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Culture

La Maison d’Ailleurs met le cap sur de nouveaux horizons

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A la Maison d'Ailleurs à Yverdon, pour sa première exposition, son nouveau directeur Frédéric Jaccaud propose d'explorer tous les "Horizons" possibles (archives). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD

La Maison d'Ailleurs à Yverdon-les-Bains a présenté ce mercredi sa première exposition de l'ère post-Atallah. Sous la nouvelle direction artistique de Frédéric Jaccaud, le musée de la science-fiction et des utopies accueille "Horizons", un voyage contemplatif explorant des univers réels ou fantasmés, entre réflexion et onirisme. A voir dès samedi et jusqu'au 16 novembre prochain.

Première exposition et première conférence de presse pour Frédéric Jaccaud qui a repris les rênes de la Maison d'Ailleurs le 1er septembre dernier, après le départ abrupt du directeur emblématique Marc Atallah en début 2024 après douze années passées à la tête du musée. Cela dit, le "nouveau capitaine" connaît le musée par coeur, puisqu'il y est entré il y a 20 ans déjà avant d'en devenir le conservateur en 2009.

"Je me sens très bien et je suis très heureux de présenter cette première exposition avec tout mon équipage avec lequel j'ai très bien travaillé", a glissé M. Jaccaud. Il a dit ne pas avoir l'impression de "tourner une page" par rapport à son prédécesseur, mais de "tenir le cap d'un navire qui existe depuis près de 50 ans et qui continuera d'exister" après son passage.

Frédéric Jaccaud fait part de son esprit, à trois jours de l'inauguration.

Frédéric JaccaudDirecteur de La Maison d'Ailleurs

Cinq étapes, cinq voyages

Les "Horizons" se démultiplient à travers un parcours en cinq étapes pour cinq salles: ceux de l'altérité, du numérique, de l'urbanité, des lointains et de l'exotisme.

Frédéric JaccaudDirecteur de La Maison d'Ailleurs

Le visiteur est invité à déambuler dans des univers où se croisent des visions passéistes et futuristes, réalistes ou fantasmés voire insaisissables. Des extraits de textes littéraires se mêlent aux images.

Le public découvrira à la fois des illustrations psychédéliques du rock progressif des années 1970 (pochettes vinyles), des publicités aux visions d'un urbanisme futuriste des années 1930 à 1950, des images XXL hyperréalistes du numérique (tirées d'écrans), des imprimés de "pulps magazine" (histoires courtes de science-fiction, polar et western) et enfin des gravures des récits de Jules Verne.

Au total, c'est une centaine d'oeuvres issues pour l'essentiel des fonds du musée lui-même qui sont à explorer comme des ouvertures, des tentations vers l'extérieur, vers "la lumière et la liberté", selon les mots du directeur. "Nous voulions offrir un regard nouveau sur notre relation au monde et à notre réalité, avec de vastes et multiples paysages imaginaires", résume-t-il. A travers cette exposition, l’institution compte retrouver son identité et renouer avec son public.

Frédéric JaccaudDirecteur de La Maison d'Ailleurs

Création d'un nouveau label

L'exposition s'accompagne d'une foison d'activités, d'événements, de soirées et de conférences concoctés par l'équipe de la médiation culturelle. Ces "Rendez-vous d'Ailleurs 2025" veulent toucher tous les publics (adultes, enfants et famille).

Au rang des nouveautés, la Maison d'Ailleurs lance cette année le label "Capsules 72", soit "des événements variés et inattendus qui métamorphosent le musée le temps d'un week-end". INKvasion, la convention de tatouage annuelle, incarne par exemple cette volonté de décloisonner l'art et la culture en créant des ponts multidisciplinaires.

Pour rappel, la Maison d'Ailleurs, est en situation financière délicate. Parmi les mesures urgentes prises récemment, un crédit extraordinaire de 200'000 francs a été engagé par la Ville pour rembourser une ligne de crédit et éponger des dettes. La cité thermale compte aussi relever sa subvention annuelle à partir de 2027, la faisant passer de 610'000 francs à 660'000 francs.

Le budget 2025 avoisine les 800'000 francs. Il doit être financé à hauteur de 80% par la subvention communale, contre environ 50% ces dernières années.

