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Culture

Le cinéma reprend ses droits sous le ciel de Locarno

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Le plus grand festival suisse dédié au septième Art reprend sa place à Locarno, malgré des restrictions dûes au Covid. (©KEYSTONE/Urs Flueeler)

En ce mercredi, le plus grand festival suisse dédié au septième Art reprend sa place dans la ville tessinoise. Après une édition 2020 affectée par le Covid, cette cuvée voit également l'arrivée d'un nouveau directeur artistique.

Au mois d'août, la ville de Locarno se pare d'un beau décor dédié au cinéma. Après une année 2020 compliquée, amputée de nombreuses propositions comme la mythique Piazza Grande - l'écran "Open-Air" du Festival - ou encore la compétition internationale, le festival veut revenir fort cette année.

209 films seront proposés du 4 au 14 août dans la ville tessinoise, avec le retour des salles et de l'écran sous les étoiles. La compétition internationale est de retour, comme d'autres sections du festival.

Un nouveau directeur artistique

L'autre nouveauté de cette édition est le directeur artistique. Giona A. Nazzaro, Italien né à Zurich, était auparavant délégué général de la Semaine internationale de la Critique de la Mostra de Venise. Le voici désormais à la tête du plus grand festival helvétique, en remplacement de Lili Hinstin, partie après deux éditions seulement. Pour son baptême du feu, sa sélection comporte plus de 200 films, dont une centaine de premières mondiale.

Côté programmation de l'Open Air, des classiques comme Terminator ou Heat côtoient des sorties plus "grand public" que le reste de la sélection. Le festival débutera d'ailleurs par la projection de "Beckett", qui sera ensuite mis en ligne sur la plateforme Netflix une dizaine de jours plus tard.

Annulées l'an passée, les projections sur la mythique Piazza Grande reprennent cette année. (©KEYSTONE/Urs Flueeler)

Le Festival rendra également honneur au cinéaste italien Alberto Lattuada qui sera au coeur de la rétrospective, une section toujours appréciée du rendez-vous locarnais. Plusieurs prix seront également distribués durant les onze jours de festivités : le réalisateur américain John Landis ainsi que les comédiennes Laetitia Casta et Kasia Smutniak seront honorés pour leur carrière.

A noter pour les cinéphiles intéressés par l'expérience locarnaise cette année : la réservation de son siège est obligatoire avant la séance, tout comme le port du masque dans les salles, ou encore la présentation d’un certificat Covid à l’entrée. Il est cependant autorisé de tomber le masque sur la Piazza Grande. 

L'édition 2021 du Festival de Locarno est lancée
L'édition 2021 du Festival de Locarno est lancée

Toutes les informations sont à retrouver sur le site du Festival.

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Culture

Elton John et une constellation de stars pour la planète

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Elton John a plaidé au microphone pour que "personne ne soit laissé sur le bord du chemin" en cette période de crise sanitaire (archives). (© KEYSTONE/EPA/TAL COHEN)

Elton John, interprète de "Rocket Man" à Paris, a mis sur orbite samedi une série de concerts mondiaux pour sensibiliser aux menaces sur la planète, sous l'égide de l'ONG Global Citizen. Stevie Wonder à Los Angeles et Billie Eilish à New York ont pris le relais.

Seul au piano sur la scène du Champ-de-Mars, Elton John a donné le ton de cette journée événement en alternant tubes ("Tiny Dancer", "This Is Your Song", "Rocket Man", ainsi qu'un duo, "After All", avec Charlie Puth, single de son futur album) et messages humanitaires.

Sir Elton, 74 ans, a plaidé au microphone pour que "personne ne soit laissé sur le bord du chemin" en cette période de crise sanitaire, appelant à "un accès équitable" aux vaccins partout dans le monde.

Les concerts phares en direct et performances de stars pré-enregistrées comme celle de BTS à Séoul ont pour but de mobiliser un large public sur la planète autour de thèmes tels que "le changement climatique, l'équité en matière de vaccins et la famine", ciblés par les organisateurs.

