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Culture

Disparition du romancier portugais Antonio Lobo Antunes

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Auteur d'une trentaine de romans et plusieurs recueils de chroniques de presse, Antonio Lobo Antunes a reçu en 2007 le Prix Camoes, la plus importante distinction littéraire de langue portugaise. (© KEYSTONE/EPA/MARIO CRUZ)

Le romancier portugais Antonio Lobo Antunes est décédé jeudi à Lisbonne à l'âge de 83 ans. Il était un des écrivains lusophones les plus lus dans le monde, auteur d'une oeuvre exigeante qui dévoile avec ironie les conflits intérieurs de la société portugaise.

Le gouvernement portugais a décrété une journée de deuil national qui sera observée samedi, a annoncé le cabinet du Premier ministre Luis Montenegro, qui a rendu "un hommage très ému" à l'écrivain.

Plusieurs fois pressenti pour le Nobel de littérature, Lobo Antunes est l'auteur d'une oeuvre mêlant roman, poésie et autobiographie dans un style baroque et métaphorique.

"Antonio Lobo Antunes a écrit toute son oeuvre de romancier, mais aussi de chroniqueur, dans un registre de tendresse incisive, mettant côte à côte la douleur et l'échec des vies ordinaires avec les tragédies politiques, l'excès et l'empathie", a pour sa part réagi le président Marcelo Rebelo de Sousa.

Marié deux fois et père de trois filles, l'auteur s'était remis de trois cancers tout en continuant d'écrire en moyenne environ un roman par an, mais il avait plus récemment cessé de publier.

Selon un journaliste auquel il avait accordé une série d'entretiens, l'auteur aurait été atteint d'une forme de démence, une information qui n'a jamais été confirmée par son entourage.

Sa maison d'édition Dom Quixote, du groupe Leya, a annoncé jeudi la publication inédite, en avril, d'un recueil de poésies écrites par Lobo Antunes au long de sa vie.

Auteur d'une trentaine de romans et plusieurs recueils de chroniques de presse, il avait reçu en 2007 le Prix Camoes, la plus importante distinction littéraire de langue portugaise.

Cet homme au regard bleu tantôt intense, tantôt perdu, se disait pourtant étranger "au bruit qui accompagne le succès". En apprenant que son oeuvre devait entrer dans le catalogue de la Pléiade, il déclarait en 2018 qu'il s'agissait de "la plus grande reconnaissance que l'on puisse avoir en tant qu'écrivain, bien plus grande que le Nobel".

Cherchant à "rompre avec la ligne droite du récit classique", Lobo Antunes a ouvert les frontières du roman pour y faire entrer la poésie et l'autobiographie, et compare sa façon d'écrire à un "délire contrôlé".

Un homme "en guerre civile"

Au travers de drames personnels comme la mort, la solitude ou l'absence d'amour, Lobo Antunes a dressé, dans une prose baroque, ouvragée et métaphorique, un tableau sans concession de la société portugaise, encore marquée par un demi-siècle de dictature et une guerre coloniale qu'il a lui-même vécue, en tant que médecin militaire sur le front angolais de 1971 à 1973.

Né le 1er septembre 1942 au sein d'une famille de la grande bourgeoisie lisboète, aîné d'une fratrie de six garçons, Antonio Lobo Antunes devient, à son retour d'Angola, psychiatre dans un hôpital de la capitale portugaise.

Publié en 1979, son deuxième roman, "Le cul de Judas" (Os Cus de Judas), monologue d'un homme revenu de la guerre en Angola, est salué par la critique et, à partir de 1985, l'auteur se consacre exclusivement à l'écriture.

Du décès d'un toxicomane dans "La mort de Carlos Gardel" (A morte de Carlos Gardel, 1995) au dépeuplement de la région de l'Alentejo (sud) dans "La Nébuleuse de l'insomnie" (Arquipélago da insónia, 2008), en passant par les mésaventures d'un gang d'une banlieue imaginaire de "Mon nom est légion" (O meu nome é legião, 2007), l'écrivain prend toujours parti pour les victimes et les opprimés.

Certains critiques comparent son oeuvre à celle du grand romancier portugais Eça de Queiros, auteur d'un portrait corrosif du Portugal du XIXe siècle. "J'aime ce pays. Nous sommes laids, petits et bêtes, mais j'aime ça", déclare un jour celui qui, dans "Le Manuel des inquisiteurs" ("Manual dos inquisidores, 1996), dénonçait avec acrimonie les mensonges et désillusions qui ont suivi la Révolution des OEillets de 1974 et l'avènement de la démocratie.

