, depuis qu'il a été nommé par le président, de montrer qu'il a l'intention d'être un banquier central crédible, indépendant", décrit à l'AFP David Wessel, de la Brookings Institution à Washington.

Dans sa déclaration préliminaire, que l'AFP a pu consulter, M. Warsh prévoit d'assurer qu'"une politique monétaire indépendante est essentielle". Cette indépendance "dépend avant tout de la Fed" elle-même, selon lui, ajoutant: "Je ne crois pas que l'indépendance opérationnelle de la politique monétaire est particulièrement menacée quand des élus s'expriment sur les taux d'intérêt".

Une référence claire aux commentaires de Donald Trump, qui considère que la banque aurait d'ores et déjà dû largement abaisser les taux d'intérêt afin de soutenir sa politique économique et accuse sans arrêt Jerome Powell d'agir trop peu et trop tard. Pour Kevin Warsh, "la Fed doit rester dans son couloir. Son indépendance est fortement menacée quand elle se perd dans les questions de politiques budgétaire ou sociale, où elle n'a ni autorité ni expertise".

Les échanges avec les sénateurs s'annoncent tendus. L'opposition démocrate a fait savoir qu'elle ne voulait pas auditionner Kevin Warsh et encore moins voter sur sa nomination tant que le président continue de tenter "de prendre le contrôle" de la Fed. La sénatrice Elizabeth Warren a qualifié M. Warsh de "marionnette de Trump".

En face, et c'est assez exceptionnel, le camp présidentiel ne présente pas un front uni. Non pas en raison du profil de Kevin Warsh - il a été l'un des gouverneurs de la Fed de 2006 à 2011 et est un candidat sérieux aux yeux des républicains -, mais parce que les relations houleuses entre la Maison Blanche et l'institution monétaire ont accouché d'un imbroglio.

Blocage

La majorité présidentielle est ténue au Sénat, et un seul membre républicain de la commission des affaires bancaires peut bloquer la nomination. Or Thom Tillis a prévenu qu'il ne voterait pas pour M. Warsh tant qu'une procédure judiciaire plane - avec l'aval de Donald Trump - au-dessus de Jerome Powell.

Le chef de l'Etat rêve depuis des mois d'accélérer le départ de M. Powell, dont le mandat prend fin le 15 mai. Or, tant que Kevin Warsh n'est pas confirmé, Jerome Powell peut rester à la tête de la Fed. La banque centrale des Etats-Unis est considérée comme la plus puissante du monde, ce qui fait peser une lourde responsabilité sur son président, nommé pour quatre ans.

Il n'est toutefois qu'une voix sur douze au sein du comité fixant les taux d'intérêt. En début d'année, en annonçant son choix pour la succession de Powell, Donald Trump avait affirmé que Kevin Warsh était "bien sûr" favorable comme lui à des taux plus bas.

Quand il faisait campagne pour le poste à coups d'interventions dans les médias, l'ancien gouverneur s'était d'ailleurs montré plutôt "colombe", comme sont désignés les banquiers centraux plus soucieux de soutenir la croissance que de lutter contre l'inflation. Mais la situation a changé en quelques mois.

La guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix et risque de peser sur la croissance. Les responsables monétaires de la Fed se disent prêts à geler leurs taux le temps qu'il faudra pour évaluer les répercussions pour la première économie mondiale et la réponse appropriée. "Il va devoir faire très attention à ne pas contrarier Trump, sans pour autant donner l'impression d'être faible ou soumis à des pressions politiques", prévient David Wessel.

Kevin Warsh "devra être capable de tenir bon si Trump s'en prend à lui parce qu'il n'abaisse pas les taux d'intérêt", ajoute-t-il. "Il pense être sans doute en mesure de parler à Trump, mais Washington est jonchée des cadavres" de ceux qui pensaient y parvenir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

La banque privée Mirabaud prend pied à Lausanne

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Le groupe bancaire privé genevois Mirabaud se développe sur l'arc lémanique en installant des bureaux à Lausanne (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le groupe bancaire privé genevois Mirabaud renforce sa présence sur l'arc lémanique avec l'ouverture de bureaux à Lausanne, présentés comme un comptoir pour desservir l'ensemble de la Suisse romande. Le groupe disposait déjà en Suisse de représentations à Bâle et à Zurich, en plus de Genève.

La succursale vaudoise opérera sous la houlette de Louis Fauchier-Magnan, responsable de la banque privée pour la région romande et représentant de la septième génération de la famille fondatrice de l'établissement. Il sera épaulé par Pascal Meilland, en qualité de responsable d'équipe et de directeur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La LNM veut prendre un nouveau départ après un rapport d'audit

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Le document met en lumière des défis structurels importants pour la LNM, relève l'entreprise présidée depuis février par l'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Alain Ribaux. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

En difficulté, la Société de navigation sur les lacs de Neuchâtel et de Morat (LNM Navigation) veut prendre un nouveau départ. La décision fait suite à la remise d’un rapport sur le climat de travail et à une analyse approfondie de la situation opérationnelle.