Comme pour le Live Aid, spectacle caritatif donné en 1985 dans plusieurs villes du monde à l'initiative de Bob Geldof pour lutter contre la famine en Ethiopie, des concerts sont programmés dans d'autres mégalopoles.

Jennifer Lopez à Central Park

A New York, sont prévus Coldplay, Jennifer Lopez ou Lizzo. Le prince britannique Harry et son épouse Meghan sont montés sur scène à Central Park, appelant à considérer l'accès aux vaccins comme "un droit fondamental de base". "La façon dont vous êtes nés ne devrait pas dicter votre capacité à survivre", a déclaré le duc de Sussex, sous les applaudissements de milliers de personnes.

Le couple succédait à Alessia Cara et à Cyndi Lauper, qui a dédié aux femmes afghanes son interprétation de "Girls Just Want to Have Fun". Des annonces de financements ont rythmé les prestations.

L'administratrice de l'agence américaine d'aide internationale (USAID), Samantha Power, a notamment annoncé dans un message enregistré que les Etats-Unis "contribueraient pour plus de 295 millions de dollars" à la lutte contre la famine dans le monde, la violence sexiste et "répondre aux besoins humanitaires urgents" liés à la pandémie.

Tous les continents sont couverts. De son pays, le Brésil, le DJ Alok a lancé des messages sur les réseaux de Global Citizen, alertant sur la situation en Amazonie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Le film roumain "Blue Moon" sacré au festival de Saint-Sébastien

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L'Américaine Jessica Chastaina été récompensée à Saint-Sébastien pour le film "Dans les yeux de Tammy Faye". (© KEYSTONE/EPA/Juan Herrero)

Le film "Blue Moon", le premier long-métrage de la réalisatrice roumaine Alina Grigore, a remporté samedi le prix du meilleur film au cours de la 69e édition du festival de cinéma de Saint-Sébastien (Espagne). L'Américaine Jessica Chastain a également été primée.

"Je ne m'y attendais pas du tout", a déclaré très émue Alina Grigore, réalisatrice et actrice de 36 ans. Elle a remercié "toutes les femmes et tous les hommes qui ont permis d'emmener notre message si loin".

Le prix de la meilleure réalisation a été remporté par la Danoise Tea Lindeburg pour "As In Heaven", un film qui dépeint la vie au Danemark au XIXe siècle à travers le regard de trois femmes : Lise, âgée de 14 ans, sa tante et sa grand-mère.

L'actrice principale de ce long-métrage, la Danoise Flora Ofelia Hofmann Lindahl, a quant à elle obtenu le prix de la "meilleure interprétation", ex-aequo avec l'actrice américaine Jessica Chastain. Cette récompense était pour la première fois cette année mixte, pour ne pas faire de différences entre hommes et femmes.

"J'adore ce que je fais, et j'espère continuer pendant très longtemps", a dit l'actrice de 25 ans en recevant son prix, tenant la main de Jessica Chastain.

Jessica Chastain récompensée

De son côté, l'Américaine Jessica Chastain, deux fois nommée aux Oscars, a été récompensée pour le film "Dans les yeux de Tammy Faye". Elle y incarne la télé-évangéliste Tammy Faye Bakker, une personnalité américaine contestée qui a souvent été parodiée dans des émissions de télévision aux Etats-Unis.

L'actrice de 44 ans a décidé de faire ce film il y a sept ans après avoir vu un documentaire montrant une autre facette de cette femme.

"J'espère que ce film nous apprendra à dépasser nos premières impressions", a-t-elle déclaré au moment de la remise du prix.

Le festival international du film de Saint-Sébastien, créé à l'origine pour récompenser les films en langue espagnole, est devenu un évènement incontournable dans le monde du cinéma.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Sharon Stone: "Les échecs font partie de la vie"

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Sharon Stone a reçu samedi soir le Golden Icon Award au Zurich Film Festival. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

L'actrice américaine Sharon Stone a reçu samedi soir le Golden Icon Award pour l'ensemble de sa carrière lors du 17e Zurich Film Festival (ZFF). En larmes et pleine de reconnaissance, elle a lancé: "Vous ne me connaissez pas, mais vous avez décidé de m'aimer".

