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Iran: Rubio somme les Européens de partager le fardeau

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M. Rubio a rencontré Giorgia Meloni au Palais Chigi lors d'un entretien qui a duré près d'une heure et demie. (© KEYSTONE/AP/Stefano Rellandini)

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a achevé vendredi une visite de deux jours à Rome où il s'est efforcé d'apaiser les tensions avec le pape. Il a sommé les Européens de venir en aide dans le détroit d'Ormuz.

La tâche n'était pas forcément aisée au vu des récents propos acerbes de Donald Trump tant vis-à-vis de Léon XIV que des autorités italiennes dont la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, pourtant une proche alliée du président américain.

"Qu'est-ce que le monde est prêt à faire à ce sujet? Le monde va-t-il accepter que l'Iran contrôle désormais une voie navigable internationale?", a lancé le secrétaire d'Etat à des journalistes, en dénonçant la volonté de Téhéran de créer une autorité spéciale chargée d'approuver les passages par cette voie navigable stratégique.

L'appel visait aussi bien l'Italie que d'autres pays européens, critiqués par M. Trump pour n'être pas venus en aide aux Etats-Unis pour protéger le détroit.

"Si l'une des principales raisons pour lesquelles les Etats-Unis font partie de l'Otan est la possibilité de déployer des forces en Europe que nous pourrions projeter vers d'autres situations d'urgence, et que ce n'est désormais plus le cas, du moins en ce qui concerne certains membres de l'Otan, cela pose un problème et il doit être examiné", a affirmé M. Rubio.

Il a cependant ajouté que le président américain n'avait pas encore pris de décision sur la manière dont il compte réprimander ces pays.

Donald Trump a menacé de retirer les forces américaines d'Italie, affirmant que Rome "ne nous a été d'aucune aide" dans la guerre contre l'Iran.

"Très bonne rencontre"

M. Rubio a rencontré Giorgia Meloni au Palais Chigi lors d'un entretien qui a duré près d'une heure et demie, après s'être entretenu avec son homologue italien Antonio Tajani.

Plus tôt cette semaine, lors d'une visite en Arménie, Mme Meloni avait déclaré a propos de ce projet de retrait des troupes américaines: "C'est une décision qui ne dépend pas de moi et avec laquelle je suis en désaccord".

Marco Rubio, lui-même fervent catholique, a affirmé vendredi avoir eu une "très bonne rencontre" la veille avec le pape Léon XIV au Vatican, près d'un mois après les critiques de Donald Trump contre la position pacifiste du souverain pontife.

Il a dit avoir abordé des sujets d'intérêt commun, notamment la liberté religieuse, la menace que représente l'Iran, ainsi que le rôle de l'église catholique pour acheminer de l'aide humanitaire américaine à Cuba.

"Il est important de partager nos points de vue, de donner des explications et de comprendre d'où nous venons. Et j'ai trouvé cela très positif", a-t-il ajouté en relativisant les diatribes du président américain.

"Faible" et "nul"

La visite de M. Rubio fait suite aux cinglantes critiques formulées par le président américain mi-avril à l'encontre de Léon XIV, chef de file des 1,4 milliard de catholiques dans le monde.

Il avait qualifié le pape de "faible" face à la criminalité et "nul" en matière de politique étrangère après que Léon XIV eut formulé des commentaires critiques sur la guerre au Moyen-Orient.

Nous avons eu "une très bonne rencontre", a estimé Marco Rubio, qui s'est également entretenu avec le secrétaire d'Etat du Vatican, Pietro Parolin.

"Je les ai informés de la situation avec l'Iran, j'ai exprimé notre point de vue sur l'importance de cette question et sur le danger que représente l'Iran pour le monde", a-t-il détaillé alors que le pape s'est dit opposé à la guerre.

Interrogé pour savoir si le président Trump appellerait le pape américain, il a répondu: "Je ne sais pas. Peut-être. Cela pourrait se faire."

Marco Rubio, né de parents cubains, s'est par ailleurs dit "honoré" de s'être vu présenter vendredi l'arbre généalogique de ses origines italiennes, qui attestent de son histoire familiale liée à la région du Piémont (nord-ouest). Il a promis d'apprendre l'italien et de revenir dans le pays pour y prononcer un discours dans la langue locale.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

GemGenève se félicite d'attirer les visiteurs malgré les aléas

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Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record. (archive) (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le salon de la haute joaillerie GemGenève a clos sa dixième édition sur une fréquentation record, se félicitent ses organisateurs. Les turbulences mondiales n'ont pas empêché quelque 5365 visiteurs de se presser à Palexpo du 7 au 10 mai.