Pétri de contradictions, Lobo Antunes se décrivait lui-même comme un homme "tendre et affectueux", mais aussi "introverti et plein de doutes". "Il ne m'est pas facile de vivre avec moi-même. C'est comme si j'étais toujours en guerre civile."

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

Nuit des Molières: Laurent Laffite et Muriel Robin honorés

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Laurent Lafitte a été récompensé pour son rôle de Zaza. (© KEYSTONE/AP Invision/SCOTT A GARFITT)

Une pièce sur le combat de Gisèle Halimi lors du procès de Bobigny en 1972 contre l'avortement, la comédie musicale "La Cage aux folles" et l'actrice Muriel Robin ont dominé la 37e Nuit des Molières lundi à Paris.

"Le procès d'une vie", de Barbara Lamballais et Karina Testa, est la pièce qui a remporté le plus de statuettes - dans trois catégories dont le Molière du Théâtre privé - lors de ce rendez-vous annuel récompensant les personnalités du monde du théâtre, présenté par l'humoriste Alex Vizorek et retransmis en différé sur France 2.

Elle raconte l'histoire vraie de jeunes femmes inculpées pour un avortement clandestin, défendues par l'avocate Gisèle Halimi, un combat qui a fait l'objet d'une ovation debout du public du théâtre des Folies Bergère, à la demande de la troupe du spectacle montée sur scène.

La cérémonie a démarré en trombe par un numéro de claquettes de huit "cagelles" en bas résilles et perruques blondes de "La Cage aux Folles", comédie musicale à succès sorti en décembre mis en scène par Olivier Py au Châtelet.

Ce spectacle est reparti avec deux prix, le Molière du spectacle musical et le Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre public pour l'acteur Laurent Lafitte, qui joue le rôle de "Zaza". Une récompense supplémentaire pour celui qui au cinéma, a été sacré, en février, du César du meilleur acteur pour son rôle inspiré du photographe François-Marie Banier dans le film "La femme la plus riche du monde".

Trois spectacles ou membres de la Comédie-Française obtiennent une récompense: Elsa Lepoivre, meilleure comédienne dans un spectacle de Théâtre public ("Hécube, pas Hécube" de Tiago Rodrigues), meilleure pièce jeune public pour "Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit" de Johanna Boyé et Elisabeth Ventura, et Laurent Stocker, meilleur comédien dans un second rôle ("Les femmes savantes" d'Emma Dante d'après Molière).

Côté humour, c'est "Sexe, Grog, et Rocking Chair", de et par Alex Lutz, qui a été lauréat d'une statuette.

Parodie de la commission Alloncle

En recevant un Molière d'honneur - le premier de sa carrière - l'actrice et humoriste Muriel Robin, très émue, a réclamé au ministre de la Justice Gérald Darmanin de renoncer au texte de loi réformant la justice criminelle et approuvant notamment un dispositif de "plaider-coupable" pour les infractions les plus graves, ouvrant la voie à des délais accélérés et à des peines encourues réduites.

"Un viol, ça se négocie pas, ça se juge !", a-t-elle lancé. "Je vous demande (...) d'être à la hauteur de ce fléau et de ne pas infliger aux victimes cette seconde peine".

La cérémonie n'a pas manqué d'autres clins d'oeil politiques. Un sketch préalablement réalisé a parodié la Commission d'enquête sur l'audiovisuel public présidée par Jérémie Patrier-Leitus et dont le rapporteur (UDR, parti proche du RN) Charles Alloncle est accusé par la gauche et le bloc central de vouloir affaiblir France télévisions et Radio France.

Alex Vizorek y campe un président des Molières auditionné par un rapporteur (Laurent Stocker) aux questions plus qu'insistantes sur le coût de l'événement, de son costume, jusqu'à ses sous-vêtements...

Plusieurs artistes récompensés ont, sur le plateau, demandé à la ministre de la Culture Catherine Pégard, présente dans les premiers rangs, de "protéger" le secteur du spectacle vivant. Anne Bouvier, présidente de l'Adami (société de services aux artistes-interprètes), a mis en garde ceux qui "voudraient limiter (la culture, ndlr) à la pierre et au patrimoine". "Notre patrimoine premier c'est nous, ne l'oublions pas.", a-t-elle lancé.

En revanche, la cérémonie n'a pas cette année laissé la parole à un représentant de la CGT spectacle.

Le syndicat s'en est indigné dans un communiqué, accusant la production de vouloir "faire taire" les professionnels alors que le secteur "subit des coupes budgétaires", "depuis deux années".