Sophie Vassutine avec Keystone ATS

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Swissperform: prix de la meilleure interprétation pour Irène Jacob

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L'actrice franco-suisse Irène Jacob se voit décerner le prix de la meilleure interprétation Swissperform pour son rôle de commissaire dans la série "Intraçables". Elle le recevra pendant les Journées de Soleure, qui débutent le 21 janvier. (© KEYSTONE/EPA ANSA/FABIO FRUSTACI)

Le prix de la meilleure interprétation Swissperform est attribué à l’actrice franco-suisse Irène Jacob, pour son rôle de la commissaire Josèphe Brunner dans la série "Intraçables", une coproduction RTS et TF1. Trois autres actrices et acteur sont primés.

Dans "Intraçables", on suit l’ancienne journaliste Giulia Conforti qui, après la mort de son mari, travaille comme chauffeuse de taxi à Genève, lit-on dans un communiqué des Journées de Soleure mardi. Lorsqu’elle commence à enquêter sur les circonstances de l'accident qui a tué son mari, elle devient la cible d’un hacker et se trouve confrontée aux dérives de la surveillance numérique.

Négociations nucléaires sous haute tension

Le prix du meilleur acteur dans un second rôle revient à l'acteur bernois Max Hubacher pour son interprétation du responsable de sécurité dans la série "The Deal" du Lausannois Jean-Stéphane Bron, une coproduction de la RTS et d'Arte.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Première à la Cinémathèque: voter pour le film de la Saint-Valentin

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Le public peut notamment voter pour "Coup de foudre à Notting Hill" avec Julia Roberts (archives). (© KEYSTONE/AP/Richard Shotwell)

La Cinémathèque suisse à Lausanne innove: pour la première fois, les cinéphiles pourront désigner le film qu'ils souhaitent voir le soir de la Saint-Valentin, le samedi 14 février au Capitole. Ils ont le choix entre trois célèbres comédies romantiques.

"Dirty Dancing" d’Emile Ardolino (1987) avec Patrick Swayze et Jennifer Grey, "Nuits blanches à Seattle" de Nora Ephron (1993) avec Meg Ryan et Tom Hanks et "Coup de foudre à Notting Hill" de Roger Michell (1999) avec Julia Roberts et Hugh Grant se disputeront les faveurs du public. Les votes sont possibles du 14 au 21 janvier sur le site de la Cinémathèque (www.cinematheque.ch/vote ).

www.cinematheque.ch/vote

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Nouveau record de fréquentation pour le Fort de Chillon (VD)

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Le Fort de Chillon consiste en un labyrinthe souterrain, situé en face du château du même nom (archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA BELLA)

Le Musée Fort de Chillon à Veytaux (VD) a battu une nouvelle fois son record de fréquentation. Ce labyrinthe souterrain, situé en face du célèbre château et qui raconte l'histoire du réduit national, a accueilli plus de 51'000 visiteurs en 2025, soit 20,6% de plus qu'en 2024, déjà année record.

En franchissant le cap symbolique des 50'000 visiteurs, le Fort de Chillon "entre dans le cercle très fermé des institutions muséales "à haute fréquentation" de Suisse", s'est réjoui l'institution lundi dans un communiqué. "Cette progression illustre l’intérêt grandissant du public pour l’histoire suisse contemporaine et ses valeurs, ainsi que pour une approche muséale vivante, accessible et immersive", précise le document.

Pour 2026, le musée entend poursuivre son développement, en proposant notamment une visite guidée consacrée à la défense du Fort et du Château de Chillon, ainsi que des visites commentées par d'anciens soldats ayant servi dans des forts helvétiques. Il mettra également sur pied une nouvelle zone dédiée au jeu, "inspirée des moments de détente des soldats en permission", précise l'institution.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Les Golden Globes conquis par "Une bataille après l'autre"

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"Une bataille après l'autre" a raflé les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor (à gauche) et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson. (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses. Le film du réalisateur Paul Thomas Anderson a confirmé son statut de favori en vue des Oscars dans deux mois.

Il a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur. "Vous êtes tellement généreux avec l'affection que vous me portez, à moi et à ce film [...] J'adore ce que je fais. Donc, c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes soeurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir [...] notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

"Hamnet" surprend "Sinners"

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est, en revanche, incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du coeur. Je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film. Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des Noirs dans le sud ségrégationniste des Etats-Unis des années 1930, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

"L'Agent Secret", l'autre gagnant

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleure actrice.

Du côté des comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées. Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gages sous la dictature brésilienne des années 1970, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leur valeur dans les moments difficiles".

Une tonalité politique

Ce discours à la tonalité politique s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président américain Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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