"Cette 10e édition, à la croisée entre business, création et transmission, s'impose comme l'un des rendez-vous les plus réussis depuis la création du salon en 2018", affirme l'organisation de GemGenève dans un communiqué publié mardi.

"Les retours des exposants sont extrêmement positifs. Qu'il s'agisse des négociants, des marchands, des jeunes créateurs ou encore des artisans venus présenter leurs savoir-faire, tous saluent la qualité des échanges, l'énergie singulière qui anime le salon et les conditions particulièrement favorables à la concrétisation des transactions", a souligné Ronny Totah, co-fondateur de GemGenève, cité dans le compte-rendu.

"Dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et le ralentissement de certains marchés, GemGenève envoie un signal fort à toute l'industrie: celui d'un marché plus exigeant, mais toujours porté par la rareté, l'excellence et la confiance", a-t-il ajouté.

Issus de 109 nationalités, les visiteurs ont été plus nombreux que lors de l'édition antérieure (4970 visiteurs pour 7259 visites). Les revisites ont progressé de plus de 10% et les Suisses, Français, Italiens, Belges, Britanniques et Américains ont été les plus motivés parmi les amateurs de pierres précieuses à venir faire un tour à Palexpo.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

À Venise, la Suisse transforme la question queer en miroir

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La création vidéo de l'artiste alémanique Miriam Laura Leonardi se reflère dans les vitres du Pavillon suisse à la Biennale de Venise. (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Questions queer, coexistence, contrôle ou identité nationale: le pavillon suisse de la Biennale de Venise s’empare cette année des fractures contemporaines à travers "The unfinished business of living together", qui a ouvert au public samedi dernier.

Deux des artistes, Miriam Laura Leonard et Yul Tomatala, ont expliqué leur démarche à Keystone-ATS dans le brouhaha des Giardini. "Pour nous, c’était assez important, dès le départ, de justement pas se définir comme un collectif, mais comme un groupe de travail", a expliqué le Genevois. "C’est la première fois que nous avons tous travaillé ensemble", a ajouté le trentenaire, le plus jeune artiste du groupe.

Le projet trouve son origine dans une réflexion initiée par les curateurs Gianmaria Andreetta et Luca Beeler, en collaboration avec l’artiste britannique Nina Wakeford et le collectif Lithic Alliance (Zurich/Bruxelles). "Le point de départ, cette question de l’homosexualité, vient comme un catalyseur de problématiques, comme un point de référence pour aborder d’autres questions du vivre ensemble", poursuit Yul Tomatala.

Les ½uvres présentées répondent ainsi "sous différents angles, sous différentes approches" à cette interrogation commune. "On a tous et toutes un regard complètement différent et aussi un rapport à ces réalités qui est autre", souligne l’artiste.

La vidéaste et performeuse alémanique Miriam Laura Leonardi, qui enseigne notamment à l'ECAL à Lausanne, décrit pour sa part une pratique artistique nourrie de collaborations et d’expériences concrètes. Formée à la photographie à Paris avant de poursuivre un master en arts visuels à Zurich, elle dit utiliser "la réalité un peu comme un matériau pour construire des images".

Pour cette exposition, elle a notamment tourné dans une tour de contrôle d’aéroport ainsi qu’en marge du Forum économique mondial de Davos. "J’avais mon drone, on est venu m’arrêter dans les cinq minutes", raconte-t-elle.

Dialogue exigeant avec les curateurs

Si les artistes assurent ne pas avoir connu de conflits majeurs entre eux, Yul Tomatala reconnaît que le dialogue avec les curateurs a parfois été exigeant. "Certaines conditions ou certaines demandes étaient plus compliquées à accepter en tant qu’artiste que d’autres", dit-il, qualifiant l’expérience de "challenging".

Au-delà des ½uvres, la représentation nationale elle-même interroge les participants. Les deux artistes voient ces pavillons comme des lieux porteurs d'une certaine ambiguïté: d’un côté des espaces d’échange culturel, de l’autre des sortes "d’ambassades" nationales qui soulèvent inévitablement des questions politiques et identitaires.

L’artiste évoque aussi les débats autour du financement audiovisuel public helvétique, qui vient de passer devant les urnes: "Comment on se positionne - en particulier si le oui à une baisse de la redevance l'avait emporté - alors qu’on fait usage d'archives de la SSR dans ce projet ?"

Les deux artistes revendiquent enfin des influences multiples, du photographe canadien Jeff Wall à l’architecte néerlandais Rem Koolhaas, en passant par le cinéaste français Chris Marker. "Quand je traverse un moment de doute, aller revoir Chris Marker, c’est toujours quelque chose qui va me redonner envie de faire de l’art", confie Yul Tomatala.