La metteuse en scène franco-iranienne Aïla Navidi a rappelé la situation des Iraniens ces dernières semaines, notamment depuis le début de la guerre engagée fin février par les Etats-Unis et Israël contre la République islamique. "Nous (en France), nous avons encore la liberté, (...) elle nous appelle à nous tenir auprès des peuples", a-t-elle lancé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Soutiens publics pour la Grange Sublime

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Ces soutiens donnent au théâtre les moyens nécessaires pour continuer à accueillir des spectacles de qualité (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

L'Etat de Vaud et la commune de Jorat-Mézières ont reconduit leur engagement en faveur du Théâtre du Jorat. La nouvelle convention porte sur les années 2026 à 2029 et assure à la Grange Sublime un montant total de 2,42 millions de francs sur quatre ans.

Le Théâtre du Jorat occupe une place particulière dans le paysage culturel vaudois et romand. Son importance vient autant de sa valeur architecturale que de son ancrage local et de sa programmation de qualité, rappelle lundi le canton dans un communiqué.

Le canton et la commune ont ainsi renouvelé "avec enthousiasme" leur soutien, et ceci pour la sixième fois. Sous réserve des décisions budgétaires, le premier s'engage à verser 2,22 millions de francs, la seconde un montant de 200'000 francs jusqu'en 2029. Une convention tripartite a été signée vendredi dernier dans le cadre de la cérémonie officielle et annuelle du théâtre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Venise: Aragno explore un film de Godard de manière immersive

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Le cinéaste neuchâtelois Fabrice Aragno expose à la Biennale d’art de Venise cette année. (Archives) (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le cinéaste neuchâtelois Fabrice Aragno présente à la Biennale de Venise une installation inspirée du "Livre d'image" de Jean-Luc Godard. Intitulée "Sentiments Signes Passions", l'½uvre prolonge un travail de vingt ans avec le réalisateur de la Nouvelle Vague.

"Nous avons exploré ensemble de nouvelles formes d'image, de son, de montage et de dispositifs numériques", explique Fabrice Aragno à Keystone-ATS depuis un hôtel à Modène (I), où son film "Le lac" a été sélectionné.

Le projet "Sentiments Signes Passions" prend pour point de départ le "Livre d'image", dernier long-métrage de Godard, récompensé par une Palme d'or spéciale à Cannes en 2018. "Nous sommes à l'intérieur du film pendant sa fabrication", explique-t-il.

L'installation, à découvrir dès samedi à Venise et jusqu'à fin novembre, propose ainsi de "démonter" le film pour le redisposer dans l'espace, sous forme d'une "forêt d'images et de sons". Le dispositif repose sur un système technique complexe associant ordinateurs, algorithmes et projections.

"Un ordinateur central dirige une vingtaine de machines comme un chef d'orchestre", décrit Aragno. Les images sont projetées sur des tulles, permettant une déambulation physique au sein des projections.

Guerres, ruptures et espoirs

A Venise, l'½uvre sera présentée dans la poudrière du Forte Marghera. "L'histoire de ce lieu résonne de manière phénoménale avec ce projet", affirme Aragno, évoquant une humanité façonnée par les guerres, les ruptures et les espoirs.

Dans cet espace, le visiteur traversera une succession de voiles d'images avant de découvrir une perspective d'ensemble. "Cheminer à travers 'Sentiments Signes Passions', c'est entrer physiquement dans son regard", dit-il, en référence à Godard.

L'installation a été vue par l'auteur d'"A bout de souffle", qui lui avait donné carte blanche et même suggéré le titre. L'installation initiale, présentée pour la première fois en 2020 à Nyon dans le cadre du festival Visions du Réel, était composée de téléviseurs et de haut-parleurs, s'inspirant directement de la salle de montage du réalisateur.

Dans une vidéo, Jean-Luc Godard l'avait alors qualifiée de "projection vivante", une formule qui deviendra le fil conducteur du projet.

Un dispositif mouvant

Après la disparition du cinéaste franco-suisse en septembre 2022, Fabrice Aragno transforme profondément son dispositif. "Pour conjurer la mort, pour poursuivre la création, pour partager", explique-t-il.

Invitée à Venise par la commissaire Rasha Salti, cette installation s'inscrit dans un parcours international déjà dense, à la Haus der Kulturen der Welt en marge de la Berlinale, puis dans une nouvelle version au théâtre de La Ménagerie de verre à Paris avant de rejoindre Lisbonne, le Mexique ou Tokyo.

