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Suisse

Attaque antisémite à Zurich: l'ado voulait être tué par la police

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Le procès s'est déroulé à huis clos devant la Justice des mineurs, à Dielsdorf (ZH). Seule une partie des audiences a été diffusée en direct dans des salles annexes destinées aux médias. Elle concernait les questions au prévenu sur son acte, mais ce dernier a refusé d'y répondre (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Le procès de l'adolescent qui a poignardé un juif orthodoxe en pleine rue à Zurich en mars 2024 s'est déroulé mercredi à Dielsdorf (ZH) devant la Justice des mineurs. Le juge y a révélé que l'accusé aurait souhaité être abattu par la police pour "aller au paradis".

Peu avant 08h45, l'adolescent âgé de 15 ans au moment de son acte sanglant est sorti d'une pièce voisine de la salle d'audience du Tribunal de district de Diesldorf. Le jeune homme au physique élancé et maigre est ensuite entré dans la salle d'audience qui s'est refermée aussitôt, les procès devant la Justice des mineurs se déroulant à huis clos.

Aucune réponse sur son acte

En raison de l'intérêt public de ce procès, un volet des audiences a été diffusé en direct dans des salles annexes remplies de journalistes. Il concernait les questions posées par le juge au prévenu sur son attaque antisémite.

Le jeune accusé a refusé d'y répondre et d'expliquer les raisons de son silence. "Pas de déclaration", s'est-il contenté de répéter inlassablement sur un ton monotone, comme s'il s'ennuyait. Auparavant, il avait répondu aux questions posées sur sa personne, a précisé le juge à l'attention des médias.

Par ailleurs, le magistrat a cité des réponses données par l'ado aux enquêteurs. Le garçon y avait déclaré qu'il aurait souhaité que la police le tue sur le lieu du crime afin d'aller au "paradis". "La volonté de mourir était plus grande que celle de vivre", avait-il dit alors. Questionné mercredi sur ces déclarations, il a cependant refusé toute réponse, une nouvelle fois.

Un an requis, le maximum à cet âge

Le jugement est attendu mardi prochain. Le jeune Suisse aux racines tunisiennes est inculpé de tentatives d'assassinat, de soutien à une organisation criminelle, de discrimination et d'appel à la haine, ainsi que de possession et de diffusion de représentations de violence.

Le Ministère public requiert une peine d'un an de réclusion contre lui, assortie de mesures de protection dont une thérapie ambulatoire en milieu fermé et une prise en charge personnelle. Le mois passé en détention préventive et les mesures stationnaires de protection déjà mises en oeuvre seraient déduits de la durée à purger.

La peine maximale pour un adolescent de 15 ans au moment des faits est d'un an de réclusion. À partir de 16 ans, la pleine sanction passe à quatre ans.

Radicalisation et préparatifs

Le prévenu a été naturalisé suisse en 2011 en âge préscolaire. Il s'est radicalisé à l'adolescence sur des forums en ligne et a prêté allégeance au groupe terroriste Etat islamique. Selon l'accusation, il voulait se venger contre les Juifs pour les prétendues "atrocités qu'ils ont commises contre des musulmans dans le monde entier" et "tuer" de ses "propres mains" des personnes de confession juive.

L'ado s'est préparé à commettre son crime durant des semaines. Constatant que la fabrication d'un explosif s'avérait trop compliquée, il s'est procuré, à la veille de l'attaque, un couteau à steak, doté d'une lame dentelée. Avec cette arme, il voulait tuer des Juifs.

Diffusion sur un réseau social

Dans la nuit du 1er au 2 mars 2024, à 00h16, il a annoncé son plan en ligne, sur un réseau social. Le soir suivant, vers 21h00, il s'est rendu à une synagogue en ville de Zurich. Il y a publié une vidéo, dans laquelle il a incité à la haine et la violence contre les Juifs et les chrétiens toute en répandant son idéologie radicale issue de Daesh.

Puis, il a démarré une diffusion en direct afin que "le monde puisse suivre ses actes en ligne", selon ses propos. Lorsqu'il s'est rendu compte que la porte d'entrée de la synagogue était bouclée, il a déclaré: "Ah merde... Je vais simplement en chercher un au hasard... Peu importe qui je vois dans la rue."

Dix-sept coups de couteau

Quelques minutes plus tard, il trouve sa victime dans la rue: un juif orthodoxe de 50 ans qui se rendait à pied chez sa famille. Il se précipite sur lui par-derrière, le couteau pointé vers l'avant, et lui assène des coups de couteau à la tête et au cou. Le quinquagénaire tente de fuir, mais l'ado continue à le poignarder encore et encore. Au total, il inflige 17 coups de couteau à sa victime sur tout le corps.