Les deux artistes, qui ont quitté la Biennale à la fin de la semaine, y reviendront certainement d'ici la fermeture en novembre. Par contre, ils ne pourront plus exposer au Pavillon suisse: cette possibilité est unique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Bayer: embellie de l'agrochimie mais le glyphosate creuse la dette

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Le géant industriel allemand Bayer a annoncé un doublement de son bénéfice net au premier trimestre. (archive) (© KEYSTONE/EPA/CLEMENS BILAN)

Le géant industriel allemand Bayer a annoncé mardi un doublement de son bénéfice net au premier trimestre, sur fond de rebond de son activité d'agrochimie, mais a creusé son endettement à cause des litiges liés au glyphosate.

De janvier à mars, le résultat d'exploitation ajusté (EBITDA), indicateur clé de performance du groupe d'agrochimie et de pharmacie basé à Leverkusen (ouest), a progressé de 9% sur un an, à 4,45 milliards d'euros (4,08 milliards de francs), selon un communiqué de résultats.

Cette hausse est due à l'activité d'agrochimie qui, contrairement aux précédents exercices, a plus que compensé la mauvaise performance de la branche pharmaceutique.

Habituée aux prix bas et à une conjoncture mondiale faible, la division "Crop Science" a connu un bond de son chiffre d'affaires de 6,8% sur un an au premier trimestre, à 7,6 milliards d'euros, notamment grâce aux semences de soja et de maïs.

Les revenus des médicaments sous prescription de Bayer ont en revanche reculé de 0,5%, à 4,2 milliards d'euros, malgré l'essor continu du Nubeqa contre le cancer de la prostate et du Kerendia contre l'insuffisance rénale.

Au total, le chiffre d'affaires a atteint 13,4 milliards d'euros, une hausse de 4,1% en données corrigées des variations de change et de portefeuille.

De janvier à mars, le bénéfice net du groupe a plus que doublé sur un an, pour ressortir à 2,8 milliards d'euros.

Depuis le début de l'année, les coûts des litiges aux Etats-Unis, principalement liés au glyphosate, ont en revanche aggravé de 9% l'endettement financier net de Bayer, à 32,5 milliards d'euros.

Le géant industriel s'est résolu en février à un douloureux accord financier - jusqu'à 7,25 milliards de dollars - pour écarter les procès sur le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène.

Au premier trimestre, les achats d'herbicide au glyphosate ont reculé de 15% sur un an, les clients de Bayer retardant leurs commandes dans un climat d'incertitude.

Saisie par Bayer, la Cour suprême devrait statuer sur la recevabilité des plaintes d'ici juin, après un débat organisé fin avril à Washington.

Le groupe a par ailleurs confirmé ses prévisions de résultats pour 2026 à taux de change constants.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Les Lakers de LeBron James éliminés par le Thunder

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Quo vadis LeBron James (à dr., face à Ajay Mitchell)? La superstar , à 41 ans, sera agent libre cet été. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Les Los Angeles Lakers de LeBron James, dont l'avenir est incertain à 41 ans, ont été balayés 4-0 lundi au deuxième tour des play-off NBA par le Thunder d'Oklahoma City.

Ce dernier a remporté l'Acte IV 115-110 en Californie.

LeBron James termine sa 23e saison NBA sans contrat et sans avoir tranché son avenir, lui qui n'a jamais donné de date pour sa retraite.

Le "King", auteur de 24 points lundi, se retrouve agent libre cet été, lui donnant la possibilité de prolonger à Los Angeles ou de tenter un dernier défi ailleurs, alors que des rumeurs l'envoient à Cleveland ou auprès des Golden State Warriors.

Après avoir sorti les Houston Rockets au premier tour, les Lakers ont été impuissants face au Thunder, champion en titre qui retrouve la finale de conférence Ouest sans avoir perdu une rencontre de play-off.

Le MVP 2025 Shai Gilgeous-Alexander a mené les siens avec 35 points dans un quatrième quart-temps bouillant. Marcus Smart a donné l'avantage aux locaux à 40 secondes de la sirène avant un panier musclé de Chet Holmgren pour OKC, un raté de LeBron, puis un dernier passage assuré sur la ligne des lancers francs par SGA.

Plus tôt, les Cleveland Cavaliers avaient réussi à égaliser dans la journée à 2-2 face aux Detroit Pistons, grâce à un succès 112-103.

Donovan Mitchell a mené la charge avec 43 points, dont 39 après la pause, de quoi égaler le record sur une période en play-off d'Eric "Sleepy" Floyd en 1987 avec les Warriors.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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