Cette phrase a été suivie d'un discours dans lequel l'actrice et activiste a lié son travail devant la caméra à son engagement humanitaire. Tout comme elle rencontre des inconnus à chaque nouveau tournage, elle se retrouve également dans des situations nouvelles dans des régions en guerre, pauvres ou des orphelinats.

Elle a appris qu'il ne faut ni se connaître ni s'apprécier: "Il faut simplement s'aimer et tout va mieux". "Les échecs font partie de la vie", a concédé la star de 63 ans.

"Sans échouer, on ne peut connaître le succès", c'est le conseil que l'actrice hollywoodienne donnerait à toute jeune personne. Sharon Stone, décontractée devant la presse avant la remise de son Prix, a indiqué avoir connu de gros désastres dans sa carrière, qui lui ont permis de grandir.

Elle s'est dite très fière de la palette de rôles très différents qu'elle a interprétés, parmi lesquels "Casino" (1995), de Martin Scorsese, où elle donne la réplique à Robert De Niro. Le film est projeté samedi dans le cadre du ZFF, et Sharon Stone, qui ne l'a plus vu depuis sa sortie, se réjouissait de le revoir.

L'actrice a également évoqué son engagement féministe ou contre le racisme, le sida et les discriminations sexuelles, qui constituent une partie de sa vie mouvementée. Elle a aussi rappelé son AVC, survenu il y a 20 ans, qui a failli lui coûter la vie et l'a incitée à écrire son livre "La beauté de vivre deux fois".

"Ma leçon a alors été de découvrir le miracle de chaque jour qui passe", a-t-elle dit. Cela a aussi été le moment où elle a réalisé qu'elle allait cesser d'accepter certaines choses qu'elle tolérait auparavant contre sa volonté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Fashion week à Paris: la mode renoue avec le spectacle

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Après New York, Londres et Milan, où Naomi Campbell présente une création de Versace, c'est au tour de Paris d'organiser sa Fashion Week. (© KEYSTONE/EPA/MARCO OTTICO)

Après les Fashion weeks de New York, Londres et Milan, c'est Paris qui repart pour le show, avec une trentaine de défilés en présentiel et la tenue d'expositions spectaculaires dédiées à la mode.

La semaine du prêt-à-porter féminin, qui se déroule du 27 septembre au 5 octobre, "s'annonce bien", estime auprès de l'AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération de la haute couture et de la mode. "Toutes les grandes maisons sont là à quelques exceptions près, il y a de nouvelles marques, on sent cet appétit du physique, du show", après des mois de crise sanitaire et de confinement.

Sur 97 maisons inscrites au calendrier officiel, un tiers invitent du public - qui doit être muni du pass sanitaire - à leur défilé.

Saint Laurent, première grande maison à avoir quitté le calendrier officiel pendant la crise du Covid, pour se rebeller contre la frénésie des Fashion weeks, est de retour avec un défilé mardi soir, dans son créneau traditionnel.

Dior, Chanel, Hermès, Louis Vuitton: les ténors optent pour le show physique (en présentiel). De même que Givenchy, qui présentera le premier défilé "en vrai" du directeur artistique Matthew Williams. L'Américain a apporté une touche de "street style", des chaînes et des cadenas, à la marque historique française, incarnation du chic aristocratique.

La maison Balenciaga, qui a habillé Kim Kardashian d'une tenue noire intégrale pour le Met Gala la semaine dernière - événement de la saison à New York -, donne également rendez-vous "en vrai".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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La vie et les morts de Maria Callas, dans l'Athènes de sa jeunesse

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Maria Callas, ici avec Tito Gobbi, après une représentation au Royal Opéra de Londres en 1965. (© KEYSTONE/AP/ROBERT DEAR)

Athènes se plonge le temps d'une semaine dans la trépidante vie de Maria Callas. Elles se sont mises à deux pour incarner la diva: la comédienne Monica Bellucci et la performeuse Marina Abramovic.