La LNM Navigation s’engage dans une "transformation majeure", a indiqué la société mercredi. Entre modernisation du modèle d’affaires, réforme de sa gouvernance, développement d’une culture d’entreprise performante et viabilisation de sa flotte, elle se donne les moyens d'une "mue profonde", précise le communiqué.

La transformation doit "répondre aux attentes des usagers, de son personnel et des cantons commanditaires (Neuchâtel, Fribourg et Vaud). Par ailleurs, afin d'assurer une exploitation sans risque et dans le respect des normes, le passage à la haute saison est reporté au 19 juin, au lieu du 8 mai, pourtant confirmé il y a un peu.

Le conseil d’administration a présenté mercredi à son personnel les conclusions du rapport d’analyse du climat de travail mené par un cabinet spécialisé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nouveaux records de prix sur le marché de l'immobilier de luxe

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Trois des localisations les plus chères du marché de l'immobilier de luxe sont des destinations de montagne. A Gstaad et à Verbier, les acheteurs doivent s'attendre à des prix moyens d'environ 45'000 francs par mètre carré. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les prix de l'immobilier de luxe en Suisse ont atteint de nouveaux sommets en 2025, avec une hausse moyenne de plus de 3% dans 31 sites haut de gamme, selon une étude d'UBS. Saint-Moritz reste la localité la plus chère, suivie de Gstaad et de Verbier.

Le marché de l'immobilier de luxe dans les régions de montagne s'est particulièrement distingué en 2025 avec une hausse des prix de 6%, une croissance encore plus forte que l'année précédente, relève UBS dans son étude Luxury Property Focus 2026 publiée mercredi. Cette évolution a été portée avant tout par des acheteurs étrangers à fort pouvoir d'achat, selon la grande banque.

Trois des localisations les plus chères du marché de l'immobilier de luxe sont des destinations de montagne. Saint-Moritz arrive en tête du classement, avec des prix moyens d'environ 52'000 francs par mètre carré. A Gstaad et à Verbier, les acheteurs doivent s'attendre à des prix moyens d'environ 45'000 francs par mètre carré.

Les prix les plus élevés hors des régions de montagne sont enregistrés à Cologny, sur les bords du Léman, avec une moyenne de 43'000 francs par mètre carré. Avec un prix moyen de 37'000 francs par mètre carré, Küsnacht est la localisation la plus chère du marché de l'immobilier de luxe autour du lac de Zurich.

Evolution des prix plus modérée en 2026

En moyenne sur les cinq dernières années, les prix de l'immobilier de luxe ont progressé de près de 5% par an. L'un des principaux moteurs de cette hausse a été la forte performance des marchés boursiers ces dernières années, qui a entraîné une nette augmentation des patrimoines. La Suisse compte aujourd'hui environ 50% de contribuables de plus qu'en 2019, soit près de 10'000 personnes supplémentaires, disposant d'une fortune supérieure à 10 millions de francs. Les tensions géopolitiques ont également maintenu l'attrait du marché immobilier suisse auprès des acheteurs étrangers.

Pour 2026, UBS prévoit une évolution des prix plus modérée que ces dernières années. La faiblesse de la conjoncture et la dégradation de l'accessibilité financière des appartements en propriété de luxe dans la tranche moyenne à un chiffre de millions devraient freiner la demande.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Optimisme pour l'activité actuelle, mais prudence pour le futur

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Les perspectives des entreprises se sont ainsi détériorées pour le troisième mois consécutif, indique mercredi le KOF. Dans l'hôtellerie et la restauration, tout comme dans le commerce de gros et l'industrie manufacturière, les attentes pour les six prochains mois sont ainsi nettement plus sombres. (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'indicateur de l'activité économique a progressé en avril, selon les données du Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Les entreprises se montrent toutefois plus prudentes sur les six prochains mois.

Les perspectives des entreprises se sont ainsi détériorées pour le troisième mois consécutif, indique mercredi le KOF. Dans l'hôtellerie et la restauration, tout comme dans le commerce de gros et l'industrie manufacturière, les attentes pour les six prochains mois sont ainsi nettement plus sombres.

Dans les services divers, la finance et l'assurance ainsi que dans la gestion de projets, la baisse est moins marquée. Dans la construction, les perspectives sont stables et une légère amélioration se dessine dans le commerce de détail.

La situation de l'activité économique est toutefois meilleure qu'en mars pour de nombreux secteurs. Dans l'industrie manufacturière, l'indicateur a surmonté son accès de faiblesse en mars, tandis que dans le segment du commerce de gros, une hausse modérée a été enregistrée. Le segment de la gestion de projet a enregistrée une nette progression.

Par contre, dans la construction ainsi que la finance et l'assurance, l'indicateur d'activité s'est détérioré. Une chute brutale a été quant à elle enregistrée dans l'hôtellerie et la restauration.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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