Les spectateurs ne voient jamais exactement le même dispositif. Chaque version s'adapte au lieu qui l'accueille. Grâce à un système informatique complexe, les images et les sons se recomposent en permanence. "C'est un immense jeu de probabilités, joué au présent", souligne l'artiste.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Biennale de Venise 2026 fidèle à l'esprit de Koyo Kouoh

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Koyo Kouoh a conçu la Biennale d’art de cette année. Après son décès inattendu en mai dernier, son équipe a poursuivi et réalisé le travail de curation qu’elle avait entamé (Archives) (© Keystone/Pool Reuters/SARAH MEYSSONNIER)

La 61e Biennale d’art contemporain de Venise ouvre samedi jusqu'au 22 novembre sous le titre "In Minor Keys" (En tonalités mineures). Pensée par l'artiste helvético-camerounaise Koyo Kouoh, disparue en mai 2025, elle réunit 111 artistes.

Conçue par Koyo Kouoh, la Biennale d'art, menée à terme par l'équipe qu'elle avait constituée, investira les Giardini, l'Arsenale et Forte Marghera. "Une invocation à ralentir le pas et à se syntoniser sur les fréquences mineures", écrivait-elle, estimant que nous sommes "submergés par la cacophonie anxiogène du chaos".

Effectivement, la Biennale démarre samedi dans un contexte géopolitique tendu. Le jury international de la Biennale vient de démissionner en bloc, sur fond de controverse liée à la participation de la Russie et d’Israël. Cette décision intervient après l’obligation faite par les autorités italiennes de réintégrer les deux pays au palmarès, provoquant un blocage institutionnel et des menaces de recours juridiques. Faute de jury, les lauréats du Lion d’or seront finalement désignés par le public à la clôture de l’événement.

"Radicalité de la joie"

"Or pendant ce temps la musique continue", ajoutait-elle en imaginant cette Biennale, évoquant le blues, la morna cap-verdienne ou le call-and-response. "Elle produit des chants qui génèrent de la beauté en dépit de la tragédie", disait la commissaire, pour qui "il faut retrouver la radicalité de la joie".

Nommée directrice artistique en novembre 2024, Koyo Kouoh était la deuxième commissaire noire de la Biennale après le Nigériano-Américain Okwui Enwezor (1963-2019) en 2015. Elle a défini le cadre théorique, sélectionné artistes et ½uvres et conçu l'architecture de l'exposition.

Le travail curatorial s'est notamment cristallisé lors d'une rencontre à Dakar en avril 2025 au centre RAW Material Company, fondé par Mme Kouoh. Cette méthode, ancrée dans les relations humaines, a nourri une "dynamique collective intense", selon l'équipe.

Parmi les 111 participants, deux figures majeures sont mises à l'honneur: Issa Samb, artiste pluridisciplinaire associé au Laboratoire Agit'Art au Sénégal, et Beverly Buchanan, artiste afro-américaine. Cette dernière a développé un travail autour de l'architecture vernaculaire et de la mémoire du Sud des Etats-Unis à travers la sculpture, la photographie et le land art.

Une procession de poètes

Une procession de poètes rendra hommage à la "Poetry Caravan" initiée par Koyo Kouoh en 1999, invitant les visiteurs à participer activement plutôt qu'à observer. Ce projet itinérant s'était déroulé en Afrique de l'Ouest, reliant notamment Dakar à Tombouctou, en traversant plusieurs territoires par la route, le rail et le fleuve.

Plus largement, la sélection internationale réunit notamment la musicienne et performeuse américaine Laurie Anderson, le plasticien franco-algérien Kader Attia, l'artiste visuelle nigériane Otobong Nkanga, la sculptrice kényane Wangechi Mutu et le réalisateur malaisien Tsai Ming-liang. Tous participent à cette polyphonie, où les différences produisent des "fréquences mineures" plutôt qu'un récit unique.

Sept pays participent pour la première fois à la Biennale, dont la Guinée, le Qatar ou la Somalie, tandis que le Salvador inaugure son pavillon. La Suisse, en plus de l'exposition dans son pavillon consacrée au vivre ensemble, est également présente avec plusieurs artistes, dont Fabrice Aragno, ancien collaborateur de Jean-Luc Godard, qui prolonge ses recherches sur les "projections vivantes".

Outre le Neuchâtelois, Sabian Baumann (ZG) interroge les identités et les récits queer à travers des dispositifs performatifs et filmiques. La Zurichoise Sandra Knecht explore, quant à elle, les questions d'appartenance et de mémoire à partir de la cuisine, du textile et de la photographie.

Récits postcoloniaux

Le Zurichois basé à Genève Uriel Orlow développe pour sa part un travail de recherche au croisement de l'art et de l'histoire, notamment autour des plantes, des archives et des récits postcoloniaux.

Enfin, l'identité visuelle de la Biennale est confiée à la Zurichoise Clarissa Herbst et Alex Sonderegger, qui s'inspire du concept japonais de "komorebi", soit "la lumière qui traverse les feuilles".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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