Des passants réussissent finalement à maîtriser l'agresseur jusqu'à l'arrivée de la police. En larmes lors du procès, l'homme victime de cette attaque y a survécu de justesse, mais souffre encore de séquelles physiques et psychiques, a déclaré le juge mercredi. "Qu'en dites-vous?", a demandé le magistrat au jeune accusé qui a répondu: "Pas de déclaration."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Genève

CPPG: la rémunération des présidents et vice-présidents revue

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Le Conseil d'Etat a considéré les conclusions de la Cour des comptes pour aligner les rémunérations des principaux membres du conseil d'administration de la Caisse publique genevoise de prêts sur gages (CPPG) à celles des autres institutions de droit public (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

La rémunération du président ou de la présidente et des vice-présidents de la Caisse publique genevoise de prêts sur gages (CPPG) sera alignée sur celle des autres institutions de droit public. Le Conseil d'Etat a modifié mercredi le règlement de l'entité, après un rapport récent de la Cour des comptes.

Le gendarme administratif avait ciblé le fonctionnement de l'institution, déplorant une absence d'adaptation à une réforme législative de 2018. Le conseil d'administration de la CPPG avait contesté ces conclusions.

En mai dernier, la présidente Lorella Bertani avait annoncé sa démission "pour des raisons personnelles". Elle a été remplacée par Fabienne Bertolucci.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Vente d'alcool en soirée à Genève: l'initiative n'a pas abouti

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Les Genevois ne voteront pas sur l'autorisation de la vente d'alcool en soirée à Genève (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'initiative populaire cantonale pour autoriser la vente d'alcool à emporter à Genève entre 21h00 et 07h00 n'a pas abouti. Elle n'a recueilli que 3450 signatures, plus de 700 en dessous du seuil requis, a annoncé mercredi le Conseil d'Etat.

Le comité d'initiative était surtout constitué de propriétaires ou de gérants de dépanneurs. Depuis 2005, l'interdiction porte sur les magasins, les petites épiceries et les stations-service, mais aussi les livraisons à domicile.

Les initiants affirmaient que la loi genevoise est la plus contraignante du pays. Et ils dénonçaient une violation de la concurrence avec les débits de boissons.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Près de 23'000 appels de l'IMAD pendant la canicule à Genève

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L'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) a surveillé pendant la canicule plus de 2500 personnes (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

L'Institution genevoise de maintien à domicile (IMAD) a passé près de 23'000 appels téléphoniques pendant la période caniculaire auprès des malades et personnes fragiles identifiées comme étant très vulnérables face à ces températures. Au total, 286 visites supplémentaires ont eu lieu et 10 hospitalisations ont été requises, a affirmé mercredi cette entité.

Plus de 2500 personnes ont été l'objet d'un suivi renforcé par l'IMAD, en collaboration avec l'Office cantonal de la santé (OCS), le médecin cantonal ou encore les communes. Un volet préventif est déployé de mi-mai à mi-septembre.

En cas de doute lors d'un appel, les collaborateurs de l'IMAD se rendent au domicile de la personne sans délai. L'institution oeuvre également en soutien des communes, ajoute-t-elle encore.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Musique en terrasse: expérience-pilote à Montreux

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Un nombre limité d'établissements montreusiens participeront à l'étude pilote (Image symbolique). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Durant la saison d'été, quelques cafés-restaurants montreusiens diffuseront de la musique d'ambiance sur leurs terrasses. Cette expérience-pilote vise à déterminer dans quelles conditions une ambiance musicale peut être proposée aux clients dans le respect du voisinage.

Le projet est né d'une réflexion menée par les restaurateurs et les hôteliers de la place, avec le soutien de Gastro Riviera et de la Société des hôteliers Montreux-Vevey. La démarche est soutenue par la Municipalité, qui a validé sa mise en oeuvre temporaire auprès d'un nombre limité d'établissements, explique mercredi un communiqué commun des parties prenantes.

L'objectif n'est pas de généraliser la diffusion de musique en terrasse, mais d'établir, sur des bases objectives, les conditions dans lesquelles elle pourrait être envisagée sans générer de nuisances. Les partenaires estiment qu'une installation professionnelle, répondant à des critères techniques précis, pourrait offrir une ambiance de qualité tout en limitant fortement la propagation du son. L'étude permettra de vérifier cette hypothèse.

Différents paramètres seront analysés, notamment les caractéristiques des terrasses, l'orientation des équipements, l'environnement bâti et la proximité du voisinage. A l'issue de l'étude, la municipalité sera informée des résultats. Ceux-ci pourront alimenter une réflexion sur une éventuelle évolution du cadre réglementaire communal, précise encore le communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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