De son vivant, Maria Callas regrettait d'être "au centre d'innombrables commérages". Quarante-quatre ans après sa mort, la diva ressuscite le temps d'une semaine dans l'Athènes de son adolescence pour "clarifier" sur scène sa vie et ses "sept morts", à travers deux stars contemporaines.

"J'ai vu le jour à New York, sous le signe du sagittaire", déclame Monica Bellucci, revêtue d'une authentique robe noire de Maria Callas. Sur la scène du théâtre antique Herodes Atticus d'Athènes, la comédienne italienne "rentre dans l'âme" de la cantatrice grecque, en récitant les "Lettres et Mémoires" de la diva.

"Sagittaire comme" la Callas, la performeuse Marina Abramovic, "fascinée par la personnalité, la vie voire la mort" de la célébrissime soprano, a "voulu rejouer" à l'Opéra national de Grèce, "sept morts" que la tragédienne avait vécues sur scène avant elle. Car "comme bon nombre des héroïnes d'opéra qu'elle créa sur scène, elle aussi est morte d'amour. Elle est morte d'un coeur brisé", confiait l'artiste serbe à l'AFP.

La Callas considérait que la Grèce était à l'origine de son extraordinaire ascension dans le chant lyrique, auquel elle a été formée dès l'âge de 13 ans au conservatoire national à Athènes.

C'est en Grèce, où la virtuose cosmopolite a vécu une dizaine d'années avec sa mère, à la séparation de ses parents grecs, qu'elle interpréta certains de ses grands rôles de La Traviata de Verdi, à Madame Butterfly de Puccini, dont Marina Abramovic scénarise les fins tragiques à l'Opéra.

"J'étais déclarée à l'état civil Sophia Kalogeropoulou. Ma mère ne me permettait pas de le citer plus de 5 minutes devant un miroir, je devais travailler, je ne pouvais pas perdre mon temps avec des bêtises, disait-elle", susurre Monica Bellucci en lisant en français les émouvantes lettres intimes scénographiées par Tom Volf.

"Les lettres sont tellement belles (...) c'était impossible de pas rentrer dans l'âme de cette artiste merveilleuse", a déclaré à la presse Monica Bellucci, peu avant le spectacle joué pour la première fois cette semaine à Athènes.

"Fière et combattive"

La Callas écrivait avoir "vu le jour à New York un matin du 2 ou du 4 décembre". "Mon passeport indique que je suis née le 2 alors que ma mère soutient m'avoir mise au monde le 4, moi je préfère le 4 décembre (...) parce que c'est le jour de sainte Barbara, une sainte fière et combattive".

De l'enfance de la diva à New York à ses années en Grèce, dont elle a pris la nationalité en 1966, des premiers pas de sa carrière à son mariage et à son histoire d'amour tragique avec l'armateur grec Aristote Onassis, Monica Bellucci interprète avec émotion les mémoires de l'icône internationale.

De la Grèce, sa véritable patrie auto-proclamée, la Callas se "souvient de l'hiver 1941, la Grèce envahie par les Allemands et depuis plusieurs mois la population réduite à la famine", rapporte l'actrice. "Celui qui n'a jamais connu la misère de l'occupation et la faim ne peut savoir ce que signifie la liberté", écrivait la cantatrice décédée d'une crise cardiaque à l'âge de 53 ans à Paris.

Tragédie grecque

Dans son appartement parisien reconstitué à Athènes, la Callas ressuscitée par Marina Abramovic s'éteint, en soupirant: "Ari, c'est moi", en référence à Aristote Onassis, décédé avant elle.

"J'avais 14 ans quand je l'ai entendue à la radio dans la cuisine de ma grand-mère; j'ai pleuré tellement j'ai été touchée par la beauté de sa voix", disait en août à l'AFP la papesse de l'art performatif aux longs cheveux noirs.

Dans "Les sept morts de Maria Callas", la performeuse invite sept sopranos à chanter les airs célèbres de la diva pendant que, sur un écran à l'arrière-scène, elle réinvente, avec audace et modernité, "la mort" des héroïnes d'opéra, de Tosca, qui plonge dans le vide, à Carmen poignardée, que la Callas avait incarnées. A la manière d'une tragédie grecque.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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